Podcast – Fréquence Terre

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  • 003 – Singapour : ville modèle de végétalisation copiée dans le monde

    Singapour est souvent décrite comme une cité-État où modernité, nature et écologie coexistent harmonieusement. Damien Lafon, rédacteur en chef du magazine en ligne Terra Cultura, nous fait voyager à travers cette ville exceptionnelle. Cette semaine, il nous emmène à la découverte de Singapour, une ville où la végétalisation des tours réinvente la ville et où nature et modernité se mêlent pour créer un environnement urbain unique et sain. Alors, comment cette cité prospère et ultra-développée parvient-elle à allier nature et architecture ?

    La naissance de la « ville-jardin »

    Depuis les années 1960, Singapour s’est lancé dans un ambitieux projet de végétalisation urbaine. Dès cette époque, l’ancien Premier ministre a initié le concept de « ville-jardin », avec pour objectif de rendre la ville plus verte et plus agréable à vivre pour ses habitants. Cette vision s’est concrétisée à travers un plan directeur, le Plan Vert 2030, qui vise à renforcer cette stratégie d’intégration de la nature dans les espaces urbains.

    Damien Lafon nous explique que ce projet de végétalisation urbaine n’est pas qu’une simple tendance esthétique. Singapour, bien que réputée pour ses tours imposantes, ses gratte-ciels de verre et ses innovations technologiques, a su intégrer un écosystème naturel dans son développement architectural. En conséquence, les tours végétales, comme on les appelle, émergent des paysages urbains, recouvertes de plantes qui poussent verticalement, entourant les bâtiments modernes.

    L’intérêt écologique des tours végétales

    Outre l’aspect visuel, la végétalisation des tours apporte des bénéfices écologiques considérables. Ces arbres géants et plantes grimpantes permettent une meilleure absorption du CO2, un enjeu crucial pour Singapour, où la densité urbaine et l’utilisation de la climatisation créent un environnement souvent étouffant. En réduisant la chaleur et en augmentant la production d’oxygène, les tours végétales contribuent à rendre la ville plus respirable.

    Damien Lafon souligne également que la végétalisation urbaine permet de gagner en confort thermique. Dans un climat tropical où les températures peuvent grimper jusqu’à des niveaux extrêmes, la présence d’arbres et de plantes sur les façades des bâtiments aide à réduire la température de 3 à 4 degrés. Les plantes agissent comme un isolant naturel, ce qui permet aussi de diminuer la consommation d’énergie liée à l’utilisation de la climatisation.

    Les tours high-tech de la forêt artificielle de Singapour ©Terra-cultura.com
    Un modèle pour les grandes villes du monde

    Singapour est devenu un modèle inspirant pour d’autres villes dans le monde. Cette stratégie de réintégration de la nature dans les espaces urbains n’est pas seulement une initiative locale, mais s’exporte aussi vers d’autres métropoles. En France, par exemple, certains bâtiments comme le Musée du Quai Branly ou les projets urbains à Marseille et Milan s’inspirent directement de ce modèle. Cependant, Singapour reste pionnière dans cette démarche, en ayant su allier avec brio l’esthétique et l’écologie.

    L’exemple de Singapour montre que la végétalisation des villes n’est pas seulement bénéfique d’un point de vue esthétique, mais aussi crucial pour lutter contre le réchauffement climatique et créer un cadre de vie plus agréable. En plantant des arbres, en intégrant des parcs et des jardins dans l’urbanisme et en encourageant la plantation de végétation sur les toits et les façades des bâtiments, Singapour prouve qu’il est possible de transformer les paysages urbains pour le bien-être des citoyens.

    Les arbres high-tech : l’alliance parfaite entre technologie et nature

    L’un des concepts les plus impressionnants de Singapour est sans aucun doute ses arbres high-tech. Ces structures métalliques géantes, recouvertes de plantes, ne sont pas de simples éléments de décor. Ils jouent un rôle essentiel dans la gestion écologique de la ville. Ces arbres métalliques collectent l’eau de pluie, la stockent et la redistribuent aux plantes environnantes lorsque cela est nécessaire.

    Ces arbres sont également équipés de capteurs et de systèmes automatisés qui leur permettent d’imiter le comportement des arbres naturels, tout en augmentant leur efficacité dans l’absorption de CO2 et la réduction de la chaleur urbaine. Damien Lafon décrit ces structures comme un mariage parfait entre technologie et nature, où l’ingéniosité humaine vient renforcer les bienfaits de l’écosystème urbain.

    Un écosystème urbain revitalisé

    En plus de leurs avantages écologiques, les tours végétales et les arbres high-tech contribuent à la revitalisation de l’écosystème urbain. En réintroduisant des plantes et des arbres dans la ville, Singapour recrée un habitat favorable pour les insectes, les oiseaux et d’autres espèces. Cette biodiversité, longtemps chassée par l’urbanisation galopante, retrouve sa place dans le paysage urbain.

    Pour Damien Lafon, cet équilibre entre l’urbanisme et la nature est un des plus grands succès de Singapour. Il montre que même dans des zones densément peuplées, il est possible de cohabiter avec la nature sans sacrifier le développement économique.

    Singapour, un modèle d’urbanisme écologique

    À travers son reportage, Damien Lafon nous fait découvrir comment Singapour réinvente son urbanisme en intégrant la nature au cœur de la ville. Ce modèle de végétalisation urbaine s’impose comme une solution durable face aux défis du réchauffement climatique et de la densification des villes. Les tours végétales de Singapour ne sont pas seulement un exemple de prouesse architecturale, elles sont aussi la preuve que le futur de l’urbanisme passe par une réconciliation avec la nature.

    [DOSSIER TERA-CULTURA DE LA SEMAINE – Singapour : Quand les tours végétales réinventent la ville ]

    [VIDÉO]

    18 min
  • Carence en Zinc, les symptômes et les remèdes naturels
    Comment remédier à une carence en Zinc ?

    La carence en zinc est presque aussi fréquente que celle de fer, mais moins connue, moins dépistée, avec pourtant des conséquences néfastes pour la santé.

     Certains symptômes peuvent vous mettre la puce à l’oreille : vous avez les ongles cassants, qui se dédoublent, vos blessures mettent du temps à guérir, votre système immunitaire semble fonctionner au ralenti… ou encore, des sensations de goût ou d’odorat modifiées, une perte d’appétit, de poids, de cheveux, impuissance, lésion de la peau ou des yeux, diarrhée…

    Le zinc, on en a pas besoin de beaucoup, mais il reste néanmoins essentiel. 8 mg par jour pour une femme, 11 pour un homme et entre 11 et 13 pour les femmes enceintes ou allaitantes.

    Le zinc permet un bon fonctionnement du système immunitaire. Si vous souffrez de rhumes à répétition par exemple, il se peut que vous soyez carencé. Mais aussi, il a un rôle primordial dans les fonctions reproductives et neurologiques. Le corps en a besoin pour plus d’une centaine de processus enzymatiques vitaux. Sans être exhaustive, on peut retenir qu’il participe à la synthèse de l’ADN et des protéines, il intervient dans les processus de guérison des blessures, ce qui peut intéresser les sportifs, mais encore, dans ceux de l’apprentissage, et des sens : odorat, goût et vision. Un apport suffisant permet de réduire la dégénérescence maculaire.

    Coagulation du sang, glande thyroïde et métabolisme de l’insuline en dépendent aussi. Enfin, si votre humeur n’est pas bien régulée ou que vous souffrez d’acné, il se peut que vous souffriez d’une carence en zinc.

    Comment le savoir ? Une simple prise de sang suffit pour en avoir le cœur net.

    Les personnes à risque sont les femmes enceintes, les personnes âgées, adolescents, végétariens, diabétiques, alcooliques, personnes séropositives ou atteintes de troubles rénaux ou digestifs. Mais une alimentation trop raffinée et de mauvaises habitudes suffisent à induire une carence.

    Comment y remédier ? Tout simplement en prenant des compléments dans un premier temps, en se référant à l’ordonnance de votre médecin. Attention aux interférences médicamenteuses et alimentaires, la prise sous certaines formes interdit l’ingestion de certains aliments au repas suivant. Il semblerait aussi que zinc et fer pris ensemble annulent l’absorption des deux compléments.

    Via votre régime alimentaire, vous pouvez vous orienter vers des aliments riches en zinc comme les huîtres, championnes dans ce domaine. Les viandes maigres en sont aussi bien pourvues. Evitez de cuire trop vos aliments pour ne pas en réduire la quantité. Eviter de consommer des aliments industriels et raffinés, pauvres en nutriments de manière générale et en zinc en particulier. Les haricots sont une bonne source de zinc, ainsi que certains champignons et les graines de sésame et de courge.

    3 min
  • 002 – Les Grottes de Batu : Un Haut Lieu de Pèlerinage et de Diversité Culturelle
    Les Grottes de Batu : Un Sanctuaire Hindou Majeur

    Les grottes de Batu, situées près de Kuala Lumpur en Malaisie, sont un haut lieu de pèlerinage pour les hindous. Ce site impressionnant, aussi appelé « Batu Caves », attire des millions de visiteurs chaque année. Comme l’explique Damien Lafon, rédacteur en chef de Terra Cultura, ces grottes sont un symbole de spiritualité et de dévotion, entourées d’une biodiversité unique. Batu signifie « roche » en malais, et les grottes sont composées de formations calcaires vieilles de plusieurs centaines de millions d’années.

    Un Site de Pèlerinage Mondialement Réputé

    Chaque année, les grottes de Batu accueillent entre un et deux millions de pèlerins du monde entier, surtout lors des grandes festivités hindoues en janvier et février. Ces pèlerinages, comme le festival de Thaipusam, attirent des foules qui gravissent les 272 marches colorées menant à l’intérieur de la grotte principale. Damien Lafon souligne que, bien que les pèlerins soient les principaux visiteurs, les touristes et habitants locaux viennent également s’y recueillir, faisant de ce lieu un exemple de coexistence religieuse et culturelle.

    L’Ascension des Grottes : Un Parcours Spirituel et Physique

    L’ascension vers le sanctuaire est une expérience à la fois spirituelle et physique. Les 272 marches, peintes de multiples couleurs, montent vers une vue imprenable sur Kuala Lumpur et la végétation environnante. Damien Lafon raconte que cette montée, bien qu’exigeante sous le climat chaud de la Malaisie, se fait dans une ambiance festive et recueillie. Une fois au sommet, la vue panoramique sur la ville contraste avec l’atmosphère spirituelle des grottes.

    Un Sanctuaire Entouré de Biodiversité

    En plus de son importance spirituelle, les grottes de Batu abritent une riche biodiversité. La faune locale inclut des chauves-souris nichant dans les cavités calcaires, ainsi que des singes, devenus un spectacle pour les touristes. Selon Damien Lafon, ces animaux ont trouvé un refuge dans cette zone protégée, où la nature et la spiritualité cohabitent. Les grottes sont également entourées d’une végétation luxuriante, un contraste avec la proximité de la ville.

    Histoire et Exploitation des Grottes de Batu

    Les grottes de Batu ne sont pas uniquement un site religieux. Elles ont été exploitées dès les années 1860 pour leur calcaire et leur guano, utilisé comme fertilisant. Damien Lafon explique que cette exploitation a contribué au développement de l’agriculture locale tout en préservant l’intégrité naturelle du site. Aujourd’hui, les grottes sont un exemple de réutilisation durable des ressources naturelles, tout en étant un espace de préservation pour la faune et la flore locales.

    Reportage au sanctuaire hindou de Batu en Malaisie © Damien Lafon – Terra Cultura

    Diversité Culturelle et Religion en Harmonie

    Damien Lafon insiste sur le fait que les grottes de Batu sont ouvertes à tous, indépendamment de la religion ou de la culture. Bien que la Malaisie soit un pays majoritairement musulman, la diversité religieuse et culturelle y est bien respectée. À Kuala Lumpur, ville multiculturelle par excellence, les habitants et visiteurs de différentes croyances cohabitent en harmonie. Cette mixité rappelle des villes comme Londres ou Bali, où diverses traditions coexistent dans un climat de tolérance et de respect.

    Cohabitation Religieuse et Culturelle : comparaison entre la France et la Malaisie

    Damien Lafon vit la moitié de l’année en Indonésie (d’où il nous propose ces fabuleux reportages). J’ai voulu savoir comment il ressentait la cohabitation des cultures et des religions dans cette région du monde et s’il pouvait essayer de faire un parallèle avec la France, qui elle aussi accueille nombre de cultures et de religions.

    « En France, où la laïcité est inscrite dans les textes, la religion est souvent perçue comme une affaire privée. Cette séparation stricte entre l’État et la religion influence les interactions sociales et rend la participation à des événements religieux plus discrète, voire moins accessible à ceux qui ne partagent pas la même foi.

    À l’inverse, en Malaisie et en Indonésie, les traditions religieuses sont davantage intégrées dans la vie publique. Les religions, bien que variées (musulmans, hindous, bouddhistes, chrétiens), cohabitent dans une harmonie respectueuse, et les cérémonies religieuses sont ouvertes à tous, indépendamment des croyances.

    Damien Lafon souligne que dans ces pays, il est courant d’inviter des personnes d’autres confessions à participer à des rituels, tant que les traditions et les codes vestimentaires sont respectés. Il évoque cette ouverture d’esprit comme un exemple de diversité bien vécue, où les différences sont moins cloisonnées que dans des pays plus laïcs comme la France.

    Un Reportage à Ne Pas Manquer

    Le reportage de Terra Cultura sur les grottes de Batu, publié ce lundi, inclut des photos époustouflantes du sanctuaire, capturées par Damien Lafon et son équipe. Grâce à une image de drone, les lecteurs peuvent admirer la grandeur des grottes et la beauté de ce lieu unique. Ce reportage souligne non seulement l’importance spirituelle de Batu Caves, mais aussi son rôle en tant que symbole de diversité et de coexistence pacifique en Malaisie.

    Liens :
    • L’article à lire et à regarder sur le site web Terra Cultura : Les grottes de Batu : sanctuaire hindouiste au cœur de la Malaisie
    • Terra Cultura
    • Le podcast de la semaine dernière sur Proxima
    • La page vidéo de Terra Cultura sur YouTube
    • Dans cette page :

      grottes de Batu, Batu Caves, pèlerinage hindou, biodiversité Malaisie, sanctuaire spirituel, Kuala Lumpur, diversité religieuse, chauves-souris Batu, singes Batu Caves, Terra Cultura

      Vidéo de l’interview :

      18 min
    • Psyllium • LE remède NATUREL du système digestif !

      Elle n’est pas encore très bien connue cette petite plante modeste, quel dommage, surtout si vous êtes sujet au troubles de la digestion… Car le psyllium ou plantain blond, cousin de notre plantain brun du bassin méditerranéen soulage entre autres choses bon nombre de symptômes du système digestif.

      Originaire de l’Inde, du Pakistan et d’Iran, elle est utilisée par les populations locales depuis des siècles. Les médecins Egyptiens la connaissaient également, et son usage s’étendait jusqu’en Afrique du Nord. C’est vous dire si je n’ai rien inventé ! Comme elle est encore plutôt mal connue en Europe, il m’a semblé intéressant d’y consacrer une chronique.

      En effet, quand on est sujet à des symptômes tels que constipation, diarrhée, dysenterie, maladies de l’intestin, syndrome du colon irritable, maladie de Crohn ou encore gastro-entérite, liste non exhaustive, le psyllium peut grandement vous soulager. Sa prise peut aussi aider dans le cas de vers, cholestérol et diabète de type 2.

      Certes, il faut avant tout se référer à l’avis de son médecin, mais dans de nombreux cas, son utilisation pourrait remplacer la prise de médicaments habituels.

      Comment fonctionne-t-elle ? Le psyllium a pour principale fonction la régulation du transit intestinal. Je cite l’excellent article* de Valérie Vidal à ce sujet : «  les mucilages ralentissent le passage des aliments de l’estomac vers l’intestin. Cet effet favorise la satiété à condition d’être pris avec de l’eau avant les repas. En modifiant la structure, la texture et la viscosité des aliments dans l’intestin, ils diminuent également l’index glycémique du repas. Les fibres du tégument de psyllium, autrement dit, son enveloppe, ont la capacité de fixer les graisses, empêchant ainsi leur passage dans le sang.  » Mais encore : «  les mucilages redonnent au selles une consistance optimale et restaurent un fonctionnement normal du côlon.  » Petite précision : le mucilage est une substance naturelle à propriété gélifiante.

      De manière générale, cette plante va permettre de redonner aux selles une consistance optimale. Son usage est très simple : il suffit d’en ingérer des proportions croissantes avant les repas avec suffisamment d’eau. On la trouve le plus souvent sous forme de graines à faire tremper dans de l’eau tiède avant consommation. Ou encore sous forme de poudre. La posologie classique pour qui souffre de troubles chroniques de l’intestin est de 10 grammes 2 ou 3 fois par jour.

      Où se procurer cette petite plante étonnante ? En France, l’association Nature et Partage en a fait son remède phare : vous pouvez obtenir de plus amples informations sur le psyllium en tapant le

      http://www.psyllium.fr/

      * Biocontact, Juillet/Août 2013

      illustrations :

      Poudre de Psyllium : © LaszloBartucz

      Plantago (bannière générale) : © Anya Chernik

      3 min
    • 001 Terra Cultura Exploration de la Nature et des Cultures du Monde
      Présentation de Terra Cultura : Un Nouveau Magazine Engagé

      Terra Cultura est un magazine en ligne créé pour éveiller les consciences sur les enjeux environnementaux et culturels. Fondé en mai 2024 par Damien Lafon, photographe et rédacteur en chef, ce média propose chaque semaine trois thématiques principales : la vie sauvage, les cultures et traditions, et la nature. Le but du magazine est de connecter les lecteurs à des problématiques globales, tout en inspirant l’aventure et la découverte de nouvelles perspectives.

      Des Correspondants Partout dans le Monde

      Terra Cultura se distingue par sa diversité géographique. Le magazine s’appuie sur un réseau de photographes, professionnels ou amateurs passionnés, répartis aux quatre coins du globe. Damien Lafon passe lui-même une partie de l’année en Indonésie, ce qui permet au magazine de se spécialiser sur l’Asie du Sud-Est. D’autres correspondants sont basés en Guyane, à l’île Maurice ou encore en Australie. Tous ces contributeurs partagent leur expertise et leurs images pour enrichir les thématiques abordées par Terra Cultura.

      L’Environnement et la Nature au Cœur du Magazine

      Une des pierres angulaires de Terra Cultura est la protection de l’environnement. Le magazine s’engage non seulement à sensibiliser le public sur des sujets cruciaux comme la déforestation, la préservation des espèces ou encore les conséquences du changement climatique, mais aussi à agir concrètement. Terra Cultura soutient des associations locales et des initiatives environnementales, aidant notamment des villages confrontés à des crises urgentes. Ces actions concrètes font du magazine un acteur engagé pour l’environnement.

      Exemple avec l’association Graines d’A1mour Bali :

      Le Dossier Hebdomadaire : Herpétologie en Guyane

      Chaque semaine, Terra Cultura met en avant un dossier phare. Celui de cette semaine, réalisé par Julien Clozeau, correspondant en Guyane, est consacré à l’herpétologie, une branche de la zoologie dédiée à l’étude des reptiles et des amphibiens. Ce reportage explore la richesse de la biodiversité en Guyane, en se concentrant sur des espèces emblématiques comme les dendrobates, des grenouilles toxiques, et les serpents, dont certaines espèces venimeuses. Ce dossier met également en lumière les pratiques culturelles des populations amérindiennes qui utilisent les toxines de ces animaux pour fabriquer des poisons ou des colorants naturels.

      Menaces sur la Forêt Amazonienne

      Le dossier sur l’herpétologie ne se limite pas à la description des reptiles et des amphibiens. Il met également en évidence les menaces pesant sur la forêt amazonienne, dont une partie importante se trouve en Guyane française. La déforestation massive due à l’exploitation humaine et les incendies annuels ravagent cet écosystème fragile. Terra Cultura rappelle que la forêt amazonienne joue un rôle crucial dans la régulation du carbone et la protection de la biodiversité mondiale. La perte de cette forêt, chaque année estimée à plus de 10 000 km², impacte non seulement les espèces animales, mais aussi les populations locales qui voient leur culture et leur mode de vie menacés.

      Perspectives Futures de Terra Cultura

      En plus de son engagement pour l’environnement, Terra Cultura continue d’explorer des cultures et des traditions à travers le monde. Le magazine annonce déjà son prochain dossier qui portera sur le temple hindou de Batu Cave en Malaisie, un lieu sacré pour les pèlerins hindous. Cette ouverture sur le monde permet à Terra Cultura de relier environnement et culture, en soulignant l’importance de préserver non seulement la nature, mais aussi les coutumes et les connaissances traditionnelles.

      Un Magazine Inspirant et Accessible

      Terra Cultura se veut un magazine accessible à tous. Disponible en ligne avec des articles rédigés, des podcasts et des vidéos, il offre une approche multi-format pour toucher un public diversifié. Chaque lundi, de nouveaux articles sont publiés, permettant aux lecteurs de découvrir des reportages passionnants sur la vie sauvage, les menaces environnementales ou encore les traditions culturelles à travers des photos saisissantes.

      L’interview en vidéo avec Damien Lafon, rédacteur en chef de Terra Cultura :

      Retrouvez ici le dossier de la semaine de Terra Cultura 

      Dans cet article :

      magazine environnement, Terra Cultura, protection de la biodiversité, herpétologie, déforestation, reptiles et amphibiens, forêt amazonienne, culture amérindienne, reportage nature

      15 min
    • Pour notre santé, faut-il arrêter de manger du pain ?
      Faut-il arrêter de manger du pain ?

      Je pourrai même rajouter : faut –il arrêter de manger des produits contenant de la farine de blé ?

      Une question cruciale et dérangeante au pays de la baguette tradition, où l’homme a puisé ses forces dans cette céréale depuis des millénaires…

      Certes, le français de la France rurale au Moyen-Age et bien avant ne pouvait concevoir sa survie sans cette miche que l’on cuisait pour la semaine, voire le mois.

      Mais depuis, les choses ont bien changé, et c’est surtout la composition du blé et celle du pain qui a évolué, et pas pour le mieux.

      Comment ? Concernant le blé, les variétés ont été sélectionnées pendant des siècles, les variétés modernes contiennent davantage de gluten, cette protéine tant décriée en ce moment.* Mais aussi, le blé est tant raffiné qu’il ne contient plus autant de nutriments qu’autrefois. Les variétés anciennes possèdent en effet une qualité nutritionnelle bien plus grande, mais aussi elles sont plus digestes, car les glutens qu’elles contiennent sont plus assimilables par l’organisme.

      C’est maintenant la science qui l’a confirmé par ses expériences faîtes sur des souris : celles qui n’ont pas consommé du gluten utilisent mieux le sucre contenu dans l’alimentation, mais aussi, ne stockent pas aussi bien les graisses corporelles. Les souris qui elles avaient consommé du gluten étaient en état inflammatoire, due à une augmentation de la perméabilité intestinale provoquée par le gluten. Et les chercheurs de conclure :

       » Nos résultats soutiennent l’effet bénéfique d’un régime sans gluten pour perdre du poids, diminuer l’inflammation et la résistance à l’insuline. Ces données suggèrent qu’un régime sans gluten devrait être testé pour prévenir le développement du diabète et des maladies métaboliques chez l’homme. « **

      Cette expérience a mis en évidence seulement deux conséquences néfaste du gluten sur la santé. Il y en aurait tant d’autres, dont l’eczéma, asthme, colite, problèmes digestifs, polyarthrite rhumatoïde, et tant d’autres.

      Qu’en est-il de vous ? Le gluten est-il responsable de certains maux dont vous souffrez ? Pour le savoir, rien de tel qu’un petit régime sans gluten de trois semaines au moins, histoire d’observer votre ressenti et vos symptômes.

      Sans forcément être intolérant, il se peut que vous soyez sensible à cette protéine, et que sa consommation vous affecte légèrement, comme la plupart d’entre nous. Pour ma part, ce test a révélé un confort digestif sans pareil, et la fin des ballonnements ! Un vrai confort retrouvé.

      Pour en savoir plus sur les maux liés au gluten, je vous recommande l’ouvrage Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet de Jean-Marie Magnien***.

      Faut-il arrêter de manger du pain donc ? A défaut de le bannir complètement, ce qui serait dommage, essayons d’en consommer moins, et de le choisir complet, bio, fabriqué à base de farines anciennes, et dont la composition se limite à quatre ingrédients : farine, eau, levure et sel. Et non pas vingt comme on le voit sur les pains acheté en supermarché.

      *Pour en savoir plus, écoutez mon podcast : Le gluten, tant de raisons de limiter sa consommation.

      ** http://fr.sott.net/article/15494-Une-alimentation-sans-gluten-diminue-l-inflammation-et-fait-maigrir.

      ***Thierry Soucar Editions, 2013

      crédit Photo : ©Freepik

      3 min
    • 005 – Les Aurores Boréales et Australes croyances et cultures du monde
      Les croyances autour des aurores boréales : entre mythes et réalités

      Cette semaine, Damien Lafon, rédacteur en chef de Terra Cultura, nous plonge dans l’univers fascinant des aurores boréales. En plus de leur beauté époustouflante, ces phénomènes lumineux ont alimenté des croyances et des mythes dans les cultures du cercle polaire. Dans son article, Damien explore ces récits empreints de mysticisme, reliant les aurores à la spiritualité, à la nature, et aux traditions millénaires des peuples du Nord.

      Des récits variés selon les régions

      Les aurores boréales, bien qu’étudiées scientifiquement aujourd’hui, restent des spectacles intrigants pour beaucoup. Dans les cultures nordiques, notamment en Islande, ces lumières dansantes étaient souvent interprétées comme des signes des dieux ou des âmes des guerriers défunts qui s’exprimaient à travers le ciel. En contraste, les Inuits en Alaska avaient une vision plus poétique, voyant ces phénomènes comme des jeux célestes, comparant les mouvements des aurores à des danses dans le ciel.

      Entre guerriers et esprits bienveillants

      Damien Lafon décrit également les croyances des Vikings et des Sami. Chez les Vikings, les aurores étaient liées aux âmes des guerriers qui montaient au Valhalla, ajoutant un caractère sacré et guerrier au phénomène. En revanche, pour les Sami de Laponie, ces lumières représentaient des esprits bienveillants, apportant protection et harmonie. Damien note une similitude avec les croyances balinaises, où certains phénomènes naturels sont également interprétés comme des manifestations d’esprits.

      Aurore Boréale en Islande ©Tobias Bjørkli

      Le feu de renard en Finlande

      Une des croyances les plus poétiques vient de Finlande, où les aurores boréales sont appelées « Rebondtulet », littéralement « le feu de renard ». Selon la légende, un renard courrait dans la neige, faisant s’envoler des étincelles dans le ciel, formant ainsi les lumières dansantes que nous voyons. Damien souligne l’importance de ce lien entre nature et spiritualité dans ces croyances, montrant à quel point les aurores boréales étaient perçues comme un spectacle magique, une invitation à la contemplation.

      Impact du tourisme sur l’observation des aurores boréales

      Cependant, Damien Lafon évoque aussi les défis contemporains posés par l’essor du tourisme autour des aurores boréales. Des destinations comme l’Islande ou la Norvège attirent de plus en plus de visiteurs désireux d’observer ce phénomène. Cette popularité, bien qu’elle favorise l’économie locale, génère également des problèmes écologiques, notamment avec la pollution lumineuse et la perturbation des écosystèmes. Il rappelle l’importance de réguler ces flux touristiques afin de préserver l’expérience unique des aurores et de protéger l’environnement fragile de ces régions.

      Entre émerveillement et régulation nécessaire

      Enfin, Damien conclut en soulignant que l’observation des aurores boréales reste une expérience unique, à condition que les conditions météorologiques soient favorables et que les mesures écologiques adéquates soient mises en place. La magie de ce phénomène naturel, bien qu’aujourd’hui expliquée par la science, continue de fasciner et d’inspirer le monde entier, tout comme elle l’a fait pour les peuples du Nord pendant des siècles.

      VIDEO

      20 min
    • Comment la science nous aide-t-elle à gérer nos émotions ?
      Comment la science peut-elle aujourd’hui nous aider à appréhender et à dépasser nos émotions destructrices et négatives ?

      Il y a encore une dizaine d’années, les émotions comme champ d’étude scientifique commençait seulement à être possible. Pendant longtemps en effet, les béhavioristes* ont lutté contre toute expérimentation interne, en affirmant que l’approche scientifique devait se contenter uniquement de faits observables, autrement dit, du comportement. Mais progressivement, les psychologues cognitifs ont gagné du terrain, puis la bataille.

      Petit à petit, les chercheurs se sont mis à étudier les opérations cérébrales, grâce à un matériel de plus en plus pointu, puis, progressivement, les émotions jusqu’alors volontairement ignorées du champ d’étude.

      « C’est lorsque les chercheurs se sont mis à étudier la façon dont le cerveau produit la vie mentale que sont nées les neurosciences cognitives, ouvrant enfin la voie à une étude scientifique des émotions : on avait trouvé tout un maillage de connexions neuronales associant pensées et sentiments, cognition et émotions** »

      Les neurosciences affectives, l’étude du cerveau et des émotions était enfin née !

      Pour qui cherche à comprendre d’un point de vue rationnel la naissance de ses émotions, qu’elles soient positives ou négatives, l’ouvrage Surmonter les émotions destructrices de Daniel Goleman est tout simplement parfait. Non seulement, il expose clairement les résultats des études menées sur le sujet, permettant de mieux comprendre les rapports entre nos pensées et nos états émotionnels. Mais aussi, il offre au lecteur une issue tout autant rationnelle à ses états émotionnels perturbés.

      En comprenant nos processus mentaux, grâce à l’éclairage de la science, nous avons alors la possibilité d’agir sur eux et de les modifier. Autrement dit, de devenir l’acteur ou programmateur de nos états afflictifs émotionnels. Pour qui veut s’en donner la peine, il est donc possible d’agir sur nos états mentaux, de s’apprendre soi-même à être plus heureux !

      Cette approche récente me semble révolutionnaire. Que de progrès depuis Descartes qui, dans son Traité des passions n’avait pu -compte tenu des connaissances de son époque- que dresser un inventaire descriptif des mouvements de l’âme et ébaucher une théorie du lien corps-esprit. Cet ouvrage répondait à la demande de son amie la princesse Elisabeth de Bohême, désireuse de mieux comprendre son vague à l’âme. Si cette princesse à l’âme sensible avait eu la chance de naître au XXIème siècle, elle aurait pu non seulement comprendre ses afflictions mentales mais surtout, se « reprogrammer » par différentes techniques et vivre plus sereine.

      Si vous vous posez les même questions qu’Elisabeth de Bohême, vous trouverez bon nombre de réponse dans l’ouvrage de Daniel Goleman. Il rend compte des échanges entre d’éminents scientifiques spécialistes de la question et du Dalaï-Lama sur le thème des émotions destructrices. Des débats passionnants et éclairants, des pistes pour avancer : un espoir pour le bonheur de l’humanité !

      *Courant psychologique qui consiste à baser ses analyses uniquement sur des comportements observables et mesurables. Dans cette approche, l’environnement joue un rôle majeur pour expliquer les conduites humaines.

      ** P 329 de l’ouvrage Surmonter les émotions destructrices, un dialogue avec le Dalaï-Lama par Daniel Goleman, Pocket, 2008.

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      3 min
    • La Rafflesia Arnoldii – Rencontre avec la plus grande fleur du monde

      La Rafflesia Arnoldii, considérée comme la plus grande fleur du monde, fascine par sa taille et ses caractéristiques uniques. Fleur rare et parasitaire, elle attire l’attention par son imposante envergure et son odeur particulière. Damien Lafon, rédacteur en chef de Terra Cultura, revient sur son expérience d’observation de cette fleur hors du commun lors de ses reportages en Asie du Sud-Est, notamment à Bornéo. L’article que propose Terra Cultura cette semaine explore les spécificités de cette plante, ses conditions de croissance, ainsi que les menaces qui pèsent sur son environnement.

      [Vidéo en fin de page]

      Une fleur unique au monde

      La Rafflesia Arnoldii, fleur native des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, impressionne par ses dimensions hors normes.

      « C’est une fleur qui peut atteindre un mètre d’envergure et peser jusqu’à 10 kilos »,

      explique Damien Lafon.

      Principalement visible en Indonésie, en Malaisie et aux Philippines, elle se développe dans des zones de forêts tropicales humides. Son apparence massive et sa couleur rougeâtre en font un phénomène naturel fascinant, mais sa particularité la plus surprenante reste son odeur nauséabonde, souvent comparée à celle d’un cadavre.

      « Cette odeur attire les mouches et autres insectes nécessaires à sa pollinisation », précise Damien.

      La Rafflesia : une fleur parasitaire

      Ce qui distingue particulièrement la Rafflesia Arnoldii, c’est son mode de vie parasitaire.

      « C’est une fleur qui n’a ni tige, ni racine propre », souligne Damien.

      Elle dépend entièrement des nutriments d’autres plantes hôtes pour se développer, en général des lianes présentes dans la forêt tropicale. Son processus de croissance est également atypique. Sous la forme d’une petite boule, elle passe inaperçue au sol parmi les débris végétaux et les feuilles mortes. Une fois qu’elle atteint sa phase d’éclosion, sa floraison est rapide, ne durant qu’une semaine environ.

      Rafflesia ©Gunung Gading National Park

      Une espèce fragile

      La Rafflesia Arnoldii est une espèce rare, et sa survie est menacée par plusieurs facteurs. D’une part, son cycle de vie complexe, combiné à sa dépendance aux conditions spécifiques de la forêt tropicale, rend sa reproduction difficile.

      « Il faut que les fleurs mâles et femelles soient en symbiose pour que la pollinisation se fasse », explique Damien, ce qui contribue à la rareté de la fleur.

      De plus, le changement climatique perturbe le cycle de floraison, rendant la plante encore plus vulnérable.

      « Avec les changements climatiques, les périodes de floraison deviennent de plus en plus imprévisibles », ajoute-t-il.

      La déforestation : une menace majeure

      Outre sa reproduction difficile, la Rafflesia Arnoldii est particulièrement affectée par la déforestation massive en Asie du Sud-Est.

      « Les forêts sont rasées pour planter des palmiers à huile, ce qui réduit considérablement l’habitat naturel de la fleur », déplore Damien.

      La destruction des forêts pour l’exploitation de l’huile de palme est un problème récurrent dans la région, affectant non seulement les plantes, mais aussi la faune. Certaines zones protégées, comme le parc national de Gunung Gading à Bornéo, tentent de préserver cette espèce en danger. Cependant, ces efforts restent limités face à l’ampleur de la déforestation.

      Le tourisme : entre protection et menace

      La rareté de la Rafflesia attire de nombreux touristes, ce qui, paradoxalement, représente à la fois une opportunité et un danger pour sa conservation.

      « Les parcs nationaux, comme celui de Gunung Gading, ont mis en place des mesures pour protéger la plante, comme l’installation de grillages autour des bourgeons », explique Damien.

      Ces mesures visent à empêcher les touristes de dégrader la plante ou de marcher accidentellement dessus avant son éclosion. Cependant, le tourisme mal encadré peut aussi mettre en péril l’écosystème fragile des forêts tropicales.

      Les usages traditionnels de la Rafflesia

      Malgré son caractère rare, la Rafflesia Arnoldii a longtemps été utilisée par les populations autochtones pour ses propriétés médicinales.

      « Les tribus locales s’en servaient pour traiter divers maux, comme les maux de tête ou les douleurs post-partum », raconte Damien.

      Comme beaucoup d’autres plantes tropicales, la Rafflesia faisait partie intégrante des remèdes traditionnels dans les régions où elle pousse, et elle continue d’être vénérée par certaines communautés pour ses vertus.

      La Rafflesia Arnoldii est un véritable trésor naturel qui incarne à la fois la beauté et la fragilité des écosystèmes tropicaux. En tant que fleur parasitaire dépendante de conditions environnementales spécifiques, elle est particulièrement vulnérable aux changements climatiques et à la déforestation. Les efforts de conservation, bien qu’importants, doivent être soutenus par une prise de conscience collective afin de protéger cet emblème de la biodiversité tropicale.

      Références :

      L’article sur le site de Terra Cultura : https://terra-cultura.com/rafflesia-la-fleur-geante-qui-defie-la-nature/

      Crédit Photos : Rafflesia ©Gunung Gading National Park

      Le site de Terra Cultura : https://terra-cultura.com/

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      VIDEO de l’interview :

      23 min
    • Devenir végétarien sans manquer de protéines, c’est facile !
      Devenir végétarien sans manquer de protéine, c’est facile !

      Depuis la crise de la vache folle, des poulets aux hormones, la grippe aviaire, le mercure dans le poisson, la disparition du thon rouge, liste non exhaustive…un nombre croissant de personnes se pose la question du végétarisme.

      Bien-sûr, tout le monde ne passe pas le cap : en France, ce régime est bien peu développé et moins accepté que dans de nombreux autres pays occidentaux, comme les Etats-Unis ou l’Australie. Culturellement, ce régime n’est pas bien compris. Parfois, on souhaite simplement diminuer la part de protéines animales dans l’assiette… Mais bien vite, une peur nous prend : je vais manquer de protéines !!

      Hé bien bonne nouvelle, cette idée est un mythe. En sélectionnant des aliments végétaux riches en protéines, vous ne risquez pas d’en manquer.

      Première raison, parce qu’en général, on en mange trop . Et secondement, parce que nos besoins ne sont pas si importants : il faut compter 0,8 gramme par kilo, soit moins de 50 grammes pour une personne de 60 kilo.

      Une femme enceinte a un besoin accru : entre 1,1 et 1,3 grammes par kilo. Mais d’ailleurs, que sont les protéines ? Ce sont les matériaux qui participent à la construction et réparation de nos tissus, et la fabrication de nos cellules. Chacune de ces protéines est constituée d’une chaîne de différentes molécules, appelées acides aminés. Parmi eux, huit sont essentiels pour le corps humain : si un seul fait défaut, les autres ne pourront être assimilés. (Allez, juste pour le plaisir des noms barbares, je vous les cite : l’isoleucine, la leucine, la lysine, la méthionine, l’histidine pour les enfants, la phénylalanine, la thréonine, la tryptophane et la valine.)

      Or, de nombreux aliments non animaux contiennent beaucoup de protéines. Parmi les meilleures sources, on trouve d’abord le quinoa : cette petite graine en contient entre 15 et 20 % ! Les noix et oléagineux en sont aussi bien pourvus : 15% également. Les lentilles, haricots et pois chiche aussi sont une très bonne source de protéines : entre 20 et 24%, soit l’équivalent de certaines viandes.

      Le soja en contient la même quantité, sous forme de tofu ou de tempeh, sa quantité équivaut à une quinzaine de grammes pour cent. Quant à la pâte d’arachide, elle en contient plus de 25%, comme le fromage !

      Les céréales sont une bonne source : en moyenne, 10%. Mais surtout, pour créer des protéines, il faut simplement apprendre à combiner les aliments intelligemment : ces combinaisons créent des acides aminés, et vous garantissent une quantité de protéine largement suffisante, même sans viande. Les plus connues sont : céréales + légumineuses, riz avec des lentilles ou avec du soja,  blé ou  quinoa avec haricots blancs ou flageolets, polenta avec haricots rouges, couscous et poids chiche, du riz complet avec un mélange minestrone…

      Soit-dit en passant, ces mélanges se retrouvent dans bon nombres de plats traditionnels du monde entier, ce qui prouve que nos ancêtres avaient sans doute connaissance des bienfaits de telles associations ! Si ces quelques règles nutritionnelles sont respectées, il n’est aucune raison de se soucier du manque de protéines si l’on est végétarien croyez-en mon expérience de 12 années de bonne santé, et celle de mon compagnon, svelte et musclé qui n’a jamais avalé un seul bout de chaire animale ! La seule carence potentielle serait celle de vitamine B12. Pour cela, faîtes des prises de sang régulières, et des cures de compléments régulièrement !

      4 min

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