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Or


Non seulement, ça sonne bien et, de plus, cette dénomination peut aussi être comprise en-dehors des frontières hexagonales et, en particulier, sur le marché américain ou anglais. C’est certainement d’ailleurs un choix délibéré…
Dans ce billet, aujourd’hui, je voudrais très rapidement (parce que ce n’est pas le sujet du jour et que je vais être donc hors-sujet), je voudrais vous partager ma réflexion en lien avec les dénominations des entreprises qui gravitent autour de la "Planète Podcast". On voit passer des noms tous les jours, mais avouons-le, on n’y prête que très peu d’attention. Ce matin, je me suis amusé à dresser une liste, forcément non exhaustive, des entreprises que les podcasteurs sont amenés à croiser, tous les jours ou presque. J’ai voulu en réunir quelques-unes et je me suis interrogé sur la pertinence ou non de ces appellations (souvent en anglais d’ailleurs). Je les ai classées en plusieurs catégories.
D’abord, la catégorie des plus connues : Apple Podcasts et Google Podcasts. Au moins ici, ça le mérite d’être clair. On sait où on est et pourquoi on est là. Suivent Audible (vous avouerez que le choix du nom est génial, plus que, ça intelligent). Ensuite, Talkers. Talkers est également un choix intéressant parce que très compréhensif. J’avoue que pour Deezer et Spotify, j’ai un peu plus de difficultés à y voir un lien avec le podcast mais en y réfléchissant bien, sur Deezer et sur Spotify, c’est d’abord de la musique, donc l’honneur est sauf !
Autre catégorie : les dénominations avec le suffixe en "cast". J’ai remarqué qu’on utilise souvent le suffixe "cast" dans le monde du podCAST On en use et on en abuse. Alors là, j’en ai trouvé un paquet : Acast, Pocket Casts, OverCast, ou encore SoundCast. Parfois le suffixe "cast" devient le préfixe de la dénomination… Exemple avec CastBox.
N’oublions pas le préfixe "pod" avec une multitude d’appellations (c’est la catégorie où on trouve le plus d’exemples) : PodCut, PodMust, Podnews, PodTrail, PodCloud, PodMap, Podcast Addict, Podigee, PodBean… On pourrait même évoquer LePOD ou encore la sympathique dénomination Podcastics.
Philippe m'a tout de même demandé de réfléchir à un court billet, comme j'en ai la charge, trois par semaine. Etant donné que Maxime abordera les nouveautés sur sa plateforme, j'ai fait le choix de partager avec vous ce que le terme "nouveauté" m’inspire dans l'univers de la radio et de l'audio. Un billet bref donc pas exhaustif !
D’abord, je voudrais partager avec vous un constat que l’on fait souvent à la radio. L’auditeur adore les surprises mais il a une sainte horreur des nouveautés. C’est assez paradoxal et la ligne de crête n’est pas vraiment large, entre surprises et nouveautés. À la radio, proposer des nouveautés s’apparente à prendre un risque in fine parce que la nouveauté vient bousculer les habitudes de l’auditeur. D’autant que, si la radio est le média de la mobilité par excellence, elle est aussi le média des habitudes. Sans indiquer l’heure le matin, l’auditeur peut se repérer temporellement seulement en écoutant un rendez-vous ponctuel. De cette façon, on sait si on est en avance ou si on est en retard. Bousculer ses habitudes, c’est le drame…
La nouveauté pourtant, elle est indispensable parce qu’elle renvoie une image de dynamisme notamment vers ceux qui la proposent. Rien de pire dans le monde de la radio et de l’audio digital de ne pas innover, de ne pas rafraîchir, de ne pas inventer ou tenter des expériences éditoriales. Sur le papier, c’est assez simple, je vous l’accorde mais sur le terrain, la difficile réalité vous rattrape souvent au galop. Alors, il faut probablement y aller par touches successives. Être très attentif à ce que l’on appelle chez nous l’air du temps. Humer l’air du temps, c’est prendre en cause les désirs, les doutes, les envies et les craintes de celles et de ceux qui vous écoutent. Leurs goûts musicaux par exemple, leurs goûts cinématographiques ou littéraires… Bien connaître celles et ceux auxquels vous vous adressez.
Ça fonctionne assez bien pour la radio. Ça fonctionnera aussi logiquement très bien pour les podcasts. Vous l’aurez compris, le travail du podcasteur ne se limite pas seulement à l’aspect strictement sonore. Le travail doit se poursuivre tant sur le plan visuel que sur le plan rédactionnel…
C’est assez curieux d’appuyer sur cet aspect strictement visuel alors que le podcast, c’est d’abord et strictement du son. Ce qui prouve donc, puisqu’on en parle, que le podcast, ce n’est pas seulement et uniquement du son. Et bien oui, le visuel (ou encore la vignette, ou encore l’illustration, ou encore l’image) qui accompagne votre podcast est tout aussi déterminant dans l’engagement que peut l’être le son, la voix, le traitement de son, l’habillage ou encore l’intérêt du contenu que vous proposez. Je dirais qu’il est même encore plus déterminant que le son, la voix, le traitement de son, l’habillage ou encore l’intérêt du contenu. Pourquoi ? Parce que c’est la première chose avec laquelle l’auditeur potentiel entre en contact quand il arrive sur une plateforme. Alors je n’ai pas (encore) trouvé d’étude qui permettrait de mesurer ce taux d’engagement rien qu’après avoir lu un titre ou rien qu’après avoir vu une vignette. Je suis persuadé que 50% de l’engagement repose principalement sur ces deux éléments. Si vous réussissez à dénommer intelligemment votre podcast et si vous réussissez à illustrer correctement votre podcast, il y a de grandes chances pour que l’auditeur pousse davantage en avant sa curiosité, et donc, appuie sur "Lecture" ou sur "Téléchargez". Dans la vie, et on le répète souvent ici, on n’a pas deux fois l’occasion de faire une bonne première impression. Dans le monde du podcast, pour schématiser, on dira que c’est la même chose. Alors, vous avez tout intérêt à soigner prioritairement ces deux éléments : le titre et la vignette qui accompagnent votre podcast. Parce que le titre et la vignette, c’est la devanture ou la vitrine devant laquelle l’auditeur passe. Une fois devant, il fera le choix (ou pas) de cliquer sur le bouton "Lecture" ou sur le pictogramme "Téléchargez". Pourquoi parce que la vignette (comme le titre) aura été un déclencheur.
L’habillage d’une radio, ou ici d’un podcast, c’est à peu près tous les éléments sonores qui font lui donner un style. Justement, tous les styles sont permis : classique, décontracté, moderne, sportif, Old School… C’est vous qui choisissez. Mais attention, pas n’importe comment et pas à n’importe quel prix !
L’habillage, c’est donc tout ce qui gravite autour du son que vous utilisez pour habiller votre podcast : une voix off, une voix montée, un tapis musical, un générique, une rampe, des jingles… Bref, c’est votre signature sonore. Et, à la longue, vos auditeurs vont s’y habituer et reconnaîtront par exemple et à coup sûr, la voix qui illustre vos jingles ou encore les tapis sonores qui sont utilisés. À la radio, par exemple, l’habillage c’est le top horaire, les 1 001 jingles qui ponctuent le programme musical (ils sont chantés ou parlés), ce sont aussi les génériques, les tapis pour la météo et l’info trafic…
La question qu’il faut que vous vous posiez est simple : ai-je besoin d’un habillage ? Personnellement, j’aurai tendance à répondre par l’affirmative y compris d’ailleurs pour les podcasts. Dans l’absolu, il vous faudrait probablement un jingle d’ouverture et un autre de fermeture. Probablement aussi, un tapis sonore caractéristique ou encore une voix qui peut, le cas échant, faciliter les transitions et les enchainements entre les différentes parties de votre podcast. Finalement, votre podcast, c’est le contenu et l’habillage, c’est le contenant.
Alors, si jamais vous souhaitez investir dans un habillage pour votre podcast, il faut d’abord trouver une voix. Vous avez compris : cette voix est là pour porter votre podcast et pour l’identifier. La vôtre, elle est là pour animer, pour poser des questions ou pour raconter une histoire. Donc, trouver d’abord une voix (féminine ou masculine peu importe, vous seul savez). Alors, les voix aujourd’hui, et notamment depuis l’avènement du haut-débit, c’est comme les pâquerettes, il vous suffit de vous baisser pour en ramasser.
On trouve de tout et à tous les prix mais en ce qui concerne l’habillage il y a une réalité à laquelle il est très difficile d’échapper : moins c’est cher, moins c’est bon. Et généralement, plus c’est cher, plus c’est bon. Voilà maintenant, vous savez.
L’habillage, c’est exactement comme le vin : à 3 euros la bouteille, impossible de faire un Syndrome de Stendahl. En revanche, à 150 euros, les émotions commencent à se bousculer au portillon. Attention, comme la plupart des bouteilles de vinasse, l’habillage vieillit très vite et très mal. Cela signifie qu’il faut régulièrement en changer ou mieux, généralement sa date de. Péremption. Arrive. Dès la fin de la saison. Sinon, à condition d’être malin, on pourra le faire évoluer doucement mais surement avec le temps.
Ils ou elles s'appellent Emma Chevallier, Charles Boisseau, Hélène Corbie, Marie-Caroline Cabut, Kevin Magne et possèdent des podcasts ou des plateformes qui se nomment "Maman j'ai raté l'actu !", "Déjà", Bloom, Keeku, "Les contes du soir" et on comme passion commune e podcast et les enfants. Rencontre avec des acteurs incontournables du podcasts pour enfant.
Ou alors, ne faut-il pas mieux proposer un complément en vidéo de ce podcast ? Cette possibilité est très intéressante. Mieux encore, parions qu’elle peut avoir comme effet, une hausse de son audience traditionnelle et attirer un autre public, ou plutôt, un public davantage "qualifié".
L’intérêt de la vidéo n’est plus à démontrer. Plus elle est brève dans sa durée et mieux c’est, surtout dans une société où l’on consomme vite fait bien fait tout ce qui nous passe sous le museau. Le rapprochement du podcast et de la vidéo n’est donc pas le mariage de la carpe et du lapin. C’est un principe. Mais quand il y a principe, il y a généralement des exceptions…
L’inconvénient, c’est que la vidéo prend du temps et qu’il s’agit d’un vrai métier. Elle alourdit considérablement les tâches. Si ce n’est pas votre métier, alors vous lancez dans la vidéo s’annonce pour vous comme une sorte de projet sablonneux, une sorte d’entreprise sisyphéenne. Néanmoins, avec un peu de temps, un peu de créativité et un peu d’originalité, on peut proposer, parfois, de grandes choses.
Personnellement, je pense qu’un podcast vidéo n’est rien moins qu’une sorte de clip ou qu’une sorte de reportage TV. Vous pouvez toujours vous lancer dans l’aventure seulement vous allez vous éloignez progressivement de ce qui fait l’ADN du podcast : du son, d’abord du son et rien que du son. On est tous d’accord sur ce point. Hormis un visuel et quelques éléments rédactionnels, le podcast, c’est prioritairement du son. Et donc, pas forcément de la vidéo.
Ici, on prône, depuis longtemps, la synergie des outils et des méthodes. Nous sommes persuadés que le titre de votre podcast et le visuel qui l’accompagne, représentent à eux deux plus de 50% de l’engagement de l’auditeur. Cet auditeur vous a trouvé parce que la thématique ou le sujet que vous lui proposez ont retenu son attention. Le titre et le visuel de votre podcast feront le reste. Ils vont déclencher la lecture ou le téléchargement. Et, c’est souvent grâce au titre et au visuel que l’audience va être engagée. Si vous ajoutez la vidéo, c’est encore mieux. En tous cas, ça mérite d’être tenté...
Les Français connaissent peu ce nouveau format. D’ailleurs, qui sont ceux qui pourraient donner une définition du mot "podcast" ? Gageons qu’ils ne sont pas nombreux. D’abord, parce que le podcast est un format récent et qui n’en est visiblement qu’à ses balbutiements et puis, aussi et surtout, parce que c’est un format qui vient concurrencer les formats plus traditionnels, depuis longtemps installés, comme la radio et la musique, qui se consomment (pour l’instant) différemment.
Ajoutons que le public du podcast est un public de curieux. Il prend le temps de chercher, parfois de trouver, il prend le temps de s’abonner, il prend le temps de s’habituer aux plateformes et à tous les outils inhérents qui gravitent autour du podcast. Les autres, grosso modo, l’écrasante majorité, la majorité silencieuse, ne prennent pas ce temps nécessaire (parce qu’ils ne l’ont pas) et surtout parce qu’ils n’ont pas compris l’intérêt qu’ils pourraient en tirer.
Voilà, la raison principale de ce déficit de notoriété. Quand un client n’achète pas, c’est qu’il n’a bien souvent pas compris l’intérêt du produit ou du service qui est proposé à la vente.
Soyons réalistes, les podcasteurs n’ont pas encore su convaincre le grand public à s’engager vers eux. Ils n’ont pas su mettre en exergue les atouts, les qualités, les bénéfices, les avantages et les bonnes raisons d’écouter un podcast. Pourquoi ? Déjà parce que ce n’est pas leur métier : la promotion, c’est un métier. Aussi, parce qu’il n’y a pas encore en France de personnalités liées aux podcasts, comme il n’y a pas encore un ou plusieurs podcasts qui séduisent le grand public. Est-ce que ça va durer longtemps ? Probablement… Certes, depuis mars 2020, l’audience des podcasts a considérablement augmenté mais toujours aucune personnalité à l’horizon. Pas de "Monsieur Podcast" et pas de "Madame Podcast", alors forcément, ça freine un peu le développement du marché à devenir Mainstream mais ça ne l’empêche pas...
Sans s’en apercevoir également, on donnera cette année 138 euros de redevance que l’on appelle Contribution à l'audiovisuel public. Elle sert à financer Radio France, France Médias Monde ou encore France Télévisions. Son montant global est dantesque : 3 milliards 790 millions d'euros en 2020. Pour le podcast, on n’est pas encore sur ce niveau de financement mais pendant que le marché se structure, plusieurs acteurs font le choix du payant. C’est le cas d’Apple Podcasts avec ses nouveaux abonnements premium.
Alors, ça ce bouscule pas au portillon mais tout cela devrait logiquement et rapidement évoluer. En France, le Studio Nouvelles Ecoutes va d’ailleurs proposer des masterclasses à partir de ce 18 mai sur Apple Podcasts. Ces masterclasses auront lieu tous les mois, d’abord en direct et en ligne sur Zoom (pour 5 euros la place). Puis, accessibles également et donc ré-écoutables à l’infini sur le nouveau service Abonnements d’Apple Podcasts pour un montant de 2.99 euros par mois.
Il y a d’autres acteurs sur le marché français comme Sybel et Magelan. Je n’en parlerai pas parce que je n’ai pas accès aux chiffres mais quand on jette un coup d’oeil rapide sur les réseaux sociaux de ces deux entreprises, on ne pas dire qu’il y ait foule. Loin de moi l’idée d’en tirer une quelconque conclusion. Sybel s’est clairement positionnée et on a bien compris la promesse. Pour Magelan, c’est plus sablonneux, voire plus brumeux, avec un changement récent de braquet…
La question n’est pas tellement de savoir si vous êtes ou non prêts à payer pour accéder à un contenu. Tout le monde paye aujourd’hui pour lire, pour écouter ou pour voir du contenu. Le cinéma, c’est pas gratuit, un magazine dans une maison de la presse, c’est pas gratuit, une série sur Netflix, c’est pas gratuit, un article de la Lettre Pro de la radio, c’est pas gratuit non plus. Quand je dis tout le monde est prêt à payer, je fais référence à un public de curieux qui fait le choix de poursuivre son éducation et muscler ses connaissances après être sorti du système scolaire ou universitaire. Pour autant, et pour illustrer ce constat, seulement 300 000 personnes sont abonnées à l’édition numérique du Monde. Sur 67 millions d’habitants, c’est peu. Et pourtant, c’est Le Monde.
La question en tant qu’auditeur, c’est combien vous êtes prêts à payer par semaine, par mois ou par an et pour quelle quantité de données et de savoirs.
Je me permets aussi d’indiquer que deux jours fériés sont récemment déjà tombés, mais le samedi, les 1er et 8 mai derniers. C’est ce que l’on appelle un mois de patron. Pour ne pas dire, une année de patron. Car, il ne vous reste que 3 autres ponts possibles en 2021 : le mercredi 14 juillet, le lundi 1er novembre et le jeudi 11 novembre. J’ai regardé, le 25 décembre prochain tombera un samedi. Mauvaise pioche donc.
C’est intéressant de regarder le calendrier et de se projeter dans les prochains mois voire dans les prochaines années. Cela permet d’anticiper. Je vais illustrer mes propos par un exemple concret. Actuellement, aux Editions HF, on termine un hors-série d’une centaine de pages sur les 100 ans de la radio et sur les 40 ans de la libéralisation de la FM parce que ces deux anniversaires seront célébrés fin mai - début juin. Si on avait appris la date de ces anniversaires, il y a seulement quelques heures, quelques jours ou quelques semaines, nous n’aurions pas eu le temps de chercher l’information, de parcourir les archives, de rédiger une centaines de pages, de mettre en pages, d’imprimer et de distribuer.
Ce que qui vaut pour la radio, vaut donc pour le monde de l’édition et pour celui des podcasts. On doit toujours se tenir sur ses gardes et être à l’affût de ce qui fera l’actualité dans un jour, dans une semaine, dans un mois, dans un an ou même dans 10 ans. Voilà pour le volet lié à l’anticipation qui, je vous l’accorde, est un peu hors-sujet mais qui explique pourquoi nous travaillons, nous, durant ce pont de l’Ascension. Cette année, c’est donc l’anticipation qui a empêché l’Ascension.
Bon, alors une (rapide) définition. On va dire que le podcast natif correspond à tout ce qui n’est pas diffusé à la radio. Forcément, ce n’est pas du replay, c’est-à-dire l’enregistrement d’une émission de radio que vous pouvez écouter ou réécouter quand vous en avez envie. Donc, tous les podcasts qui ne sont pas issus d’une grille des programmes sont définis comme des podcasts natifs.
Dans la catégorie dites des podcasts natifs, on trouve de tout. C’est d’ailleurs un grand capharnaüm. C’est aussi ce qui fait le charme du podcast natif. Alors, pour faire simple, on va dire, qu’il y a le podcast natif fait de bric et de broc, au coin d’un table. Il y a le podcast natif qui dispose d’un budget de production : 10, 20, 30, 40 ou 50 000 euros.
Le premier peut connaître une belle destinée grâce à un concours de circonstances. Le second doit obligatoirement connaître une belle destinée pour que le producteur puisse entrer dans ses frais et si possible faire un petit billet.
En règle générale, le podcast natif est toujours un produit très élaboré dans son scénario, dans son architecture sonore et même dans sa diffusion. C’est ainsi que France Culture a fait du podcast natif une de ses spécialités. Parce qu’un podcast natif, c’est un gros chantier qui exige un savoir-faire, un tour du main et surtout l’intervention de nombreux professionnels : des scénaristes, des preneurs de sons, des comédiens, parfois des bruiteurs, des monteurs.. bref de nombreux techniciens. Je vous invite d’ailleurs à écouter les aventures de Tintin et Milou qui font l’objet d’adaptations de haute volée. Il y a aussi des histoires pour les tout-petits, des enquêtes judiciaires, des fictions, des adaptations (on en parlait à l’instant) ou encore des podcasts natifs d’actualité.
Dans cette vaste catégorie, on observe que ces podcasts natifs sont souvent proposés sous la forme de séries ou de mini-séries et qu’ils sont, dans leur durée, beaucoup plus long, qu’une simple chronique à la radio.
En réalité, il n’y a pas de codes et c’est donc ce qui est intéressant parce que cela ne freine pas la création. Si à la radio, vous êtes cadenassé par le temps, c’est tout l’inverse dans l’univers du podcast natif. Il s’affranchit de tout ce qui rend monotone et réplétive la radio. C’est un espace de libertés tant pour celui qui en produit que pour celui qui en écoute. Même si, ne l’oublions pas, les deux doivent être attentifs à un cahier des charges. Pour le producteur, le cahier des charges, c’est d’être passionnant et engageant. Pour l’auditeur, le cahier des charges, c’est de pouvoir dégager du temps suffisant pour l’écouter. Les journées ne font que 24 heures, et même si votre podcast natif est passionnant (on n’en doute pas une seule seconde) ça ne résout pas le problème de temporalité de l’auditeur qui est toujours très sollicité.
Alors est-ce que le podcast natif a de l’avenir ? Probablement oui mais pour être certain d’apporter une réponse définitive, il faut que le marché, qui n’est pour l’instant qu’un marché émergent, puisse trouver sa place. Nul doute que cela prendra plusieurs mois voire plusieurs années. Mais, pour être sûr de s’installer comme un acteur durable sur ce marché, il faut y aller maintenant et ne pas avoir peur de proposer ce qui ne se fait pas ou plus à la radio. Pour ma part, je vous dirai qu’il serait intéressant de se pencher sur le podcast natif de proximité. Un podcast natif local, communal, départemental, régional… Bref, un podcast natif territorial. La territorialité, c’est la communauté. Et quand il y a une communauté, il y a forcément une audience.
Alors pour répondre à cette (difficile) question : « comment valoriser ses podcasts natifs ? » et bien je répondrai comme on valorise son bien immobilier, se famille, sa culture et son intelligence. Du travail, du temps, du travail, du temps, du travail, du temps…
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