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Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann.
Elle reçoit Sonia Devillers pour son livre “Le fabuleux piano” paru aux éditions Robert Laffont et Pascale Bernheim (Co-fondatrice de l’association musique et spoliations).
Après le succès littéraire et commercial de son récit Les Exportés, Sonia Devillers part à la recherche d'un admirable piano à queue, volé par les nazis en 1943. Ce qu'elle nous raconte est bouleversant, instructif, et magistralement mené.
Le fabuleux piano est un instrument volé par les Allemands, en 1943, à des juifs qui le cherchent encore... Dans ce vide impossible à combler, Sonia Devillers entend une résonance intime, le souvenir d'un instrument que sa propre grand-mère, forcée à l'exil, a regretté toute sa vie. Elle part alors sur les traces des pianos fantômes pillés par milliers sous l'Occupation et transportés jusqu'aux confins du IIIe Reich.
Avec cet instrument de concert ressurgit l'incroyable destin d'une famille d'éditeurs de musique, les Enoch. Un siècle de partitions, des menuets de Ravel aux ritournelles de Prévert. Les nazis se sont acharnés sur les Enoch, mais ils ont échoué à les réduire au silence.
Des douleurs de la guerre va naître une chanson portée par Yves Montand, Les Feuilles mortes : un triomphe mondial.
Le piano disparu continue pourtant de hanter les survivants...
Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann, qui reçoit Serge Joncour pour son beau roman « Une histoire d’amours » paru aux éditions Albin Michel.
Sélection - 1ère liste Prix Renaudot 2026
Coup de coeur de la rentrée littéraire - Le Parisien
L'une des plus belles réussites du Prix Fémina 2020 - La Marseillaise
Assurément l'un de ses meilleurs crus. le Télégramme
Et si l’amour était la plus tenace façon d’habiter le monde ?Franck et Léa, citadins en quête de renouveau, viennent de s’installer dans un hameau aux confins du Morvan. Ils font la connaissance de Joss et de sa compagne Kelly, jeune femme lumineuse dont la présence fascine Franck autant qu’elle le bouleverse. Tandis que Léa multiplie les allersretours à Paris, Franck – illustrateur en mal d’inspiration – se prend de passion pour la mystérieuse « Chapelle des Amants ». Il entreprend, avec Kelly, d’en percer le secret.
Resurgit alors l’histoire oubliée de Joséphine, aristocrate fiévreuse des Terres d’eau, et de Rodolphe, modeste officier de santé. Dans un XIXe siècle miné par les superstitions et la malaria, ces deux êtres que tout oppose vont s’aimer à contretemps, et tenter de résister aux croyances mortifères et à la rigidité de l’ordre social. L’attirance qui naît entre Kelly et Franck semble obéir au même élan et risque de les entraîner très loin eux aussi…
L’écriture sensuelle de Serge Joncour, teintée de romantisme dans l’évocation de la nature et du paysage, esquisse une parenthèse enchantée, un grand roman à l’abri du vacarme du monde.
Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann. Elle reçoit Sergueï Shikalov pour son livre « La Grenouille » aux éditions du Seuil et reçoit en fin d’émission Jean Birnbaum qui viendra présenter « Le seul en scène » ou « La conférence théâtrale » qu’il présente au théâtre de la Concorde du 10 au 17 octobre intitulée « Le courage de la nuance ».
Sélection Prix Renaudot 2026.
Au début de la guerre en Ukraine, une star de cinéma russe prend la fuite. Elle s’exile à Paris, persuadée que la situation se rétablira, que tout finira par rentrer dans l’ordre. Mais rien ne se rétablit. Rien ne revient à la normale. Quelque chose s’est cassé.
Commence alors une chute brutale dans l’anonymat et l’indifférence. Elle n’est plus qu’une silhouette parmi d’autres, étrangère sur sa terre d’accueil, paria chez elle.
Et si cet effacement était une chance ? Se regarder autrement, se remettre en question, prendre position pour retrouver sa dignité.
Sergueï Shikalov est né en Russie dans une famille russo-biélorusse et s’installe en France en 2016. Son premier roman, Espèces dangereuses, paru en 2024, finaliste du Goncourt du Premier roman, remporte le prix André-Malraux dans la catégorie « Fiction engagée » et le prix du Roman gay.
Sale temps pour la nuance. Rude époque pour tous ceux qui chérissent le doute et la complexité. Les voilà accusés d’être des rêveurs, des tièdes, des lâches, voire des complices du pire. Or dans un moment de polarisation où le combat remplace le débat, où la mauvaise foi fait écho à la mauvaise foi, et la haine à la haine, défendre la nuance relève moins de la facilité que du courage.
Librement inspirée de l’essai Le Courage de la nuance de Jean Birnbaum, cette conférence théâtrale fait de la scène un terrain d’expérimentation pour la pensée. Entre pédagogie et humour, confrontation d’idées et dialogue avec le public, elle interroge notre capacité à habiter les contradictions plutôt qu’à les effacer.
Avec Jean Birnbaum
Mise en scène par Benjamin Guillard
©A di Crollalanza, Le Courage de la nuance (Seuil)
Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann qui reçoit Franck Maubert pour son récit « Sur la route du retour » chez Arlea. Et les coups de cœur de Barbara Lambert pour les livres suivants : « Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? » de Lucie Rico chez POL et « À voix haute » de Polina Panassenko aux éditions de L'Olivier.
Il m’arrive de songer aux amnésiques, à ceux qui ne se souviennent pas, ceux qui ont oublié qui ils sont, d’où ils viennent. Moi je sais et je ne sais pas, je flotte dans le lit d’un passé où je me tourne et me retourne.
De sa mémoire, Franck Maubert fait un art. Surgissent alors, dans un jaillissement de routes de campagne, ses rencontres avec l’art, la beauté de la nature, les bourrasques du vent - et le portrait corrosif d’une mère qui n’a pas su l’aimer. C’est dans le désordre de cette enfance que naît sa confiance dans la littérature.
Jennifer a une vie qui la satisfait quand, au détour d’une panne de clavier d’ordinateur, une phrase surgit, inachevée, qui fait déraper l’apparente logique de son existence. « Devant Autant en emporte le vent, Vivien Leigh et Clark Gable vont s’embrasser quand quelqu’un appuie sur pause et ». Et rien. Un blanc après ce et qui envahit la page, troue sa mémoire. Jennifer se lance alors dans une enquête hilarante et inquiétante. Seuls indices : Perpignan, la ville de son enfance, une scène de baiser dans le célèbre film, la présence de son grand-père, une tache de sang sur le petit pull jaune qu’elle portait à...
Elle a vingt ans et veut devenir actrice. Après avoir grandi en France, elle retourne en Russie chez son grand-père, pour entrer à l’École du Théâtre National de Moscou. Mais à l’École comme dans sa famille, quelque chose résiste.
Pendant qu’on répète Les Trois Sœurs de Tchekhov, la réélection de Vladimir Poutine déclenche des manifestations. Le soir, le grand-père commente les informations. Sa petite-fille l’interroge sur le passé. En guise de réponse, il pose parfois sous ses yeux une photo, un vêtement, une pièce de monnaie qui a appartenu à l’arrière-arrière-grand-père. Voilà, c’est à toi. Des objets qui vont se transformer en éléments d’enquête.
Quels secrets cachent les photos de l’album vert ? Pourquoi ne faut-il pas parler près de la porte d’entrée ? Pour découvrir ce qu’on ne lui dit pas, la narratrice devra apprendre à écouter les silences et à poser des questions, à voix haute.
Dans ce roman extraordinaire, voyage au bout de la mémoire, Polina Panassenko plonge dans l’héritage d’un pays, mettant au jour des vies brisées par le Goulag et la peur qui se transmet d’une génération à l’autre. Un pays dans lequel subsiste, malgré tout, l’espoir de liberté et de justice.
Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann.
Elle reçoit Yannick Haenel pour son livre « La solitude des professeurs est infinie » paru chez Gallimard et qui dialoguera en seconde partie d'émission avec Marceline Jacob, Professeur de Lycée à Aix en Provence.
Jean Deichel, jeune professeur de français, fait son stage dans un collège de la banlieue parisienne. La nuit, il loge dans un club de tennis à Deuil-la-Barre ; le jour, il découvre les difficultés du métier en même temps que ses joies profondes, la violence de l'École en même temps que sa beauté.
Jean est aussi un poète ivre d'aventure, attentif à trouver la lumière de la "vraie vie" au coeur du quotidien le plus gris : dans des jardins réels ou rêvés, au bord d'un lac, lors d'évasions à Pompéi et à Tarquinia, mais surtout dans la grâce fragile d'un cours réussi. Entre réalité politique et mystère existentiel, la vie des profs est un roman.
Post Face, émission littéraire présentée par Caroline Gutmann qui reçoit Grégoire Courtois pour son roman « L'enfant grise » publié aux éditions Robert Laffont.
Une enfance secrète, une forêt enchantée, une langue magique : le livre fou d'un écrivain hors-normes.
" Toutes les choses de ce monde sont reliées, et seul l'être humain l'ignore. "
Dans un village, un enfant découvre très tôt que la nature lui parle. Un chien agressif qui s'apaise soudain, des fleurs nocturnes qui s'ouvrent en plein jour, une nuée de papillons surgissant d'un sous-bois, des racines qui tracent sous les pierres d'étranges mots... Tout semble murmurer autour de lui, veiller, prévenir, protéger.
À mesure qu'il grandit, et qu'il s'éloigne de son amie Noémie, la forêt proche de la maison familiale devient son principal refuge... jusqu'au jour où son destin va se lier à celui d'une fillette mystérieuse, elle aussi en osmose avec le monde végétal : l'enfant grise.
Entre réalisme et fantastique, L'Enfant grise est un extraordinaire roman, qui explore notre lien au vivant. Nos existences sont pleines de bruits, de mémoires et de doutes ; elles se retrouvent ici comme sur un chemin où l'on comprend que, parfois, grandir revient à accepter ce qui nous hante.
POST FACE - Émission Littéraire présentée par Caroline Gutmann
Elle reçoit Laurent Nunez pour son livre « Mots de passe » chez Rivages. Sur 13 expressions étrangères qui disent des choses que notre français n’exprime pas. Et son coup de cœur pour « Le dictionnaire amoureux du bonheur » par Jean Paul Enthoven chez Plon.
En anglais, eye-servant désigne celui qui n'est zélé que lorsqu'on l'observe. En néerlandais, kutzwager nomme le lien étrange entre deux inconnus qui ont aimé la même personne. En islandais, gluggaveður dit le plaisir de regarder l'orage, ou n'importe quel désastre, depuis un lieu où l'on ne risque rien.
Le français ne sait pas dire ces choses. Et ce qu'une langue ne sait pas dire, comment pourrait-on le vivre tout à fait ?
C'est pour combler de tels silences que Laurent Nunez braque ici les autres langues. De l'Irlande à l'Indonésie, de l'Islande au Liban, il se permet de dérober treize termes intraduisibles, treize mots de passe qui déverrouillent ce qui sommeille en nous.
Méditation vagabonde et malicieuse, ce livre croise Platon et Tinder, Duras et Harry Potter, Usain Bolt et Orson Welles, Baudelaire et la réalité virtuelle.
Mots de passe est une invitation au voyage et participe à la contrebande d'un trésor retrouvé : celui des mots venus d'ailleurs.
Laurent Nunez est écrivain et éditeur. Il a signé plusieurs essais, dont L’Énigme des premières phrases et Il nous faudrait des mots nouveaux, déjà consacré aux mots intraduisibles. Il est aussi l’auteur de romans, parmi lesquels Le mode avion et Tout ira bien.
"Il faut aimer le bonheur malgré lui, et résolument." Jean-Paul Entoven partage avec nous les 1001 petits et grands bonheurs qui apportent bonne humeur et entrain à sa vie.
Pourquoi le bonheur, ce " Souverain Bien " qui fut longtemps le but ultime de toute existence, a-t-il désormais si mauvaise réputation chez les Modernes ?
Pourquoi l'esprit du temps tient-il la moindre félicité en grande suspicion tout en lui préférant l'esthétique des mélancolies et des passions tristes L'auteur de ce Dictionnaire amoureux – un biophile situé par tempérament aux antipodes des conformismes du désespoir – prend ici le parti de revisiter les circonstances, les concepts, les hauts exemples, les esthétiques, les épisodes d'hier et d'aujourd'hui, qui portent et légitiment sa conception d'une allégresse possible.
D'où cet ouvrage où l'on croisera, entre cent autres, Sénèque, le prince de Ligne, Camus, Montaigne, Schopenhauer, Apollinaire, Vivant Denon, Hemingway, Stendhal, Philippe Sollers, Lucrèce, ainsi que toute une phalange de femmes intelligentes et joyeuses.
On y croisera également des paysages sublimes, des souvenirs, des raisonnements, des saints, des ritournelles, des affects, des légendes, des mythes, des pessimistes, des poètes illustres ou anonymes, tous escortés d'anecdotes ensoleillées et d'amours réussies sans lesquelles le genre humain s'ennuierait en ce monde. "
Les hommes cherchent toujours leur bonheur, même ceux qui vont se pendre ", écrivait Pascal.
Et si c'était vrai ?
Postface - Caroline Gutman
Avec David Foenkinos pour son livre « Je suis drôle » aux éditions Gallimard
Gustave a compris une chose essentielle : faire rire, c’est être aimé. Alors il décide de faire rire tout le monde. Ce sera sa force, son talent, sa politesse envers les autres. Il en fera un métier, puis une identité. Il n’avait pas prévu que ce serait si dangereux.
Auteur de nombreux romans traduits dans plus de 40 langues, David Foenkinos est notamment l'auteur de Charlotte, récompensé par le prix Renaudot 2014 et le prix Goncourt des lycéens, et du Mystère Henri Pick. Il a réalisé avec son frère Stéphane Foenkinos une adaptation cinématographique de son roman La délicatesse, avec Audrey Tautou et François Damiens.
Postface - Caroline Gutman
Avec Jérémy Sebbane pour son livre “La conquête de l’ordinaire” paru aux éditions Mazarine et Barbara Lambert pour ses coups de cœur pour « L’homme de pluie » de Jonas Karlsson chez Actes Sud et « La tombe du cheval » de Georges Peignard au Tripode.
Et si votre vie était racontée par celui qui ne vous a jamais quitté ? « Je m’appelle Guimauve et cela fait presque trente ans que je veille sur Nathan. J’ai été le témoin attentif et fidèle de tout ce qui ne se poste pas sur les réseaux : les chagrins que l’on n’avait pas vu venir, les petites victoires, les désillusions auxquelles se heurtent les plus doux, les amours qui sauvent, la fragilité d’un corps, la force d’un coeur têtu. » De l’enfance à l’âge adulte, Nathan apprend à aimer, à trouver sa place, à affronter le regard des autres. Comment concilier sa quête d’identité avec ce que le monde attend de lui ? Porté par la voix singulière d’un ours en peluche, La conquête de l’ordinaire propose une autre manière de raconter l’intime.
Jérémy Sebbane est éditorialiste, écrivain et scénariste. La conquête de l’ordinaire est son troisième roman. Il intervient régulièrement sur LCI et France Info.
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Caroline Gutmann travaille dans l’édition et anime l’émission littéraire Postface sur RCJ.
Après une hypokhâgne et une khâgne à Fénelon, elle a suivi des études de lettres.
Ayant commencé en tant que stagiaire chez Le Livre de poche, elle a ensuite travaillé pour le service de presse d’Hachette Littérature. Après un passage par les éditions JC Lattès, elle est retournée chez Fayard, où elle est restée seize ans.
Elle est directrice du service de presse et de la communication aux Éditions du Seuil depuis 2010.
Après « Le Secret de Robert le diable » , « Le Testament du Docteur Lamaze », « Le Syndrome Nerval », « Les papillons noirs » est son quatrième roman.
Caroline Gutmann a aussi écrit un feuilleton pour France-Culture sur la fin de la vie de Nerval.

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