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Or


« Pierre Laporte, c'est plus que la crise d'Octobre », affirme Jean Laporte. Le fils du ministre enlevé et assassiné par le FLQ en 1970 parle avec Anne-Marie Dussault du souvenir qu'il garde de son père. Il explique sa vision de la crise et la place qu'occupe maintenant Pierre Laporte dans l'histoire du Québec.
Marc Laurendeau s'entretient avec Jacques Cossette-Trudel. Cet ancien membre de la cellule Libération du FLQ revient sur son parcours, sur son rôle dans l'enlèvement du diplomate James Richard Cross et sur la fracture entre les felquistes et sa vision de la crise d'Octobre, 50 ans plus tard.
Pierre Laporte n'est, pour plusieurs, que le nom d'un pont, d'une rue, d'une victime. Anne-Marie Dussault et Marc Laurendeau explorent le parcours et l'héritage de l'homme politique et ancien journaliste. Ses objectifs politiques teintés de nationalisme se rapprochaient de ceux de ses ravisseurs. Les deux journalistes font aussi un retour sur l’après-crise et les commissions d’enquête qui ont suivi.
La mort de Pierre Laporte était-elle un accident ou une exécution? Le flou qui persiste toujours 50ans plus tard est l'un des principaux symptômes d'une « crise dans la crise » qui a pris forme au sein du FLQ en octobre 1970. Deux groupes s'opposent: ceux qui regrettent une action improvisée et ceux qui refusent de vider les événements de leur sens politique.
La Loi sur les mesures de guerre est proclamée. L’armée se déploie dans les rues, tandis que près de 500 personnes soupçonnées de sympathie pour le Front de libération du Québec (FLQ) sont arrêtées sans mandat à travers le Québec. Le sort du ministre Pierre Laporte semble scellé.
Ottawa se prépare à déclencher la Loi sur les mesures de guerre. Le gouvernement fédéral invoque l’état d’« insurrection appréhendée » pour justifier la ligne dure. À travers les lettres d’otage de Pierre Laporte adressées au premier ministre Robert Bourassa, on comprend que l’espoir se transforme rapidement en détresse.
Le 5 octobre 1970, le diplomate britannique James Richard Cross est enlevé par le Front de libération du Québec. Cinq jours plus tard, l’organisation récidive en kidnappant le vice-premier ministre du Québec, Pierre Laporte. Derrière une apparence de négociation, la riposte des gouvernements fédéral et provincial se prépare.
En octobre 1970, le Québec se réveille en pleine crise lorsque des membres du Front de libération du Québec commettent deux enlèvements. Ils s’inspirent des actions violentes menées ailleurs dans le monde par des luttes anticolonialistes. L’affaire choque Anne-Marie Dussault, qui a 17 ans, et Marc Laurendeau, qui en a 31. Ils ne se connaissent pas encore, mais c’est pourtant grâce à la crise d’Octobre qu’ils se rencontreront… huit ans plus tard.
À la fin des années 1960, les actions du Front de libération du Québec (FLQ) se limitent à la pose de bombes contre des symboles fédéraux. Mais les tensions sociales sont exacerbées par des événements marquants, comme l’émeute de la Saint-Jean, en 1968, et l’adoption du projet de loi 63, l’année suivante, qui donne aux immigrants le droit d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise. Tout se met en place pour une escalade des tensions.
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