En décembre dernier, 33 nouveaux éco-gardes sont venus augmenter l’effectif de la lutte anti-braconnage du Parc National de Gilé. Il y a à présent 50 éco-gardes actifs en mesure de patrouiller dans l’aire protégée. Ils reçoivent leurs instructions du chef de la lutte anti-braconnage.
Ce sont les représentants de l’autorité publique, ils ont tous les pouvoirs de contrôler, appréhender et pardonner.
Les patrouilles sont organisées en fonction de la proximité de certaines communautés réputées pour certains de leurs usages abusifs des ressources naturelles du Parc. Elles sont suivies au travers d’outils « SMART » (Spatial Monitoring and Reporting Tool). Ponctuellement, un support aérien permet d’appuyer la mise en place de la stratégie de lutte anti-braconnage.
La plupart des éco-gardes sont originaires des districts de Gilé et Pébane, les deux districts sur lesquels se trouvent l’aire protégées. Ils partagent le même cadre culturel qu’avec les habitants de la zone tampon, parlent la même langue et sont au courant des difficultés de la vie quotidienne. Cette proximité présente un double avantage : elle permet aux agents de comprendre certaines attitudes, même si elles sont répréhensibles, et elle permet de faciliter l’accession à certaines informations.
Le fait d’avoir des membres des communautés locales en charge de la protection du Parc est un moyen d’impliquer les communautés humaines dans la protection de la communauté de vivants non-humains.