Psychiatrie - Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme

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Psychiatrie - Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme episodes

  • Épisode 15 : Comment la psychiatrie a détruit la vie d’un adolescent de 14 ans. Témoignage de Wassim

     En France plus de 18 000 enfants et adolescents sont internés en

    psychiatrie chaque année. Ils ont moins de droits et de voies de recours que
    les adultes hospitalisés sans leur consentement. 

      

    Wassim a 30 ans. A l’âge de 14 ans alors qu’il était bon élève en

    classe sport étude, sa maman l’emmène pour une consultation à cause d’un manque
    soudain de motivation pour aller en classe et d’une 

    « hyperactivité ». 

      

    A partir de là, il est hospitalisé à la Maison des Adolescents d’un grand

    hôpital parisien et de fil en aiguille se retrouve avec des prescriptions
    faramineuses de psychotropes et de neuroleptiques jusqu’à l’âge de 28 ans.
    Entre-temps, à l’âge de 22 ans il fait deux séjours de 2 mois à l’hôpital
    psychiatrique St Anne à Paris où il est enfermé en chambre d’isolement 1 heure
    par jour pendant environ 2 semaines sous prétexte qu’il était trop proche du
    personnel soignant. 

      

    Wassim nous explique ici comment il s’est

    retrouvé en psychiatrie en premier lieu, quels ont été les psychotropes et
    neuroleptiques qui lui ont été administrés, quels ont été les effets sur sa
    santé, quelles sont les séquelles encore présentes 16 ans plus tard. Il donne
    des conseils aux parents et adolescents en difficulté.  


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    7 min
  • Épisode 14: Internement psychiatrique forcé suite à une altercation. Témoignage de Cyril, éducateur spécialisé.

     Étrange expérience que celle qu'a vécue Cyril, éducateur spécialisé

    dans le secteur du handicap mental, depuis plus de 15 ans. 

      

    Sa carte bancaire ne fonctionnant plus, il s'adresse à son conseiller au

    sein de la banque. Le ton monte. Les échanges, uniquement verbaux, sont tendus. 

      

    Environ un quart d'heure plus tard, Cyril est embarqué par des

    pompiers et des policiers. Direction : les urgences psychiatriques. 

      

    Aux urgences psychiatriques, refusant très calmement de se mettre en pyjama

    et souhaitant tout simplement rentrer chez lui, 4 ou 5 soignants le
    déshabillent de force et l'attachent sur un lit roulant. 

    Après avoir fait signer une demande d'hospitalisation sous contrainte à ses

    parents, que Cyril n'aperçoit que de loin, le psychiatre des urgences
    l'interne de force. 

      

    Direction l'hôpital psychiatrique : 3 jours plus tard, bizarrement, la

    psychiatre chef de service lève la mesure de contrainte et il est placé en
    hospitalisation dite "libre", qui n'a de "libre" que son
    nom...  

      

    Alors que chaque patient hospitalisé contre son gré doit obligatoirement

    passer devant le Juge des Libertés et de la détention au plus tard 12 jours à
    compter de l'admission, le fait de transformer la mesure de contrainte
    de Cyril en "soins libres" a-t-il été un moyen d'éviter ce
    contrôle du Juge ?  

      

    Cette hospitalisation "libre" durera 2 longs mois.

    Et Cyril ne pourra sortir qu'en acceptant à contrecœur une
    injection mensuelle obligatoire de neuroleptiques... 

    Il nous explique comment il a réussi à s'en sortir...  

      

    Cyril nous apporte un témoignage de l'expérience terriblement

    choquante, incroyable mais vraie, d'une violation des droits humains
    fondamentaux perpétrée en psychiatrie.  


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    17 min
  • Épisode 13: Les enfants «dys» sont-ils des malades mentaux ou bien ont-ils besoin d’aide scolaire ?

     Présidente de l'association «Comment Apprendre» et spécialiste de soutien

    scolaire, Madame Hayat El Quandili est à l'initiative de la pétition
    «Non, les élèves en difficulté ne sont pas des handicapés mentaux !» publiée
    sur le site Change.org.

    Elle dénonce le fait que de plus en plus d'enfants éprouvant des difficultés
    scolaires se retrouvent étiquetés «malades psychiatriques». On parle beaucoup
    d'enfants «dys» et hyperactifs.

     

    · Qu'entend-on par enfant «dys»?  

    · Qu'est-ce qu'un enfant hyperactif ? 

    · Doit-on leur donner de la «Ritaline»? 

    · Y-a-t-il une relation avec les méthodes utilisées par les enseignants pour

    apprendre à lire et à écrire ? 

    · Quelles solutions envisager ? 

    Hayat El Quandili sur le terrain depuis 15 ans auprès des

    enfants en difficulté donne son avis.  


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    9 min
  • Épisode 12: Interné de force 3 ans pour avoir dénoncé un trafic de diplômes à l'université ?

     Jean-Louis Caccomo est Docteur en sciences économiques et maître

    de conférences à l'université de Perpignan. 

    Il est l'auteur de 9 ouvrages sur l'économie dont 3 ont été publiés aux éditions l’Harmattan. 


    Pour avoir dénoncé un trafic de diplômes au sein de l'université, il se retrouve interné de force en psychiatrie pendant près de 3 ans à la demande de son employeur, le Président de l'université de Perpignan.


     Impensable en France ? Illégal ? 

    Et pourtant… 


    Alors qu’il était sportif et mince, il a pris du poids jusqu’à peser 100 kg. Il a perdu ses dents, ses cheveux, est devenu agoraphobe alors qu'il est un grand voyageur. 

      

    On lui a proposé des électrochocs. En France plus de 27.000 séances d'électrochocs

    sont remboursées chaque année par la Sécurité sociale. Cette pratique très
    controversée cause des effets irréversibles comme des troubles de la mémoire,
    accidents neuro-psychiatriques, épilepsie, suicides etc.


     Heureusement, Jean-Louis Caccomo n'a pas reçu les électrochocs qui lui avaient été

    prescrits au premier abord, il précise pourquoi et comment il a finalement pu
    sortir de cet enfer. 


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    15 min
  • Épisode 11: Nouvelles maladies psychiatriques: pure invention ?

    L’auteur et interprète du spectacle «Histoires de

    fous» donne son avis 


     Auteur et interprète du spectacle «Histoires de fous»,

    Patrick Fouque s’interroge sur le caractère
    scientifique du DSM : Manuel Diagnostique et Statistique des troubles
    mentaux, le manuel de référence de la psychiatrie. Ce
    manuel, d’environ mille pages, énumère près de 400
    "troubles" mentaux alors qu’il n’y en avait
    qu’une centaine lors de sa première édition. A chaque nouvelle édition, de
    nouvelles «maladies» apparaissent   comme par   exemple
     dernièrement   le   «retard   chronique»   est
     devenu   un   nouveau symptôme du déficit de
    l'attention avec trouble de l'hyperactivité.  

    Le psychothérapeute Gary Greenberg a déclaré: «Les troubles font leur

    apparition dans le livre (DSM) de la même façon qu'une loi entre dans le Code
    pénal. Des gens les proposent, les discutent et votent.» 

    o Chaque année, 76000 internements

    psychiatriques sont effectués de force.  

    o En 5 ans on observe une augmentation de

    123 % de la consommation de Ritaline, administrée aux enfants soi-disant
    «hyperactifs». 

    o 25000

    séances d’électrochocs sont remboursées chaque année par la Sécurité
    Sociale. 

    o La France dépense environ 18

    milliards d’euros pour la psychiatrie chaque année.  

    «De quoi s’interroger... faire réfléchir les spectateurs sur le sujet et

    rester vigilants» affirme Patrick Fouque  


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    16 min
  • Épisode 10: Abus en psychiatrie liés à des conflits familiaux - Témoignage de Sophie

     Sophie est architecte, mère de trois enfants. Sa propre mère,

    infirmière, suite à son divorce, harcelée moralement par son père, est suivie
    par un psychiatre et mise sous traitements psychiatriques. Elle se donne la
    mort.  

    Ses sœurs jumelles ont fait l’objet d’hospitalisation de force en

    psychiatrie. L’une d’elle est maintenant handicapée à plus de 80%. 

    Sophie elle-même en instance de divorce vit un conflit familial et se

    trouve sous la menace de traitements psychiatriques. Elle témoigne. 

    Chaque année, 76000 internements psychiatriques sont effectués de force. Il

    s’agit souvent de conflits familiaux lors de divorce, de conflits de voisinage,
    de problèmes d’héritage... 

    La France dépense environ 18 milliards d’euros pour la psychiatrie

    chaque année.  


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    13 min
  • Épisode 9: Victime d'électrochocs alors qu'elle n'avait que 17 ans. Nadia témoigne.

     Suite à une bouffée délirante, Nadia, alors qu'elle n'a que 17

    ans, est internée de force à l'hôpital psychiatrique Sainte-Anne à Paris
    pendant 6 mois puis à l'hôpital psychiatrique Perray-Vaucluse en région
    parisienne. Elle passe au total trois ans de sa vie enfermée dans ces hôpitaux
    psychiatriques.  

      

    Elle y subit 20 séances d'électrochocs en plus d'une prescription drastique

    de neuroleptiques. Elle prend 50 kg. Elle est également victime d'un viol de la
    part d'un patient.  

      

    Ses parents sont restés impuissants et dans l'incompréhension la plus

    complète. Ils n'ont jamais donné leur autorisation à cet enfermement de leur
    fille. Aujourd'hui adulte, Nadia ose parler.  

      

    En France d'après les chiffres officiels : 25000 séances d'électrochocs

    sont remboursées chaque année par la Sécurité Sociale. Aucune étude
    scientifique ne prouve l'efficacité ni les bienfaits des électrochocs appelés
    aussi sismothérapie.   


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    12 min
  • Épisode 8: Sur prescription de psychotropes chez les personnes âgées : Danger ? L'avis d'un médecin

     Selon la Haute Autorité de Santé, la

    prescription de psychotropes (anxiolytiques, hypnotiques, neuroleptiques, antidépresseurs
    pour l’essentiel) constitue un problème de santé majeur et complexe,
    particulièrement chez les sujets âgés. De nombreux travaux (dont un rapport de
    l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé : OPEPS) soulignent
    les mésusages des psychotropes et la nécessité d’actions ciblées, notamment sur
    la population très exposée et vulnérable des sujets âgés. Une personne sur deux
    de plus de 70 ans fait usage de psychotropes en France. 

    20% des 10 millions de personnes âgées

    consomment de façon chronique des hypnotiques ou anxiolytiques. 

    Docteur Karin Lobjoit, médecin

    anesthésiste à la retraite nous donne son avis.  


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    14 min
  • Épisode 7 : La psychiatrie : un danger pour les toxicomanes ? Une mère témoigne

     Le   Contrôleur   Général   des   lieux   de

     privation   de   liberté   a   récemment   émis
     un   rapport   accablant   sur l'utilisation
     abusive   de   la   contention   et   des
     chambres   d'isolement   en   psychiatrie.   

    En   France  chaque année plus de 73000 personnes sont internées

    de force. Sarah, mère de famille, témoigne des mauvais traitements pratiqués en
    psychiatrie. Son fils de 19 ans, consommateur régulier de cannabis, s'est
    retrouvé interné sous contrainte en psychiatrie. Pensant trouver de l'aide pour son
    fils auprès des psychiatres et confiante dans leurs compétences, elle
    découvre  que les droits fondamentaux de l'Homme sont bafoués
    (traitements dégradants et humiliants, non-respect de la personne, injections
    de force, enfermement, conditions de vie inhumaines...). Elle témoigne.  


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    6 min
  • Épisode 6 : Nouvelles thérapies du cerveau: Innovation ou Danger ? L’avis d’un médecin généraliste

     La Stimulation Magnétique Transcrânienne (SMT) consiste en l’induction d’un

    champ magnétique provoquant un courant électrique dans le cortex cérébral. Le
    psychiatre envoie de puissantes ondes électromagnétiques directement à travers
    le cerveau. Cette stimulation attaque le cerveau avec 3000 impulsions
    électromagnétiques par minute, 40 minutes à la fois, 5 fois par semaine,
    pendant 6 semaines. 

    La Stimulation Cérébrale Profonde consiste en l’implantation d’électrodes

    de stimulation dans le cerveau pour induire un courant électrique à haute
    fréquence (100 à 200 Hz). A ces fréquences, la stimulation entraîne des
    lésions, comme les pics à glace introduits dans le lobe oculaire ou encore la
    lobotomie, pratiqués il y a quelques décennies. La seule différence est que la
    lésion n’est plus physique mais électrique. Le Conseil Consultatif National d’Ethique
    (CCNE) avait été saisi sur les implications éthiques de ce «traitement» et
    avait émis de nombreuses réserves au vu de sa dangerosité. Le Docteur  
    Stéphanie   Becquet,   médecin   généraliste,   auteur
     du   livre   «Journal   d’un   médecin généraliste»
    paru aux Editions Le Cherche Midi, nous donne son avis.  


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    7 min

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La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme dénonce les abus commis en psychiatrie : internements forcés, électrochocs, camisoles chimiques...