L'IA peut désormais réaliser les tâches qu'on confiait aux stagiaires : préparation de séances, planification, mise en forme... C'est efficace, c'est rapide, c'est accessible.
Mais si ces tâches "de base" disparaissent, comment forme-t-on les jeunes collègues ? Comment développent-ils cette compréhension profonde qui vient justement de l'exécution répétée de ces missions apparemment simples ? La question n'est pas de savoir si l'IA va remplacer le travail humain. La vraie question, c'est : comment travaille-t-on avec l'IA tout en formant une génération qui maîtrise vraiment son sujet ?
Dans le nouvel épisode de Pyxida, je fais le parallèle avec une problématique que j'ai vécue en milieu hospitalier : comment former les internes quand les cas "simples" sont transférés en ambulatoire et qu'il ne reste à l'hôpital que les patients les plus complexes ?
Même défi, même enjeu : maintenir la transmission de l'expertise dans un contexte où les situations d'apprentissage traditionnelles se transforment radicalement.
L'IA ne remplacera pas l'expertise humaine, mais elle nous oblige à repenser la formation. Et ça, c'est une opportunité formidable si on s'en saisit intelligemment.