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Or


Parfois la vie nous mène par d’étranges chemins, des voies qu’on n’aurait pas souhaité emprunter, si elle ne nous y avait poussé comme de force. Comment, après avoir accompagné deux bébés jusqu’à leur mort, peut-on dire “je ne voudrais pas ne pas avoir vécu tout ça” ? Béatrice le dit pourtant, le coeur en paix. Dans ces histoires infiniment douloureuses, la vie s’est engouffrée, a pénétré et élargi le moindre interstice en elle.
Béatrice a connu six grossesses, elle a trois enfants vivants et vécu quatre accouchements lors desquels la vie et la mort se sont cotoyées. Ses maternités l’ont transformée. A partir de son vécu, Béatrice nous enseigne l’art de la résilience.
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Musique : Birraj - We Found Each Other
Violences familiales, drogue… l’enfance et l’adolescence de Ludivine ont été rudes. Elle s’en sort et devient maman une fois, deux fois… cinq fois. Le couple se sépare, l’événement est une blessure terrible pour Ludivine. Durant les 9 mois qui suivent, Ludivine est enceinte mais elle ne le sait pas : elle vit un déni de grossesse. Et c’est le jour même de l’accouchement qu’elle découvre qu’elle attend un enfant. Le bouleversement est immense : entre la naissance sous X, la rétractation et les premières années fusionnelles avec son bébé, Ludivine partage avec nous son incroyable histoire.
Besoin de voir un visage ? Retrouvez la version courte du témoignage de Ludivine en vidéo sur YouTube !
Note :
Cet épisode donne la parole à une maman qui nous livre son récit sans interruption. Ici, vous ne m’entendrez pas 🙂
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Musique : Birraj - We Found Each Other
On imagine mal l’effet que peut produire l’abandon d’une femme enceinte par un homme. Chez Lindsay, cela fait naître une colère immense qui va se retourner contre son bébé pendant et même après la grossesse… De justesse, elle évite le drame quand, prise par l’envie d’étouffer son bébé, elle appelle à l’aide.
L’histoire va se répéter, une seconde fois : même abandon, même grossesse solo… Mais sa réaction sera si différente !
Lindsay a si bien cheminé intérieurement que plus jamais, elle ne laissera les événements fâcheux détruire ni sa vie, ni celle de ses deux enfants.
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Musique : Birraj - We Found Each Other
Et voilà que deux grossesses s’annoncent coup sur coup : l’arrivée d’un bébé inattendu, alors qu’elle traverse encore la tempête de la dépression post-partum ; puis l’arrivée d’une petite puce qui attrape un sale virus in utero, avec la perspective d’un handicap sévère : la surdité.
Comment vivre ces bouleversements alors qu’on se trouve en mission humanitaire à l’autre bout du monde ? Trouver le chemin de la paix intérieure, demander de l’aide, anticiper son accouchement, prévoir un accompagnement médical… Dans la tête et le coeur d’Aurélie, les préoccupations d’expat se mêlent aux inquiétudes et aux émotions violentes qui la traversent.
Au détour du chemin, tel événement qui passe comme un baume… ; au terme, un regard de gratitude jeté en arrière, le coeur élargi.
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TIMELINEINTRODUCTION
0:20 : “Le sol s’est dérobé sous mes pieds ; j’avais pleuré pendant toute la première échographie.” “J’avais l’impression d’être morte à l’intérieur, mais je me suis rendue compte que lui, il était en vie.” Rongée par l’angoisse physiquement.
0:40 : Se laisser du temps. Gros coup de massue ; Noémie est sourde des deux oreilles. A le “cytomégalovirus.” Est pourtant un bébé très rayonnant.
CONTEXTE
3:18 : Libérer la parole au sujet du post-partum. A eu après son premier enfant une première phase compliquée ; ils partaient au Chili jeunes mariés, à 30 ans.. Trouver ses marques en jonglant avec l’arrivée d’un deuxième enfant en mission humanitaire. Gros “creux” après son troisième enfant ; Marthe.
4:00 : Est vraiment venu la surprendre. S’est beaucoup culpabilisée ; a pensé que cette dépression était une fragilité de son être et non qu'elle était contextuelle.
4:50 : S’est beaucoup reposée sur son mari. Son post-partum est venu la surprendre au bout de six mois de vie de son deuxième enfant, mais déjà enceinte du troisième. La baisse d’hormones qui arrive à ce moment-là est en grande partie liée à l’arrêt de l’allaitement. “Le poids de la famille nombreuse” ; 3 enfants. À deux parents, Aurélie et son mari se sont sentis dépassés.
6:20 : Coup des responsabilités. Aurélie est sage-femme. Et elle tombe enceinte de son quatrième enfant au moment où elle s’y attend le moins. Pourtant, la vie “est en Aurélie.”
8:20 : Aurélie a besoin d'aide ; elle fait appel à un psychiatre et commence à prendre des médicaments. Ce bébé l’aide doucement à se remettre sur pieds ; elle n’était pas prête, elle n’acceptait pas qu'il vienne prendre sa place au sein de son foyer et pourtant, une fois sa présence annoncée, leur vie de famille change.
9:00 : Aujourd’hui, l’avortement est tellement simple qu’on y pense facilement. Et les professionnels de santé nous poussent parfois vers ce choix ; une pression ambiante qui est vraiment là au sein de la société - “Madame, ce n’est pas normal de pleurer comme ça, vous êtes sûre, vous voulez le garder?”
11:50 : Le mari d’Aurélie l’aide à s’apaiser en lui rappelant le temps que prends une grossesse (- 9 mois c’est long, on peut évoluer, voir les choses différemment!)
ACCOUCHEMENT
13:30 : La naissance de son petit Joseph. Le soir de Noël ; est partie à la maternité en urgence à Paris, là où elle était en confiance alors qu’elle habitait en Bourgogne.
14:50 : A pris la péridurale. Un moment hyper paisible, à deux, dans l’intimité de cette clinique où Aurélie a ses repères et des amies sage-femmes présentes pour l’épauler. Cette mise au monde douce et attendue est venue “réparer” les débuts difficiles qu’elle avait vécu à cause de sa dépression.
AIDES
16:20 : Charge matérielle ; a beaucoup délégué à ce moment là. Avait un besoin pressant de faire du sport ; d’aller courir et marcher. Réceptive à la nature. Son psychiatre l’a par ailleurs beaucoup aidé.
18:50 : Mari très présent ; l’oriente à trouver les bonnes personnes. Apprendre à ne pas se faire violence. L’a aidé a accepter cette période difficile en cessant de se culpabiliser. A été très compatissant.
21:20 : Joseph (leur deuxième enfant) a eu une allergie au lait de vache a deux mois et cela s’est traduit par un eczéma très violent. Aurélie a du lui prodiguer de nombreux soins ; en cela elle s’est davantage rapprochée de lui. Malgré l'hypersensibilité de son fils, elle reste très proche de lui.
LA SURDITÉ DE SON CINQUIÈME ENFANT
25:20 : A eu son cinquième enfant à Madagascar ; la petite Noémie. A accepté de prendre du temps, de se laisser porter. Étaient très bien dans leur mission également ; a décidé d’accoucher dans la maternité de la capitale.
28:00 : Cependant, lors de la troisième échographie, Aurélie découvre que son bébé est anormalement petit. Décide de rentrer en France avec ses deux derniers enfants pour accoucher, sans son mari.
30:00 : Son bébé a le cytomégalovirus. Était seule à l’hôpital car contexte du covid. Retards moteurs et mentales avec possible surdité à venir. Cependant, Aurélie sent que son bébé est une battante. Rentre à Madagascar pour retrouver sa famille.
36:00 : 6 mois plus tard, Aurélie découvre que sa fille est devenue totalement sourde et a des retards moteurs. Pourtant, elle est très bien prise en charge à Madagascar, avec un kiné, une masseuse, des séances de rééducation.
CONCLUSION
41:00 : “Je sens qu’il y a un accueil plus grand en moi de ce que la vie nous offre, et une capacité à voir malgré toutes les surprises et les bouleversements vécus. On se rend compte de tous les trésors qu’il y a derrière, en ouvrant son coeur, tous ce qui est permis, dans le lien avec l’enfant et les personnes que l’on rencontre.”
42:25 : “Combien elle touche les coeurs, elle arrive à faire sourire, alors qu’elle est poly-handicapée et même si ça ne se voit pas, pourtant, elle rayonne. Son quotidien n’est pas facile, mais elle est heureuse, ça me donne du baume au coeur de voir qu’elle a sa place dans ce monde.”
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AUTRES ÉPISODES D’INTÉRÊT POUR VOUSSOPHIE : “Enceinte, mon conjoint sombre dans la dépression.”
ALICE : “Mon bébé a une malformation cérébrale, il naît sans séquelles.”
JESSICA : “Maman solo et mode de vie alternatif, j'élève seule mes trois enfants.”
ANNABELLE : “Le papa est parti, je culpabilise de ma grossesse.”
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Musique : Birraj - We Found Each Other
Or, Léa c’est le courage faite femme. Le risque d’une grossesse ? Elle l’assume. L’annonce à ses parents qu’elle redoute tant ? Elle l’ose. La pression psychologique de son copain ? Elle l’endure. La césarienne d’urgence à demi anesthésiée ? Elle la risque, les yeux grands ouverts, dans l’attente amoureuse de son bébé qui vient.
Besoin de voir un visage ? Retrouvez la version courte du témoignage de Léa en vidéo sur YouTube !
Note : cet épisode donne la parole à une maman qui nous livre son récit sans interruption. Ici, vous ne m’entendrez pas 🙂
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TIMELINEINTRODUCTION
0:20 : "Je suis tombée enceinte par accident à 17 ans, début septembre, en terminale." "Je suis maman à plein temps."
3:00 : L’a su deux mois plus tard en novembre, avec le bac à la fin de l'année. “Toutes les émotions d’un coup.” Elle ne comprenait pas comment c’était possible que ça arrive à elle, n’arrivait pas a réaliser, s’est effondrée, avait l’impression que plus rien n’allait être possible.
3:30 : Tout était prévu, elle devait partir à Nice faire une école de psy, mais désormais, elle ne sait même pas si elle va pouvoir passer son bac après son accouchement. Elle ne sait pas où ce bébé surprise va la mener.
CONTEXTE
4:00 : Sa plus grande peur : le regard de ses parents. La peur qu’on la prenne pour un enfant. Beaucoup de stress de devoir leur annoncer. S'en était rendue malade. Le challenge est de les avertir. D’héritage catholique, elle redoute leur réaction ; que ses parents soient très fâchés contre elle, qu'ils la juge. Elle sait qu’ils tiennent à la doctrine de l’Église.
5:30 : Elle prend sa maman à part inopinément. Celle-ci réagit bien, malgré l’angoisse, elle ne dit rien et accepte sa fille telle qu’elle est. La maman de Léa a elle aussi vécu une grossesse jeune. Elle comprend ce que sa fille peut ressentir et tente de la rassurer. Le père de Léa lui reste dans le silence. Elle crève enfin l’abcès. Dans un premier temps, ce dernier réagit plutôt bien. Cependant, il finira plus tard par la pousser à quitter le nid familial.
7:30 : Amicalement bien entourée. Beaucoup d’amies la soutiennent. Son entourage est dans l’ensemble prévenant et propose de l’aider.
8:30 : En couple, sa relation reste très toxique. "Je n’arrivais pas à le quitter, il y avait comme une force qui nous attirait à nouveau l’un vers l’autre. Ça revenait toujours comme avant."
9:00 : Un jour, une de ses prof lui dit “Léa, le plus important maintenant est que tu fasses attention à toi et à ton bébé parce que tout ce que tu ressens, ton bébé va le ressentir également.” C’est au moment où Léa prend réellement conscience de cet avertissement qu’elle réalise que tout ce que son copain lui fait subir, il ne peut surtout pas le faire également subir à leur fils.
9:30 : Le papa du bébé a été très surpris. A tout de même essayé de la pousser à avorter ; “on ne pourra pas profiter de notre jeunesse” lui dit-il. Connaissant son avis sur la question, il tente par des moyens détournés de lui faire comprendre que maintenant n’est pas le bon moment. Il ne semblait pas prêt, malgré leurs nombreuses discussions passées sur le sujet.
11:00 : "Pour moi, ce n'est pas une cellule, mais déjà un être vivant. Je ne me voyais pas enlever la vie de quelqu'un qui n'avait rien demandé, par ma faute. C'est à moi d'assumer les conséquences de mes actes. J'ai accepté." Léa est sûre d’elle. Elle a confiance, elle sait ce qu’elle veut et où elle veut aller.
12:00 : Léa a rdv avec son médecin pour savoir ce qu'elle souhaite faire. Cette dernière lui dit : "bon du coup, tu es enceinte, à quand doit-on programmer l’avortement ?” Léa est sous le choc. Elle n’a vraisemblablement pas son mot à dire, pas le temps de discuter, de se poser.
12:50 : Léa parvient a garder le cap de son choix en annonçant distinctement à son médecin qu’elle n’avortera pas. Ce bébé vivra. La médecin se décompose. Elle semble soulagée et heureuse. Elle explique à Léa qu’un grand nombre de femmes sont encore en proie à des émotions très fortes à cause d’un avortement vécu.
13:30 : "On ne se rend pas compte des conséquences d’un tel acte et des souffrances psychologiques qui suivent." Léa trouve qu’on ne parle pas assez des conséquences d’un avortement. “On nous procure ça comme une solution, mais parfois ce n’est pas toujours adapté à nous.” "L’avortement est rapide, facile. Il permet de continuer sa vie sans trop de difficulté. C’est une solution de facilité. On ne nous dit pas assez qu’on a le droit a beaucoup d’aides."
14:00 : On a peur de deux choses principalement : point financier et la réaction des parents. Au contraire, Léa décide d’être reconnaissante ; "je ne faisais que remercier d'avoir ce bébé en moi."
15:30 : Confinement. Tensions avec le papa de Léa ; beaucoup de différends par la suite. Les pressions du père de son fils sont parallèlement très compliquées à gérer et inconstantes, "tous les trois jours il revenait." "J'en ai rien à foutre, c'est pas mon enfant..." - le tout compilé aux hormones de grossesse. Sa grossesse reste un bon souvenir malgré ces rebondissements ainsi que toutes les pressions de son petit ami.
16:30 : Heureusement, elle s’appuie sur son fils sur qui elle sait qu’elle peut compter. Son soutien dans tout ce qu’elle a vécu. Il “m’a sauvé et aidé dans beaucoup de choses”. Elle se bat pour lui. Elle ne se sent plus seule. Il lui donne une raison de vivre.
17:15 : A appris à faire petit à petit. L'instinct maternel vient au fur et à mesure, mais par contre, l'amour qu'elle a ressenti pour son fils, lui, est immédiat.
18:15 : "L’amour est plus fort que tout." Sa mère a été très présente. Le parrain et la marraine de son fils également. De même pour sa paroisse. Comme une grande famille. Chacun a été là pour Léa, à tous les niveaux. Tous la félicite. Très touchée par les petits gestes de ces paroissiens.
20:00 : "Il y a toujours des paroles blessantes." Même chez des adultes matures. "J’ai été très en colère contre des petites phrases que je n’arrivais pas à comprendre”. “Un bébé qui fait un bébé”. “Des petits pics qui te rappellent la difficulté de ton choix, que tu es trop jeune." "On m'a jugé par rapport à mon âge, mais le monde est comme ça, tout n'est pas toujours tout rose. Mais on passe au-dessus car la colère ne dure pas.”
22:50 : Beaucoup de jugements mais Léa lâche prise, elle accepte. Elle confie tout au Seigneur, lui demande son aide. N'arrivait pas à trouver comment elle allait réussir, financièrement et au niveau scolaire également. Elle s’abandonne à Dieu.
ACCOUCHEMENT
24:00 : Un accouchement “folklorique,” en plein confinement. Avec sa maman ; en pleine nuit.
25:00 : Son col met du temps à s'ouvrir. Péridurale ne marche pas. Finalement césarienne, car son bébé commence à fatiguer. Ne voulait pas qu’on l’endorme alors qu'elle sentait tout du côté droit. Anesthésiée que d'un côté. Voulait accueillir son fils d’elle-même.
27:50 : Gaz hilarant. Mal mais heureuse. Son fils à côté d’elle. On oublie tout. "Le plus beau jour de ma vie.” “Remplie de joie - je le suis toujours à l'heure actuelle.” “Il était magnifique. Je m’étais anesthésiée d’émotions."
29:00 : "C'est mon enfant à moi, c'est moi qui l'ai créé." "C’est un combat à mener mais la fin est souvent très heureuse."
30:00 : Beaucoup de difficultés pour trouver un logement stable et qui convienne sans avoir de revenus. Ses parents ne pouvaient pas forcément l'aider. S'est retrouvée dans un autre logement social mais cela ne s'est pas bien passé ; beaucoup de jugements, moqueries. Son plus gros combat ; trouver un appartement qui convienne. Trouver les aides ; mais ce n'est pas facile. "Être maman, ce n'est pas facile non plus."
CONCLUSION
32:00 : “Être maman promulgue une force inouïe qui peut tout nous aider à traverser. On grandit forcément car on se sacrifie en partie pour notre enfant." Il faut trouver un juste milieu et des conditions. "Il y a des passages pas faciles."
33:00 : "Le jugement est très facile et vient très vite." "Mais être maman, c'est une chance. C'est le plus beau de tous les combats à mener."
34:00 : “Ma plus grande réussite, ma plus grande fierté, mon plus grand tout.” Ma colère s’est transformée en gratitude, "pourquoi c'est arrivée à moi ; comment j'ai eu cette chance là ?"
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AUTRES PODCASTS D’INTÉRÊT POUR VOUSCLARISSE : “Enceinte à 15 ans.”
RAVA : "Enceinte et rejetée par ma famille, je coupe les ponts."
AMINATA : “Enceinte, ma famille me met à la rue, je trouve un foyer.”
CHRYSTELLE : “Bébé non prévu, vivre sa grossesse en solo.”
MARIE : "Enceinte, il fait pression pour que j'avorte."
ANNABELLE : “Le papa est parti, je culpabilise de ma grossesse.”
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Musique : Birraj - We Found Each Other
Primo, encaisser le choc de sa grossesse ; secondo, encaisser le choc familial... avec, en cascade, toutes les conséquences concrètes qui s'en suivent. Aminata part dans une course incessante au logement : d'abord le 115, puis l'hôtel, enfin un foyer, puis un second, et au bout du compte, l'appartement où elle peut vivre désormais tranquillement avec son petit bout de chou.
Vous souhaitez vous rapprocher du foyer dans lequel Aminata s'est sentie bien ? Il s'agit de La Maison de Louise.
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TIMELINEINTRODUCTION
00:24 : “Soit tu avortes, soit tu quittes la maison lui dit sa famille. Au fond, j’avais envie de les quitter” répond Aminata. Avec l’argent qu’elle a mis de côté, elle s’installe dans un hôtel pour un temps.
01:28 : Subir 2 chocs simultanément : apprendre qu’elle est enceinte et se retrouver à la rue.
CONTEXTE
02:00 : Educatrice de jeunes enfants autistes. 24 ans, habite à Paris. Début septembre. L’apprend à deux mois de grossesse - mini déni.
02:45 : “Soit je quitte la maison, soit j’avorte.”
03:00 : “Prends tes responsabilités. Un bébé est un bonheur,” lui dit sa cheffe.
03:28 : Pour les musulmans, c’est parfois mal vu de tomber enceinte avant le mariage, ça peut être considéré dans certains foyers comme un déshonneur familial. Aminata a eu une semaine pour décider de garder ou non son enfant.
L’HEURE DU CHOIX
04:11 : Aminata compte garder son bébé. Sa famille lui répond : “ok, mais tu ne restes pas chez nous.”
04:35 : Appelle le 115. Est logée un temps chez eux. Appelle SOS Femmes Enceintes, la prenne tout de suite.
05:44 : Décide de se rapprocher du papa de son bébé habitant à Lyon ; fait appel à la Maison de Louise là-bas. Une colocation.
06:50 : Peut compter sur le père de son enfant. Mais ne pouvait pas habiter avec lui car lui était en foyer. Aides de la CAF. A commencé à mettre de côté. A eu beaucoup de dons (vêtements principalement).
07:55 : Au début, a mal vécu d’être uniquement "mère au foyer." Solution habitation inadéquate. Devait sonner, n’avait pas les clés, n’était pas indépendante, aucune autonomie.
09:20 : L’arrivée à la Maison de Louise se passe très bien. Aminata a l’impression d’être à la fois chez elle et accompagnée. A gardé des liens forts qu'elle a tissé là-bas.
ACCOUCHEMENT
10:35 : Libérée. "Tout ça pour ça." Ça vaut vraiment le coup. Le papa du bébé était présent à la naissance. N’a jamais pensé à avorter car savait qu’elle aurait cet acte sur sa conscience toute sa vie. Aminata voulait cet enfant, malgré la pression ; “je ne vais pas vivre toute ma vie pour ma famille.”
12:36 : Aucune personne de son entourage ne l’a soutenu mis à part son père et son conjoint. Pour certains musulmans, c’est encore pire d’avorter que de tomber enceinte avant le mariage.
LA VIE CONTINUE
14:10 : La vie à la Maison de Louise ; beaucoup de bénévoles très aidant. Très bonne ambiance. Promenades. Tétés. Bains. Cuisine toutes ensembles. Les hommes ne peuvent pas monter dans la colocation. Moment privilégié entre amies et femmes qui ont vécu des expériences de vie similaires.
15:14 : Au début relation compliquée entre son fils Mohammed et son papa, mais finalement, avec patience et bienveillance, la connaissance s’est affinée. A trouvé un appartement grâce à une demande de logement social puis demande de priorisation auprès de la préfecture.
16:13 : S’est beaucoup faite accompagnée par les bénévoles de la Maison de Louise. L’importance de garder le lien avec eux. Aminata appellera ensuite “Lyon Métropole Habitat” pour faire avancer son dossier.
17:00 : Enfin, commence une formation petite enfance. À deux ans et demi, a obtenu une place en crèche pour son fils. N’a jamais véritablement renoué les liens avec sa famille car son partenaire ne souhaite pas le mariage. Respecte son choix ; c'est leur vie désormais qui importe.
CONCLUSION
18:20 : "Ne pas s’oublier." "Prioriser sa volonté de travailler." Aminata a vécu sa grossesse à 22 ans ; son bébé elle l'a considéré comme “son premier vrai boulot.” A désormais d’autres priorités, la vie professionnelle reprend, et bien sûr son fils, qui a plus que jamais besoin d'elle.
19:15 : “Le bonheur est le sentiment qui domine ; ne jamais rien lâcher."
LIENS UTILESCLARISSE : “Enceinte à 15 ans.”
CHRYSTELLE : “Bébé non prévu, vivre sa grossesse en solo.”
RAVA : “Enceinte et rejetée par ma famille, je coupe les ponts.”
LÉA : “J'ai eu très peur d'annoncer ma grossesse à mes parents.”
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Découvrez le témoignage de Sophie : un témoignage de résilience maternelle et un témoignage de couple qui dure, tout en un.
Vous êtes entrepreneur et souhaitez rebondir après une liquidation ? Vous pouvez vous tourner vers l'association qui a accompagné si efficacement le mari de Sophie : 60000 Rebonds.
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TIMELINEINTRODUCTION
00:55 : L’aspect spirituel m’a beaucoup apporté.
01:00 : “Ma fille Gabrielle a cette force de transformer une situation de souffrance en grand bonheur.”
CONTEXTE
02:00 : Le foyer avait déjà deux enfants. Sophie les a élevé quasiment toute seule car son mari travaillait beaucoup, dans la restauration. Son mari détenait alors deux restaurants, dont un à 2h30 de route du domicile familial.
02:55 : Sophie s’est sentie seule pendant sa grossesse. À six mois de grossesse, en l’espace de deux semaines, l’entreprise de son conjoint fait faillite.
04:00 : Ce dernier tombe dans la dépression.
04:50 : Sophie ne vit plus sa grossesse sereinement. Elle la met après toutes ses préoccupations pour s’occuper de son foyer et tirer son conjoint vers le haut. Elle ne parle plus à son bébé.
06:20 : Physiquement, la situation est très éprouvante car elle se doit d’accompagner son conjoint partout pour solder le matériel de restauration mis en vente rapidement. Qu’elle le soutienne constamment. Elle faisait environ 60 km à vélo par semaine à cette époque là.
07:15 : Beaucoup de situations angoissantes et stressantes à gérer simultanément.
09:10 : À partir du 10 du mois, plus rien sur leurs comptes ; difficultés à nourrir leurs enfants. Au niveau des aides de l’Etat, quand une entreprise fait faillite, il n’y a pas, voir très peu d’aides immédiates.
10:00 : Le secours catholique redirige Sophie vers une Epicerie Solidaire.
14:00 : Son mari fait une tentative de suicide (il avale une boîte d’anti-dépresseurs et une demi bouteille de vodka). Sophie appelle un ami prêtre car sa maman l’accable en lui faisant penser que la situation est de sa faute. Elle ne cesse de lui faire des reproches.
15:38 : Sophie appelle sa mère et lui demande de l’aide. Elle lui répond négativement. Sophie tombe sous le choc mais décide d’assumer. Un revers n’en n’engendra pas un autre.
17:10 : Sophie décide de mettre son couple au centre de ses attentions en ramenant son mari chez eux (après avoir passé un temps à l’hôpital).
19:50 : Son espérance, sa force : son bébé. Son prénom, Gabrielle, qui signifie “force de Dieu.”
24:13 : Son mari dormait pendant la naissance, bourré d’anxiolytiques. Sophie pleure de douleur, elle souffre. Elle est déçue de l'absence mentale et morale de son conjoint.
ACCOUCHEMENT
26:50 : Cependant, Sophie est bouleversée par l’amour et la joie qu’elle ressent par rapport à ce nouveau bébé. Son coeur s’agrandit davantage.
29:30 : Au fil des semaines, Sophie reste très angoissée par le comportement de son mari qui parait très absent dans son rôle de père de famille. Sophie se sent si seule dans ses difficultés.
30:50 : Enfin, le mari de Sophie trouvera refuge auprès de l'association 60 000 Rebonds et retrouvera un travail. Il va de mieux en mieux mais continue de rester toujours très absent.
34:00 : La maman de Sophie lui met la pression en la persuadant que son mari fuit le foyer familial par son travail.
35:35 : Sophie finit par haïr son mari. Elle ne le supporte plus. Elle "nourrit de la haine pour lui."
37:00 : Sophie a une éducation chrétienne très théorique. Lors de soirées de catéchèses, Sophie et son mari travaillent sur leurs difficultés de couple. Une discussion est provoquée pour tenter de dissoudre le malaise instauré depuis la faillite de l'entreprise familiale.
40:00 : Sophie cherche de l’aide auprès de sa mère. Mais celle-ci reste dans la médisance et le jugement.
41:50 : Déclic. Sophie décide de s’éloigner de sa mère et de renouer avec son mari en l’incitant à reconnaître sa souffrance vécu principalement pendant sa grossesse et juste après, lors de sa période post-partum.
45:00 : Sophie demande l’intercession de l’ange Gabriel. Sa foi l’a énormément porté vers le haut. Ses relations avec ses amis catholiques et missionnaires également. Des paroles d’amour, réconfortantes, qui ont aidé Sophie à revenir dans le chemin de la lumière.
CONCLUSION
47:00 : Le mari de Sophie a retrouvé du travail ; il a réussi à rebondir.
49:00 : Cependant la relation entre Sophie et sa maman reste compliquée ; cette dernière a beaucoup de rancoeur envers le conjoint de sa fille. Sophie essaye de la rassurer, de lui dire que tout va bien au sein de son foyer. Cela aide sa maman à prendre de la distance.
50:50 : Finalement, Gabrielle aura été la personnification de la force que Sophie a dû témoigner pour traverser cette grande épreuve professionnelle et de couple mais également pour démontrer son courage de maman résiliente dans la tempête.
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CHRYSTELLE : “Bébé non prévu, vivre sa grossesse en solo.”
LÉA : "J'ai eu très peur d'annoncer ma grossesse à mes parents."
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RAVA : “Enceinte et rejetée par ma famille, je coupe les ponts.”
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Mais Rava sait au fond d’elle-même que l’enfant qu’elle porte sera le soleil de sa vie… Elle forme un voeu : que par cet enfant, les siens soient unis à nouveau et le prénomme Haureva : “ Réconciliation ”.
Rava est disposée à échanger avec celles qui le souhaitent pour les accompagner sur leur chemin, n'hésitez pas à nous contacter et nous vous mettrons en relation.
Vous souhaitez vous rapprocher de l’association qui a aidé Rava à trouver un logement et de la compagnie ? Il s'agit de la Maison Bethléem.
Besoin de voir un visage ? Retrouvez la version courte du témoignage de Léa en vidéo sur YouTube !
Note : cet épisode donne la parole à une maman qui nous livre son récit sans interruption. Ici, vous ne m’entendrez pas 🙂
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TIMELINEINTRODUCTION
00:35 : “La connexion que j’avais avec ce bébé, c’est ça qui m’a fait tenir. Je me suis vraiment battue pour cet enfant et j’en suis fière.”
00:40 : “C’est une nouvelle vie.”
00:50 : Rava a perdu son fils a 5 mois de vie de la mort subite du nourrisson.
CONTEXTE
01:55 : 29 ans, originaire de Tahiti. A un grand frère et une grande soeur. Est tombée enceinte à 25 ans ; l’a su à 3 mois de grossesse.
02:38 : Son conjoint ni sa famille ne voulaient de l’enfant. Son conjoint principalement pour des raisons financières. Son frère par contre reste présent. Celui-ci habite à Toulon mais Rava est à Bordeaux.
03:55 : Dès que Rava apprend qu’elle est enceinte, elle ressent un instinct maternel puissant qui la guidera vers sa décision.
04:55 : La peur des parents. Que leur fille soit toute seule pour élever l’enfant, seule en France. La réaction des parents de Rava l’ont énervé et frustré.
05:50 : Le père de Rava lui conseille de le faire adopter. Cette dernière, trop stressée par ce rejet familial, décide de couper les ponts avec ses parents, malgré la déception de cette absence fraternelle.
08:03 : La musique l’a beaucoup calmé, aidé à garder une paix intérieure.
08:30 : À 16 ans, Rava avait déjà avorté et l’avait très mal vécu. Elle ne cessait de penser à quel âge aurait son enfant, à quoi il aurait ressemblé. Elle se dit que ce bébé là, il vivra.
10:08 : Rava demande de l’aide à des assistantes sociales. Elle décide de se rapprocher de son grand-frère toulonnais et trouve refuge auprès de la Maison Bethléem qu’elle contacte par email.
11:00 : Devenir maman a "boosté" Rava. L’a rendu "davantage responsable." L’a "aidé à grandir."
ACCOUCHEMENT
11:45 : A accouché seule. A eu la péridurale. A fait une hémorragie interne mais ne s’en est pas rendue compte.
14:10 : A appelé son fils “Haureva” qui signifie “Réconciliation” en tahitien. Ce bébé a changé la vie de Rava et elle-même également. C’est “une nouvelle vie, c’est merveilleux.”
15:50 : Rava perd son fils de la mort subite du nourrisson à 5 mois : “J’ai perdu l’amour de ma vie.”
17:00 : Grand traumatisme. Rava avait des trous noirs. L’amour qu'elle portait à son fils n’est pas le même amour qu’elle a pour sa famille. “Les cinq mois vécus avec son fils sont les plus beaux jours de ma vie.”
CONCLUSION
18:40 : Mon enfant m’a rendu forte. On est des mamans fortes. Pour le bien de nos enfants.
LIENS UTILES1. Instagram
2. Facebook
3. Site Internet
4. Youtube
5. Podcasts
AUTRES PODCASTS D’INTÉRÊT POUR VOUSCLARISSE : “Enceinte à 15 ans.”
CHRYSTELLE : “Bébé non prévu, vivre sa grossesse en solo.”
LÉA : "J'ai eu très peur d'annoncer ma grossesse à mes parents."
AMINATA : “Enceinte, ma famille me met à la rue, je trouve un foyer.”
MARIE : "Enceinte, il fait pression pour que j'avorte."
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Musique : Birraj - We Found Each Other
Un mois à peine d’une toute nouvelle relation qu’Annabelle se trouve enceinte. Avec la découverte de sa grossesse, l’évidence qu’elle désire cet enfant la saisit. Mais plus violemment encore, la saisissent l’angoisse et la culpabilité de “faire un bébé toute seule”.
Insidieusement la dépression s’installe... Ce qui ne l'empêchera pas de réaliser son projet de mettre au monde son enfant chez elle, avec accouchement à domicile pour le moins extraordinaire.
Annabelle nous raconte son désarroi devant le refus du père.
Elle nous dit l’importance que revêt pour elle la reconnaissance de paternité dont elle fera les démarches.
Et la joie de vivre qui doucement reprend ses droits…
Vous souhaitez contacter la structure dont nous parle Annabelle ? Il s'agit de l'association Les Cigognes.
Les Cigognes ont la particularité d'être spécialisées sur la question des enfants non reconnus. L'association Grenobloise, outre des rencontres, propose aussi une écoute téléphonique et un forum dans lequel vous trouverez de nombreux parcours de vie et la possibilité d'échanger avec des femmes ayant vécu des situations semblables à la vôtre.
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TIMELINEINTRODUCTION
01:00 : “Sur le moment, on ne sait pas tout ce qui va se dérouler, et puis finalement on se dit ce n’est peut-être pas plus mal comme ça.”
01:15 : Une histoire truffée de paradoxes. Saisit par l’angoisse et la culpabilité de “faire un bébé toute seule.”
CONTEXTE
03:00 : Avait 29 ans. Nous raconte cette histoire 20 ans plus tard. Sortait d’une relation qui l’avait beaucoup marqué ; “l’homme de sa vie”. Elle était perdue, désorientée.
03:25 : Pas une période durant laquelle Annabelle se sentait bien. Elle n’allait pas bien.
04:20 : Relation précédente avait été passionnelle mais très compliquée. Ils n’arrivaient pas à avoir d’enfants. Une difficulté que connaissaient aujourd’hui de nombreux couples.
05:11 : À tout de suite su qu’elle ne pouvait pas ne pas le garder. Avec toutes les difficultés qu’elle avait précédemment vécues avec son ex-compagnon.
06:50 : Espérait que son copain resterait à ses côtés. N’a pas compris pourquoi elle voulait le garder. Il a tourné les talons. Pas d’ambiguïté sur ni l’une ni l’autre des positions. Et “c’était comme ça.”
08:35 : En parler à son entourage? Annabelle avait honte. Cependant, son entourage était bienveillant ; avoir un enfant est perçu comme positif et “chouette.”
10:00 : Malgré tout, Annabelle se sent très coupable. Elle reste persuadée que son enfant ne connaîtra jamais son père.
11:00 : Sa grossesse est compliqué ; Annabelle est déprimée et tombe dans la dépression.
12:50 : Envisager la suite. Au contraire, sa grossesse lui a permis de redémarrer, de faire de nouveaux projets. Comme un nouveau départ.
ACCOUCHEMENT À DOMICILE
15:10 : Très particulier. Des contractions pas efficaces. La sage-femme lui demande : “y a-t-il quelqu’un qui peut vous aider?” Annabelle fait appelle à son ex-compagnon, qui fait deux heures de route pour venir l’aider.
17:25 : Ne pas transformer la réalité ni faire semblant. Annabelle a vécu un très bel accouchement mais n’est cependant pas restée en lien avec son ex-compagnon.
18:15 : Une petite Charlotte née. La première fois que le papa de Charlotte vient lui rendre visite, elle avait 3 mois.
20:20 : Annabelle aura ensuite un nouveau compagnon et une autre fille. Charlotte continuera de voir son papa de temps en temps tout en vivant sous le toit de son autre “papa de coeur,” la personne avec qui Annabelle a décidé de refaire sa vie.
22:00 : Ce qui a beaucoup pesé pour Annabelle : le poids de la responsabilité solo. Le fait qu’elle soit seule pour décider de l’éducation de sa fille.
23:05 : L’association Les Cigognes. Elle soutient les mères célibataires et toutes les personnes qui n’ont pas forcément de père ou de mère. A pu échanger avec d’autres femmes qui étaient dans la même situation.
24:00 : Se dire qu’on est pas tout seul ; ça fait du bien.
24:30 : Le père biologique de Charlotte la reconnaîtra finalement officiellement, lors de la naissance de son deuxième enfant. Accorder une place à la vérité.
27:00 : Annabelle a toujours travaillé. Les soucis financiers n’ont jamais été un problème. A même pu prendre trois mois de congés sans solde.
28:00 Comment gère t-on la solitude de s’occuper d’un bébé seule? Au début, tout va très vite donc on ne pense pas forcément à prioriser ses relations sociales.
30:00 : Fabuleux de vivre cette aventure avec sa fille. Très important pour Annabelle que le lien avec la famille paternelle ne soit pas coupé.
CONCLUSION
31:00 : On peut vivre des choses très difficiles mais on ne sait pas comment les choses vont évoluer. Tout se dénoue. On ne sait jamais ce qui va se passer. Il faut prendre du recul et ne jamais perdre espoir.
31:50 : Il y en a d’autres. Elle n’est pas toute seule à vivre ça ; ce n’est pas si grave !
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RAVA : “Enceinte et rejetée par ma famille, je coupe les ponts.”
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Le schéma se répète à l'identique ou quasi : le père fait très fortement pression pour qu'elle avorte. Pourtant, la seconde fois, Marie ne pose pas le même choix. Elle se découvre capable d'une force qu'elle ignorait encore... Son bébé l'apprivoise doucement et Marie devient maman pour de vrai, avec en elle, le sentiment que sa vie est désormais accomplie.
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TIMELINEINTRODUCTION
00:15 : “Le choc est tel qu’on est en train de se faire un schéma mental de la catastrophe absolue.”
00:20 : “Je ne veux pas être père, tu ne peux pas m’imposer ça.”
01:01 : “Ça m’a fait prendre conscience que j’étais capable d’endurer plus de choses que je ne le pensais ; si je n’avais pas vécu ça, j’aurais vécu avec une vision diminuée de moi-même.”
CONTEXTE
01:20 : Enceinte pour la deuxième fois, à 34 ans, après un premier avortement étant plus jeune.
03:10 : Peu de temps que Marie fréquentait cet homme ; une relation de vacances. Avaient évoqués ensemble l’idée de trouver vite un moyen de contraception stable et fiable.
04:45 : Choc émotionnel, la panique. L’impression qu’une comète s’écrase devant elle. Elle appelle tout de suite une amie pour ne pas rester seule dans l’angoisse. Ne pas s’isoler, en parler autour de soi.
07:30 : Le mot “avortement” est très vite arrivé. Le copain de Marie s’oppose à elle brutalement en étant par exemple insultant. Il lui dit ne pas supporter d’avoir un enfant sans l’élever, qu’il allait se tirer une balle si elle le gardait. Marie ne se laisse pas impressionner car elle a déjà vécu un premier passif de pressions, étudiante. Elle a ensuite vécu dans la peur, dans le remord et dans la culpabilité pendant longtemps, suite à son avortement.
09:00 : La peur de l’avenir. La prière a beaucoup aidé Marie a gardé une paix intérieure.
17:00 : Retour en arrière sur l'histoire du premier bébé de Marie ; elle a avorté sur un "coup de tête." Ça s’est fait très vite, dans la panique. Marie s'est sentie “poussée à” avorter, mais en fin de compte, elle seule a engendré l’action ; elle a pris la décision de ne pas le garder. L’a ensuite très mal vécu, en ayant peur de vivre seule toute sa vie et en se demandant continuellement ce qu’il serait devenu si.
19:20 : Sa fille s’appelle Mathilde. Elles écrivent les débuts de son “livre de vie” ensemble. Marie n’a jamais été aussi heureuse depuis sa naissance.
21:15 : "Être mère célibataire est un poids dans la société" ; c’est également un deuil à faire de la "famille parfaite." “Heureusement, on vit dans une époque où ce genre de situation est beaucoup mieux perçu et vécu.” Marie aurait “porté la honte” si sa situation lui était arrivée 30 ans plus tôt, voir même moins.
22:10 : Marie avait le soutien de sa famille et de ses amis, qui reste très important.
ACCOUCHEMENT
22:50 : A demandé la péridurale car avait l’impression d’être ultra-éprouvée physiquement. Forceps. Impressionnée. S’est mal passé. Chute hormonale, n’arrêtait pas de pleurer.
25:00 : La peur de revenir seule chez elle, de prendre correctement soin de son bébé.
27:40 : Les pleurs incessants jouent sur les nerfs. Les coliques du nourrisson, on ne peut pas faire grand chose ; ils ont juste mal au ventre. Lorsque l’on est mère seule, on a cependant droit à beaucoup d’aides sociales - au niveau logement, mode de garde, etc. Principalement grâce à la CAF.
28:30 : Quand on apprend à être parent, on fait au mieux. Parfois on ne comprends pas forcément tous les pleurs et ce n’est pas grave pour autant.
30:10 : Son bébé l’a fait avancer ; Marie s’est sentie accomplie grâce à sa fille, lui a permise d’avoir accès à une autre vie. La difficulté ; affronter le regard des gens. On n’aime pas être mal-jugé. Il faut apprendre à prendre de la distance sur les choses et sur nos émotions.
33:35 : Marie a été bouleversée par le regard d’amour de sa fille, en voyant la tendresse qu’elle lui témoignait, ses yeux remplis de joie. Il n’y a plus de limite. Ce qui arrivait à sa fille, Marie avait l’impression que ça lui arrivait à elle. Relation fusionnelle.
35:45 : "Les autres nous rappellent aussi ce qui nous rend différent."
37:30 : Au bout d’un an, si un papa ne signale pas son lien de filiation avec un enfant, les démarches pour faire reconnaître sa paternité auprès des services juridiques deviennent plus compliquées ; il est ensuite déchu de toute "autorité paternelle" légalement. Le père de Mathilde n’a jamais reconnu son statut.
38:20 : Avoir un modèle paternel à la maison. Ne pas avoir de tabou, un silence pesant. Marie a entendu beaucoup de témoignages d’enfants n’ayant pas forcément vécu avec un père présent dans le foyer. N'en garde pas de séquelle pour autant ; l'important est de libérer la parole.
CONCLUSION
40:00 : La souffrance permet de grandir, de mûrir. Marie a l’impression d’être une femme forte, accomplie. C’est “difficile de trouver un sens à sa vie quand sentimentalement, ça ne va pas non plus.”
43:00 : “Dans notre vie, on recherche toujours de l’amour. Un bébé apporte un amour tellement puissant que finalement ça embellit toute notre vie."
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AUTRES PODCASTS D’INTÉRÊT POUR VOUSANNABELLE : “Le papa est parti, je culpabilise de ma grossesse.”
CHRYSTELLE : “Bébé non prévu, vivre sa grossesse en solo.”
JESSICA : “Maman solo et mode de vie alternatif, j’élève seule mes trois enfants.”
AMINATA : “Enceinte, ma famille me met à la rue, je trouve un foyer.”
RAVA : “Enceinte et rejetée par ma famille, je coupe les ponts.”
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Musique : Birraj - We Found Each Other
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Bienvenue !
Moi, c'est Mawann. Si tu viens ici c'est probablement que tu te reconnais dans le mot "résilientes". Tu es sans doute aussi maman ou t'apprêtes à le devenir. Alors d'abord, BRAVO,…
La grossesse, l'accouchement et le post-partum peuvent être vécus comme des périodes de fragilité, de solitude et de peur. Mais CONFIANCE. Tu es capable, même si tu ne le sais pas. Tu n'es pas seule, ton bébé est là et nous sommes là.
Tu entendras ici des échanges qui vont t'aider dans les très grandes et petites difficultés de ta maternité. Mon but ? Te permettre d'avancer avec confiance sur ton chemin.
Il y a trois séries différentes :
Quand il nous semble que la nuit sera sans fin, il suffit parfois de rencontrer une compagne sur le chemin et de se sentir comprise pour apercevoir l'horizon qui s'éclaire. Nos mamans résilientes sont ces compagnes. Elles sont tes compagnes. Ici, tu ne seras pas jugée, tu recevras de la douceur, du soutien et de la confiance en cette force qui t'habite.
Alors, quelle que soit ta situation, ta vie, bienvenue à toi. Tu fais désormais partie de la famille des RÉSILIENTES !