Respublica Vox

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Respublica Vox episodes

  • À Ramonville, Sylvie Brot fait le point sur ses 100 premiers jours de mandat

    Dans cet épisode de Respublica Vox, Sylvie Brot, maire de Ramonville, revient sur ses 100 premiers jours de mandat. Vidéoprotection, sécurité, terrain de sport synthétique, adaptation des écoles aux fortes chaleurs, rénovation énergétique, maison de santé et démocratie participative : quels projets sont déjà engagés et quelles sont les prochaines étapes ? Une interview consacrée aux premiers choix et aux chantiers de la nouvelle équipe municipale.

    8 min
  • Réaction de Pascal Chicot à son élection à la mairie de Castanet-Tolosan

    Une quarantaine de voix ont manqué à Jordan Puissant pour transformer l’essai. Le jeune candidat s’est incliné (49,68 %) face à Pascal Chicot (50,33 %), représentant d’une majorité sortante recomposée.

    Arrivé en tête au premier tour avec 44 %, Jordan Puissant n’a pas su résister à la remontée de la liste Castanet en action, menée par Pascal Chicot, conseiller municipal PS de Castanet-Tolosan. Ce dernier a bénéficié d’une dynamique de second tour déterminante, portée par la fusion avec Castanet en commun.

    Le report de voix de la liste Europe Écologie–LFI, arrivée en troisième position au premier tour, a joué un rôle clé. Celle-ci avait fait le choix de s’unir à la liste conduite par Pascal Chicot, légèrement devant au soir du premier tour.

    Malgré cette victoire, l’écart extrêmement réduit traduit un avertissement politique : une part importante des électeurs exprime un mécontentement, fragilisant la légitimité de la majorité sortante reconduite de justesse.

    7 min
  • Réaction de Sylvie Brot à son élection à la mairie de ramonville

    C’est un véritable séisme politique à Ramonville-Saint-Agne. Longtemps ancrée à gauche, la commune de la métropole toulousaine bascule à l’issue du second tour des élections municipales, dimanche 22 mars 2026. Sylvie Brot, candidate divers centre, a été élue maire avec 53,39 % des voix, devançant le maire sortant Christophe Lubac, en poste depuis 2008, qui recueille 46,61 %.

    Un renversement de situation majeur dans une ville historiquement acquise à la gauche, où les divisions et les recompositions politiques auront finalement rebattu les cartes.

    Une dynamique installée dès le premier tour
    Dès le premier tour, Sylvie Brot avait pris une longueur d’avance avec 44,73 % des suffrages, loin devant Christophe Lubac (35,03 %). Derrière eux, la fragmentation du paysage politique à gauche s’est confirmée avec la liste écologiste de Jürgen Knödlseder (17,11 %) et celle de Lutte Ouvrière menée par Pascal Derrez (3,15 %).

    Malgre le retrait de la liste Ramonville écologie christophe Lubac n’a pas su convaincre les électeurs de lui accorder un quatrième mandat. La candidate centriste a elle su capitaliser sur son avance et rassembler au second tour.

    Une campagne axée sur l’indépendance et le local
    Sylvie Brot a construit sa campagne sur une ligne claire : l’indépendance vis-à-vis des partis et un recentrage sur les enjeux municipaux. Sa liste, composée de profils variés issus de différents horizons, revendiquait une approche pragmatique et transpartisane.

    Parmi ses priorités : la santé, avec la création d’une maison de santé pluriprofessionnelle, la modernisation des services publics ou encore la mobilité et la vie associative.

    Face à elle, Christophe Lubac défendait son bilan et une union de la gauche élargie, notamment avec La France Insoumise, un choix qui a suscité des critiques durant la campagne et nourri le débat local.

    Malgré le soutien de figures nationales et locales comme Benoît Hamon, fondateur de Générations.s, et Sébastien Vincini, président du conseil départemental de la Haute-Garonne, la dynamique n’a pas suffi à inverser la tendance.

    La fin d’un bastion de gauche
    Cette défaite marque un tournant pour Ramonville-Saint-Agne, commune historiquement orientée à gauche depuis plusieurs décennies. Après 18 ans de mandat, Christophe Lubac va quitter la mairie avec un goût amère, celle de la division et des reproches. Durant la campagne comme à l’issue du scrutin, les critiques ont été particulièrement sévères du côté de Ramonville Écologie, l’autre liste de gauche qui avait decidé de se retirer. Ses membres ont dénoncé un maire sortant enfermé depuis des années dans une forme de tour d’ivoire, coupé d’une partie des réalités locales.

    Une nouvelle ère politique
    Avec cette victoire, Sylvie Brot ouvre une nouvelle page politique pour Ramonville. Reste désormais à transformer l’essai et à concrétiser les engagements pris durant la campagne, dans une ville où les attentes sont fortes et le paysage politique profondément recomposé.

    Une chose est sûre : ce scrutin restera comme l’un des plus marquants de l’histoire politique récente de la commune.

    6 min
  • Municipales à Castanet : Pascal Chicot mise sur l’union à gauche pour le second tour

    Arrivée en deuxième position au premier tour des élections municipales à Castanet, la liste « Castanet en Action », conduite par Pascal Chicot, entend capitaliser sur sa dynamique pour le second tour. Avec 28,12 % des suffrages, elle devance la liste sortante « Castanet en commun » (27,77 %), menée par Gwenola Klopp-Tosser, mais reste derrière la liste « Unis pour Castanet » de Jordan Puissant.

    Un résultat que le candidat accueille avec satisfaction, compte tenu du contexte de campagne. « Oui, très satisfait. Une partie des Castanéens ont bien compris notre position et le message que nous avons voulu transmettre », souligne-t-il. Lancée tardivement, sa liste a su trouver un écho auprès d’une partie de l’électorat, notamment autour d’un axe central : l’écoute des habitants.

    Une campagne axée sur la proximité

    Pour Pascal Chicot, ce score repose avant tout sur la crédibilité du projet et sur une attente forte exprimée sur le terrain. « Les Castanéens se sont sentis peu écoutés. C’était le premier point, l’axe principal de notre programme : nous allons vous écouter et vous allez avoir un maire présent avec vous », insiste-t-il.

    Le candidat évoque également une perception partagée durant la campagne, notamment lors des mois de porte-à-porte : un décalage entre une partie de la population et l’équipe sortante. « Une équipe aux manettes aurait dû finir bien au-dessus. Cela montre qu’il y a quelque chose qui n’a pas été compris dans le ressenti des habitants », analyse-t-il.

    Une union de la gauche pour le second tour

    Dans un contexte de dispersion initiale des forces de gauche — le PS, le PCF, le MRC et Génération.s s’étant désolidarisés de la liste « Castanet en commun » — le second tour se prépare désormais sous le signe du rassemblement.

    Les deux listes de gauche ont en effet décidé de fusionner. « L’objectif est de faire gagner la gauche à Castanet pour que la ville reste dans un esprit d’humanisme, de développement culturel, de solidarité et d’écoute des citoyens », affirme Pascal Chicot.

    Concrètement, la nouvelle liste comptera 35 noms, dont 17 issus de « Castanet en commun » et 18 de « Castanet en Action ». Parmi les 25 élus potentiels, la répartition prévoit 15 représentants de la liste Chicot et 10 de l’équipe sortante. Une organisation qui garantit, selon lui, « une majorité confortable » pour porter les orientations défendues pendant la campagne.

    Une ligne politique assumée

    Pascal Chicot revendique un positionnement clair, notamment vis-à-vis de La France insoumise. Dès le premier tour, sa liste avait fait le choix de ne pas intégrer de colistiers encartés à LFI, une ligne maintenue lors des négociations. « Ce n’est nullement en lien avec les personnes, mais avec l’image du mouvement au niveau national, qui n’est pas acceptable pour nous », explique-t-il.

    Il tient toutefois à saluer l’engagement local des militants concernés, qu’il juge « tout à fait compatibles avec la population castanéenne ».

    Capitaliser sur le bilan et corriger les manques

    Pour la fin de campagne, la stratégie est claire : valoriser les réalisations du mandat tout en reconnaissant les insuffisances. « Il y a beaucoup de choses positives qui ont été faites à Castanet : le centre social, le Castagora, le travail avec les associations. Tout cela va être conservé et remis en avant », détaille le candidat.

    Dans le même temps, il insiste sur la nécessité de corriger certains points. « Un mea culpa a été fait sur ce qui n’a pas fonctionné. Nous allons aussi corriger ces choses », assure-t-il.

    Une vision pour l’avenir de Castanet

    Au-delà de l’échéance électorale, Pascal Chicot dessine les contours d’un projet centré sur la qualité de vie et la cohésion locale. « L’objectif, c’est que tous les Castanéens se retrouvent, que l’on puisse vivre ensemble avec une dynamique commune », affirme-t-il.

    Refusant une urbanisation trop rapide, il met en garde : « Nous ne voulons pas que Castanet devienne une ville dortoir, ni une ville à 20 000 habitants à court terme. »

    À quelques jours du second tour, la campagne s’intensifie donc autour d’un enjeu central : convaincre que l’union nouvellement formée peut incarner une alternative crédible face à la liste arrivée en tête au premier tour.

    7 min
  • Municipales à Castanet-Tolosan : Jordan Puissant en tête au premier tour avec 44,11 % des voix. sa réaction

    À Castanet-Tolosan, le premier tour des élections municipales place Jordan Puissant largement en tête avec 44,11 % des suffrages exprimés. Il devance Pascal Chicot (28,12 %) et Gwenola KLOPP-TOSSER (27,77 %), deux listes issues de la majorité municipale sortante.

    Un résultat qui satisfait le candidat arrivé en tête, après plusieurs mois de campagne sur le terrain. « On est extrêmement satisfait. C’est un excellent résultat qui récompense une campagne très active menée depuis de nombreux mois », explique-t-il.

    Selon Jordan Puissant, ce score reflète une attente de changement exprimée par les habitants lors des rencontres sur les marchés ou en porte-à-porte. Il estime que plusieurs thèmes du quotidien ont fortement pesé dans le vote, notamment la propreté de la ville, la sécurité ou encore la fiscalité locale.

    « On a travaillé sur des sujets importants pour les Castanéens : salubrité, sécurité, éclairage public et circulation. Ce sont des préoccupations concrètes sur lesquelles nous avons fait des propositions », souligne-t-il.

    Le candidat met également en avant la composition de sa liste, mêlant des figures déjà connues localement et de nouveaux profils.

    Des alliances possibles chez ses adversaires
    Le second tour pourrait toutefois se jouer dans un contexte particulier. Les listes de Pascal Chicot et de Gwenola KLOPP-TOSSER, toutes deux issues de la majorité sortante, totalisent ensemble près de 56 % des voix et pourraient envisager un rapprochement ou un désistement de l’une au profit de l’autre.

    Jordan Puissant se montre critique face à cette éventualité, qu’il juge incohérente au regard des oppositions affichées pendant la campagne. « Pendant toute la campagne, ils ont expliqué qu’ils n’étaient pas d’accord entre eux. Aujourd’hui, vouloir s’allier après le premier tour, c’est un discours incohérent et difficile à comprendre pour les électeurs », estime-t-il en soulignant que la présence de la LFI devrait poser un problème moral au PS.

    Pour le candidat de Castanet Unis la campagne se poursuit avec un objectif clair : convaincre les électeurs qui ne se sont pas déplacés lors du premier scrutin.

    « Nous allons surtout faire du porte-à-porte, notamment dans les bureaux où l’abstention a été la plus forte, pour expliquer notre projet et encourager les habitants à aller voter », nous précise-t-il.

    Un scrutin encore ouvert
    Si le candidat arrivé en tête aborde le second tour en position favorable, l’issue du scrutin reste incertaine. La participation et d’éventuelles alliances entre les deux listes de gauche pourraient peser dans le résultat final et déterminer la future majorité municipale de Castanet-Tolosan.

    7 min
  • Christophe Lubac : 18 ans à la tête de Ramonville, programme et projets détaillés

    Description / post :
    Dans cette interview exclusive, Christophe Lubac, maire sortant de Ramonville et candidat à sa succession, revient sur ses 18 années de mandat et détaille son programme pour les prochaines municipales.

    Au programme :

    Son expérience et sa vision pour la jeunesse et le renouvellement de l’équipe municipale

    L’alliance avec l’ensemble de la gauche et les valeurs défendues

    Santé : maisons de santé, santé environnementale et « ordonnance verte »

    Écologie populaire, végétalisation et alimentation durable

    Urbanisme, logement social, colocation intergénérationnelle et cœur de ville

    Inclusion, handicap, sécurité et participation citoyenne

    Une interview complète pour comprendre les enjeux locaux, les projets concrets et la vision politique de Ramonville pour les années à venir.

    🎥 N’hésitez pas à regarder, liker et partager pour suivre les élections municipales à Ramonville !

    52 min
  • Municipales à Ramonville : indépendance, santé, mobilité, culture au cœur de la campagne de Sylvie Brot

    À l’approche des municipales de mars 2026, Sylvie Brot, candidate à la mairie de Ramonville et tête de liste de Ramonville et vous, présente son programme centré sur la proximité, l’indépendance et l’action concrète.

    Dans cet épisode, découvrez ses priorités pour la ville :

    Santé : création d’une maison de santé pluriprofessionnelle pour stopper la pénurie de médecins.

    Seniors et mobilité : une navette municipale dédiée pour faciliter les déplacements intra-communaux.

    Services publics : ouverture de la mairie le samedi, guichet pour cartes d’identité et passeports, modernisation des outils numériques.

    Urbanisme et cadre de vie : préservation de l’identité des quartiers et adaptation à la transition écologique.

    Sport, culture et associations : investissements dans les infrastructures, soutien aux bénévoles et diversification des activités culturelles.

    Sylvie Brot explique également sa vision de la politique municipale : rassembler, apaiser et protéger la ville, sans être prisonnière des tensions nationales ou partisanes.

    👉 Abonnez-vous pour suivre les débats et découvrir les programmes des candidats à Ramonville.

    #Ramonville #Municipales2026 #SylvieBrot #Santé #Urbanisme #Mobilité #VieAssociative

    24 min
  • Municipales 2026 à Castanet-Tolosan : Avec Castanet en Action Pascal Chicot et Catherine Labroue défendent une gauche « de proximité » qui s'assume

    🎙️ Respublica Vox – Municipales 2026 à Castanet-Tolosan

    Dans cet épisode, nous recevons Pascal Chicot, tête de liste Castanet en Action, et Catherine Labroue, adjointe sortante à la culture. Leur candidature acte une division au sein de la majorité municipale 2020-2026 et rebat les cartes à gauche à un an du scrutin.

    Au micro de Respublica Vox, ils reviennent sur l’échec des discussions d’union, leur positionnement vis-à-vis des autres forces de gauche, ainsi que sur les polémiques nationales qui traversent le débat local. Ils détaillent également leurs priorités pour le prochain mandat : démocratie participative repensée, sécurité et salubrité publique, fiscalité locale, urbanisme « apaisé », transition écologique, place du vélo, culture, sport et soutien au tissu associatif.

    Une interview pour comprendre les équilibres politiques en recomposition à Castanet-Tolosan et les enjeux d’un scrutin qui s’annonce ouvert.

    🎧 Écoutez l’épisode dès maintenant sur notre site et sur les plateformes de podcast.

    56 min
  • Municipales 2026 à Castanet: lycée, baisse de la fiscalité, Ehpad, nouveau parc public, mobilité... Jordan Puissant détaille ses priorités

    À l’approche des municipales 2026, Jordan Puissant, tête de liste Unis pour Castanet, affine son projet pour Castanet-Tolosan. Après avoir détaillé ses positions sur la sécurité et la fiscalité, il développe une ligne directrice qu’il résume en un mot : anticipation. Écoles, lycée, urbanisme, seniors, mobilités, démocratie locale… Le candidat entend « préparer la commune aux dix ou quinze prochaines années ».

    L’entretien débute par une réaction à l’actualité nationale, marquée par la mort de Quentin, un militant présenté comme proche de la mouvance ultra-droite, agressé lors d’une manifestation politique. L’affaire a suscité une vive émotion. Plusieurs  membres de la « Jeune Garde », milice se revendiquant antifasciste ont été placés en garde à vue, parmi lesquels un collaborateur parlementaire du député Raphaël Arnault, fiché S et élu de La France insoumise.

    Sans entrer dans le détail judiciaire, Jordan Puissant condamne fermement les violences. « C’est peinant de voir que des militants qui expriment leurs idées puissent se retrouver à mourir pour ces idées. C’est un mauvais signal envoyé à la démocratie en France. » Il estime que cet événement doit interpeller l’ensemble des responsables politiques : « On devrait tous lutter contre la violence en politique, sans ambiguïté. »

    Le candidat élargit ensuite la réflexion aux alliances locales à gauche, dans un contexte où La France insoumise fait régulièrement l’objet de controverses nationales, notamment sur des accusations d’antisémitisme ou de complaisance idéologique avec certaines mouvances islamistes. « En lisant la presse, j’ai vu que l’ancien adjoint, Monsieur Pascal Chicot, évoquait le fait que certains membres insoumis porteraient des idées radicales sur la commune. Lesquelles précisément ? Je le laisse libre de le préciser. »

    Pour le candidat, ces éléments alimentent un climat qui appelle à la prudence : « En tout cas, je pense qu’il faut être très vigilant sur ce genre de choses et faire en sorte que le débat politique, le débat démocratique, puisse se faire dans de bonnes conditions. »

    Moderniser les écoles, impulser un lycée

    Sur le fond, l’éducation constitue l’un des piliers du programme de la liste Unis pour Castanet. La commune compte quatre groupes scolaires, dont certains bâtiments, selon lui, nécessitent davantage qu’un simple rafraîchissement.

    Il reconnaît les rénovations énergétiques engagées ces dernières années, mais considère qu’« il faut aller plus loin qu’une amélioration ponctuelle ». Son projet prévoit la rénovation intégrale de deux groupes scolaires dès le premier mandat, en priorité Dolto et Danton.

    À Dolto, il évoque « des performances énergétiques encore perfectibles ». À Danton, il pointe des bâtiments préfabriqués anciens « qui ne correspondent plus aux usages modernes ». L’objectif est d’améliorer les conditions d’apprentissage tout en intégrant pleinement les enjeux environnementaux. « On doit offrir aux enfants des équipements dignes et adaptés, tout en maîtrisant nos consommations d’énergie. »

    Autre ambition : la création d’un lycée. Le candidat rappelle que la décision appartient à la Région, mais estime que la municipalité doit jouer un rôle moteur. « Le maire ne décide pas, mais il peut impulser. » Selon lui, la croissance du bassin de vie justifie ce projet et les déplacements vers les lycées environnants restent contraignants pour de nombreuses familles.

    Pour rendre l’initiative crédible, il se dit prêt à engager la commune dans la réalisation des équipements sportifs nécessaires. « Si la Région veut créer un lycée, elle a besoin d’une commune partenaire. Nous sommes prêts à assumer cette part d’investissement. »

    Interrogé sur le risque d’attirer de nouveaux habitants, il tempère : « Les réserves foncières sont limitées. Nous ne prévoyons pas de grandes zones résidentielles supplémentaires. Les terrains disponibles doivent d’abord servir à des équipements publics. »

    Anticiper le vieillissement de la population

    Autre enjeu identifié : le vieillissement démographique. « La population vieillit partout, Castanet n’y échappera pas », souligne-t-il. Il regrette l’absence d’établissement d’accueil pour personnes âgées dépendantes sur la commune et évoque des places « rares et difficiles à obtenir » dans les villes voisines.

    Il plaide donc pour l’implantation d’un EHPAD à Castanet, ainsi que pour le développement d’une maison de santé pluriprofessionnelle. « Nous avons des médecins, mais certaines spécialités affichent des délais d’attente importants. Il faut élargir l’offre. »

    Urbanisme : rechercher un nouvel équilibre

    Sur la question du logement, Jordan Puissant souhaite rouvrir le débat autour de la règle imposant jusqu’à 85 % de logements sociaux dans certains projets. Il insiste sur le respect de la loi SRU et ne remet pas en cause la nécessité de produire du logement social. « Il faut du social, c’est une obligation légale et une exigence de solidarité. »

    Mais il estime que les proportions actuelles peuvent créer des déséquilibres. « Notre responsabilité, c’est d’assurer une vraie mixité dans chaque quartier. » Il évoque également les coûts d’accompagnement pour la collectivité et appelle à définir des « proportions plus adaptées », sans avancer de chiffre précis à ce stade.

    Mobilités : préparer l’arrivée du métro

    La question des transports constitue un autre axe structurant. L’arrivée du métro à Labège-La Cadène, selon lui, va modifier en profondeur les flux de circulation. « L’arrivée du métro va déporter du trafic vers ce terminus. Or la route est déjà saturée. »

    Il défend la mise en place de voies en site propre pour les bus, le développement des mobilités cyclables et la déviation de la RD 813 afin de soulager l’hypercentre. « L’objectif est simple : simplifier la circulation et anticiper, plutôt que subir. »

    Il évoque également une réflexion à mener, avec l’État et l’intercommunalité, sur une connexion autoroutière cohérente avec le pôle multimodal. « On ne peut pas laisser la situation se dégrader davantage aux heures de pointe. »

    Écologie transversale et nouvelle méthode participative

    Face aux critiques sur la place de l’écologie dans son programme, le candidat répond sans détour : « L’écologie n’est pas un slogan chez nous, c’est un principe transversal. » Performance énergétique des bâtiments, urbanisme maîtrisé, mobilités repensées, création d’un nouveau parc public : il défend une approche intégrée.

    Sur la démocratie participative, il estime que le dispositif actuel « manque de lisibilité et de visibilité ». Il propose la création d’une instance unique structurée autour du tissu associatif. « Il faut aller vers les habitants, pas attendre qu’ils viennent. » L’idée est de passer d’une participation passive à une démarche proactive.

    Fiscalité : une baisse progressive

    Enfin, sur la fiscalité, Jordan Puissant confirme son engagement à réduire progressivement la taxe foncière. « Nos investissements sont budgétés et réalisables », assure-t-il, en précisant qu’ils ont été calculés sans dépendre d’hypothétiques subventions.

    La baisse se ferait de manière progressive afin de ne pas fragiliser le budget communal. « L’idée n’est pas de déstabiliser le fonctionnement, mais de maîtriser les dépenses pour permettre une diminution corrélative de l’imposition. »

    À mesure que la campagne s’intensifie, Jordan Puissant cherche ainsi à installer son image : celle d’un candidat qui veut « anticiper » plutôt que subir, en rééquilibrant développement urbain, équipements publics et gestion financière. Reste désormais à confronter ces orientations aux propositions de ses adversaires dans les semaines à venir.

    27 min
  • Municipales 2026 à Ramonville : Ramonville Écologie détaille six propositions et défend une nouvelle gouvernance

    À l’approche des élections municipales et communautaires de mars 2026, le collectif citoyen Ramonville Écologie précise son projet. Après dix mois de travail de terrain, la liste conduite par Karin Pérès-Hoarau et Jürgen Knödlseder met en avant six priorités structurantes. Au cœur du programme : participation citoyenne, transition écologique et justice sociale.

    Une gouvernance partagée à la tête de la commune

    Première singularité : la présentation d’un binôme pour exercer la fonction de maire. Karin Pérès-Hoarau et Jürgen Knödlseder assureraient successivement la fonction officielle tout en pilotant ensemble la commune pendant six ans.

    Un choix qui, selon eux, vise à rompre avec l’hyperpersonnalisation du pouvoir et à renforcer la disponibilité des élus. “Nous voulons sortir d’une logique de pouvoir concentré. Gouverner à deux, c’est aussi garantir plus de présence et plus d’écoute”, résume Jürgen Knödlseder.

    Cette volonté d’ouverture irrigue l’ensemble des propositions du collectif.

    L’Agora citoyenne, “l’ADN de notre démarche”

    Parmi les mesures phares figure la création d’une Agora citoyenne. Pour le binôme, il s’agit d’un outil central de démocratie participative.

    “L’Agora citoyenne, pour nous, c’est vraiment l’ADN de notre démarche. L’idée, c’est de construire les politiques publiques avec les habitants et surtout de leur redonner un véritable pouvoir de décision”, explique Jürgen Knödlseder.

    L’assemblée serait ouverte à toutes et tous, dès 16 ans, y compris aux résidents non électeurs. “Nous voulons une instance la plus large et inclusive possible”, insiste-t-il.

    Concrètement, des groupes de travail thématiques seraient constitués. Ils pourraient formuler des propositions et évaluer l’action municipale. “On ne peut pas tout prévoir. L’Agora aura aussi une force de proposition sur des sujets que nous n’aurions pas anticipés.”

    Les recommandations seraient transmises au conseil municipal, qui aurait l’obligation de les examiner et d’y répondre. Les commissions travailleraient également avec les services techniques afin de garantir la faisabilité des projets.

    Des cours d’école végétalisées et ouvertes sur le quartier

    Autre priorité : la transformation des cours d’école. L’objectif est double : lutter contre les îlots de chaleur et créer de nouveaux espaces de vie.

    “La végétalisation vise d’abord à rafraîchir les cours d’école. Avec les canicules répétées, certaines classes doivent parfois être suspendues car il fait trop chaud”, souligne Jürgen Knödlseder.

    Planter des arbres, installer des zones d’ombre, désimperméabiliser les sols : le projet serait mené en concertation avec élèves, parents et enseignants. “Des parents sont prêts à s’impliquer, mais leurs initiatives ont été freinées jusqu’ici. Nous voulons avancer collectivement.”

    Le collectif propose également d’ouvrir ces cours en dehors du temps scolaire. “Ce sont des espaces communaux. Aujourd’hui, lorsqu’il n’y a pas école, ils sont fermés. Nous souhaitons les ouvrir pour en faire des lieux de vie : rencontres de quartier, petits concerts, animations.”

    Des exemples existent déjà ailleurs, comme à Colomiers. “Bien sûr, il faudra un suivi pour l’entretien et la prévention des dégradations, mais cela fonctionne très bien ailleurs.”

    La Sécurité sociale de l’alimentation, un système basé sur le volontariat

    Ramonville Écologie souhaite aussi que la commune adhère à la démarche de Sécurité sociale de l’alimentation.

    “Le principe est similaire à celui de la Sécurité sociale pour la santé. Se nourrir sainement est un besoin fondamental”, explique le candidat.

    Le dispositif reposerait sur une cotisation volontaire, proportionnelle aux moyens de chacun. “Cette caisse commune permet ensuite d’accéder à une alimentation de qualité.”

    La commune mettrait à disposition les infrastructures nécessaires et pourrait compléter l’aide pour les personnes les plus fragiles, en s’appuyant sur les critères sociaux du CCAS.

    “Ce n’est pas une hausse d’impôts. C’est basé sur le volontariat”, précise Jürgen Knödlseder, évoquant notamment l’exemple de la Caisse alimentaire de Toulouse lancée en 2023.

    Adapter la ville au changement climatique

    Face au réchauffement climatique, le collectif propose d’intégrer systématiquement l’adaptation climatique dans chaque projet d’aménagement.

    “Il suffit de se promener en ville lors des fortes chaleurs : il y a peu d’ombre, beaucoup de béton. Cela crée des îlots de chaleur”, observe Jürgen Knödlseder.

    L’imperméabilisation des sols aggrave également les risques d’inondation. “Nous voulons désartificialiser certains sols, planter des arbres, créer des axes ombragés et lutter activement contre ces phénomènes. Il y a beaucoup à faire.”

    Pour la liste écologiste, il s’agit d’un enjeu de protection des habitants et de résilience à long terme.

    Sanctuariser les espaces naturels existants

    Enfin, Ramonville Écologie propose de protéger l’ensemble des espaces verts et naturels de la commune.

    “Ramonville dispose déjà de peu d’espaces naturels. Ceux qui restent sont essentiels pour la santé, le cadre de vie et la biodiversité”, affirme Jürgen Knödlseder.

    Le collectif cite notamment une zone boisée près de la ferme des cinquantes, utilisée par les écoles dans le cadre de l’“école dehors”. Un projet d’aménagement lié à l’extension du Parc du Canal prévoit un rond-point et un parking sur cette zone.

    “Nous pensons qu’on peut développer l’activité économique sans bétonner ces espaces précieux.”

    Selon lui, l’arrivée du métro justifie une urbanisation autour de la station, mais “rien n’oblige à étendre autant l’emprise. On pouvait concentrer le projet sur une surface plus réduite et préserver cette zone naturelle.”

    Un projet qui mise sur la participation et l’écologie locale

    À travers ces six propositions, Ramonville Écologie assume un positionnement clair : renforcer la démocratie locale, accélérer la transition écologique et préserver le cadre de vie.

    “Nous voulons décider avec les habitants, pas à leur place”, résume Jürgen Knödlseder.

    Les électeurs auront à trancher en mars 2026.

    16 min

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Ce magazine est entièrement consacré à la vie politique et sociale du Sud Est toulousain. Des reportages et des interviews vous permettent de comprendre les enjeux politiques locaux.