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« À quoi joue Macron ? Le roi s'amuse », raille le Point, qui a choisi de faire sa Une sur Rachida Dati, la nouvelle ministre de la Culture, venue de la droite, comme plusieurs autres poids lourds du nouveau gouvernement. « Le macronisme est mort, vive le sarkomacronisme », ironise l'hebdomadaire, allusion à l'ancien président Nicolas Sarkozy, dont la nouvelle ministre est proche. « Rachida Dati, une grenade au gouvernement », titre Le Point, selon lequel Emmanuel Macron est « las de ces ministres de la société civile ou de la haute fonction publique, qui, selon lui, ne savent pas défendre son action avec suffisamment d'emphase ». Le président « est persuadé qu'il lui faut des ministres sans état d'âme. Rachida Dati est là pour ses punchlines et sa répartie. Elle n'a pas besoin de stage d'observation ».
Là où Le Point voit une « grenade » au sein du nouveau gouvernement, l'Obs parle du « retour de la tata flingueuse ». « Son sens du drama, de la répartie et surtout sa mise en examen pour corruption font déjà tousser les milieux culturels », remarque l'hebdomadaire qui parle « d'une opération diversion, alors que le chef de l'État peine à relancer son quinquennat et redoute une débâcle aux européennes ». Mais Rachida Dati, c'est aussi un parcours : « enfance en HLM et débrouillarde ascension sociale, de la chancellerie jusqu'à la mairie de l'arrondissement le plus chic de Paris » souligne l'Obs... « Pour ceux qui se demandent si j'ai lu des livres, qu'ils sachent que j'y ai eu accès dans ma cité par le bibliobus. Je n'ai pas honte de le dire »... affirme Rachida Dati. Un parcours donc, et une popularité enviable : « supérieure à 65 % chez les français non diplômés », souligne l'Obs.
À la Une de L'Express, Jordan Bardella« Que dissimule l'image lisse du « président du Rassemblement national ? » Interroge L'Express... À 28 ans, Jordan Bardella conduira la liste du Rassemblement national aux prochaines élections européennes. « Jeunesse, sourire et affabilité ouvrent grand les portes des émissions télévisées », remarque L'Express, qui souligne que Jordan Bardella « tape plus dur et plus fort que Marine Le Pen ». « S'épanche sur « le remplacement de la population en cours », sur le déclin « civilisationnel » auquel la France ferait face », multiplie les déclarations criardes et parfois hasardeuses sur les chiffres de l'insécurité ». « Toutefois, le Bardella show en lasse quelques-uns », précise L'Express, qui cite un élu frontiste selon lequel le président du RN, « n'a jamais discuté avec un vrai électeur plus longtemps que pour faire un selfie ».
Marianne sans pitiéÀ la Une de l’hebdomadaire : une photo d'Emmanuel Macron entouré du nouveau Premier ministre Gabriel Attal et de Rachida Dati, encore elle... Mais ce qui intéresse Marianne, ce sont les perdants. Ceux que l'hebdomadaire appelle vulgairement « les cocus ». Exemple : Olivier Dussopt, l'ancien ministre du Travail, qui a porté la réforme des retraites. « Traité de vendu par ses anciens camarades socialistes, et d'imposteur et d'assassin », par un député de La France Insoumise, rappelle Marianne. « Olivier Dussopt a servi, il est cramé, autant s'en débarrasser », aurait déclaré un stratège de Renaissance, le parti présidentiel. Et que dire de l'ancienne Première ministre Elisabeth Borne ? « Dix jours après son éviction, c'est comme si tout le monde l'avait déjà oubliée » s'exclame Marianne qui enfonce le clou : « Emmanuel Macron avait décidé de « confier le sale boulot » à cette fidèle, dont la fiabilité compensait l'absence d'éclat ». « Le charisme limité de cette technocrate devenue Première ministre ne l'a pas aidée à rester dans les mémoires »... conclut Marianne... non sans une certaine cruauté.
Le gouvernement de Gabriel Attal face à ses deux premières crises« Paysans, la colère en marche » titre en Une La Tribune Dimanche, qui parle, avec une certaine condescendance, de « jacquerie ». « Le plus jeune Premier ministre est bien loin de ses bases », ajoute le journal, qui voit là « un sujet explosif, dont les multiples raisons (...) seront difficiles à démêler ». « Cinq mois avant les élections européennes », poursuit la Tribune Dimanche, « le Rassemblement National est aux aguets. Marine Le Pen et Jordan Bardella soufflent grossièrement sur les braises et veulent surfer sur une colère agricole qui se répand dans toute l'Europe ».
Autre crise, à laquelle est confronté le gouvernement : l'école privée, au centre du débat depuis que la nouvelle ministre de l'Éducation Nationale, Amélie Oudéa Castéra, a confié avoir scolarisé ses enfants dans le privé, en raison, disait-elle, du trop grand nombre d'heures non remplacées dans le public. Une déclaration pour le moins inattendue venant de celle qui est censée défendre l'école publique. Mais le Journal du Dimanche, ne le voit pas de cet œil. Il dénonce « l'acharnement de la gauche médiatique ». Et part en croisade pour défendre l'école Stanislas, celle où Amélie Oudéa Castéra avait inscrit ses enfants. Le JDD cite de nombreux parents et anciens élèves qui s'insurgent contre les critiques émises dans un rapport administratif dénonçant des « dérives homophobes et sexistes » dans cette école.
Génocide qui a commencé le 6 avril 1994, c'était il y a presque 30 ans. À cette occasion, l'historien Vincent Duclerc, publie La France face au génocide des Tutsis et répond aux questions du magazine le Point. Il dénonce ce qu'il appelle « le grand scandale de la Ve République ». Autrement dit, le soutien de la France, et plus particulièrement de François Mitterrand au régime « raciste, corrompu et violent » de Juvénal Habyarimana. « Le Rwanda », a été dit-il, « une conquête personnelle de François Mitterrand. Ce qui est accablant, ajoute Vincent Duclerc, c'est que cette phase de préparation du génocide se réalise au moment où la France est massivement présente (...) elle était en mesure d'arrêter ce processus. (...) Elle ne l'a pas fait, c'est une incitation. »
Et ce n'est pas tout, l'historien rappelle que la France a « déclenché une opération militaire (Turquoise), en théorie pour protéger des ressortissants, mais en réalité pour soutenir le régime d'Habyarimana ». En la matière, le cas de Bisesero est édifiant. C'est un village d'altitude où des milliers de rescapés se sont réfugiés. Le Point a rencontré deux des rares survivants, Edmond et Faustin. Ils racontent les massacres commis par les miliciens hutus qui « chaque matin partent "travailler" autour de Bisesero, traquer et découper les survivants » auxquels l'armée française ne viendra pas en aide. Faustin explique qu'il ne fait « aucune différence entre les tueurs et les Français de cette époque-là, ils étaient ensemble, ils cherchaient des rebelles. (...) Pourquoi sont-ils venus ici sans arrêter le génocide, pourquoi ? », se désole-t-il.
Gabriel Attal, nouveau Premier ministreLe nouveau Premier ministre français est partout ou presque. Et les hebdomadaires commentent sa nomination avec plus ou moins de complaisance. Pour l'Express, « par sa jeunesse, par son parcours, par ses récentes décisions au ministère de l'Éducation nationale, Gabriel Attal incarne les prémices, le fameux élan réformateur qui, au fil des quinquennats, n'a eu de cesse de se cogner aux crises et aux freins qu'elles induisent ». Le Point voit en lui un « dauphin » et publie des photos de Gabriel Attal, enfant, ou avec ses frères et sœurs, grimaçant et riant dans un photomaton. Des clichés sans aucun doute fournis par le principal intéressé. Le Point qui va jusqu'à décrypter, le « style » du Premier ministre : la mèche de cheveux du « gendre idéal », la montre du papa trop tôt décédé, l’iPhone dont le fond d'écran est une photo de famille.
Aucune nouveauté selon l’ObsPour l'hebdomadaire, il s'agit, ni plus ni moins, que de « faire du vieux avec du neuf ». Car « Gabriel Attal, fidèle parmi les fidèles, parfaite incarnation du macronisme, n'est le gage d'aucun changement de cap, mais bien d'une continuité totale ». Et l'Obs enfonce le clou : « La marge de manœuvre de Gabriel Attal, condamné par la toute-puissance macronienne à tenir le rôle d'un super porte-parole, apparaît quasi-nulle. Aucun ministre, si dynamique fût-il, ne peut changer la donne politique : un président empêché par son absence de majorité et une extrême droite en embuscade, à l'affut d'une démocratie qui s'affaiblit. »
Une tête d’affiche nommée Rachida DatiLe Journal du Dimanche s'interroge. « Coup de com ou changement de cap ? » Mais Gabriel Attal n'est pas l'unique centre d'intérêt. Une femme lui vole la vedette. Rachida Dati, la nouvelle ministre de la Culture. Selon le JDD, le nouveau Premier ministre n'est pour rien dans sa nomination. Il n'en aurait été informé « qu'au cours d'un déjeuner en tête-à-tête avec le président ». Rachida Dati, ex-ministre de la Justice sous Nicolas Sarkozy, fait la Une du Parisien Dimanche. « Je montre à une partie de la France que tout est possible », assure celle qui est restée très proche de Nicolas Sarkozy. « On ne peut pas se désespérer d'avoir un gigantesque problème d'intégration en France, et regretter une nomination comme la mienne à la Culture. » Elle balaie d'un revers de main, les sarcasmes à son encontre et raconte : « J'ai même entendu, "a-t-elle déjà lu un livre ?" J'attends désormais la prochaine question : "Sait-elle lire ?" »
S'il y en a une en tout cas qui est prête à lui savonner la planche, c'est bien son ennemie intime, la maire de Paris, Anne Hidalgo qui s'exprime dans la Tribune Dimanche. À la question : « Êtes-vous surprise par l'entrée de Rachida Dati dans le gouvernement Attal ? Elle répond : "Comme tout le monde, mais peut-être moins que les acteurs de la culture, à qui du fond du cœur, je souhaite bon courage". Les deux femmes s'opposent depuis des années au Conseil de Paris, où Anne Hidalgo accuse Rachida Dati d'avoir "fait entrer l'injure, l'insulte, la provocation permanente". "Ce qui est désormais en marche", accuse la maire de Paris, "c'est la trumpisation de la culture et de l'audiovisuel public, un beau programme pour 2026". » Allusion aux prochaines élections municipales où les deux femmes pourraient s'affronter dans la conquête de Paris.
C'est l'hebdomadaire le Point, qui brandit cette menace et qui a choisi une photo de l'ancien président, les poings fermés, apparemment en plein discours, semblant vociférer... Ce qui inquiète particulièrement l'hebdomadaire, c'est ce qu'il adviendra de l'Europe, « si Donald Trump est élu en 2024, à la présidence des États-Unis ».
« Tous les désespoirs sont permis, assure le Point, non seulement pour l'Ukraine, qu'il abandonnera à son sort, mais pour le reste de notre continent qu'il laisserait volontiers, en partie, à Poutine, le mini-tsar russe, ou, accessoirement à Erdogan, le néo-sultan ottoman. » Trump a dit qu'il « mettrait fin à la guerre en Ukraine en un jour », poursuit l'hebdomadaire qui sur ce point interroge Michael O'Hanlon. Pour cet expert de la stratégie de défense des États-Unis, Donald Trump « bluffe. Je ne crois pas qu'il sache comment il négocierait une paix équitable. Il surestime peut-être sa capacité à influencer Poutine (...) grâce à leur lien amical ».
Autant de points de vue qui ne sont pas à même de remonter le moral des soldats ukrainiens, que le Point a rencontrés près du front est, et qui se sentent abandonnés à leur sort, dans l'hiver et la boue où viennent s'échouer leurs tanks. Un jeune commandant résume : « Pas de matériel, pas de munitions, des troupes en sous-effectifs, des hommes épuisés, certains prêts à déserter ou à se mutiner, un commandement déficient au niveau de la brigade. Oui, la situation est urgente. »
Élection présidentielle à TaïwanC'est M, le supplément du Monde, qui nous emmène dans cette île où les Taïwanais s'apprêtent à élire, pour la première fois, le 13 janvier, leur président. « Un scrutin sur lequel plane l'ombre de la Chine. » L'envoyée spéciale de M s'est plus particulièrement attachée aux « jeunes, moins politisés mais aussi plus éduqués que leurs aînés, et qui n'ignorent pas les menaces d'annexion du puissant voisin ». C'est le cas de cette étudiante, Wen Hsu, 19 ans, pour qui « la violente répression des aspirations démocratiques de Hong Kong, en 2019, a eu l'effet d'un électrochoc. » Elle raconte : « Je n'oublierai jamais la première grande manifestation du 9 juin 2019 (...) on a compris ce qui risquait de nous arriver, si la Chine prenait le contrôle de Taïwan. » C'est pourquoi elle s'est engagée au sein de l'Association de la jeunesse taïwanaise pour la démocratie. Toutefois tous les jeunes de Taïwan, ne sont pas sur la même longueur d'onde. C'est le cas de Lee Jiayan, 18 ans, que la Chine n'inquiète pas particulièrement. Ce qu'elle en voit sur les réseaux sociaux, c'est surtout « beaucoup de nourriture, qui a l'air succulente ». Mieux, alors qu'elle s'apprête à rejoindre l'armée, « elle écarquille les yeux quand on lui demande si c'est pour défendre son pays en cas d'agression chinoise (...) elle avoue ne pas avoir pensé à cela. »
Remaniement ministériel en vue« Macron veut un fidèle à ses côtés », titre le Journal du Dimanche. Alors que la Tribune Dimanche, parle de la « tentation du chambardement ». Mais tous les deux misent sur les mêmes hommes, dont ils affichent la photo : Julien Denormandie, ex-ministre de l'Agriculture, et Sébastien Lecornu, actuel ministre de la Défense. Selon le JDD, Julien Denormandie est « loyal, capable de s'engager jusqu'à épuisement », ce que confirme la Tribune Dimanche qui voit en lui « un macroniste historique ». Quant à Sébastien Lecornu, c'est le « bon soldat », nous dit le Journal du Dimanche, alors que la Tribune Dimanche évoque un « politique jusqu'au bout des ongles ». Quant à l'actuelle Première ministre, Élisabeth Borne, dont on se dispute donc le fauteuil, « elle veut y croire jusqu'au bout », nous dit le Parisien Dimanche. « Elle est dans le déni total, elle ne voit rien venir », assure un ministre qui ne semble pas la porter dans son cœur.
« Dry January » dans l’ObsDry January ou, en bon français, « janvier sec », comprendre sans alcool. Une initiative née en 2013, en Grande-Bretagne et « visant à questionner sa consommation et pourquoi pas à la diminuer, voire à l'arrêter », nous explique l'Obs. Rien que de très louable, à l'heure où l'effet néfaste de l'alcool sur la santé n'est plus à démontrer. Et pourtant, ce Dry January, se déroule une fois de plus, en France, « sans aucun soutien officiel, ni du ministère de la Santé, ni des agences sanitaires. À croire, nous dit l'hebdomadaire, que peu importe si tous les ans, 41 000 décès sont liés à l'abus de boisson et si la France se positionne au 3e rang des plus gros buveurs de l'OCDE ». Mais ces arguments, le lobby du vin, très actif, les écarte d'un revers de main. « La bonne santé n'a rien à voir avec l'alcool », assure ainsi Vin et Société, « vitrine de la filière viticole », dont l'une des anciennes lobbyistes est devenue conseillère du président Emmanuel Macron. Un président qui confiait en 2018, boire du vin « le midi et le soir », suggérant que le vin n'est pas un alcool comme les autres.
L'Obs revient sur les racines du conflit à Gaza, à travers plusieurs cartes et une grande frise chronologique de trente-trois dates, comprises de -1200 avant JC au 7 octobre 2023, date du raid meurtrier du Hamas.
De quoi remettre en perspective la guerre avec l'historien Vincent Lemire. Pour parvenir à la paix, l'auteur de la BD Histoire de Jérusalem préconise la solution « un territoire, deux États », soit la coexistence parallèle de deux administrations, deux citoyennetés en Palestine.
Un souhait de l'auteur contredit, selon L'Obs, par les bombardements à Gaza ainsi que l'accélération de la colonisation en Cisjordanie, qui laissent penser qu’Israël tente d’imposer un État unique aux Israéliens comme aux Palestiniens.
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Jérusalem, la clef du conflit israélo-palestinien ?L'Express se demande si la ville « trois fois saintes n'est pas une malédiction ».
L'historien Simon Sebag Montefioré répond : « La question du statut de Jérusalem a ruiné les processus de paix », malgré la volonté des Nations unies de placer la ville sous tutelle spéciale de l'ONU en 1947 ou, plus récemment, la proposition d'Ehud Olmert en 2008.
L'ex-Premier ministre israélien travailliste offrait à l’époque une administration partagée de la Vieille Ville entre Saoudiens, Jordaniens, Palestiniens, Américains et donc Israéliens.
Pour Simon Sebag Montéfioré, seule la solution à deux États reste une voie vers la paix, à condition que le Hamas soit dispersé et que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou soit écarté du pouvoir.
La question d'une administration commune de Jérusalem doit également être discutée d’après l’auteur de « Jérusalem, une biographie ».
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Une éclaircie pour l’Ukraine en 2024Le Point voit le soleil se lever à l'est avec le processus d'adhésion à l'Union européenne ouvert à Kiev le 14 décembre dernier.
Selon l'hebdo, « seule cette promesse d'avenir européen peut convaincre Kiev d'accepter les sacrifices nécessaires pour parvenir à un règlement du conflit avec Moscou ».
Autre raison d’espérer à un règlement du conflit : l'affaiblissement de la Russie, affectée par les sanctions économiques et par le poids de la guerre dans les finances. Environ 30% du budget russe est consacré à l'armée, selon Le Point.
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La Russie tente de saper le soutien français à l'UkraineLe Washington Post révèle comment le Kremlin compte entretenir la discorde en France à travers les réseaux sociaux, des hommes politiques d'extrême droite et des leaders d'opinion. Le journal américain se base sur des documents de l'administration russe datés de l’année 2022. Cette dernière entend propager des éléments de langage pour installer l'idée que les sanctions contre Moscou accentuent la crise économique en France, mais aussi que les exportations d'armes vers Kiev laissent l'Hexagone sans défense.
Pour expliquer cette stratégie, le Kremlin note d'une part que le soutien à la Russie reste plus fort en France que dans le reste de l'Europe... et d'autre part, que 40 % des Français ne font pas confiance à la couverture médiatique de la guerre en Ukraine.
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La mafia à Taïwan, cinquième colonne chinoiseLa Tribune Dimanche est partie à la rencontre de « Tyran de Fer ». Derrière ce surnom, se dresse le patron d'Alliance Céleste, le plus grand cartel mafieux taïwanais.
Cigare aux lèvres et entouré de ses hommes de main, le parrain assure au journal avoir des hommes dans tous les partis politiques et les médias… mais reste muet au sujet de ses liens avec Pékin. Depuis des années, le gouvernement chinois tolère les activités de la pègre taïwanaise sur son territoire en échange de quelques services.
Aujourd'hui, les autorités de Taïpei redoutent qu'une partie de l'argent sale de la mafia soit investi pour favoriser des partis pro-Chine. Les élections générales se dérouleront le 13 janvier prochain à Taïwan.
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L’odyssée congolaise de L’ObsL’hebdo remonte le fleuve Congo pour mesurer l'importance de l'immense forêt équatoriale de RDC, dont la destruction pourrait aboutir à un cataclysme climatique.
L'Obs part ainsi de l'embouchure du fleuve, dans la localité de Banana où l'exploitation pétrolière et la production de charbon de bois hypothèquent l'avenir du parc national des Mangroves. Le pétrole et le charbon nécessaires à la vie des Congolais alors que le potentiel hydroélectrique du Congo et de ses affluents reste sous-exploité.
Le périple se termine sous la canopée de la province de l'Équateur... C'est là que la communauté pygmée batwa est encouragée à préserver la tourbière géante du bassin du fleuve Congo. Cette zone humide de 165 000 km² (l’équivalent de la Tunisie ou d’un tiers de la France) renferme l'équivalent de 30 milliards de tonnes de CO2. Un stock de carbone capable à lui seul de faire monter les températures mondiales de 2 à 3 degrés s'il est relâché dans l'atmosphère.
Problème : la reprise de l'exploitation du bois dans la région pourrait dégoupiller cette grenade écologique. Dans ces conditions, comment lutter contre la déforestation ? L’Obs interroge un chef de village fataliste : « Nous voulons protéger cette zone, mais il faut que cela nous rapporte quelque chose ».
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Les analyses et les commentaires ne tarissent pas... C'est le cas notamment dans le Point, l'hebdomadaire consacre plusieurs pages aux services secrets israéliens, le Mossad et le Shin Beth, sous ce titre : « Netanyahu et les espions, les coulisses d'un divorce. » On le sait, les services secrets israéliens sont dans l'œil du cyclone pour n'avoir rien vu venir... « Un document de 40 pages provenant du Hamas a pourtant circulé pendant des semaines l'an passé, rappelle le Point. Intitulé Mur de Jéricho, il détaillait le déroulé précis de l'attaque des kibboutz, les prises d'otages, les massacres, dans les moindres détails. »
Ce qui fait dire à un ancien officier de renseignement de l'armée israélienne : « Les services ont des yeux, mais ils ne voient rien. Ils ont des oreilles, mais ils n'entendent rien. » Cela n'a pas empêché le Premier ministre Benyamin Netanyahu de clamer : « Jamais, en aucune circonstance, je n'ai été alerté sur les intentions belliqueuses du Hamas. »Mais plusieurs anciens responsables du Mossad sont aussitôt montés au créneau... « Reviennent en boucle, nous dit le Point, les mots "incompétence", et "corruption". Un ancien député de la Knesset accuse, lui aussi : "Bien sûr les services ont failli. Mais le vrai responsable c'est Netanyahu. C'était lui, le patron, le responsable de la sécurité du pays." »
« La fuite en avant » de Benyamin Netanyahu« Jusqu'où ira Israël ? », s'interroge l'Obs, affichant en Une, une photo du Premier ministre israélien, aux traits tendus. Après son aveuglement face à une attaque imminente, c'est ici, la violence de la réplique sur la bande de Gaza, qui est mise en cause. L'Obs parle « de la fuite en avant »du Premier ministre israélien. « Au grand dam de tous les observateurs qui dénoncent la destruction planifiée de tout un territoire, la catastrophe humanitaire en cours et l’effroyable addition des victimes civiles qui constituent l’essentiel des 18 000 morts et 49 500 blessés comptabilisés par le Hamas. Selon le quotidien de droite Israel Hayom, nous dit l'Obs, l’objectif serait de « réduire la population au minimum » en poussant le plus grand nombre possible de Gazaouis à l’exil. Comme une deuxième Nakba, le catastrophique exode palestinien de 1948. Un projet d’épuration ethnique dont Netanyahu aurait déjà informé ses relais au Congrès américain… »
Dans ces conditions, les scénarios pour la paix au Proche Orient, n'engagent pas à l'optimisme. L'Express, en fait la liste, cinq scénarios, cinq hypothèses. De la plus pessimiste « une guerre qui s'éternise, une longue et éreintante bataille dans les ruines et les tunnels parsemant l'enclave palestinienne », à la plus optimiste, « une solution à deux états, le seul moyen d'assurer la sécurité à long terme du peuple israélien et du peuple palestinien », selon les propres mots du président américain Joe Biden.
La libération des otagesParis Match, a interrogé l'un des principaux médiateurs, le ministre des affaires étrangères du Qatar, Mohamed Al-Khulaifi. Il a servi d'intermédiaire entre Israël et le Hamas, pour la libération des otages pendant la trêve de sept jours. Il répond prudemment à chaque question. Les négociations sont-elles au point mort ? « Depuis la trêve de 7 jours, nous échangeons directement avec les deux parties. Il est regrettable qu'elle n'ait pas été prolongée, mais pour autant, le dialogue n'est pas rompu. »
Quel est le poids des Etats-Unis ? « Ils sont un partenaire stratégique avec lequel nous échangeons quasi quotidiennement. » Quel rôle pour la France ? « Chaque pays en capacité d'influer sur l'une ou l'autre des parties devrait agir. La France, avec laquelle nous sommes en relation constante peut parler au gouvernement israélien et peut être le convaincre d'aller vers une désescalade. » Le ministre des Affaires étrangères du Qatar qui ne se berce pas d'illusions : « Le Qatar n'est pas le conseil de sécurité. Nous faisons ce que nous pouvons à l'échelle de nos possibilités, mais nous ne sommes pas en mesure d'arrêter le conflit. »
Politique française et sondagesLa Tribune Dimanche, déroule le tapis rouge pour Gabriel Attal... Le jeune ministre de l'Éducation, qui faisait déjà la Une de plusieurs hebdomadaires la semaine dernière est désormais, selon un sondage, la personnalité politique préférée des français. Il n'en fallait pas plus à la Tribune Dimanche pour lui consacrer sa Une ainsi que quatre pleines pages, et même lui prédire un avenir présidentiel, le comparant à l'ex-président Nicolas Sarkozy, tout en reconnaissant, « bien sûr, Gabriel Attal en est loin ».
De son côté, le Journal du Dimanche, publie un sondage sur les Français et l'immigration. D'où il ressort que les sondés penchent pour une politique très droitière. Ils sont favorables à 73% à ce qu'en matière d'expulsion « la sécurité de la France prime sur les droits individuels des étrangers » ou encore 65% à estimer qu'il faut « freiner l'immigration du travail en France ». Alors que le gouvernement peine à faire passer sa nouvelle loi sur l'immigration, le JDD entend peser dans la balance, en assurant que les Français ne veulent pas seulement d'une « loi d'ajustement », mais d'une « révolution ».
Cet homme, c'est Gabriel Attal, le ministre français de l'Éducation, « l'intrigant Monsieur Attal », annonce l'Express, alors que l'Obs entend détailler la « stratégie du bon élève » ... de ce « ministre omniprésent médiatiquement (...) qui entre dans le dur en annonçant une profonde réforme du collège : création de groupes de niveau, brevet devenant un examen d'entrée au lycée, retour du redoublement ». Un « électrochoc », reconnaît lui-même Gabriel Attal. « Une potion d'inspiration libérale », estime de son côté l'Obs, qui ajoute : « même si le ministre s'en défend, on retrouve là le choix de privilégier d'abord les premiers de cordée, au risque d'institutionnaliser un collège à plusieurs vitesses ». L'hebdomadaire qui pense avoir percé le secret de la popularité de Gabriel Attal : « Du flair, une parole claire, une fermeté affichée qui plaît à l'air du temps et une maîtrise des codes des médias traditionnels, comme des réseaux sociaux ».
Bref, un portrait plutôt flatteur, « du plus jeune ministre de l'histoire de la Vᵉ république », précise de son côté l'Express, qui évoque « le petit prince de la macronie »... Et qui fait la liste de ses qualités, initiatives, ambitions... On cherchera en vain une voix discordante. Députés et ministres lui tressent des lauriers, et certains voient d'ores et déjà en lui un potentiel « successeur du Président de la République. »
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Les attaques du 7 octobre et la guerre à Gaza, à présent, dans l'Obs et le Point...Le Point a rencontré Ehud Barak, ancien chef d'état-major de l'armée israélienne et ancien premier ministre travailliste, qui n'a pas de mots assez durs pour qualifier le pouvoir israélien. « Le défi est XXL et nos dirigeants sont de taille M », accuse-t-il. Il revient sur la journée du 7 octobre : « Si seulement les services de renseignement avaient donné l'alerte, ne serait-ce qu'à 4 heures du matin, se désole-t-il (...) le chef des services secrets a averti le commandant des forces armées. Il lui a dit qu'il voyait quelque chose. Ils en ont discuté. Puis, ils ont décidé de continuer leur conversation à 8 heures du matin ». Pourtant, tout indiquait une attaque imminente. « Ce n'était pas un secret que le Hamas jouait avec ses petits paramoteurs », ajoute Ehud Barack, « mais cela a été ignoré en raison d'une certaine arrogance quant aux capacités de l'adversaire. Et ce, en dépit des voix qui alertaient sur la préparation d'une attaque massive ».
La paix aura-t-elle une chance un jour au Proche-Orient ? Comme d'autres avant lui, l'Obs a pensé à Marwan Barghouti, « le leader palestinien, qui croupit dans les geôles israéliennes depuis deux décennies, régulièrement cité comme un interlocuteur pour d'éventuelles négociations de paix », ajoute l'hebdomadaire qui précise que l'ancien dirigeant du Fatah n'est pas un « jusqu'au-boutiste de la lutte armée. Au contraire. Fin connaisseur de la société israélienne, parfait hébraïsant, il est un ardent partisan des accords d'Oslo (...) qui prévoient la coexistence de deux états, palestinien et israélien ».« Selon son fils, Arab, "sa détermination est intacte". Et "il est temps de le libérer". Libérer celui que l'on compare parfois à Nelson Mandela… », nous rappelle l'Obs.
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Elle, aussi, porte un combat pour l'avenir de son pays : l'Iranienne Narges MohammadiNarges Mohammadi, prix Nobel de la Paix 2023, qui ne pourra recevoir ce prix en main propre ce dimanche à Oslo, rappelle le Journal du dimanche. Et pour cause, elle est en prison où elle a « souffert une grande partie de sa vie ». Elle a été récompensée pour « sa lutte contre la répression des femmes en Iran ». Un prix qui, a-t-elle dit, va la « rendre plus résistante, plus déterminée, plus optimiste et plus enthousiaste ». Narges Mohammadi, pleine de courage, malgré ce qu'elle considère comme « l'un des châtiments les plus insoutenables » : être privée de ses deux enfants qu'elle n'a pas vus depuis 8 ans.
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L'histoire des « petits voleurs du Trocadéro »« De Paris, certains ne connaissaient bien souvent que la Tour Eiffel », raconte M. Après avoir traversé la Méditerranée pour tenter leur chance en France, des dizaines de mineurs marocains livrés à eux-mêmes sont tombés aux mains d'un groupe de jeunes adultes algériens se présentant comme leurs protecteurs : « Gavés de psychotropes, parfois battus, les enfants étaient ensuite envoyés détrousser les passants du Trocadéro ». Dans quelques jours s'ouvrira à Paris le procès de six ressortissants algériens, accusés de « traite d'êtres humains aggravée ». La plus jeune de leurs victimes avait 8 ans au moment des faits. Des victimes souvent muettes... Les enquêteurs témoignent : « les enfants ne parlent pas, ne dénoncent pas et se méfient des adultes ». Mais grâce à la médiation d'une association s'occupant des enfants des rues, « certains ont parlé, et se sont portés partie civile ». Ils ont ainsi obtenu que leur soit reconnu le statut de victimes. Pour autant, ils n'assisteront pas au procès de leurs bourreaux... L'un est mort, « à la suite d'une chute sur les voies du métro parisien ». D'autres sont en prison. D'autres sont partis à l'étranger, en Italie, en Allemagne ou en Belgique. Parfois, on a perdu leur trace. « Certains », tout de même, « sont en voie de réinsertion, mais ils ont trop peur de ces adultes pour témoigner contre eux en leur présence ». Autant dire que leur passé traumatique continue de les poursuivre.
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