Revue de presse des hebdomadaires français

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Revue de presse des hebdomadaires français episodes

  • À la Une: le combat des femmes ukrainiennes pour la démobilisation

    Le Nouvel Obs s'intéresse cette semaine aux femmes en Ukraine. Le Nouvel Obs, c'est le nouveau nom de l'hebdomadaire qui s'appelait l'Obs depuis 2014, et qui souhaite, nous dit-on, « poursuivre son aventure éditoriale avec une ambition décuplée ». C'est donc dans le Nouvel Obs que s'expriment les « femmes qui montent au front ». « Elles sont les épouses, les mères, les sœurs de soldats qui combattent depuis deux ans. Alors que la guerre s'enlise, elles réclament que d'autres hommes prennent le relais », explique l'hebdomadaire. Elles sont ainsi plus de 3 000 à manifester chaque mois, faisant valoir que « l'absence de perspectives de démobilisation est devenue insupportable pour les soldats et leur famille », alors que « d'autres ukrainiens, à l'abri des traumatismes de la guerre, poursuivent une vie normale, une carrière, une vie de famille ».  « Je ne peux pas m'empêcher », raconte Anastasia, « de les soupçonner d'avoir magouillé pour éviter le recrutement ». Anna, de son côté, interroge. « Que font-ils pour leur pays à part porter un tee-shirt "Fier d'être ukrainien" ? De quel droit ces hommes, jeunes et valides, prétendent-ils jouir de notre démocratie, en laissant d'autres se battre pour la défendre ». Selon le Nouvel Obs, « un fossé de plus en plus profond, se creuse au sein de la société ukrainienne entre les proches des combattants et le reste de la population ». 

    Alerte rouge

    C'est décidément la saison du renouvellement pour les hebdos. Marianne ne change pas de nom, mais baisse son prix, moins 90 centimes, et réduit de moitié sa pagination, espérant tout de même gagner de nouveaux lecteurs. À la Une cette semaine, Emmanuel Macron,« ce président qui craint pour sa peau », titre Marianne, qui s'interroge : « Le président pense-t-il vraiment que Vladimir Poutine souhaite s'attaquer à sa personne ? » « À l'Élysée, nous dit l'hebdomadaire, les personnels chargés de la sécurité du "PR", comme ils disent, sont passés en mode alerte rouge ». « Menace réelle ou président en mode parano ? » questionne Marianne. Il y aurait, en tout cas, « un fort turn over » dans les équipes chargées de la sécurité du président. « Tout le monde se barre », dit un ancien du Groupe de sécurité de la présidence de la République,  « Macron est devenu tellement insupportable ». Un président par ailleurs extrêmement attentif aux « actions de désinformation menées par des États hostiles à la France ». « À l'Élysée, on nous l'assure, écrit Marianne, on constate une augmentation des attaques cyber et informationnelles, en particulier venant de la Russie. Il y a donc bien une vigilance et une mobilisation de l'appareil d'État sur le sujet ».

    Contagion antisémite ?

    Le magazine le Point s'est particulièrement intéressé au cas de Sciences-Po, prestigieuse école « dont la direction tangue depuis vingt ans sous l'influence d'une minorité radicale », assure le Point, qui revient sur l'incident survenu le 12 mars dernier, lorsque des étudiants pro-palestiniens ont refusé l'entrée d'une étudiante juive, dans un amphithéâtre rebaptisé Gaza. L'affaire a fait grand bruit, le Premier ministre Gabriel Attal s'est même rendu sur place. « Depuis quelques années, déplore le Point, la machine à fabriquer des "élites" est noyautée par une minorité de gauche radicale, bruyante, organisée et hyperactive ». Dans un second article, le Point va plus loin en titrant : « comment la gauche a basculé dans l'antisémitisme ». L'hebdomadaire accuse cette gauche de « regarder sans émotion apparente les élèves à kippa disparaître des écoles publiques dans les banlieues françaises ». Le Point ne décolère pas, assurant « qu'au Royaume-Uni, en Belgique et en France, le même mécanisme est à l'œuvre, et n'augure rien de bon pour la démocratie ».  L'hebdomadaire reproche ainsi au Premier ministre belge, Alexander De Croo, d'avoir évoqué le « massacre israélien » à Gaza, niant l'utilité d'une action militaire et appelant à un cessez-le-feu permanent. La Belgique où la Ligue contre l'antisémitisme se plaint que la vice-Première ministre a « proposé des sanctions économiques contre Israël ». Autant de propos qui peuvent donner lieu à des visions différentes, mais que le Point rassemble sous un seul et même angle.  

    Raté humiliant

    Les journaux du dimanche reviennent tous sur l'attentat meurtrier de vendredi soir à Moscou. « L'attentat qui fragilise la Russie », titre le Parisien-Dimanche qui parle d'un « raté humiliant » pour le pouvoir russe. Un raté « doublement humiliant », même, estime le journal, « puisque dans un tel régime, apparaître comme vulnérable est un signe de faiblesse encore plus important que dans une démocratie. Et ensuite, parce que les services américains avaient alerté du danger ». Le Parisien-Dimanche remarque aussi que cette tuerie, revendiquée par le groupe État Islamique, est « la plus meurtrière depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris ». « Moscou face à la guerre intérieure », titre de son côté la Tribune, qui évoque « la crainte d'un renforcement de la répression » et ajoute : « dans le déni d'une faille des services de sécurité et de la revendication djihadiste, Vladimir Poutine pointe "une piste ukrainienne" ». Enfin, Le Journal du Dimanche, estime que l'attaque de Moscou, revendiquée par l'État islamique, démontre les capacités de projection des terroristes. Une menace mondiale, estime le JDD.

    6 min
  • À la Une: les faiblesses de l'armement européen et français

    « L'Europe, combien de divisions ? » interroge d'emblée l'Obs, qui s'inquiète : « Les atermoiements de Washington contraignent les alliés européens de Kiev à renforcer leur soutien face à la Russie ». Et l'hebdomadaire aligne les chiffres. « Sur le million d'obus promis à Kiev, les Européens ne peuvent en livrer qu'untiers » et vont devoir en acheter 800 000 autres en urgence aux quatre coins du monde.« L'Europe est à la traîne, et laFrance aussi. Elle ne possédait que 76 canons Caesar » et « elle en a cédé 30 à l'Ukraine », selon l'Obs qui énumère les faiblesses de Paris : « plus de chaînes d'assemblage en France pour les chars Leclerc, depuis 2008. L'approvisionnement en poudre se fait en Australie depuis un an. Enfin, il faut trois ans entre la commande et la livraison d'un chasseur Rafale ». On peut ajouter à cela, poursuit l'Obs, que « contrairement à plusieurs puissances moyennes » (comme la Turquie, l'Iran et Israël), « aucun pays européen n'a développé l'industrie du drone, nouvelle carte essentielle du champ de bataille ».

    Bref, l'heure est plutôt à l'inquiétude. Inquiétude que partage Le Point, qui se demande en Une « Sommes-nous prêts », sous la photo de deux militaires bardés d'équipements et en position de tir. Le Point qui consacre 30 pages aux atouts et faiblesses de l'Europe en général, et de la France en particulier. À l'aide de petits croquis, l'hebdomadaire nous dit tout d'abord quels sont « les atouts de l'armée française », car il y en a. La « puissance navale » par exemple, ou « la force de réaction rapide ». Mais là encore, les « points faibles » ne sont que trop visibles. « Les munitions font cruellement défaut », nous dit-on, « sans même parler de réserve en cas de conflit, les chars Leclerc n'ont pas assez d'obus pour s'entraîner régulièrement au tir ».

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    Une femme de pouvoir

    Rachida Dati, la nouvelle ministre de la Culture choisie par Emmanuel Macron (et ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy) suscite la curiosité. « La Macronie », écrit l'Express, « découvre cet animal politique, capable de vous envoyer 100 SMS par jour avec des cœurs, puis de déchaîner sa fureur ». « Elle parle tout le temps », ajoute un ministre, « elle a un avis pour tout et pour tout le monde ».

    Mais le profil et les humeurs de la ministre n'amusent pas l'Obs qui s'emploie cette semaine à montrer la part d'ombre de Rachida Dati, qui, on le rappelle, est mise en examen pour « corruption passive » et « trafic d'influence passif dans l'affaire Renault ». Ce qui n'a pas empêché Emmanuel Macron de la prendre pour ministre. « Dans l'affaire Renault », raconte l'Obs, « les enquêteurs l'interrogent sur les 900 000 euros qu'elle a perçus entre 2010 et 2012, alors qu'elle exerçait parallèlement un mandat de députée européenne ». Elle est soupçonnée d'avoir fait du lobbying pour le groupe automobile, « chose interdite pour un eurodéputé » rappelle l'Obs qui ne s'arrête pas là et qui évoque aussi les liens privilégiés de Rachida Dati avec le Qatar ou l'Azerbaïdjan, estimant que « ses intérêts privés auraient croisé et recroisé en permanence son activité d'eurodéputée ». « Une histoire qui dessine un affairisme de tous les instants », accuse l'hebdomadaire.

    Sahara occidental

    Marianne est partie à la rencontre des sahraouis, « chassés de leurs terres en 1975, et qui se sont réfugiés en Algérie où, nous dit l'hebdomadaire, ils luttent pour leur survie, dans le silence assourdissant de la communauté internationale ». « En 2023, le HCR, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, a réduit de 20 % son action dans les camps », poursuit Marianne, alors que « la population dépend à 91 % de l'aide humanitaire ». Et la question du Sahara occidental, ne se joue pas à armes égales.« En face », explique l'hebdomadaire, « le Maroc opère un lobbying agressif auprès des instances internationales ». « Le Marocgate, ou la corruption de plusieurs figures politiques au Parlement européen par Rabat, en est la flagrante illustration ». En 2022 encore, « 10 000 sahraouis se sont réfugiés en Algérie », fuyant les attaques du Maroc sur le Sahara occidental.

    Divisions entre féministes

    « Des polémiques ont émaillé les deux dernières marches féministes » à Paris, rappelle le Parisien-Dimanche, « Certaines militantes craignent que les divisions idéologiques ou politiques, ne finissent par nuire à leur combat initial : la cause des femmes ». Ainsi, lors d'une manifestation organisée le 8 mars à Paris pour la Journée Internationale pour les Droits des Femmes, « des heurts ont éclaté entre manifestants pro-Palestine, et trois collectifs de femmes juives venus réclamer la reconnaissance des viols perpétrés par le Hamas, le 7 octobre ». Deux « causes », qui devraient être compatibles, estime la sénatrice et militante féministe Laurence Rossignol. Pour elle, « Refuser de reconnaître ou de dénoncer le viol de masse, arme de guerre du Hamas, au motif qu'il faut soutenir la cause palestinienne en fermant les yeux sur le Hamas, n'est pas entendable ».

    6 min
  • À la Une: élections européennes: l'extrême droite aux avant-postes

    En France, c'est le Rassemblement national (RN) qui fait la course en tête dans les sondages, dont celui de la Tribune Dimanche, qui donne le candidat du RN, Jordan Bardella, largement vainqueur avec près de 30% des voix, loin devant la liste de la majorité présidentielle créditée de 17% des suffrages. « Pour la première fois dans l'histoire de la Ve République, le Rassemblement national aborde une élection majeure en situation de grand favori », remarque le Point, qui fait sa Une sur Jordan Bardella, « charismatique et populaire », et dont « la base électorale est solide et mobilisée », nous dit l'économiste et éditorialiste Nicolas Baverez, qui accuse ni plus ni moins Emmanuel Macron d'être « le fossoyeur de la démocratie », pour avoir « détruit les forces modérées », et créé « le vide politique dans lequel s'engouffre et prospère l'extrême droite ».

    Le Point s'attarde aussi sur l'image de Jordan Bardella, image « lisse », le jeune homme est « poli », mais il a un gros défaut, il brille par son absence au Parlement européen. Il ne « s'est jamais impliqué dans le fonctionnement de son groupe », nous dit-on. Mais son statut de député européen lui offre « un bon salaire, 7 300 euros plus 4 950 euros de frais sans justificatif ». « L'Union européenne est bonne fille », conclut le Point. 

    À lire aussiEuropéennes: aux côtés de Marine Le Pen, Jordan Bardella lance la campagne du RN à Marseille

    Héritage et RSA

    « Rassemblement national, l'imposture sociale », titre, de son côté, Marianne. Pour l'hebdomadaire, « le parti de Marine Le Pen bénéficie depuis des années d'une image de représentant des intérêts des classes populaires largement exagérée au regard du contenu de son programme ». Marianne en veut pour preuve « les projets favorables aux plus riches, qui écornent l'image d'un "RN social", comme cette promesse d'une baisse des droits de succession en ligne directe, qui a tout de la démagogie », s'indigne l'hebdomadaire. « Ultra impopulaire, cet impôt sur l'héritage des parents n'est en réalité payé que par les 10 à 15% de Français les plus nantis ».

    Autre exemple, les aides sociales. Il y a un an, les députés du Rassemblement national se sont opposés à l'extension, aux moins de 25 ans, du RSA (le revenu de solidarité active), une mesure proposée par la gauche. Selon un député RN, cette aide constituerait même « le summum de l'assistanat ». Et ce n'est pas tout, poursuit Marianne. « Très volontariste sur le plan social en 2017, le RN a depuis lâché beaucoup de lest. Outre la sortie de l'euro et de l'Union européenne, Marine Le Pen a également abandonné la retraite à 60 ans et la remise en cause de la loi Travail ».

    Femme, vie, liberté

    « Un an et demi après la mort de Mahsa Amini, la République islamique a fini par juguler l'immense vague de manifestations lancée par les iraniennes », constate l'Obs, qui se veut toutefois optimiste, estimant « qu'une bonne partie de la population veut désormais se débarrasser du régime ». L'Obs a choisi de donner la parole à « sept iraniennes en quête de liberté ». « La plupart ont connu la prison, plusieurs ont été contraintes à l'exil », précise l'hebdomadaire, qui livre tout d'abord le témoignage de Narges Mohammadi, prix Nobel de la Paix 2023, détenue dans la prison d'Evin, à Téhéran. Selon elle, « l'heure est venue de criminaliser l'apartheid de genre ». Et elle énumère, en une vingtaine de points, ce que veut dire cet « apartheid de genre » en Iran. Par exemple, « le témoignage d'un homme devant un tribunal vaut celui de deux femmes », ou encore « les hommes ont le droit de divorcer si leur épouse souffre d'un handicap. Les femmes ne jouissent pas de ce droit ».

    Et puis, il y a bien sûr la question du voile. « Le non-port du hijab islamique est passible de 74 coups de fouets ». Et ce n'est pas seulement de la théorie. L'Obs publie le témoignage d'une « activiste kurde de 34 ans, Roya Heshmati », qui a reçu 74 coups de fouet pour avoir publié, sur les réseaux sociaux, une photo d'elle sans voile. « Je n'ai pas compté les coups, raconte la jeune femme, je chantais tout bas : "Au nom de la femme, de la vie, le voile de la soumission sera arraché, notre nuit se transformera en aube" ».

    À écouter aussiIran: que reste-t-il du mouvement «Femme, vie, liberté»?

    Une famille originale

    C'est M, le supplément du Monde, qui nous présente cette famille. Elle a la particularité de compter 27 demi-frères et sœurs, ils sont français et sont tous nés par PMA (procréation médicalement assistée) après un don de sperme anonyme. Anonyme, certes, mais cela ne les a pas empêchés de se retrouver, en faisant des tests ADN en ligne. Plusieurs d'entre eux « se sont rencontrés » et « certains ont même l'impression d'avoir trouvé une nouvelle famille », précise M. Ils sont toutefois taraudés par une question. « Ils s'interrogent sur une énigme », l'identité de leur père biologique. « Certains veulent absolument la découvrir ». « Moi, je l'ai surnommé Spermator », dit Maude, l'une des « demies ». « Parce qu'on a des origines espagnoles ».

    Une certitude révélée par les tests ADN, qui toutefois ne dissipent pas le mystère sur le donneur anonyme et particulièrement généreux. Une scientifique avance l'hypothèse « d'un donneur itinérant, qui se serait lancé le défi de donner dans le plus d'endroits possibles », à une époque (les années 80 et 90), où les principes éthiques étaient non « contraignants ». Certains parlent d'un « serial-donneur » qui pourrait bien être le père de dizaines d'autres enfants.

    6 min
  • À la Une: l’actualité au Proche-Orient au cœur de l'actualité

    L’Obs et Paris Match sont allés à la rencontre de ces Gazaouis qui ont pu trouver refuge sur le Vieux Continent. En photo et en Italie pour Match qui est allé au port de La Spezia. C’est là qu’ont débarqués 14 rescapés palestiniens, âgés de 1 à 16 ans. Des enfants « lourdement malades ou blessés ». À Gaza, ils étaient condamnés, raconte le magazine.

    En France, alors que leurs proches sont toujours sous les bombes de l’armée israélienne, d’autres réfugiés racontent à l’Obs leurs vies brisées. Omar notamment, qui a quitté Gaza quelques semaines après le 7 octobre. Pourtant habitué aux guerres avec Israël, il ne s’attendait pas à ce que celle-là soit « aussi épuisante, aussi effrayante ».

    Omar raconte sa chance à l’Obs. Celle d’avoir reçu un matin de novembre un appel du consulat français de Jérusalem. Il est placé sur la liste des personnes qui peuvent quitter Gaza. Une liste où ne figure en revanche aucun autre membre de sa famille. « Si on ne peut en sauver qu’un et que c’est toi, pars », lui glisse alors sa mère.

    Le Figaro magazine donne la parole à Amos Gitai. Le cinéaste israélien né à Haïfa, pour qui « cela peut paraître inimaginable aujourd’hui, dit-il, mais après la guerre, il faudra aider les palestiniens à se reconstruire ». Pour lui, « une approche reposant uniquement sur la force conduira à une surenchère de la violence ». Et quand le journaliste constate que l’actualité montre que des murs s’érigent entre les peuples. Réponse du cinéaste, architecte de formation : « Le travail d’un architecte, c’est de construire des ponts, pas de les bombarder. J’ai tenté de travailler dans ce sens. »

    « On a poussé l’humanité dans le vide », s’écrie Dominique Eddé dans l’Obs. La romancière libanaise plaide pour « un réveil des consciences sur la situation à Gaza, à commencer par les plus décisives : celles des Israéliens ». Elle dresse le bilan de la guerre dans le territoire de 360 km2 : 50 à 60% de bâtiments détruits, un nombre incalculable de cadavres sous les décombres. Des milliers de blessés privés d’hôpitaux, amputés sans anesthésie, parfois sur les trottoirs. Elle cite des médecins de tous les pays pour qui il ne s’agit pas d’une guerre, mais « d’un projet d’anéantissement ».

    Paralysie de l’ONU

    « Un gardien de la paix désarmé », constate le Figaro magazine. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres constatait lui-même en février que « le monde entre dans une ère de chaos » et appelle à une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU. Un organe frappé de paralysie à cause de deux de ses États membres permanents, souligne le Figaro. D’un côté, les États-Unis qui opposent leur veto à toute résolution visant Israël, de l’autre, la Russie, belligérante en Ukraine, qui brandit le sien à chaque occasion.

    Et l’Express note qu’un acteur régional s’impose depuis le 7 octobre : l’Iran. Une « bombe à retardement », selon le magazine qui en fait sa Une, avec l’œuvre du dessinateur iranien Kianoush Ramezani. On y voit un globe terrestre enfermé dans une cage que surplombe l’ayatollah Khamenei, regard sévère derrière sa barbe et ses lunettes, vêtu d’une grande cape noire. Dans son dos émergent d’un côté une kalachnikov, de l’autre, des missiles. L’Express propose une enquête sur « les véritables intentions du régime des mollah et sur ses fragilités ».

    Les médias du groupe Bolloré à la Une de l’Obs

    « Reac Info, pourquoi les médias Bolloré inquiètent », titre le magazine qui cite les têtes de gondole qui écument les médias du groupe : Pascal Praud, Laurence Ferrari, Geoffroy Lejeune ou encore Cyril Hanouna. Avec ces dizaines de vedettes présentes sur CNews, Europe 1 et C8, mais aussi dans Paris Match et le JDD, la galaxie médiatique bâtie par Vincent Bolloré est passée à l’offensive, constate l’Obs. Ses médias « fabriquent un récit réactionnaire teinté de catholicisme conservateur » avec toujours les mêmes sujets d’angoisse, constate l’Obs : « Immigration, violence, perte d’identité, déclin national. » Désormais réuni dans le même immeuble, « ce regroupement immobilier permet à Vincent Bolloré de parfaire sa stratégie industrielle en important dans l’information une formule éprouvée dans l’agroalimentaire ou des usines produisent une seule sauce tomate débitée sous des marques différentes ».

    Dossier sur la forêt du bassin congolais

    « Le poumon du monde presque à bout de souffle », constate le magazine Marianne. Une forêt « exposée à deux menaces au moins : celle de l’accroissement démographique exponentielle et celle de la déforestation. Ce poumon vert qui s’étend sur six pays d’Afrique centrale perd chaque année la superficie d’un département français ». Le magazine pointe notamment la Chine du doigt. Pékin est accusée d’y faire de la déforestation à l’échelle industrielle.

    Le Figaro magazine met un coup de projecteur sur une exposition de Nick Brandt. Dans Sink/Rise, le photographe américain a réalisé sans trucage ni montage des mises en scènes au fond de l’océan pour alerter sur la montée du niveau des mers. Mises en scène de la vie quotidienne réalisées avec des habitants des iles Fidji, menacés par la montée des eaux dans l’océan Pacifique.

    5 min
  • À la Une: la mort d'Alexeï Navalny et le 2ème anniversaire de la guerre en Ukraine

    « Il faut faire payer Poutine, l'assassinat de Navalny ne doit pas rester impuni », clame l'Express en Une, L'Express qui consacre un long dossier à la mort de l'opposant russe et aux deux ans de guerre en Ukraine. L'hebdomadaire part du principe que la Russie n'est pas aussi forte qu'il y paraît. « L'Occident ne doit pas être dupe des fanfaronnades du Kremlin », nous dit-il, « La Russie est plus affaiblie qu'on pourrait le croire ». « L'armée russe n'est pas invincible », ajoute l'hebdomadaire, « et l'économie du pays n'est pas florissante ». L'Express reconnaît toutefois que « la croissance ne s'est pas effondrée, flirtant même avec les 3 % en 2023 et 2024 ». Mais il ajoute aussitôt « en réalité le potentiel de croissance de la Russie est durablement affaibli. La fuite en avant de Poutine dans une économie de guerre n'est pas soutenable dans la durée ». Quant à la mort d'Alexeï Navalny, elle est, pour L'Express, « le symbole d'une Russie fébrile. Le décès de l'opposant fait resurgir les fissures d'un régime en perte de légitimité ».  

    Un opposant devenu martyr

    Paris Match publie cette semaine de nombreuses photos : Navalny souriant, en famille, avec son épouse et leurs deux enfants, Navalny arrêté lors d'une manifestation pour la libération d'un journaliste, en 2019. Navalny, encore, souriant derrière les barreaux, lors d'une audition à distance, devant ses juges, à la veille de sa mort. Enfin, la photo de son épouse, Ioulia Navalnaïa, les yeux plein de larmes, annonçant son décès. Paris Match revient notamment sur les conditions de détention d'Alexeï Navalny. « En 2023, mis à l'isolement pour 6 mois, il note : Même les psychopates et les tueurs en série condamnés à perpétuité ont droit à des visites. Moi pas ».  Mais il ne regrette rien. « A l'écoute des discours imposés de Poutine », poursuit l'hebdomadaire, « il lui arrive de s'endormir heureux ». Il écrit : je me dis : « Tu as bien fait. Mieux vaut être en prison que se soumettre à ce pouvoir ». Pour Paris Match, « Un opposant est mort, un martyr est né ».   

    Espionnage et désinformation

    La Russie et avant elle, l'URSS, il en est aussi question dans Le Point. « De Staline à Poutine, ces Français au service de Moscou », titre, en Une, Le Point. Ce sont « les archives des services de Prague », qui ont parlé. Le journaliste Vincent Jauvert s'y est intéressé de près. D'où il ressort que « l'hexagone fut un terrain bien perméable au KGB et qu'au moins 35 journalistes ont eu des accointances tarifées (...) Certains ont trahi par conviction, d'autres pour l'argent, certains par naïveté ou goût du risque », raconte L'Express, qui cite notamment le cas de Gérard Carreyrou, lequel « aurait accompli ses missions de renseignement avec zèle ». « L'ancien patron de l'info sur TF1 », aujourd'hui à la retraite, aurait informé son agent traitant sur le parti socialiste et l'Elysée, dans les années 80. Gérard Carreyrou dément fermement, dans une interview. Et assure : « cela faisait partie du métier, de sortir, de rencontrer des gens, de déjeuner ». Quoi qu'il en soit, la Russie reste très active. Témoin celui que Le Point appelle « le troll russe », Mikhail Gamandiy-Egorov, « agitateur lié au renseignement russe », « un spécialiste de la désinformation » qui, nous dit-on, « grenouille en Afrique francophone où la Russie diffuse une violente propagande anti-France ». « On le voit d'ailleurs poser » sous un portrait du président de la Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema, alors que le chef de l'État vient d'être réélu avec 95 % des voix. « Mikhail Gamandiy-Egorov a même réussi à s'introduire à  l'Ecole Supérieure de Journalisme à Paris, où il enseignait, (interdit de rire) » se moque l'Express « la lutte contre les fake news, l'influence des discours médiatiques ou encore l'impact des réseaux sociaux sur l'opinion ». 

    Une nouvelle tête de liste pour les élections européennes

    Le temps presse avant les élections européennes qui auront lieu début juin. Pourtant le camp présidentiel n'a toujours pas annoncé le nom de son candidat, mais ce n'est visiblement plus un mystère. Selon la Tribune Dimanche, « ce sera officiel dans les jours qui viennent ». Ce sera une candidate, Valérie Hayer, une eurodéputée de 37 ans, fille d'agriculteurs. « Une inconnue du grand public » qui aura fort à faire, rappelle La Tribune Dimanche, alors que « dans les sondages, la liste de la majorité est passée sous les 20% et est très largement devancée par celle du Rassemblement National ». Le Journal du Dimanche, est moins affirmatif, sans doute pris de vitesse, le JDD estime que Valérie Hayer « fait figure de candidate naturelle », mais ajoute-t-il, « la macronie procrastine ». Si l'on en croit la Tribune Dimanche, le camp présidentiel lui fait pourtant confiance, car « elle est solide. Elle n'improvisera pas ». Quant à son « déficit de notoriété », il ne serait « pas insurmontable » selon les macronistes, qui rappellent « qu'avec l'élection présidentielle, les européennes sont la seule élection où les candidats ont leurs visages affichés sur tous les murs de France ». 

    6 min
  • À la Une: la planète face à de multiples conflits

    « Qui veut la guerre partout ? » s'interroge Marianne, qui fait un tour du monde des conflits, carte à l'appui. Selon les calculs de l'hebdomadaire, 48 % de la population mondiale se trouverait actuellement en état de guerre « déclarée, larvée ou civile ». Conséquence, poursuit Marianne, « l'idée d'une paix généralisée n'a jamais paru aussi lointaine ». Prédictions annoncées alors que l'on s'approche du 2ᵉ anniversaire de l'invasion russe en Ukraine, « le camp de la "négociation avant tout" semble manquer d'arguments pour minimiser le danger d'un axe composé de la Chine de la Russie, de l'Iran et de la Corée du Nord », nous dit Marianne qui ajoute : « de prime abord, les intérêts propres de cet axe entrent en contradiction avec ceux de plusieurs pays occidentaux, sinon avec le bloc occidental dans son ensemble ». L'hebdomadaire en veut pour preuve l'expérience de la France « dans son ancien pré-carré africain (en Centrafrique, au Mali, au Burkina Faso ou au Niger) d'où la Russie s'est évertuée à la déloger, non par les armes, certes, mais en usant d'une diplomatie parallèle ultra-agressive ».  

    Des avions et des oiseaux

    À la Une également, la guerre en Ukraine, qui entrera bientôt dans sa 3ᵉ année. « Une guerre sale, sinistre, sanglante », déplore l'Obs. « Une guerre de prédation massive », ajoute l'hebdomadaire, qui a décidé de donner la parole à des écrivains ukrainiens, à commencer par Andreï Kourkov, l'un des plus connus à l'étranger. Il explique que lorsqu'il était enfant, « il aimait regarder les avions ». « Ces dernières années », poursuit-il, « quand je rêve que la guerre se termine, je ne lève plus les yeux pour chercher des avions dans le ciel. J'y cherche les oiseaux. Leurs chants, leurs cris. C'est par leur voix que parle la nature. Celle-ci nous rappelle constamment que la guerre n'est pas un phénomène naturel ». Un peu plus loin, le témoignage d'un autre écrivain, Artem Chapeye, qui s'est « engagé dès le lendemain de l'attaque russe », nous dit l'Obs. Il raconte : « Le plus dur, c'est le matin. Je me réveille après une nuit de sommeil et la guerre est toujours là. Nous ne pouvons pas nous rendre. Nous sommes obligés d'épuiser la dictature par nos propres souffrances ». Il raconte aussi sa rencontre avec un autre soldat, auquel il demande s'il « a tué beaucoup de gens ». « Les yeux de l'homme, âgé d'une cinquantaine d'années, se remplissent de larmes ». « Ce sont des gens comme nous », dit-il, « on les a jetés sur nous comme des chiens. Si ce n'est pas moi, ce sera d'autres gars ».

    Opération de déstabilisation

    Là où Marianne parle de « diplomatie parallèle ultra-agressive de la Russie », le Point parle « d'usines à mensonges ». Selon lui, la France est en effet « la cible d'une vaste opération de déstabilisation menée par Moscou ». Menée notamment par un présumé site d'information qui annonce, par exemple : « Emmanuel Macron annule son voyage à Kiev, il a peur des bombes ». Ou encore, plus anodin : « il sera bientôt interdit d'utiliser son téléphone portable dans les rues de Paris ». Les réseaux sociaux ne sont pas en reste, bien sûr...  Comme cette « annonce » « sur un compte officiel X » datant de début février, selon laquelle « 60 mercenaires français seraient morts dans un bombardement à Kharkiv ». Objectif, nous dit le Point : « fragiliser la position française, à la veille d'un sommet européen, face à des pays comme la Hongrie, qui veulent interrompre les aides à l'Ukraine ». « En septembre 2023 », ajoute le Point, « Viginum, la cellule de veille créée par la France en 2021, a détecté un flux anormalement élevé d'informations qui circulent sur les réseaux, la plupart du temps totalement fausses, dont l'objectif est de décrédibiliser la politique du gouvernement français ». Un petit jeu auquel Paris refuse de se livrer, du moins officiellement. Selon l'hebdomadaire, « la France s'interdirait d'utiliser les mêmes armes que ses ennemis, en diffusant des fakes ou en créant à son tour de faux sites d'information ». 

    Un ancien patron de Frontex au RN

    Il s'appelle Fabrice Leggeri et il a dirigé, pendant sept ans, Frontex, l'agence de l'Union européenne chargée du contrôle des frontières. Or, nous apprend le Journal du Dimanche, il rejoint le Rassemblement national et sera en 3ᵉ position sur la liste de Jordan Bardella aux élections européennes. C'est « un gros coup » pour le RN, nous dit le JDD, qui donne la parole à l'ancien haut fonctionnaire. Lequel affirme « avoir voulu contrôler l'immigration, mais avoir subi des pressions et ressenti un abandon général ». Ce qu'il veut, dit-il, « c'est mettre fin à la submersion migratoire ». Une expression chère à l'extrême droite, et au JDD, selon lequel l'ancien haut fonctionnaire est « un atout de plus pour la crédibilité du RN sur la question de l'immigration ».             

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  • À la Une: les craintes des pays baltes face aux ambitions de Vladimir Poutine

    Sur la Une du Point, la photo montre un homme que le monde entier connaît, visage patibulaire, regard presque menaçant : le président russe. Avec ce titre : « Si Poutine gagne. » À l'approche du deuxième anniversaire de l'invasion russe en Ukraine, le 24 février, le Point échafaude des scénarios. Vus d'un pays où l'on redoute plus que toute l'hégémonie russe : la Lituanie, qui partage l'une de ses frontières avec la Biélorussie, alliée de Vladimir Poutine. « Un document du ministère allemand de la Défense a fuité il y a quelques semaines, raconte le Point. Il détaille le déroulé d'une offensive terrestre russe dans le sud de la Lituanie et l'extrême nord est de la Pologne, appelé corridor de Suwalki. Des territoires particulièrement vulnérables, car pris en étau entre la Biélorussie et l'enclave russe de Kaliningrad, où sont massées troupes, missiles hypersoniques et têtes nucléaires. »

    Ce n'est bien sûr qu'un scénario, mais il amène le Point à poser cette question : « L'alliance Atlantique se porterait-elle au secours des pays Baltes en cas d'invasion russe ? » L'hebdomadaire a interrogé Zygimantas Pavilionis, ancien ambassadeur lituanien aux États-Unis, qui se montre modérément optimiste. « Il redoute par-dessus tout de voir Donald Trump revenir à la Maison Blanche. Même en cas de réélection de Biden, il estime que l'Europe aurait tort d'y voir une assurance-vie. » Et il précise : « Le président américain pense que pour dissuader nos adversaires, il suffit de faire de beaux discours et de sourire comme Chamberlain. Le Premier ministre britannique qui, précise le Point, avait mis en place une politique d'apaisement avec Hitler. »

    Inquiétude pour le Sénégal

    « Quand le Sénégal, phare démocratique, vacille, titre l'Express. Le report de l'élection présidentielle, initialement prévue ce 25 février, plonge le pays dans l'inconnu. C'est la première fois, ajoute l'hebdomadaire, depuis l'instauration d'un régime présidentiel en 1963, qu'une élection est repoussée dans ce pays considéré comme un pôle de stabilité en Afrique de l'Ouest (...) Entre chaos et risque de dérive autoritaire dans un pays jusqu'ici épargné, l'avenir du Sénégal paraît soudain très sombre. »

    Plus pessimiste encore, l'Obs estime que « puisque Macky Sall a décidé de se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son mandat, le Sénégal pourrait connaître un scénario à la malienne où, après des élections contestées et des manifestations, l'armée a pris le pouvoir. Triste perspective pour la dernière démocratie d'Afrique de l'Ouest », ajoute l'Obs. Enfin, pour le Figaro Magazine, il ne s'agit pas « à proprement parler d'un coup d'État comme en ont connu ces dernières années le Niger, le Mali ou le Gabon, mais c'est en tout cas une grave dérive autoritaire, comme en République centrafricaine », estime l'hebdomadaire qui ose la comparaison avec ce pays en proie à la plus grande insécurité.

    Guerre de positions

    M, le supplément du Monde, titre sur « la guerre de positions dans les familles juives. En France, le conflit entre Israël et le Hamas s'est invité jusqu'au sein des foyers juifs, révélant des points de vue antagonistes sur l'État hébreu et des manières différentes de vivre sa judéité. Exemple avec Elie, un ingénieur de 26 ans, qui, ne se sent pas "émotionnellement impliqué" par ces évènements qui se déroulent à 5 000 kilomètres de Paris, au Proche-Orient. Il se désole de la mort de 1 200 victimes innocentes, bien sûr, mais ni plus ni moins que si l'attentat s'était produit dans une autre contrée éloignée. "Ma mère était outrée, scandalisée", se souvient-il. Même chose face à la "riposte" de l'État hébreu, qu'il considère comme une réponse disproportionnée, alors que sa famille soutient le droit de l'État hébreu à se défendre ». Finalement, Elie n'aborde plus la question en famille. Même chose pour Ava, 34 ans, qui « dès le soir du 7 octobre, apprend que de proches amis de la famille, en Israël, des réservistes, ont quitté leur foyer pour rejoindre l'armée. "Il y a une vraie bascule à cette date", dit-elle. "J'ai arrêté d'essayer de leur expliquer ma manière de voir. J'ai compris que le discours de la paix n'était tout simplement plus entendable" ».

    À la Une de la Tribune Dimanche, Édouard Philippe, avec cette déclaration : « La compétition ne me fait pas peur. » L'ancien Premier ministre, nous dit la Tribune Dimanche, est « bien décidé à être candidat en 2027 ». Le Journal du Dimanche de son côté, fait sa Une sur Mayotte, et parle de « submersion migratoire », à l'occasion de la visite sur place du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Enfin, le Parisien Dimanche donne la parole à Gabriel Attal, le nouveau Premier ministre, selon lequel « il n'y aura "aucun temps mort" » dans sa gestion des affaires. 

    6 min
  • À la Une: un village russe nommé Paris

    Il s'agit bien d'un village et non de la capitale française. Paris, village russe de l'Oural, compte 1 700 habitants, et M, le supplément du Monde, a voulu savoir comment la population de ce village vivait la guerre en Ukraine. « Elle y paie un lourd tribut », nous dit-on, « quatre hommes qui s'étaient portés volontaires sont morts, et seize autres sont actuellement mobilisés sur le front, à des milliers de kilomètres de chez eux. Autant de familles et de voisins endeuillés ou rongés par l'inquiétude (...) pourtant, l'heure n'est toujours pas à la contestation du pouvoir, mais à la résignation : "puisqu'il le faut"... disent-ils... », Vera Fiodorova, dont le neveu a été mobilisé, résume plus ou moins le sentiment général : « On voudrait la paix, on voudrait que les relations avec l'Ukraine reviennent comme elles étaient avant. Mais s'il le faut... ». Et Vera Fiodorova ajoute : « Nous, nous regardons la télévision, nous écoutons le commandant en chef (comprendre Vladimir Poutine). Ce n'est pas notre travail de décider ». Conclusion de l'envoyé spécial de M : « Ceux qui, en Occident, espéraient que la guerre, le retour des cercueils finiraient par pousser les Russes "à se réveiller" (...) ne se sont pas trompés. Seulement, le réveil n'est pas celui qu'on attendait. Faute de tout autre récit concurrent, on serre les rangs derrière le président, dont la figure se confond totalement avec celle de l'état ».

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    Présidence à vie au Burkina Faso ?

    « Ibrahim Traoré, capitaine terreur », titre L'Express, pour qualifier celui qui a pris le pouvoir au Burkina Faso en septembre 2022. Il apparaît en treillis, béret rouge et regard presque hostile vers le photographe. « Depuis le coup d'État, nous dit l'hebdomadaire, la propagande tourne à plein régime. Face aux violences djihadistes quasi quotidiennes, il faut "glorifier" ceux qui les combattent, martèle le capitaine Traoré, "soit vous êtes avec la patrie, soit vous êtes contre la patrie" ». Et cela ne va pas sans excès... « Les réquisitions de personnes ayant critiqué le régime se multiplient. Parmi elles, des journalistes, des leaders d'opinion et des hommes politiques ». « Les partisans du régime, poursuit l'Express, vont, eux, jusqu'à comparer le capitaine Traoré à un messie et réclament déjà une "présidence à vie". Alors que le régime se durcit, la perspective d'élections, théoriquement prévues en 2024, s'éloigne et la situation de la population se dégrade », conclut l'Express.

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    Grand écart

    « Les facs d'élite dans la tourmente ». C'est le titre choisi par l'Obs, qui revient sur la démission de deux présidentes d'universités américaines, dont celle de Harvard. Elles paient ainsi leurs déclarations « désastreuses », nous dit-on, sur fond de guerre au Proche-Orient. Interrogées par une commission parlementaire en ces termes : « Appeler au génocide des juifs viole-t-il le règlement sur le harcèlement de votre établissement, oui ou non ? » Aucune des deux présidentes d'université n'a répondu fermement. Mais l'affaire ne s'arrête pas là, elle est « plus compliquée », estime l'Obs. « Les présidentes des institutions incriminées se sont retrouvées dans une position délicate : elles ont tenté de faire un impossible grand écart entre la liberté d'expression et la sécurité sur leur campus, entre la colère des étudiants, majoritairement pro-palestiniens, comme la plupart des jeunes Américains, au nom de la défense des opprimés, et la pression des politiques et des donateurs les sommant de soutenir Israël ». Et l'Obs voit derrière cette affaire la main des républicains. Ce que résume ainsi la présidente de l'Association américaine des universités, Lynn Pasquerella : « Cette mascarade de l'audition au Congrès avait moins pour but de s'attaquer à l'antisémitisme croissant dans les campus, qu'à obtenir la mise au pas d'institutions perçues comme des bastions du progressisme ». 

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    Sujet hautement sensible

    L'Équipe Magazine propose un dossier d'une douzaine de pages sur... les fesses. Oui, vous avez bien entendu : un dossier sur les fesses des sportifs. « Muraille défensive au foot, point de repère au rugby, capteur sensoriel en pilotage, mais aussi panneau publicitaire et objet de culte esthétique, les fesses n'ont jamais autant occupé le devant de la scène », s'enthousiasme l'Équipe Magazine, qui prend pour exemple le football. « Les fesses, c'est l'arme secrète dont personne ne parle vraiment », assure l'ex-footballer Yaya Touré. Et il ajoute : « lorsque vous utilisez correctement vos fesses, vous avez plus de temps pour récupérer le ballon ».  En rugby, ajoute le magazine, « les fesses servent de repère pour caler son épaule dans la mêlée ». Imaginez alors leur utilité en équitation ! Sachez enfin que l'Équipe Magazine va jusqu'à nous faire un joli croquis, différenciant petit, moyen et grand fessier. Bref, rien ne devrait nous échapper désormais sur ce sujet hautement sensible.

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    6 min
  • À la Une: les derniers survivants de la Shoah et le massacre du 7 octobre

    « Je ne croyais pas revivre cela, je pensais que c'était terminé ». C'est en Une du Point, l'amertume de Marie Vaislic, 93 ans, ancienne déportée. L'hebdomadaire a décidé de donner la parole aux « survivants », « ils témoignent face au retour de la barbarie », nous dit-on. Ils ont 93 ans, 95, 100 ans... « Je pensais que c'était terminé » explique donc Marie Vaislic. Et elle ajoute aussitôt : « On ne s'attaque pas à des bébés, des femmes : les terroristes du Hamas ont fait comme les nazis. Va-t-on en finir avec l'antisémitisme, avec cette manière d'accabler les juifs de tous les maux ? » Malgré son âge, Marie Vaislic, continue de témoigner, dans les écoles, sur la déportation. Mais elle ne cache pas son pessimisme. « Aujourd'hui, on assassine un professeur parce qu'il montre une caricature de Mahomet, dit-elle... On fuit ce pays et je crois qu'on a raison, j'ai deux petits enfants qui vivent à Londres et à Washington, j'en suis très contente. »

    Quitter la France pour « un havre de paix », une « atmosphère insouciante » c'est justement ce qu'ont fait, ces dernières années, Rivka, Elie ou encore Yaël... qui avaient choisi Montréal, au Canada. « Ils pensaient avoir trouvé un refuge où poser définitivement leurs valises », raconte M, le supplément du Monde. « Mais l'embrasement au Proche-Orient, après le massacre perpétré par le Hamas en Israël, a allumé des feux jusqu'au cœur du Québec ».  Il y a eu des « coups de feu contre deux écoles juives montréalaises », « des cocktails Molotov contre une synagogue et deux centres associatifs juifs ». « Mais ce sont les mots et les slogans scandés dans les rues à chaque manifestation organisée en soutien au peuple palestinien qui ont heurté le plus profondément les juifs de Montréal », précise l'hebdomadaire... Notamment les appels publics d'un imam à « l'extermination du peuple juif ». Et ce n'est pas tout. « Dans les grandes universités montréalaises », poursuit M, « intimidations, harcèlement et insultes se sont multipliés ». Certains juifs de Montréal songent de nouveau à partir. « J'ai besoin de réfléchir à un plan B », explique Rivka, « chercher un endroit perdu où ma famille et moi pourrions vivre paisiblement »....

    Un homme en campagne pour les prochaines élections européennes

    Cet homme, c'est Raphaël Glucksmann qui conduira la liste du Parti socialiste. « Peut-il créer la surprise ? », s'interroge l'Obs qui semble tout acquis à sa cause et pour qui Raphaël Glucksmann « reprend le flambeau de la gauche progressiste et européenne, mais aussi clairement anti-mélanchoniste. Sa percée récente dans les sondages dit bien l'attente d'un électorat qui a soif de représentativité ».  Mais Raphaël Glucksman, fils du philosophe André Glucksmann, est malmené par ses adversaires, tel François Ruffin, de La France Insoumise, qui le « dépeint en candidat des élites ».  Réponse de l'intéressé : « Je ne suis pas sorti de Sciences-Po pour aller au Forum de Davos. Je suis allé au Rwanda, en Géorgie, en Ukraine. Je ne suis l'obligé d'aucune classe sociale, ni d'aucune cause politique ». Mais même dans son camp, on lui rappelle ses origines. Un député PS juge ainsi « qu'il est trop bien né, depuis tout petit. Il est beau, intelligent, riche, il a tout. C'est un enfant gâté de la politique. Son défaut, c'est qu'il ne joue pas assez collectif ».                                                           

    Crise agricole en France                                                                                                                                                

    « Agriculteurs, demain le siège de Paris ? s'interroge le Journal du Dimanche, qui est allé à la rencontre d'agriculteurs "excédés" nous dit-on. Excédés, mais populaires. « On est applaudis de tous les côtés », s'étonne Florian, qui veut y croire. « Si ça bouge, je pense qu'il y a énormément de choses qui vont changer en France. C'est peut-être le moment ». La Tribune Dimanche de son côté, préfère traiter la crise sous l'angle politique, avec en Une, la photo de Gabriel Attal, dans une cour de ferme. Pour la Tribune Dimanche, c'est déjà « l'heure de vérité » pour le Premier ministre.

    La princesse de Galles en Une de Paris Match

    Kate est hospitalisée depuis plusieurs jours, et l'hebdomadaire ne cache pas sa préoccupation...  Parlant d'un « mal inquiétant ». « Même si Kensington a précisé qu'il ne s'agissait pas d'un cancer, l'opération de la princesse de Galles soulève des questions » nous dit Paris Match, qui publie la photo du couple princier, William et Kate, et du couple royal, Charles et Camilla tout sourire, en décembre dernier. Or le roi, vient, lui aussi, de subir une intervention chirurgicale.« Aujourd'hui, seule Camilla peut honorer ses engagements », remarque Paris Match. L'hebdomadaire ajoute, avec semble-t-il une pointe de regret, que « les tabloïds britanniques, qui seraient sans doute capables de briser le secret, n'essaient même pas de spéculer ». Un secret royal décidément bien gardé.

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  • À la Une: derniers soubresauts après le remaniement ministériel en France...

    « À quoi joue Macron ? Le roi s'amuse », raille le Point, qui a choisi de faire sa Une sur Rachida Dati, la nouvelle ministre de la Culture, venue de la droite, comme plusieurs autres poids lourds du nouveau gouvernement. « Le macronisme est mort, vive le sarkomacronisme », ironise l'hebdomadaire, allusion à l'ancien président Nicolas Sarkozy, dont la nouvelle ministre est proche. « Rachida Dati, une grenade au gouvernement », titre Le Point, selon lequel Emmanuel Macron est « las de ces ministres de la société civile ou de la haute fonction publique, qui, selon lui, ne savent pas défendre son action avec suffisamment d'emphase ». Le président « est persuadé qu'il lui faut des ministres sans état d'âme. Rachida Dati est là pour ses punchlines et sa répartie. Elle n'a pas besoin de stage d'observation ».

    Là où Le Point voit une « grenade » au sein du nouveau gouvernement, l'Obs parle du « retour de la tata flingueuse ». « Son sens du drama, de la répartie et surtout sa mise en examen pour corruption font déjà tousser les milieux culturels », remarque l'hebdomadaire qui parle « d'une opération diversion, alors que le chef de l'État peine à relancer son quinquennat et redoute une débâcle aux européennes ».  Mais Rachida Dati, c'est aussi un parcours : « enfance en HLM et débrouillarde ascension sociale, de la chancellerie jusqu'à la mairie de l'arrondissement le plus chic de Paris » souligne l'Obs... « Pour ceux qui se demandent si j'ai lu des livres, qu'ils sachent que j'y ai eu accès dans ma cité par le bibliobus. Je n'ai pas honte de le dire »... affirme Rachida Dati. Un parcours donc, et une popularité enviable : « supérieure à 65 % chez les français non diplômés », souligne l'Obs.

    À la Une de L'Express, Jordan Bardella

    « Que dissimule l'image lisse du « président du Rassemblement national ? » Interroge L'Express... À 28 ans, Jordan Bardella conduira la liste du Rassemblement national aux prochaines élections européennes. « Jeunesse, sourire et affabilité ouvrent grand les portes des émissions télévisées », remarque L'Express, qui souligne que Jordan Bardella « tape plus dur et plus fort que Marine Le Pen ». « S'épanche sur « le remplacement de la population en cours », sur le déclin « civilisationnel » auquel la France ferait face », multiplie les déclarations criardes et parfois hasardeuses sur les chiffres de l'insécurité ». « Toutefois, le Bardella show en lasse quelques-uns », précise L'Express, qui cite un élu frontiste selon lequel le président du RN, « n'a jamais discuté avec un vrai électeur plus longtemps que pour faire un selfie ».

    Marianne sans pitié

    À la Une de l’hebdomadaire :  une photo d'Emmanuel Macron entouré du nouveau Premier ministre Gabriel Attal et de Rachida Dati, encore elle... Mais ce qui intéresse Marianne, ce sont les perdants. Ceux que l'hebdomadaire appelle vulgairement « les cocus ». Exemple : Olivier Dussopt, l'ancien ministre du Travail, qui a porté la réforme des retraites.  « Traité de vendu par ses anciens camarades socialistes, et d'imposteur et d'assassin », par un député de La France Insoumise, rappelle Marianne. « Olivier Dussopt a servi, il est cramé, autant s'en débarrasser », aurait déclaré un stratège de Renaissance, le parti présidentiel. Et que dire de l'ancienne Première ministre Elisabeth Borne ? « Dix jours après son éviction, c'est comme si tout le monde l'avait déjà oubliée » s'exclame Marianne qui enfonce le clou : « Emmanuel Macron avait décidé de « confier le sale boulot » à cette fidèle, dont la fiabilité compensait l'absence d'éclat ».  « Le charisme limité de cette technocrate devenue Première ministre ne l'a pas aidée à rester dans les mémoires »... conclut Marianne... non sans une certaine cruauté.

    Le gouvernement de Gabriel Attal face à ses deux premières crises

    « Paysans, la colère en marche » titre en Une La Tribune Dimanche, qui parle, avec une certaine condescendance, de « jacquerie ». « Le plus jeune Premier ministre est bien loin de ses bases », ajoute le journal, qui voit là « un sujet explosif, dont les multiples raisons (...) seront difficiles à démêler ».  « Cinq mois avant les élections européennes », poursuit la Tribune Dimanche, « le Rassemblement National est aux aguets. Marine Le Pen et Jordan Bardella soufflent grossièrement sur les braises et veulent surfer sur une colère agricole qui se répand dans toute l'Europe ».

    Autre crise, à laquelle est confronté le gouvernement : l'école privée, au centre du débat depuis que la nouvelle ministre de l'Éducation Nationale, Amélie Oudéa Castéra, a confié avoir scolarisé ses enfants dans le privé, en raison, disait-elle, du trop grand nombre d'heures non remplacées dans le public.  Une déclaration pour le moins inattendue venant de celle qui est censée défendre l'école publique. Mais le Journal du Dimanche, ne le voit pas de cet œil. Il dénonce « l'acharnement de la gauche médiatique ».  Et part en croisade pour défendre l'école Stanislas, celle où Amélie Oudéa Castéra avait inscrit ses enfants.  Le JDD cite de nombreux parents et anciens élèves qui s'insurgent contre les critiques émises dans un rapport administratif dénonçant des « dérives homophobes et sexistes » dans cette école.

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