Revue de presse des hebdomadaires français

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  • À la Une: les premiers pas du nouveau Premier ministre Michel Barnier

    La photo de Michel Barnier est en Une de la Tribune Dimanche et du Journal du Dimanche. Costume sombre, se tenant droit, il déclare à la Tribune Dimanche « J'ai une grande liberté », ce que semble aussitôt démentir Marine Le Pen dans le même journal. « Ce gouvernement sera sous surveillance », annonce la patronne du Rassemblement national dans une longue interview. « Nous avons posé nos exigences », ajoute-t-elle, « et nous ne les changerons pas ».

    Le Journal du Dimanche, de son côté, a obtenu quelques déclarations de Michel Barnier, dans les heures qui ont suivi sa nomination. « Chaque citoyen est important », dit-il. Son slogan : « respecter les Français, faire respecter la France ». Rien de surprenant donc de la part de celui qui dit aborder sa mission « avec le calme des vieilles troupes », et qui assure « qu'il écoutera tout le monde ».

    Le nouveau Premier ministre fait la Une de l'actualité en France, mais pas pour Aujourd'hui en France Dimanche qui lui préfère Tony Estanguet, le président du comité d'organisation de Paris 2024, sacré « homme de l'été ». « Il va clore ce soir, au Stade de France, les plus folles semaines de sport que la France ait jamais connues et durant lesquelles tout lui a réussi ».  Pour un peu, Aujourd'hui en France Dimanche lui prédirait un avenir politique. « Ceux qui l'ont côtoyé », nous dit-on, « sont unanimes : ils le voient capable de faire tout, ou presque ».

    Charnier et famine

    Mais pendant les folles semaines olympiques que la France a traversé, le monde a continué de tourner. Et il tourne plutôt mal, si l'on en croit la presse hebdomadaire. « Inondations, famine, épidémie de rougeole, pénurie de médicaments », énumère le Nouvel Obs, pour lequel « la pire crise humanitaire du monde ne sévit pas au Moyen-Orient ou en Ukraine, mais au Soudan ». 

    « Khartoum la capitale a été rasée par la guerre, près de 15 000 soudanais ont été massacrés, et les charniers sont visibles sur les images satellites », précise Sara Daniel, grand reporter, qui ajoute : « plus de 10 millions de Soudanais ont fui leur foyer, la famine pourrait être plus meurtrière que celle qu'a connue l'Éthiopie dans les années 1980 ». Mais « malgré ce tableau apocalyptique, il y a peu de chances que la situation préoccupe à temps l'opinion publique internationale et ses diplomates », conclut le Nouvel Obs.

    Un mur de 50 kilomètres

    Le monde tourne mal et les exemples ne manquent pas. Paris Match s'est rendu à la frontière entre Haïti et la République dominicaine. « Scellée à sa voisine par la géographie, la République dominicaine rêve de larguer les amarres », explique l'hebdomadaire. « Se couper du pays le plus pauvre des Amériques, elle qui est la première destination touristique des Caraïbes. À l'ouest, la misère et la noirceur des gangs. À l'est, la croissance et la blancheur des plages ? », interroge Paris Match qui nous parle de ces « 170 kilomètres » de frontière que les autorités dominicaines rêvent de rendre « étanches ». Cela en construisant un mur, fait de béton et de grillage, et qui compte déjà « une cinquantaine de kilomètres ».

    Mais comme partout dans le monde, un mur ne suffit pas à décourager ceux qui fuient la misère ou la guerre.  Beaucoup d'Haïtiens tentent et parviennent à le franchir. Et ce n'est pas la seule épreuve qu'ils affrontent. Auparavant, ils doivent traverser une rivière, une étape dangereuse pour ces Haïtiens qui, pour la plupart, « ne savent pas nager », nous explique Paris Match. L'hebdomadaire publie la photo d'une famille qui sort de l'eau, un homme, deux femmes dont l'une est enceinte, et deux jeunes enfants dont un bébé. « Expulsée le matin même », précise l'hebdomadaire, cette famille tente de revenir en République dominicaine où elle a vécu trois ans ».  

    « Les femmes vont sauver l'Iran »

    Dernière étape pour cette revue de presse : l'Iran. « Les femmes vont sauver l'Iran », affirment, d'une même voix, l'actrice Zar Amir et l'écrivaine Azar Nafisi, dans le Nouvel Obs. Deux iraniennes qui vivent en exil. La première en France, la seconde aux États-Unis. Deux femmes qui expriment leurs espoirs, « deux ans après la mort de Mahsa Amini, et le mouvement Femmes, vie, liberté ». 

    Pour Azar Nafisi, « les femmes iraniennes ont découvert leur pouvoir. Elles descendent dans la rue sans savoir si elles rentreront vivantes et couvrent le son des balles avec leurs chansons. Elles incarnent une autre forme de révolution, non violente. Si une seule mèche de cheveux peut leur valoir une centaine de coups de fouet, la torture ou une balle entre les yeux, c'est le signe même de leur puissance. Le régime les craint, il voit dans leurs corps un danger », assure Azar Nafisi.

    « Quel futur imaginez-vous pour l'Iran ? » demande le Nouvel Obs à Zar Amir. « Je suis très enthousiaste », répond-elle. « Une page s'est tournée et on ne reviendra pas en arrière, même si on doit le payer cher. Les femmes vont sauver l'Iran ».

    6 min
  • À la Une: la rentrée sans Premier ministre et presque sans budget

    À l'heure de la rentrée, il va falloir sortir les calculatrices et réviser les soustractions, puisque « pour 2025, il faudra au moins 20 milliards d'euros d'économies » : c'est la première leçon donnée, dans les colonnes d'Aujourd'hui en France Dimanche, par le ministre démissionnaire des Comptes publics. « Aucun gouvernement ne pourra, selon Thomas Cazenave, s'exonérer de la poursuite des efforts pour réduire le déficit. » Il va donc falloir calculer vite, puisque le projet de budget pour l'an prochain doit être présenté au Parlement dans un mois pile, et qu'aucun nouveau gouvernement n'est pour l'instant installé. Celui qui doit bientôt partir a donc proposé, en attendant, un budget identique à cette année, qui pourra être modifié par la future équipe gouvernementale.

    Mais « rien ne dit que la France accouchera d'une loi de finances en bonne et due forme », prévient L'Express, qui rappelle que le texte devra être adopté par les parlementaires. C'est « un 110 mètres haies qui s'annonce, d'après le magazine, avec vent de face, sans échauffement, et dans un stade globalement hostile, quel que soit le dossard de celui ou de celle qui portera le texte ». Dans ses pages, L'Express schématise les différents scénarii institutionnels envisageables, en fonction d'un vote favorable ou non. « Le rejet du budget aurait l'effet équivalent à celui du vote d'une motion de censure », concluent deux professeurs de droit public cités par l'hebdomadaire.

    « Budget : la France ingérable » en Une de L’Express, « La bombe à fragmentation » titre Le Nouvel Obs, « La France sur un volcan » en couverture du Point

    Pour éviter, comme le redoute L'Express, un « chaos fiscal doublé d'une crise institutionnelle », Le Nouvel Obs réfléchit donc aux mesures sur lesquelles des « pourparlers » pourraient s'engager. Des économies seraient notamment possibles avec les « rentes indues » : la taxe sur les superprofits de l'électricité, qui a été « mal conçue », selon le magazine, ou l'impôt sur les revenus du capital qui « pourrait augmenter de quelques points » au-delà de 30%. Des mesures qui pourraient rapporter, d'après Le Nouvel Obs, « entre 5 et 10 milliards d'euros ».

    Le problème, pour Le Point, c'est que « la pression fiscale » en France est déjà « la plus élevée d'Europe ». L'hebdomadaire reconnaît pourtant qu'il faut faire des économies, « parce que sans cela, l'Etat n'aura plus beaucoup de marge de manœuvre », entre la « charge des intérêts de la dette » en hausse et le risque, pointé par un économiste cité par Le Point, d'une nouvelle dégradation de la note de la France par les agences. « Gare au crash », prévient donc Le Point, qui mentionne aussi l'inquiétude des patrons. « Depuis la dissolution, 60% des entreprises de taille intermédiaire ont choisi, précise le magazine, de suspendre tout ou partie de leurs investissements en attendant d'y voir plus clair. » L'autre mise en garde, rappelée dans tous les articles, concerne aussi la Commission européenne, qui attend, d'ici le 20 septembre, le plan budgétaire des Etats membres pour les prochaines années. La France porte déjà un bonnet d'âne, puisqu'elle est visée par une procédure de déficit excessif lancée par le Conseil européen, fin juillet.

    Bernard Cazeneuve, encore Premier ministre ?

    Bref, la classe est désordonnée, et pourtant... Le directeur de l'établissement, Emmanuel Macron, n'a pas encore désigné de nouveaux professeurs. Tous les médias s'impatientent : le président devait annoncer le nom du ou de la nouvelle cheffe du gouvernement en début de semaine... Puis peut-être d'ici vendredi... Ce sera désormais après la rentrée, « au plus tard mercredi », d'après Le Journal du Dimanche, qui remarque l'allure « détendue » d’Emmanuel Macron depuis son déplacement en Serbie ; signe, selon certains, qu'il a déjà fait son choix. Mais lequel ? « On a le sentiment que personne ne veut se mouiller », constate l'ancien ministre Clément Beaune, dans Le Point.

    Un nom revient pourtant avec insistance : Bernard Cazeneuve, l'ancien Premier ministre de François Hollande. L’hypothèse « divise » le Parti socialiste, titre Le Monde, et elle n'est pas validée par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, qui continue de soutenir la candidature de Lucie Castets, choisie par le Nouveau Front populaire. « Pour que son arrivée à Matignon soit perçue comme une bonne nouvelle, écrit Le Monde, encore faudra-t-il que Bernard Cazeneuve puisse proposer l'abrogation de la réforme des retraites, l'augmentation du smic ou la restauration de l'impôt de solidarité sur la fortune. » Autant de « lignes rouges » listées par des opposants. « C'est un homme de qualité », reconnaît tout de même Nicolas Sarkozy, dans Le Figaro. Mais l'ancien président dit vouloir un « Premier ministre de droite ».

    D'autres bons élèves sont cités, comme Karim Bouamrane, « le "Barack Obama" de Saint-Ouen », titre Le Nouvel Obs, qui estime que « l'ambitieux maire socialiste, nouvelle coqueluche de la gauche anti-Mélenchon, a vu sa cote grimper en flèche » depuis les Jeux olympiques. Certains articles mentionnent aussi Didier Migaud, le président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique : hypothèse écartée par l'une des sources du JDD. « Le président a-t-il envie d'un Premier ministre ? », se questionne finalement Laureline Dupont, dans L'Express.

    S’inspirer des Jeux olympiques et paralympiques

    On en vient à se demander s'il ne faudrait pas adopter, avec la classe politique, la méthode de Caroline Goldman : Le Nouvel Obs consacre sa Une à cette psychologue pour enfants et adolescents qui prône, selon le magazine, « un retour à l'autorité », et qui s'oppose à « l'éducation positive ». Une psychologue de plus en plus médiatisée mais aussi controversée, explique Le Nouvel Obs, notamment lorsqu'elle relativise l'existence des troubles neurodéveloppementaux de l'enfant (par exemple, le trouble du spectre autistique ou le trouble de l'attention).

    La rentrée est bien là, et seuls quelques articles et éditos nous rappellent encore que la France est portée, cet été, par la magie des Jeux olympiques et paralympiques. « Les Français souhaitent que les hommes politiques s'inspirent du respect des règles, du respect des adversaires et adoptent l'esprit d'équipe », écrit Ruth Elkrief dans Aujourd'hui en France Dimanche. « En renonçant à l'esprit partisan, les dirigeants politiques permettront aux Français de penser que la magie des JO n'aura pas été que le songe d'une nuit d'été », ajoute Bruno Jeudy dans La Tribune Dimanche. Reste à savoir s'il n'est pas trop tard pour éviter le 0 pointé.

    6 min
  • À la Une: la nostalgie d’Alain Delon, la gauche divisée, et l’attente des Jeux paralympiques

    La nostalgie des hebdos s’incarne, à travers une gueule, un regard, et aussi un ego immortalisé par les Guignols de l'Info :

    Ces louanges qu'Alain Delon n'aura pas lues, elles tapissent les Unes et les pages intérieures des principaux hebdos - nos confrères de l'Obs, du Point, du Figaro Magazine, de L'Express, de La Croix Hebdo retracent quasiment tous la carrière et la vie privée de l'interprète du Samouraï enterré le 24 août... de ses relations compliquées avec les femmes et ses enfants, parfois son amitié trouble avec l'homme politique d'extrême droite Jean-Marie Le Pen.

    Des dossiers spéciaux qui sont surtout l'occasion de ressortir une icône du passé : Alain Delon torse nu, trempé de sueur et d'eau salée, les muscles bandés à la barre du voilier où se jouera le drame de Plein Soleil. L'acteur prête son charme et son regard ténébreux à Tom Ripley, l'antihéros du film de René Clément tourné en Italie il y a 65 ans déjà.

    L'Humanité Magazine revient de son côté trois décennies en arrière

    Avec l'interview d'un rappeur devenu rare.

    MC Solaar fera son énième retour à la fête de l'Humanité, 32 ans après sa dernière apparition au festival... Et dans cet entretien, le rappeur nostalgique aux accents bucoliques déplore la montée de l'extrême droite en France : « Plus les régimes sont autoritaires, moins la culture a le droit de parler », dit-il... MC Solaar qui veut laisser de la place aux « questions écologiques » dans ses textes. Il sera sur scène dans trois semaines au festival du journal de gauche.

    La gauche française fascinée par les dictateurs selon L'Express

    L'hebdo libéral affiche à sa Une Staline, Mao, Fidel Castro, Pol Pot... « les anticapitalistes s'entichent de régimes socialistes souvent sanguinaires »... l'occasion pour L'Express d'étriller « le socialisme du XXIe siècle promu par Hugo Chavez au Venezuela, [qui] s'est achevé comme les expériences du XXe siècle : en dictature ».

    Et le magazine de tirer le « bilan désastreux » de Fidel Castro, Nicolas Maduro, et Evo Morales accusés d'avoir « provoqué misère et chaos » en Amérique Latine... L'Express s'inquiète d'une potentielle arrivée de « Jean-Luc Mélenchon et de sa clique » au pouvoir, en tirant un trait d'union entre les dirigeants socialistes latino-américains et les Insoumis qualifiés de « danger pour [la France] ».

    Il faudrait d'ailleurs « tourner la page Macron et Mélenchon, délaisser Jupiter et Robespierre » : les propos sont de Raphaël Glucksmann dans une interview au Point. L'eurodéputé, qualifié de « nouveau chantre de la social-démocratie », « somme la gauche de rompre enfin avec La France Insoumise » selon l'hebdo conservateur. Raphaël Glucksmann qui voit le Nouveau Front Populaire comme une « unité d'action électorale contre l'extrême droite ».

    Dans la foulée de cet entretien avec Raphaël Glucksmann, autre interview, autres tacles dans Le Point, ceux de Sophia Aram. L'humoriste dénigre la « secte mélenchonniste » et « la soumission des sociaux-démocrates ». Sophia Aram qui conspue « une extrême gauche totalitaire et stupide » qui s'autorise « les mêmes violences que l'extrême droite », selon elle.

    Lucie Castets tente d'exister pour Matignon

    Long format dans L'Obs et dans L'Express sur la haute fonctionnaire de 37 ans, propulsée candidate du Nouveau Front Populaire au poste de Premier ministre. La défenseure des services publics qui débat avec les partis du NFP et se débat face à leurs divisions. L'Obs révèle que Lucie Castets « travaille d'arrache-pied » : « groupes de travail » qui « planchent sur des plans d'actions en matière de Pouvoir d'achat, éducation, santé, transition écologique ». L'économiste Lucas Chancel fait partie de « cette équipe Castets » qui a pour objectif d'aboutir « à des mesures concrètes pouvant être mises sur la table dès la nomination de Lucie » dit-il. Un autre des proches de Lucie Castets confie : « nous préparons un scénario où elle serait appelée dans quelques mois, après la chute d'un gouvernement de droite ».

    La nomination du nouveau Premier Ministre qui pourrait arriver après les Jeux Paralympiques...

    La trêve sportive qui pourrait se prolonger... dans un beau reportage photo de Louis Canadas, M, le magazine du Monde, retrace les images des Jeux Olympiques, « un moment suspendu » qui a « transfiguré la capitale en cité idéale ». Le photoreporter a sillonné Paris pendant toute la quinzaine et capturé la ferveur et la fête populaire des JO, comme lors de la course cycliste suivie par des milliers de spectateurs qui ont transformé la Butte Montmartre en Alpe-d'Huez le temps d'une journée.

    Pas de nostalgie en revanche dans L'Equipe Mag. Le supplément du journal des sports est déjà en mode Paralympique. Portraits du triathlète malvoyant Thibaut Rigaudeau et de son guide Cyril Viennot... leurs épreuves : 750 mètres de natation dans la Seine attachés par un élastique, 20 kilomètres de vélo tandem, et 5 kilomètres de course à pied attaché par la taille. Top départ le 2 septembre du pont Alexandre-III. Pour gagner il faut donc beaucoup de complicité comme le confirment les Français Thibaut Rigaudeau et Cyril Viennot. Parfois même un peu trop : sur Instagram, Cyril Viennot ancien champion du monde chez les valides en rigole : « quand on est guide d'un athlète malvoyant il faut aimer transmettre. J'ai brillamment réussi [en refilant] ma gastro à Thibaut la semaine dernière ».

    La Croix L'Hebdo se met aussi « dans les roues de nos champions » à l'occasion d'un reportage en immersion avec L'équipe de France de tennis-fauteuil. Trois mois de préparation avec le capitaine Yannick Noah et ces joueurs qui veulent être de la sélection paralympique. Parmi eux, Stéphane Houdet, 53 ans, triple champion paralympique du double. Le vétéran ne veut pas passer le relais à la jeune génération, dans un monde où le sport et la performance prennent le pas sur le handicap.

    Mais ce sont parfois les infrastructures qui mettent au pas les personnes handicapées : L'Express revient sur ces transports parisiens toujours inaccessibles aux personnes dites à mobilité réduite, des hommes et des femmes en fauteuil roulant ou à moitié paralysée qui se confrontent au métro, aux centaines de marches d'escaliers, aux escalators en panne et à l'absence d'ascenseurs... 22 millions d'euros ont été investis pour adapter près de 1800 arrêts de bus. Une déception pour ces usagers alors que seules 29 stations de métro sur les 320 que comptent le réseau francilien sont entièrement accessibles. L'association APF France Handicap s'énerve : « Pourquoi la France n'en est pas capable ? » en comparant Paris à Londres, qui a réussi à rendre son métro accessible à hauteur de 18% (pour 272 stations), malgré un réseau plus ancien et enfoui plus profondément que celui de Paris.

    Dans Le Guépard, Alain Delon sous les traits de Tancrède disait : « il faut que tout change pour que rien ne change ».

    En matière de transports et d'accessibilité à Paris, on peut le dire : rien ne change pour que rien ne change.

    5 min
  • À la Une: Alain Delon, la disparition d'un monstre sacré du cinéma français

    « Alain Delon, étoile du cinéma français est mort », annonce le Monde, au dessus d'une photo en noir et blanc de l'acteur. « Personnage tout autant qu'artiste », « il aura vécu son art avec une intensité sans égale ». « Alain Delon, monstre sacré du cinéma, est mort à 88 ans », titre de son côté le Parisien, qui a également choisi une photo de l'acteur en noir et blanc et qui lui rend hommage, estimant « qu'il laisse derrière lui une carrière exceptionnelle, mais aussi une vie extrêmement romanesque ». « Il n'appellera pas aujourd'hui », poursuit le Parisien. « C'était un rituel : lorsqu'on publiait un article sur lui, Alain Delon décrochait son téléphone pour remercier. Numéro masqué, mais voix inimitable, grave, incandescente, magnétique ». « Il prend le large », annonce de son côté Libération, avec là encore une photo en noir et blanc, sans doute plus adaptée que la couleur, pour rendre hommage à l'acteur dont Libération nous parle ainsi : « Figure tutélaire du cinéma, symbole d'une masculinité ombrageuse, l'acteur au charisme fou a enchaîné les chefs-d'oeuvre, de "Plein Soleil" au "Guépard" en passant par le Samouraï ou "Rocco et ses frères". On avait fini par le croire immortel, poursuit le quotidien. « Il nous avait pourtant prévenu : "Un héros doit toujours savoir mourir" ».

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    Article 68

    « Mélenchon-Macron, le chantage de la destitution », titre la Tribune Dimanche, avec en Une la photo du président français et du leader de La France insoumise, qui affichent tous deux un air préoccupé. Il y a de quoi, puisque depuis la dissolution de l'Assemblée nationale, en juin, la France navigue à vue, faute de gouvernement. Et certains, visiblement, trouvent le temps long. C'est le cas des Insoumis, dont Jean-Luc Mélenchon, qui signent une tribune, dans la Tribune Dimanche, intitulée « Démettre le président plutôt que nous soumettre ». « Emmanuel Macron serait sur le point de nommer un chef de gouvernement sans tenir compte du résultat des dernières élections législatives qu'il a perdues »... déplorent les Insoumis. Pour rappel, c'est la coalition de gauche, le Nouveau Front populaire, qui est arrivé en tête du scrutin... mais il semble bien qu'Emmanuel Macron ne choisira pas comme Première ministre Lucie Castets, la candidate du Nouveau Front populaire. La France insoumise parle d'ores et déjà de « coup de force institutionnel contre la démocratie ». Et juge « que la cause de cet abus de pouvoir doit être sanctionnée, c'est-à-dire le président de la République lui-même ».... Comment le sanctionner ? « Grâce à l'article 68 de la Constitution » répond la tribune de La France insoumise. « Cet article défini les conditions de la destitution du chef de l'État, en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l'exercice de son mandat ». Ceci étant, la procédure de destitution n'est « pas si simple » nous explique la Tribune Dimanche. Pour avoir une chance d'aboutir, « la proposition doit être adoptée par les deux assemblées, puis être votée à la majorité des deux tiers par les parlementaires réunis en Haute Cour ». Et il faudrait aussi attendre « le début de la session parlementaire début octobre ». 

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    Barbarie d'État

    En Afghanistan, cela fait désormais trois ans que les talibans ont repris le pouvoir. C'est le sujet de l'éditorial du Point, qui parle de l'Afghanistan, comme du « pays qui détestait les femmes ». « Voilà plus de mille jours », nous dit-on, « que les talibans ont interdit aux filles de plus de 12 ans de fréquenter les écoles en Afghanistan, mille jours qu'ils ont réintroduit la barbarie d'État dans ce grand pays d'Asie centrale, transformée en un "émirat islamique" ». « Quelle naïveté des dirigeants occidentaux », déplore le Point, « qui croyaient dur comme fer que  la nouvelle génération islamiste serait plus "modérée" que la précédente ! Impatients de se retirer du pays, les Américains ont fermé les yeux sur le drame qui se préparait. Si incroyable que cela paraisse, l'accord conclu le 29 février 2020 au Qatar, par les émissaires du président Donald Trump avec les talibans, ne faisait aucune mention du droit des femmes ».

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    Emmurées vivantes

    Paris-Match de son côté s'est rendu sur place... L'envoyée spéciale de l'hebdomadaire a notamment rencontré Zeinab, « une adolescente de 13 ans qui a perdu le sourire depuis qu'elle ne peut plus aller à l'école ». « Elle est prostrée dans la pièce unique où vit sa famille, dans un quartier pauvre de l'ouest de Kaboul ». « Dans l'espoir de la consoler », poursuit Paris Match, « sa mère lui répète sans y croire, que les talibans seront un jour chassés, luttant contre le sentiment d'abandon qui a envahi des millions d'Afghanes. Depuis qu'elle ne peut plus étudier, Zeinab se lève chaque matin à 4 heures, pour travailler dans une fabrique de tapis. Douze heures par jour (...) pour à peine plus d'un euro, précise l'hebdomadaire qui se désole : Sans avenir, exploitée, coupée de ses amis, la fillette a sombré dans la dépression, ce mal mystérieux devenu l'ultime prison dans laquelle les talibans ont précipité les femmes, après les avoir emmurées vivantes ». 

    2 min
  • À la Une: l'adieu aux Jeux olympiques de Paris

    « Paris c'était magique », s'exclame la Tribune Dimanche, qui espère que la France saura « garder la flamme », « cette parenthèse enchantée aura » nous dit-on, « fait du bien à tout le monde ». Tony Estanguet, le patron du comité d'organisation, est tout sourire. « Acteurs publics, privés, monde sportif, tout le monde a vraiment joué le jeu », affirme-t-il. « Mais le petit supplément d'âme c'est beau, et ça, on ne le maîtrisait pas, donc merci les Français ! »

    Pour Le Journal du Dimanche, la France est allée « jusqu'au bout du rêve », alors qu'Aujourd'hui en France Dimanche salue le « bouquet final » : « le sacre historique des volleyeurs et d'Althéa Laurin, en taekwondo, qui permet à la France de battre son record du nombre de médailles d'or ».

    « Ce dimanche matin, c'est un mélancolique chant de départ qui flotte dans l'air », ajoute Aujourd'hui en France, après avoir rappelé que le tube de Johnny Hallyday « Que je t'aime » « est entonné après chaque victoire tricolore ». « Paris », ajoute le journal, s'apprête à baisser le rideau sur des Jeux qui ont transformé la ville en une immense chorale. Des stades aux bassins, des podiums aux gradins, rarement la France n'avait autant chanté d'une même voix ». 

    Moment de grâce

    Les hebdomadaires ne sont pas en reste. Le Point fait sa Une avec Léon Marchand, jeune homme blond au sourire tranquille, 22 ans, et déjà quatre médailles d'or olympique autour du cou. Le Point qui s'émerveille face à cette France « qui croit en elle ». « Une capitale resplendissante, des spectateurs enthousiastes, des performances exceptionnelles... Les Français auraient-ils retrouvé la joie de vivre ? » s'interroge l'hebdomadaire qui a ouvert ses colonnes à quatre écrivains, dont Pascal Bruckner, qui lui aussi s'émerveille : « la France connaît un moment de grâce inattendu », dit-il, « alors que beaucoup prédisaient le pire, ergotant sur les problèmes logistiques et s'agaçant des perturbations dans les transports. Or, nous avions tout prévu, tout anticipé. Tout, sauf le succès. »

    Pour Daniel Rondeau, écrivain lui aussi et « adepte de la boxe », nous dit-on, « ce sont les rêveurs qui ont gagné ». « Un grain de folie leur disait qu'il fallait transformer la ville en terrain de jeu des champions, ils l'ont fait. Montmartre, Versailles, les Invalides, la Seine et la tour Eiffel sont devenus le décor naturel d'un incroyable parc Olympique. »

    Bulle olympique

    Et pourtant le contexte ne semblait pas favorable. Gouvernement démissionnaire, impasse politique... avant les Jeux, la France allait plutôt mal.

    Le Nouvel Obs le rappelle et se réjouit de cette « ferveur retrouvée quelques semaines après s'être déchiré lors de la dissolution de l'Assemblée nationale ». L'hebdomadaire se réjouit aussi de cette « nation qui retrouve le goût de l'autre, et accueille le monde à bras ouverts, après avoir failli porter l'extrême droite au pouvoir ». L'historien Pascal Blanchard, parle, lui, d'une « parenthèse enchantée », « qui s'est manifestée ces derniers jours par le selfie des pongistes sud et nord coréens. Tout peut arriver dans les Jeux », dit-il. « Mais qu'on ne se fasse pas d'illusion, cette bulle olympique ne dure que quinze jours. »

    L'Express nous explique d'ailleurs « pourquoi les JO ne changeront pas les Français ». « Hélas », se désole l'hebdomadaire, « les Jeux Olympiques ne sont bien souvent qu'une trêve dans l'histoire du pays organisateur. Pronostiquons donc qu'après cette parenthèse enchantée, la France retournera vite à ses turpitudes politiques, à son allergie des têtes qui dépassent comme à ses penchants pessimistes. »

    « Ne boudons pas cette communion populaire, qui aura fait oublier les déboires du quotidien » ajoute toutefois Marianne, mais « ce n'est pas la victoire de Teddy Riner qui va redonner du lustre au parcours d'Emmanuel Macron, quand bien même ce dernier en a fait des tonnes pour être sur la photo. La dernière médaille remise, il lui faudra redescendre sur terre et assumer les lendemains d'une double bérézina électorale, dont il est le premier acteur et la première victime », conclut Marianne.

    Été 1998

    Le chef de l'État n'aurait-il donc rien à espérer des JO ? Le Nouvel Obs ironise sur la question. « Rien d'étonnant », dit-il, « à ce qu'Emmanuel Macron se soit lancé, non pas dans une course aux médailles mais aux médaillés, pour récupérer un peu de la lumière projetée sur eux ». « Forcément », ajoute l'hebdomadaire, « le chef de l'État a en tête le souvenir de l'été 1998 et de la victoire à la Coupe du Monde de Football. Cet été-là, les cotes de popularité de Jacques Chirac et de Lionel Jospin avaient explosé de 10 points. »

    « Alors, même histoire en 2024 ? » interroge le Nouvel Obs. « Ce serait oublier », répond-il, « que cet "effet Coupe du Monde" s'était vite étiolé, que l'image d'une France "black-blanc-beur" pacifiée s'était rapidement effondré » et que quatre ans plus tard, le leader de l'extrême droite Jean-Marie Le Pen arrivait au « second tour de l'élection présidentielle ».

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    5 min
  • À la Une: l'enthousiasme pour les Jeux olympiques de Paris

    C'est une « parenthèse enchantée », que saluent les journaux ce dimanche 4 aout 2024, et particulièrement la Tribune Dimanche. « Un souffle de légèreté et d'insouciance caresse et grise les têtes de nos compatriotes », nous dit la Tribune. « Les 'Marseillaises' spontanément entonnées dans les enceintes sportives trouvent un écho dans les cafés, les campings ou les cercles familiaux et amicaux ». 

    « Sale temps pour les grincheux » constate le Journal du Dimanche. « Dès le lendemain de la cérémonie d'ouverture, la France entière a basculé dans une frénésie collective, et en quelques jours, les Jeux sont devenus une source de bonheur partagée, mais aussi le révélateur d'une fierté patriotique inattendue ». « Les Jeux ont fait chavirer le cœur des Français », s'exclame, de son côté, Aujourd'hui en France Dimanche. « Chaque jour est une fête populaire. Comme si nous vivions le remake du film culte "Un jour sans fin", bloqué sur le 14 juillet. Paris s'est transformé en parc d'attraction olympique, où même les policiers font la ola ».

    Autant dire que ceux qui ont fui la capitale en cette période, pour éviter les JO, ne sont pas à la fête. Aujourd'hui en France Dimanche en a interrogé quelques-uns. « J'ai l'impression de rater un moment historique », raconte ainsi Valentine. « C'est comme si j'avais été invitée à une fête et que j'avais refusé ». Quant à Philippe, il se désole : « c'est regrettable de ne pas être là pendant cette période exceptionnelle qu'on n'aura pas l'occasion de revivre ».

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    La vie ailleurs

    C'est donc une « parenthèse enchantée » que les hebdomadaires mettent à profit pour prendre du recul sur une actualité souvent anxiogène. Le Nouvel Obs se propose ainsi de « lever les yeux pour explorer les nouveaux mystères de l'Univers », grâce à l'astrophysicien David Elbaz, selon lequel « on a découvert la face cachée de l'univers ». « Aujourd'hui » dit-il, « on sait que, dans notre seule Galaxie, il y a des centaines de milliards de planètes. Il y a donc dans l'univers des dizaines de milliers de milliards de terres, des planètes rocheuses pouvant accueillir de l'eau liquide et de ce fait potentiellement habitables ». Une découverte qui nous plonge dans des abîmes de réflexion.

    « Plusieurs mystères m'empêchent de dormir », avoue l'astrophysicien. « Celui que je trouve le plus fascinant, c'est l'existence de la vie ailleurs dans l'Univers. Certains me disent : "Mais bon, qu'est-ce que ça change ?" Ça change tout », explique David Elbaz. « Surtout si on peut entrer en contact avec d'autres êtres vivants. C'est mon rêve d'enfant », avoue-t-il. Conclusion du Nouvel Obs : « ces avancées majeures "confirment "que nous ne sommes pas grand-chose, quasiment rien à l'échelle de l'Univers. Surtout, que l'infini du cosmos devrait nous inviter à l'humilité, à la conscience de la chance de notre vie terrestre et à la volonté partagée de la préservation de notre planète comme de notre espèce ».

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    Vieillir en restant jeune

    Une espèce dont certains scientifiques veulent prolonger la longévité. « Bientôt tous centenaires », s'exclame le Point, avec en Une la photo de Clint Eatswood, 94 ans, qui continue de tourner des films et n'a visiblement pas l'intention de prendre sa retraite. Le Point a aussi rencontré le sociologue Edgar Morin, 104 ans, toujours tenaillé par la « curiosité ». « Je ne sais pas pourquoi j'existe », dit-il, « pourquoi je suis dans cette pièce, en train de parler avec vous. J'ai toujours l'étonnement ». Certes, les centenaires en pleine forme ne sont pas légion, mais « il faut avoir en tête que nous allons vivre, en moyenne, 30 % de notre vie, après 60 ans », estime le gériatre Bruno Vellas, qui ajoute : « nos sociétés n'ont jamais et confrontées à une telle situation ».

    Et les scientifiques nous réservent encore de bien belles surprises...  Comme la « reprogrammation cellulaire », qui « rend leur jeunesse aux cellules vieillissantes en réinitialisant leur programme épigénétique », nous explique le Point. Certains « milliardaires américains » (qui n'hésitent pas à financer la recherche) comptent sur les scientifiques, « pour mettre au point rapidement une thérapie anti-vieillissement qu'ils pourront appliquer à eux-mêmes ou à leurs enfants. »  Autant dire que nous ne serons pas tous égaux dans la course à la « reprogrammation cellulaire ».

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    Country

    Et si l'on vit de plus en plus vieux, il faudra s'occuper, pourquoi pas en jouant au cow-boy... Pas comme Clint Eatswood, mais comme ces milliers de Français passionnés par « ​​​​​​​la culture western » qui, nous dit le Point, « gagne du terrain ». Les photos nous les montrent (souvent jeunes retraités) en jean, chemise à carreaux, santiags et bien sûr chapeau de cow-boy, parfois montés sur des chevaux, ou encore dansant sur des airs de country. Ils se retrouvent entre eux, à l'occasion de rassemblements de festivals, « Ici, on vient pour danser, sourire aux gens, se faire des amis, en retrouver d'autres », explique Roger.  « Avant », ajoute le sociologue Jérôme Fourquet, « il y avait l'église, le parti et le syndicat. La country remplace le bal populaire, en version saloon ». Jouer au cowboy ou comment se fabriquer une petite « parenthèse enchantée », si on a raté les JO !  

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  • À la Une: les premières médailles françaises aux Jeux olympiques

    L'heure est déjà au cocorico, avec les premières médailles françaises, dont la première médaille d'or, décrochée par l'équipe de France de Rugby à 7, une équipe qui fait la Une de tous les journaux ce dimanche. « Dupont première star », titre Aujourd'hui en France Dimanche, « le demi de mêlée des Bleus a survolé la finale de Rugby à 7, hier soir à Saint-Denis, en balayant les Fidjiens ». « La France l'adore », surenchérit l'Équipe, alors que la Tribune Dimanche salut « la France qui brille », et le Journal du Dimanche, « une moisson de médailles », car grâce au rugby, au judo et à l'escrime, les Français ont déjà 4 médailles autour du cou.

    Démonstration d'humanité

    Des JO dont l'ambition ne s'arrête pas aux performances sportives. « Le sport est un précieux outil de soft power », affirme ainsi l'Express, qui a interviewé l'Ambassadeur pour le Sport au ministère des Affaires étrangères, Samuel Ducroquet. À ses yeux, « le sport est un outil extrêmement précieux pour rapprocher les peuples, à commencer par les plus jeunes générations. C'est le cas en Afrique », ajoute-t-il, évoquant par exemple, « un partage d'expertise entre la France et le Sénégal autour de l'organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse à Dakar, en 2026 ».

    L'Express a aussi interrogé Sebastian Coe, ancien champion de 1 500 mètres, organisateur des JO de Londres en 2012, auxquels « ceux de Paris sont », nous dit-on, « souvent comparés ». Qu'observe-t-il ? Que « le mouvement olympique est l'une des plus grandes démonstrations d'humanité, qui incarne par essence la condition humaine, la nature compétitive des individus et même des nations ». Pour Sebastian Coe, il faut « comprendre que les Jeux sont bien plus vastes que toutes les questions d'organisation ou même que les résultats. L'ambition globale doit être de créer des Jeux qui engagent, enthousiasment et même rassemblent le pays ».

    L'espoir des Démocrates

    À la Une des hebdomadaires également cette semaine : une femme, Kamala Harris. Kamala Harris ou « l'espoir anti-Trump », s'exclame le Nouvel Obs. La vice-présidente et désormais candidate à la Maison Blanche, « a démarré sur les chapeaux de roue, avec une énergie qui place soudain le vétéran Donald Trump dans le rôle du candidat âgé, rassis et grincheux ». « Le fait de voir les Républicains paniquer nous dit tout ce qu'on a besoin de savoir », ironise un député démocrate.

    De son côté le Point, nous propose le portrait d'une vice-présidente qu'il juge « effacée », mais à laquelle il s'intéresse de près, album photos à l'appui. On y voit, en noir et blanc, la petite Kamala Harris manger une glace en 1966, l'étudiante souriante en 1986, ou encore la femme de pouvoir, à son bureau de procureure générale de la Californie en 2012. « À quoi ressemblera la guerre éclair de la candidate ? » interroge le Nouvel Obs, qui répond ainsi : « À une offensive tous azimuts contre Trump ». Kamala Harris affiche, nous dit l'hebdomadaire, « un parcours de vie impressionnant. Elle racontera comment la fille d'une chercheuse indienne en cancérologie et d'un économiste jamaïcain est devenue procureure, puis procureure générale, sénatrice et enfin vice-présidente ». Et peut-être, dans quatre mois, présidente des États-Unis...

    Compromis

    La France, elle, se cherche toujours un Premier ministre. Marianne a choisi de résumer la situation dans un dessin. Un dessin de Jiho qui nous montre des hommes et des femmes se battre, bras et jambes entremêlés, avec au-dessus de ce croquis, une question : « Un futur Premier ministre se cache dans cette image. Sauras-tu le retrouver ? ».

    Trêve de plaisanterie, il faut tout de même dire que le Nouveau Front populaire a fini par se mettre d'accord sur un nom, après de longues semaines de tractations. Son choix s'est porté sur Lucie Castets, une haute fonctionnaire, que la Tribune Dimanche a interrogée chez elle à Paris. Elle se présente comme « une femme de gauche, avec des convictions féministes et écologistes ». Mais elle affirme « n'appartenir à aucun courant ».

    Toutefois, il y a pour le moment un obstacle de taille à sa nomination, la Tribune Dimanche le lui rappelle : « Emmanuel Macron considère que vous n'avez pas la capacité de gouverner, faute de majorité suffisamment solide ». Ce à quoi Lucie Castets répond : « Le président doit prendre au sérieux le résultat des élections législatives et mettre au gouvernement la formation politique qui est arrivée en tête, le Nouveau Front populaire ». Un rien langue de bois, Lucie Castets est plus claire lorsqu'il s'agit de parvenir à une majorité, elle se dit « prête à chercher des compromis avec les autres groupes, à l'exception du Rassemblement national ». 

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  • À la Une: la fièvre monte à cinq jours des Jeux olympiques de Paris

    « JO- 5 » titre la Tribune Dimanche pour qui « les Jeux sont faits ». Le journal s'attarde sur la cérémonie d'ouverture « la plus ambitieuse de l'histoire », espérant visiblement que les Français, jusqu'ici modérément enthousiastes, vont enfin se passionner pour les Jeux de Paris, malgré la crise politique que traverse le pays. « Votons la confiance pour les JO », nous dit la Tribune Dimanche, « espérons que nous verrons venir ou revenir la flamme de l'insouciance et de l'enthousiasme chez nos compatriotes pour la cérémonie d'ouverture ».

    De son côté, le Journal du Dimanche met côte à côte le judoka multi-médaillé Teddy Riner, et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, tous deux sourient devant les anneaux olympiques, et Gérald Darmanin assure « nous sommes prêts ». « Dans cinq jours », précise le JDD, « Paris accueillera 160 chefs d'État et de gouvernement pour la cérémonie d'ouverture, observée par quatre milliards de téléspectateurs. Sous la protection de 45 000 policiers et gendarmes. Du jamais vu ». 

    Enfin, Aujourd'hui en France Dimanche fait également sa Une sur les Jeux olympiques et y va aussi de sa petite pique aux « grincheux, aigris, pessimistes, pisse-froid »,  « les Jeux sont là à Paris, et le monde continue de tourner. Ils s'installent dans nos rues, s'imposent dans nos esprits (...) l'enthousiasme se renforce jour après jour : plus de six millions de Français ont déjà suivi le parcours de la flamme olympique », s'exclame Aujourd'hui en France.

    « Van Gogh de pacotille »

    À la Une également, Donald Trump « le survivant » Et même le « miraculé », nous dit le Point. En Une, on voit l'ancien président américain sourire, en regardant semble-t-il vers le ciel, un gros pansement blanc sur l'oreille droite, témoin de la tentative d'assassinat dont il a été l'objet il y a une semaine.

    Le Point raconte son premier meeting après cette tentative d'assassinat. « La foule se dresse, en adoration, tandis qu'il joint les mains et formule un "thank you" muet. Puis il se rassied. Il n'a même pas eu besoin de parler ». « La comparaison avec un homme qui semble en pleine possession de ses moyens est cruelle pour Joe Biden, qui, à 81 ans, a la démarche chancelante et paraît parfois absent. Trump est pourtant à peine moins âgé : il a fêté son 78ème anniversaire le mois dernier ».

    Le Point donne aussi la parole à l'écrivain irlandais Colum McCann (qui vit aux États-Unis) et qui n'a pas de mots assez durs pour les deux candidats à la Maison Blanche, qualifiant l'un de « Van Gogh de pacotille », et moquant « le pas traînant » de l'autre. « Cela fait longtemps qu'en matière de politique américaine, la métaphore incontournable est celle du combat de boxe - mais un combat entre vieux », ajoute cruellement Colum McCann.

    « Autopilotage »

    Le président français Emmanuel Macron figure également en bonne place dans la presse hebdomadaire. Emmanuel Macron, le « marcheur immobile » ironise l'Express. « Pour la première fois depuis l'élection de 2017, le maître de la Macronie ne s'appelle plus Emmanuel Macron. Le chef de l'État voulait à tout prix retarder l'échéance de sa succession. Il l'a accélérée ». « Un marcheur immobile », donc, ou plutôt un « incendiaire », selon les mots de Marianne.

    « Depuis la dissolution surprise du 9 juin, Emmanuel Macron évolue sur un champ de ruines ». Et sa responsabilité est incontestable aux yeux de l'hebdomadaire : « Trahissant le Parti socialiste, avant de le dépecer, puis rééditant la besogne avec les Républicains, il n'a jamais souhaité construire un parti fort ». Les témoignages de son entourage sont sans appel... « Le niveau de solitude et d'autopilotage est inédit », accuse un ancien conseiller. Alors qu'Alain Minc, « increvable consultant » nous dit Marianne, « assure lui-même que le président méprise 75 % des gens et jalouse les 25 % restants ». 

    Chasse au bonheur

    Enfin, en ce 21 juillet, n'oublions pas que, pour beaucoup, l'heure est aux vacances. Le Nouvel Obs nous invite à « changer d'air ».« Il ne s'agit pas », nous dit l'hebdomadaire, « de déserter, mais de respirer. Peut-être même de retrouver le sourire ; car face à un raz de marée de crises, les motifs de réjouissance se cachent, comme s'ils avaient peur d'être soudain assommés par une nouvelle catastrophe ». « Oui, si on a le privilège de partir à la chasse au bonheur cet été, il faut le faire », poursuit le Nouvel Obs. « Pour en revenir plus solide, plus intelligent, plus attentif au monde et aux autres ».

    L'hebdomadaire propose « 50 idées pour savourer l'été ». L'une des plus tentantes peut-être : randonner avec Soulages dans l'Aveyron, « quatre jours de marche, de Rodez où naquit le peintre de l'outrenoir (mot inventé par l'artiste signifiant "au-delà du noir", NDLR) jusqu'à Conques, où il conçut les vitraux de la splendide église abbatiale ». Un peu plus de 60 kilomètres au total, 60 km de bonheur.

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  • À la Une: la campagne pour les élections législatives en France

    La quasi-totalité des hebdomadaires font leur Une sur le Rassemblement National, et son président Jordan Bardella, potentiel futur Premier ministre, si l'extrême droite remporte les prochaines élections. Photo de Jordan Bardella en gros plan pour l'Express, avec ce titre : « le mystificateur ». Le Nouvel Obs clame : « la République assiégée », avec une photo en noir et blanc de Jordan Bardella et Marine Le Pen face à face. Le Point, de son côté, annonce « le choc qui vient », avec une photo (également en noir et blanc), de la famille Le Pen, le père, la fille et la nièce, avec Jordan Bardella. Même choix du côté de la Tribune Dimanche et du Journal du Dimanche, qui font leur Une sur Jordan Bardella (et sur les autres premiers ministrables pour la Tribune Dimanche) et qui publient tous deux un sondage donnant le Rassemblement National assez largement gagnant. Interviewé par le JDD, Jordan Bardella assure « vouloir réconcilier les Français et être le Premier ministre de tous les Français, sans aucune distinction ». Dans la Tribune Dimanche, plusieurs centaines d'élus locaux, dont l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, appellent à « un sursaut républicain ». 

    Autodestruction

    Il faut dire que le camp présidentiel semble à bout de souffle. L'heure n'est pas à la rigolade, ni à l'indulgence pour Emmanuel Macron. « C'est l'histoire d'un camp qui assiste, impuissant, à son autodestruction accélérée », écrit le Point, pour qui « le camp présidentiel menacé d'asphyxie par le RN et ses alliés de droite et par le Nouveau Front Populaire à gauche, en appelle au réflexe républicain ». Emmanuel Macron ? « Se peut-il qu'il ait déclenché une dissolution surprise, sans même l'avoir préparée ? » interroge le Point qui affirme : « les explications et le récit de son entourage portent à le croire ». Toujours dans le Point,le RN se frotte les mains, sans craindre les excès. L'eurodéputé Philippe Olivier, conseiller spécial de Marine Le Pen, assure que « le bloc central s'effondre sur lui-même. Ne reste en face qu'un bloc de gauche qui va de quasi-terroristes jusqu'à François Hollande, nous laissant toute la place du gaullisme ». « Un comble », remarque le Point, « pour un parti né de l'antigaullisme ». 

    Obsessions

    Le Nouvel Obs, lui, se pose de nombreuses questions. « À quoi ressemblerait l'exercice du pouvoir par l'extrême droite ? » s'interroge l'hebdomadaire. « Cinquante-deux ans après sa création, derrière la façade présentable, le parti fondé par Jean-Marie le Pen demeure obsédé par la lutte contre l'immigration et la mise en place d'un État sécuritaire » estime le Nouvel Obs qui s'interroge encore : « Quelles parties de son programme à la présidentielle Jordan Bardella pourrait-il appliquer depuis Matignon ? Avec quelle dose de radicalité, de préférence nationale ? Faudrait-il s'attendre à des protestations de rue massives, à la libération de la parole raciste, à des poussées de fièvre dans les quartiers ? » « La police », questionne encore le Nouvel Obs, « sera-t-elle le bras armé du RN  ?» lequel, ajoute l'hebdomadaire, « a toujours défendu des mesures liberticides, souvent réclamées par les policiers. Parmi elles, la présomption de légitime défense, vieille antienne de l'extrême droite dénoncée par la gauche comme "un permis de tirer" ». 

    Autre interrogation, posée cette fois-ci par Marianne : que feront les élites ? Marianne, nous parle d'une « incroyable ruée qui pousse des dizaines de politiques, hauts fonctionnaires, diplomates, patrons et financiers à proposer leurs services au parti nationaliste dont l'arrivée au pouvoir semble inexorable ». Mais la démonstration  tourne court... Il est question de « préfets qui, pour la première fois, réfléchissent à quitter la fonction publique », et « de financiers qui », nous dit-on, « ne sont pas prêts à signer un chèque en blanc ». L'Express de son côté, affirme que « des préfets rendront leur casquette ». L'un d'entre eux assure : « il est inimaginable que je salue Jordan Bardella en uniforme ». Un ancien préfet ajoute : « personne n'a envie de servir un exécutif à la main du Rassemblement national. Mais les gens se demandent évidemment ce qu'ils pourront faire ensuite. Beaucoup ont des enfants et un prêt à rembourser ». 

    Sacrifice

    Enfin, à une semaine du premier tour des législatives, M, le supplément du Monde, apporte quelques notes d'humour... M a recueilli le témoignage des « champions de la procuration », celles et ceux qui veulent absolument voter, mais qui ne peuvent matériellement pas le faire. Entre les lignes, on comprend qu'il s'agit d'électeurs penchant plutôt à gauche...  Et qui se débrouillent comme ils le peuvent pour trouver la personne qui votera à leur place. « Je viens de contacter mon ex pour une procuration, on ne peut pas dire que je ne me sacrifie pas pour la cause », s'exclame ainsi l'un de ces « champions de la procuration ».  

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  • À la une: après la dissolution, Emmanuel Macron étrillé par la presse hebdomadaire

    Marianne mitraille « Le Dr Folamour à l’Élysée » – Plutôt qu’un duel « projet contre projet » avec l’extrême-droite, « Emmanuel Macron a préféré la déflagration » – « face à la défaite, il a choisi de brutaliser le pays, de priver les électeurs de débats nécessaires... le tout au risque d’une instabilité dangereuse » tempête le magazine souverainiste.

    Le Point refait le portrait du « Président-Narcisse » – « qu’il soit si fier de son bilan laisse perplexe sur sa lucidité » – reste à savoir si après « avoir cassé le miroir », Macron-Narcisse s’attaquera « aux vrais problèmes du pays » – comme le rétablissement des finances publiques pour le magazine conservateur. Cela suppose qu’il « dispose d’une majorité, ce qui paraît incertain ».

    L'accusation de narcissisme revient dans l'Obs, dans l'Express, dans Alter Eco... et aussi dans ce dessin de Marianne : le président français caricaturé assis à son bureau, visage collé contre un miroir… « Non mais quel génie ! » s'extasie-t-il devant son reflet – autour de lui, les colonnes de la République et de l’Assemblée nationale sont ravagées par les flammes bleu blanc rouge du Rassemblement national.

    « Incendiaire » : le mot barre le visage d’Emmanuel Macron, en couverture de L’Humanité Magazine – le journal de gauche grince : « En bon banquier, Emmanuel Macron importe la spéculation dans le monde politique avec tous les dangers que cela comprend. »

    Il y a donc peu d’indulgence envers le chef de l’État

    L’Express évoque le goût du risque d’Emmanuel Macron à sa Une – avec cette illustration : une bombe à retardement affichant J-20, compte-à-rebours entre la dissolution de l’Assemblée et le premier tour des législatives anticipées.

    L’hebdo de centre-droit s'interroge : « en vingt jours, les Français vont-ils être en mesure de réinventer la politique ? le spectacle relève plus de la tambouille politicienne (...) que de l’émergence d’un esprit de résistance citoyenne ».

    Emmanuel Macron en prend pour son grade : « Ni Jacques Chirac, ni Nicolas Sarkozy, ni François Hollande n’avaient autant fait grandir le Front National – aucun n’avait autant joué avec le feu ». Et L’Express de redouter « un sombre dimanche le 7 juillet »... pour l'empêcher « Emmanuel Macron doit comprendre que les dés de la France ne sont pas tous entre ses mains. »

    De son côté M rembobine l'allocution télévisée du président dimanche dernier :

    « Que voyez-vous ? » demande le magazine du Monde...

    « Un président suicidaire, un pyromane, un fin stratège ? (...) tout ça à la fois ? (...) Une seule chose ne se discute pas : Emmanuel Macron était en noir à l’heure du drame ».

    Ce drame s’est joué en coulisses

    Le Point, L’Obs, et M déroulent « l’histoire secrète d’une décision historique »… M raconte ainsi « Les Apprentis-Sorciers de la dissolution » – cet entourage discret du président qui a écrit le scénario, interprété la semaine dernière.

    Une figure en ressort : Bruno Roger-Petit, conseiller mémoire de l’Elysée, qui entend ratisser sur le terrain de la droite la + dure. M relève que « BRP, comme on l'appelle, se paye le luxe de sous-entendre que la dissolution c’est son choix ».

    « Une dissolution kamikaze » vitupère l’Obs qui tend son micro aux membres de la majorité sortante – certains ne sont pas tendres envers leur champion : « Il est complètement dingue » lâche un élu parisien.

    Emmanuel Macron explique lui que « cette décision s'imposait » dans un entretien au Figaro Magazine. « Je dis aux Français : n'ayez pas peur, allez voter (...) L'heure est à la clarification » assure celui qui avoue aussi n'avoir « jamais cru aux sondages ».

    En vue des législatives, les autres camps se préparent

    Le Rassemblement national active son Plan Matignon détaille Le Point, c'est à dire les investitures express de députés potentiels en + des 88 sortants de l’Assemblée.

    L’hebdo conservateur sonde la résistance de l’appareil d’Etat : pour ce préfet « la machine ne fera pas obstruction » en cas de victoire de l’extrême droite. Un connaisseur tempère : « il n’y aura pas plus de 200 députés RN, cela forcera les autres à s’entendre ».

    L’entente c’est le défi de la gauche et du nouveau Front Populaire avance l’Obs. Mais il y a un problème : Jean-Luc Mélenchon... décrit comme « un allié encombrant » des socialistes, et que le RN et le camp présidentiel « camperont en épouvantail ».

    Ce spectre de la discorde suscite le « cauchemar démocratique » de l’Obs :

    « Jordan Bardella montant quatre à quatre les marches de l’hôtel de Matignon » signe de « l’arrivée au pouvoir du premier gouvernement d’extrême-droite de la Ve République ».

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