Aujourd'hui magnifié tous azimuts pour son chant et sa guitare, Robert Johnson a fait ses premiers bonds dans le monde du blues avec l'harmonica !
Beaucoup a été écrit sur Robert "Leroy" Johnson, de son enfance dans le Delta puis sa préadolescence près de Memphis à Robinsonville on sait surtout qu'il préférait la musique à l'école...
Il écoutait les disques de Leroy Carr (Et Scrapper Blackwell), Lonnie Johnson. La légende avance même que le jeune Robert aurait fait croire qu'ils étaient parents! Les hasards de sa vie errante le font croiser Son House, Willie Brown et Charley Patton. Comme l'a retransmit par l'image Robert Crumb ("Mister Nostalgia" Editions Cornélius 1998), les trois précités se moquent du jeune Robert.
Pas de l'individu mais de son jeu de guitare, vu qu'à l'époque son point fort était l'harmonica. On était vers le milieu des années 1920. Un an après il revient avec un picking exemplaire, ce qui conforte la croyance en un pacte avec le diable.
Alors que des exercices assidus et l'écoute de disques sont sûrement la vérité! Après, de nombreux voyages, pérégrinations lui font rencontrer Johnny Shines, Elmore James, Robert Lockwood...Le succès posthume viendra entre autres de la découverte des acétates des enregistrements Vocalion de 1936-1937.
Ce qui fait que dans les années soixantes son disque sans bruits intempestifs était exceptionnel ! Stones, Yardbirds et Clapton ont fait le reste. La suite et plus mercredi 2 juin.
Thierry