Sécurité sociale de l’alimentation
Dans notre émission du 21 octobre, nous avons entendu les propositions d’une chercheuse, Dominique Paturel, engagée dans une association pour la Démocratie alimentaire, ainsi que le Réseau salariat de Bernard Friot avec lequel elle travaille.
Aujourd’hui, c’est du côté des paysans que nous allons explorer cette SSA, avec Jean-Claude Balbot, paysan du Finistère et ancien administrateur de la fédération nationale des CIVAM (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural) et avec Claire Laval, responsable régionale de la Confédération paysanne et membre du CESER, le Conseil économique social environnemental régional.
Le problème de l'abondance
Dans l’intervention dont nous allons entendre un extrait, JC Balbot retrace à grands traits l’histoire de l’agriculture de la deuxième moitié du XXeme siècle, de son supposé déficit à la sortie de la 2de guerre jusqu’à l’hyper abondance de la fin du Xxeme (et d’aujourd’hui). Il décortique le processus de modernisation de l’agriculture et les outils qui ont permis cette transformation profonde.
On écoute Jean-Claude Balbot, qui porte depuis plusieurs années un projet de SSA, le projet Accessible en Bretagne à Brest, un projet qui vise à permettre l’accès de tous et toutes à une alimentation de qualité. (voir sa chaîne youtube.
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Jean-Claude Balbot
Promouvoir une agriculture paysanne
Revoir l’aide alimentaire fournie par les associations ou centres sociaux de distribution locale. Souvent, les aliments distribués proviennent des surplus de l’agro-industrie, ce qui permet aux industries agro-alimentaires de justifier l’intérêt de leur surproduction par l’aide aux populations précaires et de bénéficier de réductions fiscales (loi Garot).
Mais aussi revoir la démocratie alimentaire. En France, près de 8 millions de personnes ont recours à l'aide alimentaire mais en outre, 26 millions de français disent ne pas choisir les aliments qu'ils mangent.
Les aides à la production agricole doivent soutenir une offre de produits locaux et sains au plus près des villes qui doivent se préoccuper de leur ceinture maraîchère et ne pas s'en remettre au "marché".
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Claire Laval