Simon-Nahum Perrine – Les rencontres

Simon-Nahum Perrine – Les rencontres

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Simon-Nahum Perrine – Les rencontres episodes

  • Rencontre avec Pierre Judet de La Combe
    Perrine Simon-Nahum reçoit Pierre Judet de la Combe, helléniste, enseignent à l'École des hautes études en sciences sociales.
     
    À propos du livre : "Homère"
    paru aux éditions Gallimard.
     
     
     
    "Puissant Alcinoos, très remarquable parmi tous les hommes, Oui, cela est beau, écouter un chanteur Comme celui-ci, pareil aux dieux par la voix". Qui est Homère ? A-t-il seulement existé ? Il y a ses poèmes, l'Iliade et l'Odyssée, composés sous une première forme en Grèce d'Asie Mineure au VIIIe siècle avant J.-C. Mais lui ? Les Anciens, qui croyaient en son existence, ont multiplié les récits sur sa vie, sa naissance (de père inconnu, ou est-ce un fleuve, ou Apollon ?), son apprentissage, sa cécité, ses voyages, sa gloire et aussi ses faiblesses  :  il meurt de ne pas avoir su résoudre une énigme enfantine qui portait sur des poux. Un mythe s'est créé, très tôt, étonnant, enjoué et magnifique. Le livre en suit les lignes en partant de l'idée que ce mythe qui parle d'un artiste sans patrie, mutilé mais créateur de merveilles, comme le dieu Héphaïstos, nous en apprend beaucoup sur le choc poétique et religieux qu'a provoqué l'apparition des poèmes homériques. Non pas un auteur, mais un événement révolutionnaire
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  • Rencontre avec Annie Cohen-Solal
    Perrine Simon-Nahum reçoit Annie Cohen-Solal  écrivain, professeur à l'université de Caen et à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales à Paris, surtout connue pour ses travaux sur Jean-Paul Sartre.
    À propos du livre :"Un jour ils auront des peintres. L'avènement des peintres américains, Paris 1867 - New York 1948"
    paru aux éditions Gallimard.
     
     
    " Vous comprendrez, quand vous verrez l'Amérique, qu'un jour ils auront des peintres, parce que ce n'est pas possible, dans un pays pareil, qui offre des spectacles visuels aussi éblouissants, qu'il n'y ait pas de peintres un jour. " La prophétie date de 1933. Comme tous les autres Européens de retour des Etats-Unis, Matisse se dit envoûté. Il annonce l'avènement d'une nouvelle ère, celle des peintres américains.
    Tout commence à Paris, le 1er juillet 1867, dans les fastes de l'Exposition Universelle : après la guerre de Sécession, les paysagistes d'outre-Atlantique, qui forment la première véritable école de leur pays, retrouvent, optimistes, le chemin de l'Europe. Mais les critiques français leur réservent ricanements et sarcasmes : " Cette exposition est indigne des fils de Washington. Au milieu de nos vieilles civilisations, les Américains font l'effet d'un géant fourvoyé dans une salle de bal. "
    Les peintres souhaitaient être reconnus dans le saint des saints de l'art contemporain. Ils comprirent immédiatement qu'ils n'avaient pas le choix : il fallait céder au goût français, puisque le goût français régnait sur le monde. Du géant, ils avaient les matières premières : l'espace géographique, les moyens économiques, le dynamisme. Pour le reste, les arts plastiques notamment, ils se rendaient bien compte qu'ils accusaient, face aux Européens, un énorme décalage. Leur humiliation à l'Exposition Universelle aiguillonna leur combativité. Et si les fils de Washington relevaient le défi ? Et si le géant fourvoyé parvenait, un jour, à s'approprier la salle de bal ?
    L'épopée des peintres américains racontée par Annie Cohen-Solal nous transporte de Paris à New York, de Giverny à Chicago, de Pont-Aven à Taos, au Nouveau-Mexique, et s'achève à la Biennale de Venise, en 1948, lorsque sont présentées, pour la première fois en Europe, huit toiles de Jackson Pollock, un artiste inconnu des Européens de l'époque, mais bientôt célébré dans le monde entier comme le premier véritable maître américain.
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  • Rencontre avec Alessandro Guetta

    Perrine Simon-Nahum reçoit Alessandro Guetta, chercheur, enseignant à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales : Inalco.

    À propos du livre : « Les juifs d'Italie à la Renaissance»
    paru aux éditions Albin Michel .

    Présente depuis l'époque de l'Empire romain, la communauté juive d'Italie est riche d'une histoire plurimillénaire. A la Renaissance, elle a pleinement participé à cette formidable aventure culturelle que nous fait revivre Alessandro Guetta. Les études bibliques, talmudiques, la philosophie et la kabbale, mais aussi la linguistique, la poésie, le théâtre, connaissent une effervescence sans pareille, avant et après l'institution des ghettos. Pendant cent cinquante ans, les Juifs d'Italie ont su développer une culture à la fois fidèle à leur tradition et ouverte aux nouveautés de l'époque : en un mot, une culture juive "moderne".

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  • Rencontre avec Stéphane Audoin-Rouzeau

    Perrine Simon-Nahum qui reçoit Stéphane Audoin-Rouzeau, Directeur d’études à l’EHESS. Spécialiste français de l’histoire de la première guerre mondiale qui s’est interrogé sur les objets de la guerre, le deuil et la violence. Un jour il a rencontré dans ses recherches le génocide des Tutsis du Rwanda et cela a changé sa vie… Il réfléchit à la manière dont les sciences sociales peuvent rendre compte de l’événement.

    À propos du livre : « Une initiation. Rwanda (1994-2016) »
    paru aux éditions du Seuil .

    Mais que s'est-il passé ?

    Après trois décennies d'un parcours de recherche entièrement consacré, dès l'origine, à la violence de guerre, un " objet " imprévu a coupé ma route. On aura compris qu'il s'agit du génocide perpétré contre les Tutsi rwandais entre avril et juillet 1994, au cours duquel huit cent mille victimes au moins ont été tuées, en trois mois.

    Ce qui se joue ou peut se jouer chez un chercheur, dans l'instant tout d'abord, dans l'après-coup ensuite, constitue l'axe du livre qui va suivre. Car l'objet qui a croisé ma route ne s'est pas contenté de m'arrêter pour un moment : il a subverti, rétroactivement en quelque sorte, toute la gamme de mes intérêts antérieurs.

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  • Rencontres avec Claude Hagege
    À propos du livre
    « Les Religions, la Parole et la Violence Broché »
    paru aux éditions Odile Jacob.
    « Habité depuis l’enfance par une folle passion des langues, qui m’a conduit à devenir un linguiste professionnel, je suis également envahi, depuis longtemps, par un questionnement : d’où vient donc le besoin qu’ont les humains de croire en un dieu ?
    Pourquoi l’histoire des religions est-elle hérissée de tant de violences, alors que, suscitées par les interrogations et les angoisses humaines face à un monde encore largement inexpliqué, elles auraient dû avoir pour vocation de réunir toute l’humanité ? En effet, elles proposent quelques explications, certes différentes, mais qui ont pour point commun de rassurer.
    Telles sont les considérations qui m’ont conduit à proposer ici mes réflexions sur les problèmes universels que soulève l’étude des religions. »
    C. H.
     
     
    Claude Hagège est linguiste et professeur au Collège de France. Il est lauréat de la médaille d’or du CNRS. Il est l’auteur de livres qui sont d’immenses succès : Le Français et les Siècles, Le Souffle de la langue, L’Enfant aux deux langues, Halte à la mort des langues, Combat pour le français, Contre la pensée unique et Dictionnaire amoureux des langues.
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  • Rencontres avec Danièle Hervieu-Léger
     
    À propos du livre
     
     
     
    En quoi le monachisme, régi par une Règle héritée des temps les plus anciens du christianisme, peut-il servir à penser les rapports entre le christianisme et la modernité contemporaine ? L'hypothèse de ce livre est que cette forme de vie communautaire à l'écart du monde, qui se donne pour l'anticipation du Royaume à venir, condense, à toutes les époques, les tensions et contradictions du rapport du christianisme à son environnement social, à travers les jeux qu'elle établit entre trois régimes de temps : temps de l'Église, temps du Royaume et temps de la société. Du rêve de la reconquête à la révolution œcuménique, de la réinvention de la communauté à l'utopie de l'hospitalité inconditionnelle, le monachisme est un lieu où s'écrit depuis près de deux siècles, à travers les compositions et recompositions des temps, la dramaturgie du christianisme contemporain. Le propos de cet ouvrage, qui relève à la fois de la sociologie historique et de l'enquête sociologique de terrain, est d'identifier les configurations typiques de ce rapport, entre le XIXe et le XXIe siècle, sur le terrain des monastères d'hommes, bénédictins et cisterciens, en France
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  • Rencontres avec Emmanuel Faye
    À propos du livre :

    N’y a-t-il pas une contradiction dans l’œuvre d’Arendt ? On y trouve une description critique du totalitarisme national-socialiste, mais aussi l’apologie de Heidegger érigé, malgré son éloge de la « vérité interne et grandeur » du mouvement nazi, en roi secret de la pensée.

    L’étude des Origines du totalitarisme montre qu’Arendt développe une vision heideggérienne de la modernité. Dans Condition de l’homme moderne, la conception déshumanisée de l’humanité au travail et le discrédit jeté sur nos sociétés égalitaires procèdent également de Heidegger.
    En outre, des lettres inédites montrent qu’Arendt a décidé de marcher sur les pas de Heidegger avant leurs retrouvailles de l’année 1950. Il s’agit d’une adhésion intellectuelle, irréductible à la seule passion amoureuse, et qui mérite d’être prise au sérieux.
    Certes, Arendt ne partage pas l’antisémitisme exterminateur de Heidegger confirmé par ses Cahiers noirs. Que devient cependant la pensée, lorsqu’elle se voit instrumentalisée dans l’opposition – nouveau mythe moderne – entre Heidegger, le « penseur » retiré sur les hauteurs neigeuses de sa hutte de Todtnauberg, et Eichmann, l’exécutant sans pensée, le « clown » muré dans sa cage de verre ?

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  • Rencontres avec Laure Mandeville
    À propos du livre:

    Qui est vraimant Donald Trump ?

    Incontrôlable, outrancier, provocateur, l’homme a dynamité la politique américaine, prenant à rebrousse-poil les postulats idéologiques traditionnels. Pourfendeur de l’immigration illégale, héraut des « oubliés du système » et chantre de « l’Amérique d’abord », il pétrifie les élites. Mais qui est vraiment Donald Trump ? Le milliardaire à la mèche orangée est-il un diable raciste et machiste qui déteste les musulmans et méprise les femmes ? Un « imposteur » à l’ego surdimensionné ? Ou un businessman patriote qui s’affranchit des limites et veut aller à contre-courant du modèle de globalisation ? Malgré les millions d’articles qui lui sont consacrés, l’homme reste un mystère. Ce livre propose une plongée dans la psychologie et la construction du personnage. Il nous permet aussi de comprendre ce que le phénomène Trump révèle de la révolte profonde qui secoue l’Amérique – et plus largement l’Occident. Enfin, il nous instruit sur les défis posés à l’Europe et à la démocratie.
    Laure Mandeville est journaliste. Elle a été pendant huit ans la correspondante du Figaro aux États-Unis et a couvert sur le terrain toute l’ascension de Donald Trump.
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  • Rencontres avec Aldo Naouri
    À propos du livre:
    Les couples et leur argent
    « Dans nos sociétés occidentales, les générations montantes ont toutes raisons de se fier aux voies qui leur ont été tracées : il n’y aurait pas de différence entre les sexes, il n’y aurait que de scandaleuses inégalités de traitement, alors même que les femmes peuvent exercer avec talent tous les métiers, y compris ceux qui ont été longtemps réservés aux hommes. Ce qui, plus que leur assurer une pleine indépendance, restaure enfin leur dignité.
    Et dire que leurs arrière-grands-mères, voire leurs grands-mères et parfois même leurs mères, se sont laissé prendre au piège de l’attente du Prince charmant quand ce n’est pas à l’illusion qu’en amour on ne compte pas ! Elles vont occuper la place qui leur convient et résoudre enfin ces problèmes d’argent qui aliénaient souvent leurs ascendantes.
    Ce n’est pourtant pas toujours le cas pour celles qui en ont fait ou qui en font l’expérience. Comme elles savent, depuis qu’elles se sont mises à “gagner leur vie“, que rien n’est gratuit, on espérerait les entendre se demander si le virage qui leur a été proposé n’est pas responsable de la précarité des couples. Elles cherchent des hommes qu’elles ne trouvent pas, occupés qu’ils sont à s’interroger sur ce qu’elles peuvent bien vouloir. Leur aurait-on fait sacrifier à leur insu quelque chose qui leur assurait un équilibre, fût-il fragile ? Si oui, quoi et pour quelle raison ? »
    A. N.
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Une émission proposée et animée par Perrine Simon Nahum, qui reçoit chaque mois une personnalité du monde intellectuel, le dimanche entre 11h05 et 11h30.