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Or


Maria Larrea livre un premier roman haletant aux Éditions Grasset avec « Les Gens de Bilbao naissent où ils veulent ».
C’est l’histoire de Maria, fille de concierges dans le 2e arrondissement de Paris, qui grandit avec les soap opera et qui s’émancipe en faisant la Fémis. Sauf qu’à travers la fête, l’émulation intellectuelle d’une bande d’amis branchée art et culture, Maria Larrea se cherche... Jusqu’au jour où une cartomancienne lui apprend que son passé n’est pas celui qu’elle croit.
Commence alors une quête des origines entre Bilbao et Paris, rythmée par une écriture nerveuse où le poids du secret habite les personnages nés dans une Espagne Franquiste.
Maria Larrea a reçu le Prix du Premier Roman-La Coupole et a remporté le Prix Les Inrockuptibles du Premier roman.
Aujourd’hui, nous sommes heureux d’accueillir l’auteur Makenzy Orcel auteur du roman fleuve et monstre Une somme humaine publié chez Payot rivages. Il s’agit de son 7e roman, le 2e volet d’une trilogie débutée avec L’ombre animale publié en 2016 aux Éditions Zulma pour lequel il a été distingué par de nombreux prix : Prix Littérature-monde, Prix Louis Guilloux, 2016, Prix Ethiophile, 2016, Prix Caraïbes de l’ADELF
Makenzy Orcel dialogue avec le compositeur Pierres Desprat, qui a signé entre autres les bandes originales des films de Bertrand Mandico, Les Garçons sauvages, After Blue. Il a également créé la musique des long-métrages Olga d’Elie Grappe et Rouge de Farid Bentoumi. Au programme : littérature et musique pour des sensations fortes !
Avec une somme humaine, Makenzy Orcel raconte la vie d’une suicidée qui a tenté d’échapper aux fantômes du passé en fuyant des parents absents un peu bigots en s’extirpant d’un monde rural trop étouffant et tenter ainsi de s’émanciper à Paris en suivant un cursus de lettres à la Sorbonne. Seulement l’abandon la poursuit, au fil des rencontres, au fil des événements comme les attentats de 2015 comme si la tragédie s’étant un temps assoupie au creux de son âme pour ressurgir aux moments charnières où même les histoires d’amour creusent un peu plus le sillon de la souffrance car l’héroïne ne possède pas les armes nécessaires pour se protéger et survivre à elle-même.
En somme, il s’agit d’une vie ordinaire qui décide de contrer le cours du temps en mettant un point final à son existence, une enfant qui a mal d’avoir grandi et d’avoir vécu.
Une somme humaine se raconte comme un fil de pensée ininterrompu semblable à un fil d’argent qui relie les vivants aux défunts.
Aucun point ne ponctue les phrases qui s’étirent sans jamais rencontrer de majuscules. Le langage représente finalement le seul point de sauvetage où parler permet de conjurer le mauvais sort. Tantôt soutenu, tantôt courant, le vocabulaire de Makenzy Orel charme et dérange à la fois.
L’émission Pourparlers est dédiée cette semaine à Victor Jestin, auteur de L’homme qui danse publié récemment aux Éditions Flammarion pour lequel il a reçu le Prix de la Maison rouge 2022 et le prix Blu-Jean-Marc Roberts Il s’agit de son deuxième roman après « La Chaleur » publié en 2019 chez le même éditeur et récompensé par le prix Femina des lycéens.
En 2019, Victor Jestin a obtenu une bourse de création du CNL pour l’écriture de son futur roman intitulé « La chasse à l’enfant ».
Il dialogue avec la chorégraphe, plasticienne et performeuse Magda Kachouche. Elle a écrit le Chêne centenaire, une pièce nomade en co-signature avec Marion Carriau, un récit de science-fiction peuplé d’êtres chimériques aux relents post-apocalyptiques et possitopiques -à l’opposé de la dystopie », présentée au Centre chorégraphique national de Tours en 2021. Elle a fondé sa compagnie « Langue vivante ». Elle a également écrit Macchabée avec et pour Alice Martins pour Mains d’œuvres. Entre autres multiples projets.
L’homme qui danse dans l’émission Pourparlers c’est maintenant.
La Vie Clandestine de Monica Sabolo (Éditions Gallimard) se révèle à la faveur d’un appartement inondé, d’un voisin paranoïaque, de l’angoisse de la page blanche persiste.
Et puis, après une rencontre inspirée entre deux eaux avec un autre écrivain à l’occasion d’un cycle de rencontres en Allemagne, Monica Sabolo rentre chez elle à Paris avec une idée.
Elle se dit que le plus simple est d’écrire une histoire tragique, spectaculaire, très éloignée de son histoire personnelle. Elle choisit de raconter l’histoire d’Action directe, groupe terroriste français connu pour avoir basculé dans le crime après divers braquages et attentats, en assassinant George Besse le 17 novembre 1986.
En empruntant le chemin de la violence et les sentiers de la clandestinité par la littérature, l’écrivaine sème des petits cailloux qui la ramènent dans son enfance jusqu’à son père énigmatique et incestueux.
Commence alors l’épopée littéraire dans ce qu’elle a de plus dérangeant, de plus salvateur et de plus créatif.
Monica Sabolo a reçu le Prix de Flore en 2013 pour son roman « Tout cela n’a rien à voir avec moi » publié aux Éditons JC Lattès. Elle a également été récompensée par le Grand Prix de la Société des Gens de Lettres en 2016 pour « Crans-Montana » (JC Lattès).
Aujourd’hui, nous sommes heureux d’accueillir l’écrivain Laurent Gaudé au sujet de son dernier roman « Chien 51 » publié aux éditions Actes Sud, un polar dystopique qui prend racine dans une société privatisée.
Laurent Gaudé sera en discussion avec l’urbaniste Franck Boutté et le commissaire Vincent Sarguet, afin de nous raconter comment ça se passerait si son histoire devenait vraie.
Laurent Gaudé est président de la commission Librairie indépendante de réfence (LIR) du Centre national du livre, auteur notamment, de La Mort du roi Tsongor en 2002, Le Soleil des Scorta en 2004 pour lequel il recevra le Prix Goncourt, La porte des Enfers en 2008, Ecoutez nos défaites en 2016.
Franck Boutté est ingénieur formé à l’urbanisme, récompensé par le prix de l’urbanisme 2022 pour, je cite le communiqué de presse du Ministère de la Transition écologique : « Ses réalisations qui démontrent qu’il est possible de proposer des projets énergétiquement plus sobres, plus résilients face au changement climatique, mais aussi plus agréables à vivre ».
Vincent Sarguet est commissaire central des Lilas en Seine Saint-Denis.
A Magnapole, sorte de société-monde, l’Etat n’existe plus, le pouvoir se partage entre les compagnies GoldTex et Moloch First. La Grèce a été achetée malgré la révolte des habitants et le Bengladesh va faire l’objet d’une fusion. Les individus sont des cilariés, car avoir un travail, c’est avoir un statut social, c’est être citoyen. Les plus diplômés et aptes au travail iront en zone 1 et 2, les moins qualifiés en zone 3, sorte de terrain vague infini. Les prisonniers, les faibles seront déportés dans des pays régis par des accords de sous-traitance avec Goldtex. Ambiance.
En Zone 3, on échappe pas aux pluies acides et poisseuses, on ne bénéficie pas de la protection du dôme climatique et des jardins suspendus, on tente surtout d’acheter un ticket « Destiny » pour le grand loto du surclassement en zone 2.
À Magnapole, les plus riches bénéficient de greffes leur permettant de vivre sereinement plus longtemps que la moyenne, les autres, gagnants du grand concours Destiny, serviront de cobayes.
Au milieu de cet enchevêtrement de taules, de check points et de communautés multiples, le policier tiers-zone, de ceux qu’on appelle « les chiens », Zem Sparak, mène l’enquête sur un meurtre mystérieux, un greffé retrouvé mort éventré dans les Décharges citoyennes en Zone 3. Sauf qu’il est verrouillé avec une enquêtrice de Zone 2, pour que les différents services de police collaborent. Quelque chose ne marche pas dans cette mise en scène macabre, et Zem ne parvient pas à oublier Athènes, la Grèce, son pays perdu, son passé noir, et une voix lui dit que cette affaire va le confronter à son histoire.
Son Livre Pourparlers est consacré cette semaine à l’écrivaine Olivia Rosenthal au sujet de son dernier roman « Un Singe à ma fenêtre» publié aux éditions Verticales, sorte de déambulation mystique au Japon où le langage devient multiple et le chemin de la raison labyrinthique… Olivia Rosenthal sera en discussion avec l’écrivaine et philosophe Claire Marin, qui a publié cette année « Etre à sa place » aux Editions de l’Observatoire, mais aussi, « Rupture(s) » chez le même éditeur en 2019 et récompensé par le Prix des savoirs, et « Hors de moi » chez Allia en 2008, récompensé par le prix littéraire de l’Académie de médecine.
Olivia Rosenthal a reçu une bourse d’écriture du CNL en 2021 pour l’écriture de son futur ouvrage intitulé « Sur le fil », elle a reçu le prix Transfuge du meilleur roman de langue française pour « Eloge des bâtards » publié en 2019 chez Verticales, mais aussi le prix Wepler en 2007 pour « On est pas là pour disparaître » en 2007 chez Verticales toujours.
Son Livre Mono inaugure la série des grands entretiens avec Eileen Myles. Grande figure de la poésie américaine façon Beat Generation, icône de la culture queer qui a vécu mille vies, son livre Chelsea girls vient de paraître en France pour la première fois aux Éditions du sous-sol.
Embarquement immédiat pour un voyage littéraire rock and roll qui commence à New-York dans les années 70, où l’acte d’écrire, aussi bien le monde que des choses anodines, nous rappelle que la renaissance tout comme la perdition, ont un écho familier et questionne la figure du poète contemporain. Action !
Et merci à Marguerite Capelle d’avoir assuré l’interprétariat durant l’interview.
Rencontre avec Benoît Peeters, l’inclassable. Scénariste de bandes dessinées, parmi lesquelles « Les Citées obscures », « Revoir Paris » réalisées avec son confrère et ami François Schuiten, qui ouvrent une voie royale aux utopies.
Grand amoureux d’Hergé qu’il a lu et relu, si bien qu’il a décidé de faire une thèse sur les bijoux de la Castafiore sous la direction de Roland Barthes. Sémiologue, romancier, il publie à la rentrée un essai sur Alain Robbe-Grillet « L’aventure du Nouveau Roman » aux Éditions Flammarion. Il a entre autres écrit « 3 minutes pour comprendre les 50 moments-clés de l’histoire de la bande-dessinée » publié aux Éditions Le Courrier du livre.
Passionné par la création et les récits mixtes, Benoît Peeters n’envisage pas l’art sans transmission, c’est pourquoi il devient le premier titulaire d’une chaire dédiée à la bande -dessinée au Collège de France.
Aujourd’hui nous sommes en heureuse compagnie avec Lucie Rico, écrivaine, autrice du roman GPS aux éditions P.O.L. GPS est son deuxième roman après « Le Chant du poulet sous vide » publié chez le même éditeur, et récompensé par le Prix du roman d’écologie 2021, le Prix Coup de foudre des Vendanges Littéraires 2021, et le Prix littéraire du Cheval Blanc 2021. Elle a reçu une bourse du CNL en 2020 pour l’écriture de GPS.
Deux autres invités ont gentiment accepté notre invitation : Lucie Meurice, psychologue, et Clément Ravon, codeur et webmaster entre autres.
Dès les premières pages, Lucie Rico nous plonge dans l’univers angoissant d’Ariane, la narratrice qui accepte la mission d’être le témoin de mariage de sa meilleure amie Sandrine. Ariane est une journaliste de faits divers au chômage, elle angoisse à la perspective de sortir de chez elle, de se confronter au monde. Mais on ne refuse rien à Sandrine, alors, à l’aide de son GPS, comme seul point de repère et seul réconfort grâce au partage de connexion avec la future mariée, Ariane se dirige vers la Zone Belle-Fenestre, là où se déroule la fête. Une fois arrivée, Ariane comprend que quelque chose ne tourne pas rond, que la fête ne ressemble pas à son amie d’enfance. Les invités eux, se ressemblent tous, je cite : « Les femmes ont les cheveux longs coiffés en chignon et de petits nez, les hommes des yeux resserrés et des rires de CSP + ». Et puis Sandrine disparaît. Ariane commence son enquête avec pour point de départ, le point GPS de Sandrine, qui bouge encore. Sauf que Sandrine a un passé trouble, un côté sombre, et est accro à la chirurgie esthétique.
Aujourd’hui, nous avons le plaisir d’accueillir Jennifer Richard, autrice d’un fresque historique flamboyante « Notre Royaume n’est pas de ce monde » publiée aux éditions Albin Michel, en compagnie de Patrick Pesnot producteur de l’émission culte « Rendez-vous avec X » diffusée sur France Inter. Au programme, fiction histoire et complots !
Jennifer Richard nous parlera de son 7e roman « Notre Royaume n’est pas de ce monde », le 3e publié chez Albin Michel après « Le diable parle toutes les langues » en 2021 et « Il est à toi ce beau pays » en 2018. Passionnée d’histoire, Jennifer Richard se penche, méticuleuse, sur les heures sombres de l’humanité, la colonisation, et a effectué un travail de recherche considérable pour livrer un roman monumental.
De 1997 à 2015, Patrick Pesnot a produit les nombreux épisodes de la série « Rendez-vous avec X » diffusés sur France Inter, dans lesquels il explore les mystères de grands événements. Exemple : « Pablo Escobar », « Un mystérieux échange digne de la guerre froide », « Le meurtre d’Aldo Moro », « Rudolf Noureev : la défection d’un danseur-étoile », « 1975 : l’assassinat du juge Renaud ». Crise diplomatique, assassinats, Patrick Pesnot dialogue avec un interlocuteur mystérieux, X, qui semble connaître les faits bien mieux que les sources officielles. S’agit-il d’un agent secret ? On ne saura jamais.
Notre Royaume n’est pas de ce monde semble s’adresser à ceux qui ont combattu pour leurs idées, ceux qui ont subi les exactions monstrueuses des puissants, relégués à des sous-hommes dans une société où l’l’Argent est la seule morale qui vaille.
Dans un au-delà inconnu, des personnages illustres, décédés d’une mort violente en raison de leurs convictions politiques revisitent l’histoire, convoqués par Ota Benga, un jeune Pygmée, dont la famille a été décimée au Congo Belge par le roi Leopold II, puis enlevé par un missionnaire et exposé au Zoo du Bronx. Il finira par se suicider. Le livre s’ouvre en 1897 sur la construction du chemin de fer au Congo Belge et la destruction des autochtones dans son sillon.
Dans ces limbes insolites, Rosa Luxembourg, Malcom X, Jean Jaurès, Roger Casement, Henri Morton Stanley, Patrice Lumumba, Pierre Savorgnan De Brazza, les Frères Kennedy, Martin Luther King, entre autres et ils sont nombreux, s’interpellent, réfléchissent ensemble sur la colonisation, l’impérialisme, et déconstruisent l’enchaînement des événements qui conduisirent aux pires crimes contre l’humanité.
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Avec « Son livre », partez pour un voyage littéraire et sonore sur les terres des auteurs soutenus par le Centre national du livre.
Son Livre se décline en deux…
Le podcast du CNL est réalisé par Pauline Carayon (CNL), elle est accompagnée par les musiciens et compositeurs Laurent Bardainne (Pourparlers) et Romuald Boivin (Mono).
Illustrations originales par Nine Antico.
Bouclez votre ceinture, tournez la page et montez le son !

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