Avec une discussion critique des apports (concepts de centres et de périphéries, complémentarité du salariat occidental et de l’esclavage américain) et des limites (usage abusif du concept de système-monde, transatlantico-centrisme, globalisation transhistorique, reprise du grand récit smithien, et jusqu’à une négation des spécificités historiques du capitalisme et des différences entre sociétés, une apologie du capitalisme polycentrique ou un sino-centrisme) de l’approche en termes de systèmes-monde (Wallerstein, Arrighi, Gunder Frank, Goody, Mielants). Avec une discussion critique des apports (critique de l’idée d’une Chine et d’une Inde « retardataires », concurrence des textiles indiens comme moteur de l’industrialisation anglaise, réhabilitation du caractère dynamique des sociétés non-capitalistes et/ou non-européennes) et des limites (déterminisme écologique, pas de prise en compte des dynamiques socio-économiques divergentes de l’Angleterre vis-à-vis du reste du monde à partir du XVIème siècle, Eurocentrisme par une universalisation abusive du capitalisme anglais) de l’approche en termes de « Grande Divergence » (Pomeranz, Parthasarathi). Avec une discussion critique des apports (combinaison d’une conception spécifique du capitalisme et d’une considération des connexions du capitalisme avec d’autres formes d’oppression globales et des sociétés non-capitalistes, critique de l’idée normative d’un « modèle standard » de développement, critique d’une histoire téléologique) et des limites (définition un peu trop large du capitalisme) d’une théorie du développement inégal et combiné du capitalisme [2ème partie, 50 minutes]