Avec une première partie de théorie critique de la sécurité comme différenciée en fonction des populations (raciste, classiste), comme faisant partie de l’ordre démocratique-bourgeois (sans avoir besoin d’un régime fasciste), comme sécurisation de l’ordre capitaliste et de ses agents en tant qu’agents, comme fétichisme, comme « rapport impersonnel entre des personnes » [Marx] (pas simplement des technologies et des institutions) impactant jusqu’à nos rapports aux autres (méfiance, individualisme, anxiété), comme productrice de subjectivités calculatrices de risques, comme prévention des « risques » – c’est-à-dire l’ensemble de ce qui peut entraver, gripper, perturber l’ordre capitaliste et sa marche optimale, d’où une multiplicité de « risques » et de types de « sécurité » –, comme gouvernementalité du capitalisme à son stade « totalitaire », comme ayant des phases historiques (« sécurité sociale » comme sécurisation du capitalisme face à une éventuelle révolution, « politiques sécuritaires » au temps du capitalisme néolibéral de crise), comme susceptible d’adhésion d’une partie des populations (« sécurité sociale » faisant adhérer jusqu’au prolétariat, « politiques sécuritaires » faisant adhérer jusqu’au prolétariat non-racisé) et comme « liberté négative » du capitalisme (c’est-à-dire ce qui est nécessaire, de manière répressive, pour garantir sa « liberté positive » d’exploiter, de coloniser, de détruire…) [1ère partie, 50 minutes]