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Or


« Avant de mourir, à 41 ans, Guy Hocquenghem a tiré un coup de pistolet dans la messe des reniements. Il fut un des premiers à nous signifier que, derrière la reptation des – repentis – socialistes et gauchistes vers le sommet de la pyramide, il n’y avait pas méprise mais accomplissement, qu’un exercice prolongé du pouvoir les avait révélés davantage qu’il les avait trahis. On sait désormais de quel prix – chômage, restructurations, argent fou, dithyrambe des patrons – fut payé un parcours que Serge July résuma en trois mots : “Tout m’a profité.”
Cet ouvrage qui a plus de vingt-cinq ans ne porte guère de ride. L’auteur nous parle déjà de Finkielkraut, de BHL, de Cohn-Bendit, de Bruckner. Et déjà, il nous en dit l’essentiel. Renonçant aux apparences de la bienséance, de la suavité bourgeoise propres, Guy Hocquenghem a usé de la truculence, de la démesure. Son livre éclaire le volet intellectuel de l’ère des restaurations. Les forces sociales qui la pilotaient tiennent encore fermement la barre ; les résistances, bien qu’ascendantes, demeurent éparses et confuses. Nous ne sommes donc pas au bout de nos peines. Les repentis ont pris de l’âge et la société a vieilli avec eux. L’hédonisme a cédé la place à la peur, le culte de l’”entreprise” à celui de la police. Favorisés par l’appât du gain et par l’exhibitionnisme médiatique, de nouveaux retournements vont survenir. Lire Guy Hocquenghem nous arme pour y répondre avec ceux qui savent désormais où ils mènent. » Extrait de la préface de Serge Halimi.
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. À ne pas marquer la déférence qu’exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l’acteur, ici, court de grands risques. Celui, d’abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s’écartent du texte.
Il arrive ainsi que la pièce prenne l’allure d’un drame plein de fatalité et d’action, où l’acteur-acrobate – sportif, flambeur ou criminel – se doit et nous doit de travailler sans filet.
Et les spectateurs d’applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d’avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.
Seraient-ce des cerveaux vides dans l’air du temps ou le sens du vent ? Sans néanmoins avoir proposé et voté la suppression de la double clause de conscience des médecins.
Comment la juriste franco-palestinienne qui se trouve en septième position sur la liste LFI conduite par Manon Aubry se retrouve accusée d’antisémitisme.
Une horreur absolue et un négationnisme assortis d’une humiliation déhumanisante radicale des concerné(e)s.
A lire le texte rédigé par Patrick.
[Texte de Patrick à venir]
La pétition lancée par StreetPress appelant l’Arcom à ne pas renouveler l’agrément des chaînes C8 et CNews.
Le fait qu’Emmanuel Macron semble avoir déjà pris sa décision concernant l’entrée en guerre de la France contre la Russie avant d’affirmer le contraire.
Une élève frappée par le proviseur du Lycée Maurice Ravel à Paris ?
« Citée par Le Parisien, l’élève de BTS, affirme, elle, avoir été “poussée” et “tapée violemment au bras” par le proviseur. »
Voile interdit au lycée : un proviseur menacé de mort sur les réseaux sociaux – 01/03/2024 17:38 – France3
Patrick démontera le processus de cet exemple d’une « collection faussement systématisée de jugements à usage alternatif » :
L'émission a dés le début positivement débuté en annonçant ne plus prendre en compte que les bonnes nouvelles confortées par la diffusion d'un titre dont le refrain est « Tout va bien ».
Olivier a réalisé une mise au point concernant la situation en Ukraine. Ce qui a été dit en fin d'émission de la semaine dernière sur le passé et le présent du pays n'impliquait pas en quoi que ce soit de justifier ce que subit le pays actuellement.
« La première chose qu'il faut enseigner au journaliste est de se méfier de soi-même » – Edwy Plenel
La difficulté est d'interpréter la situation toujours traitée par les médias dominants (par exemple par la chaîne LCI faisant de l'Ukraine son sujet du matin jusqu'au soir avec le regard des dominants) avec le même biais alors que le capitalisme a aggravé la situation et détruit la structure sociale de ce pays. Ainsi, l'Ukraine avant la période actuelle capitaliste ne connaissait pas le phénomène des SDFs généré par l'augmentation des prix des loyers et l'arrivée de la pègre qui vole les immeubles (comme ce que réalise le gouvernement israëlien en Palestine).
L'exemple de Cuba assurant de meilleures conditions de vie à sa population – s'il n'y avait pas le blocus des États-Unis d'Amérique pour l'handicaper – a été cité.
« Si Cuba peut nous aider, ce sera très bien ». À Guingamp, des médecins cubains pour sauver l'hôpital public ? – 17/02/2024 18:08 – France3
« L'arrière-cour de la mondialisation – Ethnographie des paupérisés » de Patrick Bruneteaux et Daniel Terrolle – Croquant – 2010Cet ouvrage explore les mondes de la pauvreté en se proposant de sortir du débat français sur l'exclusion. À partir d'analyses internationales neuves sur les différents visages de la paupérisation et de la survie des surnuméraires dans le cadre actuel de la mondialisation néo-libérale, il questionne la porosité des concepts scientifiques immergés dans la demande sociale et soumis aux catégories de l'action publique. Ce faisant, il contribue au dévoilement des formes de collusion des chercheurs avec le Pouvoir. Cependant, le parti d’embrasser différentes figures du sous-prolétariat dans le monde ne s'épuise pas à offrir un large panorama des formes d'exclusion et de survie sur les cinq continents. Outre qu'ils proposent des monographies inédites (Japon, Ukraine, Antilles, Palestine, Brésil, Pérou, USA, Ghana, France) révélant l'homogénéité de l'arrière-cour de la société néo-libérale, les auteurs ont aussi pour ambition de questionner intimement les postures des chercheurs affrontés à des violences sociales souvent extrêmes. En interrogeant leurs adaptations pour mesurer les violences que subissent les plus dominés, ce que d'aucuns appellent les « terrains difficiles », ils explorent de nouveaux outils d'analyse. En osant aussi questionner les mondes dits de la « marginalité » (« jeunes des banlieues, « prostituées, « délinquants », « toxicomanes », « SDF », « sans-papiers »), ils mettent en évidence autant les violences internes qui les gouvernent que celles de la mondialisation.
Patrick a prôné une théorisation du Bidochon [On a placé une lettre majuscule en début du mot puisque c'est un nom propre et qu'il semble s'agir apparemment d'un des concepts phare de la doxa Brunetienne NDLR] immédiatement illustrée par un extrait sonore d'un spectacle de Blanche Gardin.
On aura ainsi appris grâce à Patrick (mais aussi un peu grâce à Blanche Gardin) que la toute-puissance du Bidochon rapporté au sens commun est une « collection faussement systématisée de jugement à usage alternatif ».
« Habiter en CHRS – Faire comme chez soi quand on n'a pas de chez-soi » de Cédric Sadin-Cesbron – Érès – 2023Cet ouvrage raconte de l'intérieur la vie quotidienne dans un centre d'hébergement et de réinsertion sociale CHRS, en mettant en avant la parole des personnes hébergées. Dans un contexte de politiques publiques axées sur le logement d'abord, l'auteur y propose des pistes concrètes pour réinventer l'hébergement social.
Conçu comme une immersion dans la vie quotidienne d'un Centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), cet ouvrage donne la parole aux résidents de ces structures. Ils y racontent la violence et la solidarité entre eux, les liens ambivalents aux travailleurs sociaux, leur besoin de « repos d'abord » et les attachements aux lieux.
Dans un contexte de politiques sociales en pleine mutation, qui privilégient l'accès direct au logement et remettent en cause l'hébergement social, Cédric Sadin-Cesbron, avec le concours de quatre résidents, documente la façon dont nombre d'entre eux « font comme chez eux » en CHRS, passant du statut d'hébergés à l'état d'habitants. Ainsi les injonctions à des temporalités de séjours « maîtrisées », en raison de la nature provisoire des places d'hébergement, génèrent des tensions entre tous les acteurs impliqués : pouvoirs publics financeurs, institution gestionnaire, travailleurs sociaux de terrain et, enfin, hébergés eux-mêmes.
Au-delà du simple constat, cet ouvrage propose une réflexion sur les politiques d'insertion, basées sur l'injonction à l'autonomie, telles qu'elles sont menées depuis les années 1980, et trace des pistes de travail pour repenser l'hébergement social sous le prisme de l'habitat, afin de le rendre à la fois plus efficient, digne et bien traitant.
Le concept du regard à éclipses des dominés a été développé à travers ce Bidochon qui boit son café le matin après avoir allumé BFM et qui n'a pas ce travail systématique à l'égard de l'actualité soumise à une sorte d'écrasement horizontal (parler un peu de tout pour au final ne rien dire). C'est ce contre quoi tente de lutter l'émission en reprenant systématiquement la réflexion sur les riches, l'agriculture mais aussi sur ce qui se passe en Cisjordanie et à Gaza pour obtenir un effet de répétition, de harcèlement, de retour qui permet aussi d'ajuster, de revoir et de reprendre ce qui a été dit.
Il s'agit pour les médias dominants d'imposer une façon de voir le monde à travers les modes de pensée de Sciences Po, des diplomates, des élites qui ont l'habitude de voir les atomes à côté des petits pions et d'être dans le stratosphérique des négociations internationales en utilisant cette construction pénible de la nation qui cache les classes sociales et l'exploitation par les élites renforcée par la situation de guerre comme en Ukraine.
Le regard des médias dominants sur les évènements qui suivent (et tout particulièrement celui de Courrier international relatif à l'immolation de Aaron Bushnell) a été examinéLe processus de conscientisation en tant de guerre a été détaillé en rapport avec le poids de l'évidence et du « ça va de soi » du citoyen immergé dans les contraintes du corps social en temps de paix et illustré par l'exemple du sous-prolétariat portoricain étudié par Philippe Bourgois. Il en a été de même du caractère illusoire du volontarisme des petits bourgeois à capital culturel. On constate ainsi la difficulté de comment arriver à penser l'action collective.
Il a ensuit été démontré comment les politiques d'activation à l'autonomie et les processus de subjectivation produisent une moralisation et une culpabilisation du dominé qui doit être discipliné s'il accepte les conditions du néolibéralisme ou diabolisé (mendicité, vagabondage, prison, bagne) s'il les refuse et ce alors même que celui-ci a des droits !
La revue « Le Mouvement Social » a été citée à cette occasion
Le procès de Richy Thibault pour menace de mort le 9 août prochain a été évoqué« Macron, l'éborgneur, n'oublie pas qu'on est le pays de la Révolution ! Le pays qui fait tomber la tête des monarques ! »
Le processus de criminalisation en droit commun introduit toujours une disproportion entre ce qui a été commis et la peine prononcée.
La responsabilité du mouvement ouvrier d'avoir abandonné la défense du sous-prolétariat et d'avoir accepté sa criminalisation a aussi été mise en avant.
Un extrait d'une interview de Flora Ghebali, fondatrice du cabinet de conseil en environnement Coalitions, comparant les conséquences de la fraude sociale (estimée à 100 millions d'euros par an) et de la fraude fiscale (estimée à 60 milliards d'euros par an) a mis en lumière la disproportion entre les conséquences et les coûts des deux phénomènes et sera l'occasion d'expliciter d'un côté la loi de la riposte telle qu'elle est pratiquée par les chiens de garde au sein des médias dominants et de l'autre côté le gavage des dominants.
Un texte illustrera ce dernier point par l'augmentation exorbitante des rémunérations des responsables de la FNSEA dans le cadre d'un processus de vol des cotisations syndicales.
Il sera aussi illustré par un extrait d'une déclaration d'Aurélie Trouvé relative aux 120 milliards d'euros des bénéfices des actionnaires des 25 plus grandes entreprises du CAC 40 pour l'année 2023 soit à peu près l'équivalent du budget de l'Éducation nationale et de la Défense sur un an.
Sur 5 ans, les entreprises du CAC 40 ont supprimé 16 000 emplois tandis que les salaires réels sur 3 ans ont baissé de 3 % dans ces entreprises.
Les grandes entreprises ont un taux d'imposition réel de 17 % grâce aux mécanismes d'optimisation fiscale quand les TPE et les PME payent 20 % de taux réel d'impôt.
Enfin, deux tiers des dividendes en France sont touchés par des gens qui sont dans les 0,1 % les plus riches qui gagnent plus de 30 000 euros par mois.
L'action de la Confédération paysanne de la Vienne a ensuite été détaillée à travers un reportage sonore où le syndicat propose directement à la direction d'un supermarché Auchan de choisir entre un blocage par leurs tracteurs de l'accès au supermarché ou une opération courses gratuites où il laisse passer une centaine de caddies.
Enfin, la destruction du marais poitevin en lien avec les mégabassines a également été évoquée à travers le documentaire suivant de OFF Investigation :
Ep.02 | Mégabassines, histoire secrète d'un mensonge d'État – OFF Investigation / Reporterre – 22/02/2024
L’émission a dés le début positivement débuté en annonçant ne plus prendre en compte que les bonnes nouvelles confortées par la diffusion d’un titre dont le refrain est « Tout va bien ».
Olivier a réalisé une mise au point concernant la situation en Ukraine. Ce qui a été dit en fin d’émission de la semaine dernière sur le passé et le présent du pays n’impliquait pas en quoi que ce soit de justifier ce que subit le pays actuellement.
« La première chose qu’il faut enseigner au journaliste est de se méfier de soi-même » – Edwy Plenel
La difficulté est d’interpréter la situation toujours traitée par les médias dominants (par exemple par la chaîne LCI faisant de l’Ukraine son sujet du matin jusqu’au soir avec le regard des dominants) avec le même biais alors que le capitalisme a aggravé la situation et détruit la structure sociale de ce pays. Ainsi, l’Ukraine avant la période actuelle capitaliste ne connaissait pas le phénomène des SDFs généré par l’augmentation des prix des loyers et l’arrivée de la pègre qui vole les immeubles (comme ce que réalise le gouvernement israëlien en Palestine).
L’exemple de Cuba assurant de meilleures conditions de vie à sa population – s’il n’y avait pas le blocus des États-Unis d’Amérique pour l’handicaper – a été cité.
“Si Cuba peut nous aider, ce sera très bien”. À Guingamp, des médecins cubains pour sauver l’hôpital public ? – 17/02/2024 18:08 – France3
Cet ouvrage explore les mondes de la pauvreté en se proposant de sortir du débat français sur l’exclusion. À partir d’analyses internationales neuves sur les différents visages de la paupérisation et de la survie des surnuméraires dans le cadre actuel de la mondialisation néo-libérale, il questionne la porosité des concepts scientifiques immergés dans la demande sociale et soumis aux catégories de l’action publique. Ce faisant, il contribue au dévoilement des formes de collusion des chercheurs avec le Pouvoir. Cependant, le parti d’embrasser différentes figures du sous-prolétariat dans le monde ne s’épuise pas à offrir un large panorama des formes d’exclusion et de survie sur les cinq continents. Outre qu’ils proposent des monographies inédites (Japon, Ukraine, Antilles, Palestine, Brésil, Pérou, USA, Ghana, France) révélant l’homogénéité de l’arrière-cour de la société néo-libérale, les auteurs ont aussi pour ambition de questionner intimement les postures des chercheurs affrontés à des violences sociales souvent extrêmes. En interrogeant leurs adaptations pour mesurer les violences que subissent les plus dominés, ce que d’aucuns appellent les « terrains difficiles », ils explorent de nouveaux outils d’analyse. En osant aussi questionner les mondes dits de la « marginalité » (« jeunes des banlieues, « prostituées, « délinquants », « toxicomanes », « SDF », « sans-papiers »), ils mettent en évidence autant les violences internes qui les gouvernent que celles de la mondialisation.
Patrick a prôné une théorisation du Bidochon [On a placé une lettre majuscule en début du mot puisque c’est un nom propre et qu’il semble s’agir apparemment d’un des concepts phare de la doxa Brunetienne NDLR] immédiatement illustrée par un extrait sonore d’un spectacle de Blanche Gardin.
On aura ainsi appris grâce à Patrick (mais aussi un peu grâce à Blanche Gardin) que la toute-puissance du Bidochon rapporté au sens commun est une « collection faussement systématisée de jugement à usage alternatif ».
Cet ouvrage raconte de l’intérieur la vie quotidienne dans un centre d’hébergement et de réinsertion sociale CHRS, en mettant en avant la parole des personnes hébergées. Dans un contexte de politiques publiques axées sur le logement d’abord, l’auteur y propose des pistes concrètes pour réinventer l’hébergement social.
Conçu comme une immersion dans la vie quotidienne d’un Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), cet ouvrage donne la parole aux résidents de ces structures. Ils y racontent la violence et la solidarité entre eux, les liens ambivalents aux travailleurs sociaux, leur besoin de « repos d’abord » et les attachements aux lieux.
Dans un contexte de politiques sociales en pleine mutation, qui privilégient l’accès direct au logement et remettent en cause l’hébergement social, Cédric Sadin-Cesbron, avec le concours de quatre résidents, documente la façon dont nombre d’entre eux « font comme chez eux » en CHRS, passant du statut d’hébergés à l’état d’habitants. Ainsi les injonctions à des temporalités de séjours « maîtrisées », en raison de la nature provisoire des places d’hébergement, génèrent des tensions entre tous les acteurs impliqués : pouvoirs publics financeurs, institution gestionnaire, travailleurs sociaux de terrain et, enfin, hébergés eux-mêmes.
Au-delà du simple constat, cet ouvrage propose une réflexion sur les politiques d’insertion, basées sur l’injonction à l’autonomie, telles qu’elles sont menées depuis les années 1980, et trace des pistes de travail pour repenser l’hébergement social sous le prisme de l’habitat, afin de le rendre à la fois plus efficient, digne et bien traitant.
Le concept du regard à éclipses des dominés a été développé à travers ce Bidochon qui boit son café le matin après avoir allumé BFM et qui n’a pas ce travail systématique à l’égard de l’actualité soumise à une sorte d’écrasement horizontal (parler un peu de tout pour au final ne rien dire). C’est ce contre quoi tente de lutter l’émission en reprenant systématiquement la réflexion sur les riches, l’agriculture mais aussi sur ce qui se passe en Cisjordanie et à Gaza pour obtenir un effet de répétition, de harcèlement, de retour qui permet aussi d’ajuster, de revoir et de reprendre ce qui a été dit.
Il s’agit pour les médias dominants d’imposer une façon de voir le monde à travers les modes de pensée de Sciences Po, des diplomates, des élites qui ont l’habitude de voir les atomes à côté des petits pions et d’être dans le stratosphérique des négociations internationales en utilisant cette construction pénible de la nation qui cache les classes sociales et l’exploitation par les élites renforcée par la situation de guerre comme en Ukraine.
Le processus de conscientisation en tant de guerre a été détaillé en rapport avec le poids de l’évidence et du « ça va de soi » du citoyen immergé dans les contraintes du corps social en temps de paix et illustré par l’exemple du sous-prolétariat portoricain étudié par Philippe Bourgois. Il en a été de même du caractère illusoire du volontarisme des petits bourgeois à capital culturel. On constate ainsi la difficulté de comment arriver à penser l’action collective.
Il a ensuit été démontré comment les politiques d’activation à l’autonomie et les processus de subjectivation produisent une moralisation et une culpabilisation du dominé qui doit être discipliné s’il accepte les conditions du néolibéralisme ou diabolisé (mendicité, vagabondage, prison, bagne) s’il les refuse et ce alors même que celui-ci a des droits !
La revue « Le Mouvement Social » a été citée à cette occasion
« Macron, l’éborgneur, n’oublie pas qu’on est le pays de la Révolution ! Le pays qui fait tomber la tête des monarques ! »
Le processus de criminalisation en droit commun introduit toujours une disproportion entre ce qui a été commis et la peine prononcée.
Un extrait d’une interview de Flora Ghebali, fondatrice du cabinet de conseil en environnement Coalitions, comparant les conséquences de la fraude sociale (estimée à 100 millions d’euros par an) et de la fraude fiscale (estimée à 60 milliards d’euros par an) a mis en lumière la disproportion entre les conséquences et les coûts des deux phénomènes et sera l’occasion d’expliciter d’un côté la loi de la riposte telle qu’elle est pratiquée par les chiens de garde au sein des médias dominants et de l’autre côté le gavage des dominants.
Un texte illustrera ce dernier point par l’augmentation exorbitante des rémunérations des responsables de la FNSEA dans le cadre d’un processus de vol des cotisations syndicales.
Il sera aussi illustré par un extrait d’une déclaration d’Aurélie Trouvé relative aux 120 milliards d’euros des bénéfices des actionnaires des 25 plus grandes entreprises du CAC 40 pour l’année 2023 soit à peu près l’équivalent du budget de l’Éducation nationale et de la Défense sur un an.
L’action de la Confédération paysanne de la Vienne a ensuite été détaillée à travers un reportage sonore où le syndicat propose directement à la direction d’un supermarché Auchan de choisir entre un blocage par leurs tracteurs de l’accès au supermarché ou une opération courses gratuites où il laisse passer une centaine de caddies.
Enfin, la destruction du marais poitevin en lien avec les mégabassines a également été évoquée à travers le documentaire suivant de OFF Investigation :
Ep.02 | Mégabassines, histoire secrète d’un mensonge d’État – OFF Investigation / Reporterre – 22/02/2024
Parole de Patrick : « On n'a plus qu'à se faire sauter. On est coincé entre le suicide et la lutte. Je pense que le monde ordinaire n'existe plus aujourd'hui. »
Après l'évocation des publicités du métro qui ne nous annoncent que des bonnes nouvelles, c'est le concept de dynamique de positivité qui sera l'occasion d'écouter Franck Lepage au sujet de la pensée positive et du langage qui va avec comme le contrôle qualité ou le plan de sauvegarde de l’emploi qui masquent des réalités très fortement négatives.
Il a été insisté sur le rôle des faits divers et des émissions de télévision sur la police ou la gendarmerie dans la diabolisation absolue avec l'exemple du film La Bande à Baader diffusé le vendredi 23/02/2024 sur Arte.
Il est fondamental de considérer les termes du capitalisme aujourd'hui pour masquer la réalité violente dans laquelle il se déploie comme par exemple la démarche qualité qui est en fait une démarche de productivité dissimulant des épuisements au travail ou des suicides ou le plan de sauvegarde de l’emploi qui est en fait un plan massif de licenciement. Il n'est pas besoin d'avoir fait de grandes études ou d'avoir une bibliothèque fournie en anthropologie, en sociologie et en histoire pour prendre conscience de cette réalité et susciter des mouvements de protestation collectifs et vertueux.
La discussion a ensuite fait référence à une discussion avec Philippe Corcuff et les libertaires qui ne parlent jamais des sous-prolétaires en raison de leur absence de front de classe au sein de la machine d’exploitation. Ce qui pose la question des ouvriers qui votent extrême-droite ou de tous ceux qui sont des collabos, des zones grises, des chiens de garde et qui ne pensent qu’à devenir chef d’équipe ou à être ” jaune ” et à continuer à bosser.
Comme l'ont montré les auteurs plus bas cités, les fils des parents notamment immigrés qui avaient espéré que leur enfants ne soient pas ouvriers comme eux, qui les ont poussé à faire des études et qui se retrouvent tout de même à l'usine avec des licences ou des maîtrises pour cause d'absence de débouchés universitaires toujours plus réduits par rapport aux grandes écoles et des frustrations beaucoup plus importantes.
Retour sur la condition ouvrière – Enquête aux usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard de Stéphane Beaud, Michel Pialoux – La Découverte – 2012Que sont devenus les ouvriers ? Objet de toutes les attentions depuis la révolution industrielle jusqu'aux années 1980, les travailleurs d'usine n'intéressent plus grand monde après l'échec du projet communiste et l'effondrement de leurs bastions industriels. Brisée dans son unité, démoralisée, désormais dépourvue de repères politiques, méprisée par ses enfants, la classe ouvrière vit un véritable drame à l'écart des médias. Les ouvriers continuent pourtant d'opposer avec un succès relatif certaines de leurs traditions de résistance à la dynamique qui les détruit.
Cette remarquable enquête, sensible et documentée, fait toute sa place à la parole ouvrière pour rendre hommage à ces hommes et à ces femmes dont la dignité est aussi imposante que celle dont firent preuve leurs parents à l'heure des victoires. Treize ans après sa première édition, dans un contexte ou le monde ouvrier n'en finit plus de subir l'impact dévastateur de ce capitalisme financiarisé dans le cadre duquel une petite minorité de puissants actionnaires dicte sa loi aux managers et aux peuples, cet ouvrage n'a rien perdu de son actualité. Il permet de comprendre la réalité ouvrière d'aujourd'hui et peut servir de garde-fou contre la dénégation plus ou moins subtile de son existence dans l'espace public.
La pensée critique implique ainsi d'essayer de se demander comment sortir du bidochon, du beauf, de l'aliéné, du » jaune » malgré la présence de ce que Pierre Bourdieu qualifiait d'entraîneurs comme ces animateurs de radio et de télévision qui sont toujours débordants de bonne humeur le matin (alors qu'ils sont en fait crevés de devoir se lever à trois, quatre ou cinq heures du matin chaque jour de la semaine) constituant des relais des incitations des dominants à ne pas faire la gueule, à être heureux et à assigner l'auditeur ou le spectateur au beau.
L'exemple de la dernière sortie d'Emmanuel Macron a été cité :
Il a été insisté sur le rôle des faits divers et des émissions de télévision sur la police ou la gendarmerie dans la caricature et la diabolisation absolue avec l'exemple du film La Bande à Baader diffusé le vendredi 23/02/2024 sur Arte véhiculant une logique de disqualification et de stigmatisation des » fous » d'un côté et la validation des autorités munies d'un mandat représentatif forcément démocratique. La géographie des médias tous situés dans les quartiers favorisés de la capitale et protégés par des forces de l'ordre nombreuses et équipées le cas échéant en est aussi une parfaite illustration.
« Entre les agents en civil et les CRS en uniformes, ce sont 800 membres des forces de l'ordre qui ont été déployés pour former une véritable bulle de sécurité autour d'Emmanuel Macron. »
La protection des dominants a ensuite été examinée à travers la visite d'Emmanuel Macron au Salon de l'agriculture et le premier refus de débattre d'Arnaud Rousseau, l'homme d'affaires patron de la FNSEA, dont le parcours édifiant de tout – sauf d'un agriculteur – a été détaillé comme ce n'est jamais le cas au sein des médias de masse. Il a été aussi question de savoir comment la FNSEA a régi le monde rural en imposant une identité d'agriculteur exploitant qui plaît aux agriculteurs, non pas celle d'une classe sociale mais celle d'un monde à part de la ville. Ce qui ne l’empêche pas d'exploiter un prolétariat agricole dont la condition a été rapprochée de celle de la condition des Noirs aux États-Unis à travers les lois Jim Crow. Le système de mise en dépendance de l'exploitant mis en place par les cadres techniques du syndicat est aussi une autre des explications de cette mainmise de la FNSEA sur tout le système.
Comment expliquer la domination de la FNSEA parmi les agriculteurs·rices ? – 07/02/2024 – Contretemps.eu
Enfin, le rôle particulièrement néfaste de la caste manageriale privée publique, troisième pilier du système, dans son intrication très étroite entre les affaires d'État et les affaires privées autrement dit entre le capitalisme agricole et les élites administratives de l'État a également été détaillé à travers l'exemple de la collusion des précédents en ce qui concerne les mégabassines et de la situation enviable des préfets en conclusion de la première partie de l'émission.
Après cette mise en perspective du monde (agro)industriel et de ses collusions au sein de la machine d'État, la diffusion du titre « On ira pas au paradis » des Fossoyeurs Septik a donné l'occasion à Patrick de développer l'enchainement d'idées qui fait que, face à la peur de l'homme de vivre sans Dieu, Émile Durkheim avait avancé que c'est la société qui avait remplacé Dieu sous la IIIème République.
Dans cette continuité, il semble ainsi logique que ce soit les tenants capitalistes de cette société qui deviennent Dieu eux-mêmes sous une forme philanthropique qui n'est qu'une façon de légitimer le capital et de se légitimer eux-mêmes. L'exemple de l'industriel Jean-Baptiste André Godin et de son familistère de Guise est venu illustrer cette démarche dans ce qu'elle peut avoir de moins pire.
La diffusion d'un extrait sonore de Le Média mettant en avant des journalistes de l'Humanité sur le thème de notre gouvernement actuel de ministres millionnaires a permis d'inscrire ce gouvernement dans une sociologie de la domination. Ce qui a permis à Patrick d'insister sur le lien sociétal, congénital, sur l'ADN de ces gens qui se connaissent, qui mangent ensemble et qui se croisent parce qu'ils vivent déjà ensemble. Les révélations relatives à Amélie Oudéa-Castéra ont permis de mettre en lumière cette pornographie de la richesse que les Pinçon-Charlot avaient déjà cartographié dans leurs ouvrages.
C'est ainsi pas moins d'un tiers du nouveau gouvernement qui pourrait être classé parmi les 1 % de Français les plus fortunés. Cette enquête peut être retrouvée dans l'édition du 13/02/2024 du quotidien.
C'est ensuite l'étage judiciaire qui a été mis en perspective par Patrick comme appartenant à cette caste malgré quelques velléités d'indépendance à travers la dureté des peines qui frappent les dominés et la grande mansuétude de celles qui égratignent au pire ou qui accompagnent au mieux qui sont censées frapper les dominants. Un extrait sonore évoquant les procédures actuelles et en cours de Nicolas Sarkozy illustrera le propos.
Une autre des caractéristiques de cette caste est aussi de s'attaquer aux dominés comme l'exemple d'Aurore Bergé le montre. Et encore plus fort, de le faire sur Radio J au micro de Frédéric Haziza, journaliste ayant écopé d'un rappel à la loi en 2018 pour agression sexuelle ! Un autre extrait sonore illustrera le propos.
Patrick développera le constat du fait que le droit capitaliste, le droit de l'État, de la raison, le droit de l'État fasciste – pour reprendre l'expression de Frédéric Lordon – est un État qui fonctionne avec de la latitude. Ainsi, plus le droit est flou et plus les marches de manuvre sont énormes. On passe d'une conception à la (Jean-Jacques) Rousseau à celle d'un (Emmanuel-Joseph) Sieyès. Il appuiera son propos avec l'exemple du passage de la manifestation à l'attroupement.
Cette relativité du droit donnera l'occasion de revenir sur la Palestine pour écouter un extrait de la chaîne i24news comportant les propos entre autres d'un Maurice Ifergan affirmant qu'il n'y a pas d'innocents à Gaza, qu'il faut donc traiter la population en rapport et d'une participante au débat qui dit : « Il faut les bombarder, il faut les arrêter, il faut les effacer ».
Contrairement à la chaîne CNews suite à une action de Reporters sans frontières, la chaîne i24news n'a jamais été inquiétée.
Le renouvellement de l'autorisation d'émettre de la chaîne CNews a ensuite été débattu suite au fait qu'elle soit devenue une chaîne d'opinions plutôt qu'une chaîne d'information. Il est encore plus complexe de débusquer la pseudo-neutralité du service public et ses orientations dans par exemple les situations entre Israël et la Palestine et entre la Russie et l'Ukraine.
L'émission se terminera par la lecture d'un article de Benoît Bréville dans Le Monde diplomatique et par une énième – mais comment faire autrement ? – évocation des horreurs de la situation à Gaza. Si les vies se valaient – 01/2024
Parole de Patrick : « On n’a plus qu’à se faire sauter. On est coincé entre le suicide et la lutte. Je pense que le monde ordinaire n’existe plus aujourd’hui. »
Après l’évocation des publicités du métro qui ne nous annoncent que des bonnes nouvelles, c’est le concept de dynamique de positivité qui sera l’occasion d’écouter Franck Lepage au sujet de la pensée positive et du langage qui va avec comme le contrôle qualité ou le plan de sauvegarde de l’emploi qui masquent des réalités très fortement négatives.
Il a été insisté sur le rôle des faits divers et des émissions de télévision sur la police ou la gendarmerie dans la diabolisation absolue avec l’exemple du film La Bande à Baader diffusé le vendredi 23/02/2024 sur Arte.
Il est fondamental de considérer les termes du capitalisme aujourd’hui pour masquer la réalité violente dans laquelle il se déploie comme par exemple la démarche qualité qui est en fait une démarche de productivité dissimulant des épuisements au travail ou des suicides ou le plan de sauvegarde de l’emploi qui est en fait un plan massif de licenciement. Il n’est pas besoin d’avoir fait de grandes études ou d’avoir une bibliothèque fournie en anthropologie, en sociologie et en histoire pour prendre conscience de cette réalité et susciter des mouvements de protestation collectifs et vertueux.
La discussion a ensuite fait référence à une discussion avec Philippe Corcuff et les libertaires qui ne parlent jamais des sous-prolétaires en raison de leur absence de front de classe au sein de la machine d’exploitation. Ce qui pose la question des ouvriers qui votent extrême-droite ou de tous ceux qui sont des collabos, des zones grises, des chiens de garde et qui ne pensent qu’à devenir chef d’équipe ou à être ” jaune ” et à continuer à bosser.
Comme l’ont montré les auteurs plus bas cités, les fils des parents notamment immigrés qui avaient espéré que leur enfants ne soient pas ouvriers comme eux, qui les ont poussé à faire des études et qui se retrouvent tout de même à l’usine avec des licences ou des maîtrises pour cause d’absence de débouchés universitaires toujours plus réduits par rapport aux grandes écoles et des frustrations beaucoup plus importantes.
Que sont devenus les ouvriers ? Objet de toutes les attentions depuis la révolution industrielle jusqu’aux années 1980, les travailleurs d’usine n’intéressent plus grand monde après l’échec du projet communiste et l’effondrement de leurs bastions industriels. Brisée dans son unité, démoralisée, désormais dépourvue de repères politiques, méprisée par ses enfants, la classe ouvrière vit un véritable drame à l’écart des médias. Les ouvriers continuent pourtant d’opposer avec un succès relatif certaines de leurs traditions de résistance à la dynamique qui les détruit.
Cette remarquable enquête, sensible et documentée, fait toute sa place à la parole ouvrière pour rendre hommage à ces hommes et à ces femmes dont la dignité est aussi imposante que celle dont firent preuve leurs parents à l’heure des victoires. Treize ans après sa première édition, dans un contexte ou le monde ouvrier n’en finit plus de subir l’impact dévastateur de ce capitalisme financiarisé dans le cadre duquel une petite minorité de puissants actionnaires dicte sa loi aux managers et aux peuples, cet ouvrage n’a rien perdu de son actualité. Il permet de comprendre la réalité ouvrière d’aujourd’hui et peut servir de garde-fou contre la dénégation plus ou moins subtile de son existence dans l’espace public.
La pensée critique implique ainsi d’essayer de se demander comment sortir du bidochon, du beauf, de l’aliéné, du ” jaune ” malgré la présence de ce que Pierre Bourdieu qualifiait d’entraîneurs comme ces animateurs de radio et de télévision qui sont toujours débordants de bonne humeur le matin (alors qu’ils sont en fait crevés de devoir se lever à trois, quatre ou cinq heures du matin chaque jour de la semaine) constituant des relais des incitations des dominants à ne pas faire la gueule, à être heureux et à assigner l’auditeur ou le spectateur au beau.
L’exemple de la dernière sortie d’Emmanuel Macron a été cité :
Il a été insisté sur le rôle des faits divers et des émissions de télévision sur la police ou la gendarmerie dans la caricature et la diabolisation absolue avec l’exemple du film La Bande à Baader diffusé le vendredi 23/02/2024 sur Arte véhiculant une logique de disqualification et de stigmatisation des ” fous ” d’un côté et la validation des autorités munies d’un mandat représentatif forcément démocratique. La géographie des médias tous situés dans les quartiers favorisés de la capitale et protégés par des forces de l’ordre nombreuses et équipées le cas échéant en est aussi une parfaite illustration.
« Entre les agents en civil et les CRS en uniformes, ce sont 800 membres des forces de l’ordre qui ont été déployés pour former une véritable bulle de sécurité autour d’Emmanuel Macron. »
La protection des dominants a ensuite été examinée à travers la visite d’Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture et le premier refus de débattre d’Arnaud Rousseau, l’homme d’affaires patron de la FNSEA, dont le parcours édifiant de tout – sauf d’un agriculteur – a été détaillé comme ce n’est jamais le cas au sein des médias de masse. Il a été aussi question de savoir comment la FNSEA a régi le monde rural en imposant une identité d’agriculteur exploitant qui plaît aux agriculteurs, non pas celle d’une classe sociale mais celle d’un monde à part de la ville. Ce qui ne l’empêche pas d’exploiter un prolétariat agricole dont la condition a été rapprochée de celle de la condition des Noirs aux États-Unis à travers les lois Jim Crow. Le système de mise en dépendance de l’exploitant mis en place par les cadres techniques du syndicat est aussi une autre des explications de cette mainmise de la FNSEA sur tout le système.
Comment expliquer la domination de la FNSEA parmi les agriculteurs·rices ? – 07/02/2024 – Contretemps.eu
Enfin, le rôle particulièrement néfaste de la caste manageriale privée publique, troisième pilier du système, dans son intrication très étroite entre les affaires d’État et les affaires privées autrement dit entre le capitalisme agricole et les élites administratives de l’État a également été détaillé à travers l’exemple de la collusion des précédents en ce qui concerne les mégabassines et de la situation enviable des préfets en conclusion de la première partie de l’émission.
Après cette mise en perspective du monde (agro)industriel et de ses collusions au sein de la machine d’État, la diffusion du titre « On ira pas au paradis » des Fossoyeurs Septik a donné l’occasion à Patrick de développer l’enchainement d’idées qui fait que, face à la peur de l’homme de vivre sans Dieu, Émile Durkheim avait avancé que c’est la société qui avait remplacé Dieu sous la IIIème République.
Dans cette continuité, il semble ainsi logique que ce soit les tenants capitalistes de cette société qui deviennent Dieu eux-mêmes sous une forme philanthropique qui n’est qu’une façon de légitimer le capital et de se légitimer eux-mêmes. L’exemple de l’industriel Jean-Baptiste André Godin et de son familistère de Guise est venu illustrer cette démarche dans ce qu’elle peut avoir de moins pire.
La diffusion d’un extrait sonore de Le Média mettant en avant des journalistes de l’Humanité sur le thème de notre gouvernement actuel de ministres millionnaires a permis d’inscrire ce gouvernement dans une sociologie de la domination. Ce qui a permis à Patrick d’insister sur le lien sociétal, congénital, sur l’ADN de ces gens qui se connaissent, qui mangent ensemble et qui se croisent parce qu’ils vivent déjà ensemble. Les révélations relatives à Amélie Oudéa-Castéra ont permis de mettre en lumière cette pornographie de la richesse que les Pinçon-Charlot avaient déjà cartographié dans leurs ouvrages.
C’est ainsi pas moins d’un tiers du nouveau gouvernement qui pourrait être classé parmi les 1 % de Français les plus fortunés. Cette enquête peut être retrouvée dans l’édition du 13/02/2024 du quotidien.
C’est ensuite l’étage judiciaire qui a été mis en perspective par Patrick comme appartenant à cette caste malgré quelques velléités d’indépendance à travers la dureté des peines qui frappent les dominés et la grande mansuétude de celles qui égratignent au pire ou qui accompagnent au mieux qui sont censées frapper les dominants. Un extrait sonore évoquant les procédures actuelles et en cours de Nicolas Sarkozy illustrera le propos.
Une autre des caractéristiques de cette caste est aussi de s’attaquer aux dominés comme l’exemple d’Aurore Bergé le montre. Et encore plus fort, de le faire sur Radio J au micro de Frédéric Haziza, journaliste ayant écopé d’un rappel à la loi en 2018 pour agression sexuelle ! Un autre extrait sonore illustrera le propos.
Patrick développera le constat du fait que le droit capitaliste, le droit de l’État, de la raison, le droit de l’État fasciste – pour reprendre l’expression de Frédéric Lordon – est un État qui fonctionne avec de la latitude. Ainsi, plus le droit est flou et plus les marches de manuvre sont énormes. On passe d’une conception à la (Jean-Jacques) Rousseau à celle d’un (Emmanuel-Joseph) Sieyès. Il appuiera son propos avec l’exemple du passage de la manifestation à l’attroupement.
Cette relativité du droit donnera l’occasion de revenir sur la Palestine pour écouter un extrait de la chaîne i24news comportant les propos entre autres d’un Maurice Ifergan affirmant qu’il n’y a pas d’innocents à Gaza, qu’il faut donc traiter la population en rapport et d’une participante au débat qui dit : « Il faut les bombarder, il faut les arrêter, il faut les effacer ».
Contrairement à la chaîne CNews suite à une action de Reporters sans frontières, la chaîne i24news n’a jamais été inquiétée.
Le renouvellement de l’autorisation d’émettre de la chaîne CNews a ensuite été débattu suite au fait qu’elle soit devenue une chaîne d’opinions plutôt qu’une chaîne d’information. Il est encore plus complexe de débusquer la pseudo-neutralité du service public et ses orientations dans par exemple les situations entre Israël et la Palestine et entre la Russie et l’Ukraine.
L’émission se terminera par la lecture d’un article de Benoît Bréville dans Le Monde diplomatique et par une énième – mais comment faire autrement ? – évocation des horreurs de la situation à Gaza. Si les vies se valaient – 01/2024
« Cela signifie qu’en s’abstenant, les philosophes sont complices de la domination qui s’exerce dans la société capitaliste. »
Étrangement, les chroniqueurs des Lapsus de l'actu ne se sont pas demandés si ce réarmement massif pouvait avoir un lien avec le fait pour l'Élysée d'inviter Yassine Belattar pour officiellement « prendre le pouls des banlieues sur la situation de la guerre entre Israël et le Hamas » et peut-être officieusement par crainte que la légalisation du cannabis puis des autres stupéfiants prive celles-ci de leurs revenus avec les conséquences qui en résulteraient …
Étrangement, les chroniqueurs des Lapsus de l'actu ne se sont pas demandés si la députée droguée à l'insu de son plein gré sera poursuivie pour dénonciation calomnieuse et consommation de stupéfiants ..?
L'émission s'est achevée avec la diffusion d'extraits sonores de trois lapsus (révélateurs ?) en provenance de Alexis Corbière citant Jean-Marie Le Pen (au lieu de Jean-Luc Mélenchon), de Meyer Habib affirmant que l'armée israélienne tente de faire le maximum de victimes (au lieu du minimum) et de Tomer Sisley qualifiant la marche contre l'antisémitisme du 12/11/2023 de manipulation (au lieu de mobilisation) …
Enfin, il aura été annoncé que le N°19 de Sous les lapsus de l'actu aura pour invité Simon Assoun du Collectif juif décolonial Tsedek.
Un résumé de l'émission par Karim Lahlu en début de la seconde heure :
« J'ai l'impression que nous, les Occidentaux, on est des gros fils de pute en fait. »
En référence au #24 de l'émission proposé par Patrick Bruneteaux en plateau & Olivier Grieco et diffusé en #DIRECT le samedi 06/01/2024 à 12:00 …
[Les références suivantes sont citées dans l'ordre dans lequel elles ont été évoquées au sein de l'émission NDLR]
Première partie : L'aliénation populaireQuelques-uns des thèmes abordés dans la première partie :
En référence au #25 de l'émission proposé par Patrick Bruneteaux & Olivier Grieco et diffusé en #DIRECT le samedi 13/01/2024 à (presque) 12:00 …
[Les références suivantes sont citées dans l'ordre dans lequel elles ont été évoquées au sein de l'émission NDLR]
Première partie : La déconstruction de l'actualitéL'émission a débuté par la diffusion d'un extrait d'ambiance sonore du RED D (avec cris, hurlements et entassement des voyageurs).
Les » réussites » de Gabriel Attal comme le (pour le moins) complexe Parcoursup et l'interdiction de l'abaya ont été évoqué.
Des décennies de casse sans relâche : les dernières crises sanitaire et économique en montrent l'ampleur et les dangers. Mais qui veut la peau du service public ? Pourquoi, et au détriment de qui ?
Qui sont les commanditaires et les exécuteurs du massacre en cours au nom de la modernisation ? Quels sont leurs certitudes, leur langage, leurs bonheurs et leurs tourments ? Comment s'en tirent les agents du service public quand leurs métiers deviennent missions impossibles ? Comment s'en sortent les usagers quand l'hôpital est managérialisé, quand les transports publics sont dégradés ?
Ce livre raconte les services publics : ceux qui ont fait vivre des villages et ceux qui ont enrichi des entreprises, les guichets où on dit » non » et ceux qui donnent accès à des droits. Il combat les fausses évidences qui dévalorisent pour mieux détruire les fonctionnaires trop nombreux, privilégiés, paresseux. Il mène l'enquête pour dévoiler les motifs des crimes et leurs modes opératoires, des projets de réforme à leurs applications.
On entre dans les Ehpad, aux côtés des résidents et du personnel soignant, on pousse la porte des urgences, on se glisse dans les files d'attente de la CAF ; on s'aventure dans les grandes écoles, on s'infiltre dans les clubs des élites, au gré de récits et d'images qui présentent les recherches universitaires les plus récentes.
« L'école à la ramasse – L'éducation nationale en faillite » de Michel Fize – L'Archipel – 2019Perte de repères, perte de sens, perte de valeurs, perte de moyens… L'école de la République est à la dérive. Pourtant, une autre école est possible, moins compétitive, qui s'éloignerait de la sanction des connaissances pour mieux prendre en compte compétences et savoir-faire. Un essai iconoclaste et revigorant qui concerne plus de 12 millions d'élèves.
L’école française n’est pas en crise : elle est en faillite. Elle n’a plus les moyens humains – profs, CPE, surveillants, médecine scolaire – de mener à bien ses missions éducatives.Si cette « institution zombie » tient encore debout, c’est parce qu’elle est une bureaucratie, aussi rigide qu’anachronique. Mais l’égalité des chances et la justice scolaire sont devenues des leurres. A la réussite d’une élite correspond l’insuccès d’un grand nombre.Dans les matières fondamentales, français et mathématiques, le niveau baisse de façon alarmante. Quant a l’ordre scolaire, il y a longtemps qu’il est gangréné par les violences et les incivilités. Une autre école est-elle possible, moins compétitive, plus coopérative, mieux adaptée aux besoins des élèves ? Une école qui donnerait toute sa place a la culture générale et au français. Qui se soucierait d’évaluer plutôt que de noter, prenant en compte compétences et savoir-faire. Et qui referait du métier d’enseignant « le plus beau métier du monde ».C’est tout le pari de ce livre, une réponse aux remous suscités par les réformes de Jean-Michel Blanquer.
Un extrait sonore d'une interview d'Alain-Fabien Delon a été diffusée.
Ce fût l'occasion d'exposer et de dénoncer le dispositif mis en place pour donner de l'importance à un sujet qui n'en a aucune (la diversion comme première fonction des médias de masse).
La seconde fonction est celle de produire la » grandeur » – à travers la » star » Alain Delon – constitutive de l'idéologie bourgeoise.
Seconde partie : Quand un pays du sud prend la tête du respect du droit internationalDans les Territoires palestiniens, depuis l’occupation de 1967, le passage par la prison a marqué les vécus et l’histoire collective. Les arrestations et les incarcérations massives ont installé une toile carcérale, une détention suspendue. Environ 40 % des hommes palestiniens sont passés par les prisons israéliennes depuis 1967. Cet ouvrage remarquable permet de comprendre en quoi et comment le système pénal et pénitentiaire est un mode de contrôle fractal des Territoires palestiniens qui participe de la gestion des frontières. Il raconte l’envahissement carcéral mais aussi la manière dont la politique s’exerce entre Dedans et Dehors, ses effets sur les masculinités et les féminités, les intimités. Stéphanie Latte Abdallah a conduit une longue enquête ethnographique, elle a réalisé plus de 350 entretiens et a travaillé à partir d’archives et de documents institutionnels. Grâce à une narration sensible s’apparentant souvent au documentaire, le lecteur met ses pas dans ceux de l’auteure à la rencontre des protagonistes de cette histoire contemporaine méconnue.
Norbert Elias analyse l'évolution de la civilisation occidentale en mettant en parallèle la logique des pulsions individuelles de chacun, et celle de la formation d'un pouvoir étatique et centralisé. Il y voit la clé du développement politique de notre société, qu'il analyse, dans une première partie historique (du Moyen Âge à nos jours), avant de proposer la théorie de ce mouvement, qui conduit les acteurs sociaux à se montrer de plus en plus rationnels au fur et à mesure d'une évolution qui fait de la violence un monopole de l'État.
Conclusion de la réflexion engagée dans La Civilisation des mœurs, ce texte fondamental donne la pleine mesure du talent de Norbert Elias.
Postface : L'affaire des » Grands Frères «Guadeloupe : affaire des « grands frères » – Comment l'État français a criminalisé des activistes – 28/04/2023 16:40 – LeMedia.tv
L'émission se terminera sur l'évocation de l'affaire des Grands Frères et la lecture d'un texte d'un des protagonistes de l'affaire.
En référence au #25 de l’émission proposé par Patrick Bruneteaux & Olivier Grieco et diffusé en #DIRECT le samedi 13/01/2024 à (presque) 12:00 …
[Les références suivantes sont citées dans l’ordre dans lequel elles ont été évoquées au sein de l’émission NDLR]
L’émission a débuté par la diffusion d’un extrait d’ambiance sonore du RED D (avec cris, hurlements et entassement des voyageurs).
Les ” réussites ” de Gabriel Attal comme le (pour le moins) complexe Parcoursup et l’interdiction de l’abaya ont été évoqué.
Des décennies de casse sans relâche : les dernières crises sanitaire et économique en montrent l’ampleur et les dangers. Mais qui veut la peau du service public ? Pourquoi, et au détriment de qui ?
Qui sont les commanditaires et les exécuteurs du massacre en cours au nom de la modernisation ? Quels sont leurs certitudes, leur langage, leurs bonheurs et leurs tourments ? Comment s’en tirent les agents du service public quand leurs métiers deviennent missions impossibles ? Comment s’en sortent les usagers quand l’hôpital est managérialisé, quand les transports publics sont dégradés ?
Ce livre raconte les services publics : ceux qui ont fait vivre des villages et ceux qui ont enrichi des entreprises, les guichets où on dit ” non ” et ceux qui donnent accès à des droits. Il combat les fausses évidences qui dévalorisent pour mieux détruire les fonctionnaires trop nombreux, privilégiés, paresseux. Il mène l’enquête pour dévoiler les motifs des crimes et leurs modes opératoires, des projets de réforme à leurs applications.
On entre dans les Ehpad, aux côtés des résidents et du personnel soignant, on pousse la porte des urgences, on se glisse dans les files d’attente de la CAF ; on s’aventure dans les grandes écoles, on s’infiltre dans les clubs des élites, au gré de récits et d’images qui présentent les recherches universitaires les plus récentes.
Perte de repères, perte de sens, perte de valeurs, perte de moyens… L’école de la République est à la dérive. Pourtant, une autre école est possible, moins compétitive, qui s’éloignerait de la sanction des connaissances pour mieux prendre en compte compétences et savoir-faire. Un essai iconoclaste et revigorant qui concerne plus de 12 millions d’élèves.
L’école française n’est pas en crise : elle est en faillite. Elle n’a plus les moyens humains – profs, CPE, surveillants, médecine scolaire – de mener à bien ses missions éducatives.Si cette « institution zombie » tient encore debout, c’est parce qu’elle est une bureaucratie, aussi rigide qu’anachronique. Mais l’égalité des chances et la justice scolaire sont devenues des leurres. A la réussite d’une élite correspond l’insuccès d’un grand nombre.Dans les matières fondamentales, français et mathématiques, le niveau baisse de façon alarmante. Quant a l’ordre scolaire, il y a longtemps qu’il est gangréné par les violences et les incivilités. Une autre école est-elle possible, moins compétitive, plus coopérative, mieux adaptée aux besoins des élèves ? Une école qui donnerait toute sa place a la culture générale et au français. Qui se soucierait d’évaluer plutôt que de noter, prenant en compte compétences et savoir-faire. Et qui referait du métier d’enseignant « le plus beau métier du monde ».C’est tout le pari de ce livre, une réponse aux remous suscités par les réformes de Jean-Michel Blanquer.
Un extrait sonore d’une interview d’Alain-Fabien Delon a été diffusée.
Ce fût l’occasion d’exposer et de dénoncer le dispositif mis en place pour donner de l’importance à un sujet qui n’en a aucune (la diversion comme première fonction des médias de masse).
La seconde fonction est celle de produire la ” grandeur ” – à travers la ” star ” Alain Delon – constitutive de l’idéologie bourgeoise.
Dans les Territoires palestiniens, depuis l’occupation de 1967, le passage par la prison a marqué les vécus et l’histoire collective. Les arrestations et les incarcérations massives ont installé une toile carcérale, une détention suspendue. Environ 40 % des hommes palestiniens sont passés par les prisons israéliennes depuis 1967. Cet ouvrage remarquable permet de comprendre en quoi et comment le système pénal et pénitentiaire est un mode de contrôle fractal des Territoires palestiniens qui participe de la gestion des frontières. Il raconte l’envahissement carcéral mais aussi la manière dont la politique s’exerce entre Dedans et Dehors, ses effets sur les masculinités et les féminités, les intimités. Stéphanie Latte Abdallah a conduit une longue enquête ethnographique, elle a réalisé plus de 350 entretiens et a travaillé à partir d’archives et de documents institutionnels. Grâce à une narration sensible s’apparentant souvent au documentaire, le lecteur met ses pas dans ceux de l’auteure à la rencontre des protagonistes de cette histoire contemporaine méconnue.
Norbert Elias analyse l’évolution de la civilisation occidentale en mettant en parallèle la logique des pulsions individuelles de chacun, et celle de la formation d’un pouvoir étatique et centralisé. Il y voit la clé du développement politique de notre société, qu’il analyse, dans une première partie historique (du Moyen Âge à nos jours), avant de proposer la théorie de ce mouvement, qui conduit les acteurs sociaux à se montrer de plus en plus rationnels au fur et à mesure d’une évolution qui fait de la violence un monopole de l’État.
Conclusion de la réflexion engagée dans La Civilisation des mœurs, ce texte fondamental donne la pleine mesure du talent de Norbert Elias.
Guadeloupe : affaire des “grands frères” – Comment l’État français a criminalisé des activistes – 28/04/2023 16:40 – LeMedia.tv
L’émission se terminera sur l’évocation de l’affaire des Grands Frères et la lecture d’un texte d’un des protagonistes de l’affaire.
En référence au #24 de l’émission proposé par Patrick Bruneteaux en plateau & Olivier Grieco et diffusé en #DIRECT le samedi 06/01/2024 à 12:00 …
[Les références suivantes sont citées dans l’ordre dans lequel elles ont été évoquées au sein de l’émission NDLR]
Quelques-uns des thèmes abordés dans la première partie :
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