Transfert

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Transfert episodes

  • Se reconnaître enfin

    Vous avez déjà eu le sentiment de ne pas vous ressembler? De vous regarder dans le miroir et de ne pas être en accord avec vous-même? Cela arrive par exemple à l’adolescence: vous aviez toujours eu les cheveux lisse et soudain ils frisent: qui est cette personne aux cheveux frisés? Vous avez toujours eu une énorme touffe sur la tête et soudain des globes apparaissent, aux coins du front où naissent les calvities. Imaginez que ce sentiment de ne pas vous ressembler vous poursuive? 

    C'est ce qui est arrivé à Emmanuelle. Petite, elle a grandi avec le sentiment que quelque chose, dans ses propres traits, lui échappait. Jusqu'à ce qu'une suite de hasards la ramènent à elle-même. C'est l'histoire qu'elle raconte à Élodie Font.

    38 min
  • Un voyage et un éveil

    Qu'est-ce qui fait qu'un déplacement physique, géographique, relève tout à fait du voyage? Qu'il s'agit aussi d'un déplacement intérieur? Suffit-il de voir de nouveaux paysages? Que le moment soit agréable? Que les liens avec les personnes qui nous accompagnent s'intensifient? Un voyage douloureux peut-il être, paradoxalement, un vrai voyage? 

    Une très bonne amie de Lucille lui annonce un jour qu'elle s'apprête à partir en Australie. Lucille finit ses études, sa vie familiale est compliquée; elle songe à ce voyage, qui pourrait la sauver de son quotidien pour la projeter dans une aventure joyeuse et excitante. Elles décident toutes deux de s'embarquer dans ce périple qui va les bouleverser.

    L'épisode est signé Sarah-Lou Lepers.

    37 min
  • Un corps cadenassé

    «Elle se dit que le sexe, c’est pour rendre service aux garçons, ça doit être normal pour une fille de ne rien sentir. Il est perplexe devant son corps mutique, il la questionne, il cherche à savoir ce qu’elle aime. Elle ne sait pas quoi lui répondre, elle ne veut pas le décevoir. Elle demande des conseils à une copine, les petits bruits, les expressions, les gestes à avoir, elle applique consciencieusement ses leçons, elle mime le plaisir, les gémissements. Elle passe le temps. Elle évite de regarder et de toucher son sexe à lui. c’est dégoûtant. Tout ça, ça ne l’intéresse pas.»

    C’est Adélaïde Bon qui raconte, dans La petite fille sur la banquise, le viol qu’elle a subi à 9 ans, et la vie d’après. Mais elle raconte aussi en filigrane les autres femmes violées, abusées, la disparition du plaisir, la dépossession de soi. Les corps cadenassés. Et que les autres n’ont pas fait l’effort de voir. Tous les complices qui laissent ces viols détruire des vies et des corps, et des potentiels de plaisir infinis. Le silence poli des survivantes pour ne pas heurter les vivants. Le silence coupable de ceux qui sont trop lâches pour entendre ce qui s’est passé.

    Il y a quelque chose dans ce livre qui transcende l'histoire de l'auteure pour parler de la menace qui pèse sur le sexe féminin, la violence contre ces corps. «En France, où près d'un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles, rares sont ceux qui seront écoutés et soignés, encore plus rares sont les agresseurs qui seront condamnés par la justice, écrit Adélaïde Bon. Voilà tant de siècles que notre civilisation prend appui sur la culture du viol, la domination masculine et la maltraitance des enfants. Parmi nos ancêtres, combien d'enfants battus, combien d'enfants incestués, combien de filles mariées de force, combien de femmes violées soir après soir dans les secrets sales du devoir conjugal? Combien de maris, combien de pères, qui se sont arrogé le droit de passer leurs nerfs à coups de trique? L'humanité toute entière est un enfant du viol, un enfant transi, sur la banquise, qui nous attend.»

    Maltraiter les corps, en même temps qu'on les réduit à n'être que ça, des corps, qu'on leur refuse le langage qui les sauverait. Les mots qui pourraient ouvrir les portes, libérer les êtres. Adélaïde Bon évoque la manière dont le mot viol, posé sur son histoire, a aligné sa souffrance avec la réalité. Les mots peuvent être ceux qui permettent enfin de savoir, de comprendre ce qui s'est passé. Des mots juridiques, des mots scientifiques, des mots familiaux, qui disent ce qui s'est vraiment passé.

    L'histoire de Laure est une histoire de corps, et de mots qui le délivrent.

    Attention, cette histoire aborde la question des violences sexuelles et peut heurter certaines personnes.

    43 min
  • Bonus: «Comment savoir si vous avez quitté l'enfance»

    Transfert vous propose cet épisode bonus dans lequel vous pourrez découvrir Entre, également produit par Louie Média & Charlotte Pudlowski. Dans ce nouveau format, vous suivrez l'histoire de Justine, une pré-adolescente que l'on suit pas à pas dans son entrée en collège et sa sortie de l'enfance. Dans ce bonus de Transfert, vous trouverez les trois premiers épisodes de «Entre».

    S'ils vous plaisent et que vous voulez connaître la suite, vous pouvez vous abonner: 
    - sur iTunes : https://itunes.apple.com/us/podcast/id1354438846
    - sur Soundcloud : https://soundcloud.com/louiemedia/sets/entre
    - notre flux RSS : https://feed.pippa.io/public/shows/entre
    Vous pouvez aussi suivre la page Facebook de Entre : https://www.facebook.com/entrepodcast/ et sa page Instagram https://www.instagram.com/entrepodcast/
    Entre est produit par Louie Media : http://louiemedia.com

    21 min
  • L'enfant du bout du monde

    Dans la phrase du conte, «ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants», il y a comme une ellipse. Avant de se marier, ils se connaissent. Un peu. Assez au moins pour savoir avec qui ils eurent des enfants, quand on arrive à cette étape-là.

    Mais imaginez faire un enfant avec quelqu’un que vous ne connaissez pas, ou pas vraiment. Assez peu pour ne rien savoir de ses valeurs, de sa personnalité, ou de ce dont il est capable.
    C’est ce qui arrive à Arianais quand elle rencontre Andrès, alors qu'elle était partie en Équateur se changer les idées après le décès de son père –un besoin de passer à autre chose, un besoin de faire rejaillir la vie après un deuil, un besoin qui la mène très loin.

    Cet épisode de Transfert est réalisé par Lola Costantini et produit par Louie Média pour Slate.fr.

    1 hr 4 min
  • Un nouveau nom en héritage

    Le nom propre dispose de trois propriétés, explique Roland Barthes dans «Proust et les noms»:
    «Le pouvoir d’essentialisation (puisqu’il ne désigne qu’un seul référent), le pouvoir de citation (puisqu’on peut appeler à discrétion toute l’essence enfermée dans le nom, en le proférant), le pouvoir d’exploration (puisque l’on «déplie» un nom propre exactement comme on fait d’un souvenir): le nom propre est en quelque sorte la forme linguistique de la réminiscence. [...][Il] est un signe volumineux, un signe toujours gros d’une épaisseur touffue de sens, qu'aucun usage ne vient réduire, aplatir, contrairement au nom commun, qui ne livre jamais qu'un de ses sens par syntagme».

    Barthes parle ici des noms propres en littérature, ceux choisis par les écrivains. En va-t-il de même pour nos patronymes réels, que nous n’avons pas choisis? Ils nous définissent pourtant, malgré nous, dans leur rareté ou dans leur évidence. Si vous changiez de nom demain, pensez-vous que vous resteriez tout à fait la même personne?

    Quand Gabriel a accepté de se faire adopter par sa belle-mère, il pensait à un acte administratif sans conséquences, à une preuve d'amour pour elle, à une manière de l'intégrer à sa famille. À tort. 

    Un épisode signé Cyrielle Bedu.

    37 min
  • Le désir d'être mère

    C’est marrant comme il peut arriver de partout, le désir d’être mère. Il peut venir d’une nostalgie, d’une envie de fréquenter de nouveau l’enfance. Il peut venir d’une volonté de changement, de mouvement dans sa vie, d’une envie d’être plus nombreux, de partager son amour, d’être aimé davantage. Il peut venir d’une peur de la mort. Il peut également venir d’un désir de féminité, de cette construction sociale du patriarcat qui voudrait que l’on ne soit vraiment femme qu'en étant mère –si tant est que la vraie femme existe.

    Il peut arriver à tout le monde aussi –tous milieux, tous corps confondus, fertiles ou non. Il peut arriver aux femmes hétérosexuelles comme aux femmes homosexuelles. Sauf que la loi, en France, ne traite pas tout le monde pareil: elle discrimine les couples de lesbiennes, par exemple. Si vous êtes une femme stérile hétérosexuelle, vous avez accès à la PMA [procréation médicalement assistée]. Pas si vous êtes une femme homosexuelle: si vous décidez d'assouvir votre désir, vous entamez alors un chemin qui vous conduit loin des images d'Épinal d'une maternité rêvée. 

    Quand Bérénice et Karine ne sont rencontrées, et qu'elles sont tombées amoureuses, l'idée d'avoir un enfant s'est installé. Comment faire face à cette envie quand le corps ne la seconde pas?

    Un épisode d'Élodie Font.

    31 min
  • Se faire entendre

    C'est si facile d'abîmer un enfant, de ne pas s'apercevoir du mal qu'on lui fait. De ne pas le voir et de ne pas l'entendre. Ce fut le cas de Dora, dont les parents étaient violents l'un envers l'autre, sans réaliser la manière dont cette violence pouvait rejaillir sur leur fille. 

    Un épisode réalisé par Cyrielle Bedu. 

    36 min
  • Est-il jamais trop tard pour construire une nouvelle famille?

    Je me souviens d’avoir vu il y a une quinzaine d’années, une interview de Nolwenn Leroy. C’était l’époque où je regardais «Star Academy», on disait la Star Ac', et elle expliquait que petite dans la salle de bain, elle avait passé des heures à parler avec sa soeur. Et soudainement je me rendais compte que je n’étais pas seule à passer un tiers de ma vie entre la baignoire et le lavabo avec la mienne. Que ces discussions si intimes, sur nos ventres, nos visages, nos futurs et nos angoisses, qui rythmaient le lent brossage de dents, ce n’était pas juste nous. Que cette intimité, cet amour infini ce lien indéfectible même après des centaines de dispute, tant de vexations de désaccords et de morsures à la cuisse, c’était la sororité. Que c’était un lien dans d’autres familles. Et je me suis mise à penser aux enfants uniques.

    Quand je suis tombée amoureuse d’un garçon qui l’était, je lui ai demandé; «ça t’a manqué toi, d’avoir des frères et soeurs?». Mais il ne comprenait même pas la question. Comme on demanderait à quelqu’un qui n’a jamais vu la mer si nager lui manque.

    L'épisode est signé Judith Chetrit.

    36 min
  • Une histoire d'amour sur un bateau

    Un soir, Mariette se rend à une fête. Au milieu de la foule, elle voit Tom, modèle de virilité. Cette présence l'envoûte tellement qu'en rentrant ce soir-là, elle sent qu'ils sont faits l'un pour l'autre. Comment l'en convaincre?

    L’histoire de Mariette est signée Caroline Gillet avec Lola Costantini.

    51 min

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