Traversée

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Traversée episodes

  • La muse ténébreuse de Charles Baudelaire - Raphaël Confiant

    Pour la postérité, le nom de Jeanne Duval reste lié à celui de Charles Baudelaire. Apprentie comédienne ou fille de joie, muse ou diablesse, qui était vraiment celle qui traversa la brève existence du poète, enchanta sa plume et le plongea dans les tourments de l’amour et de la passion ? Qui était Jeanne Duval, venue des îles d’Amérique ou de l’océan Indien, ou peut-être du pays des Maures et qui fit découvrir à Baudelaire un monde insoupçonné de sensualité et d’exotisme ? Un monde encore plus singulier que celui offert par le chanvre indien et l’opium dont l’auteur des Fleurs du mal faisait une consommation déraisonnable…
    C’est cette passion torride, délétère et sublime que nous raconte Raphaël Confiant dans un roman foisonnant émaillé de vers célèbres. Des pavés parisiens de l’île Saint-Louis jusqu’aux îles Mascareignes, en passant par Saint-Domingue, devenue Haïti et la Belgique, sa plume alerte nous entraîne sur les traces du poète français, auprès duquel évoluent tous les grands artistes de ce XIXe siècle flamboyant, Nadar, Dumas, Lamartine, Flaubert, Manet, Delacroix, Nerval, Gautier, et bien d’autres…

    Extraits de La muse ténébreuse de Charles Baudelaire de Raphaël Confiant
    © Mercure de France, 2021

    Avec Laura Clauzel (narratrice), Greg Germain (Harpagon) et Viktor Lazlo

    Sous la direction artistique de Laura Clauzel
    Réalisation et musique originale : Bertrand Chaumeton 
    Musique du générique : Georges Granville  
    Prise de son : Guillaume Le Dain - Delacroix studio
    Une production Ecran Sonore et Cantrix avec la participation de France Télévisions Pôle Outre-Mer et le soutien du Conseil Départemental de la Guadeloupe.

    19 min
  • Gran Balan - Christiane Taubira

    « Le monsieur à toge et épitoge a déjà tourné les talons. Il semble à sec sur le contenu, alors il pallie par le ton. Il interroge à la mitraillette. Il veut du oui ou du non, pas un roman. Lui, Kerma, a envie d’expliquer : Non, on ne vit pas tout un mois avec mille cent trente-six euros. Dès le dix-huit du mois, oui, on a besoin, et presque chaque jour, de ces quinze euros. L’essence, l’assurance, la nourriture, rester correctement vêtu et chaussé, après avoir payé le loyer l’eau l’électricité la taxe d’habitation la redevance télé les abonnements de sport de portable de streaming, OK ce n’est pas indispensable, mais à vingt et un ans… Les mensonges sont faits pour vous sauver. Ceux de bonne foi sont les pires. À tous les coups, ils vous coulent. »
     
    Des mères courage, des « gens de peu » et de beaucoup, des éducateurs engagés, des jeunes en quête d’une vie meilleure – au point de risquer des années de prison pour quinze euros –, mais aussi des carnavals, des fonctionnaires détachés quelque peu décalés, des éloignés du Surinam, des rodéos nocturnes, des palabreurs et beaux conteurs…
    Le premier roman de Christiane Taubira dévoile, avec une verve éblouissante d’humanité, les coutumes, les joies, les errances, les colères comme les miracles de cette terre qu’elle connaît bien et aime tant : la Guyane. Un livre qui donne à rêver, sourire, pleurer autant qu’à réfléchir.

     

    Extraits de Gran Balan de Christiane Taubira
    © Editions Plon, 2020

    Avec : Jean-Erns Marie-Louise ( Kerma et narrateur), Greg Germain (juge)

    Sous la direction artistique de Laura Clauzel
    Réalisation et musique originale : Bertrand Chaumeton 
    Musique du générique : Georges Granville  
    Prise de son : Guillaume Le Dain - Delacroix studio
    Une production Ecran Sonore et Cantrix avec la participation de France Télévisions Pôle Outre-Mer et le soutien du Conseil Départemental de la Guadeloupe

    16 min
  • Pluie et Vent sur Télumée Miracle - Simone Schwarz-Bart

    Télumée, paysanne de la Guadeloupe née au début du siècle, a été élevée par sa grand-mère, "haute négresse" justement nommée Reine Sans Nom. Télumée a souffert de sa condition de femme, de Noire et d'exploitée. Pourtant, qu'elle soit en compagnie d'Elie ou aux côtés d'Amboise, le révolté, sa volonté de bonheur, de "récolter par pleins paniers cette douceur qui tombe du ciel", est la plus forte. Voici l'univers des Antilles, avec ses couleurs, ses odeurs, sa vérité secrète, livré par une romancière qui s'approprie la langue française pour la soumettre à la musique noire.

    Extraits de Pluie et Vent sur Télumée Miracle de Simone Schwarz-Bart
    © Editions du Seuil, 1972

    Avec Viktor Lazlo (narratrice), Laura Clauzel (chant)

     

    Sous la direction artistique de Laura Clauzel
    Réalisation et musique originale : Bertrand Chaumeton
    Musique du générique : Georges Granville
    Musique de la fiction : Jacques Schwarz-Bart
    Prise de son : Guillaume Le Dain - Delacroix studio
    Une production Ecran Sonore et Cantrix avec la participation de France Télévisions Pôle Outre-Mer et le soutien du Conseil Départemental de la Guadeloupe

    19 min
  • La grande drive des esprits - Gisèle Pineau

    Léonce, jeune homme plein de qualités et travailleur, traîne une infirmité de naissance, un pied-bot qui éloigne de lui les femmes. Sa persévérance et ses mots d’amour passionnés finissent cependant par séduire la belle Myrtha. Ils se marient, ont des enfants, leurs affaires prospèrent. Tout aurait pu se poursuivre sans encombre...

    Mais les rumeurs et les malédictions de toutes sortes s’abattent sur la famille, de génération en génération.

    Gisèle Pineau brosse le portrait d’une famille, dans les mornes de Guadeloupe, où la drive, ou errance, des esprits – esprits vengeurs des ancêtres, esprits retors – pèse sur le destin des hommes.

    Extraits de La Grande drive des esprits de Gisèle Pineau
    © Editions Philippe Rey

    Avec : Laura Clauzel (narratrice) et Jean-Erns Marie-Louise (Kochi)

     

    Sous la direction artistique de Laura Clauzel
    Réalisation et musique originale : Bertrand Chaumeton 
    Musique du générique : Georges Granville  
    Musique de la fiction : Sonny Troupé
    Prise de son : Guillaume Le Dain - Delacroix studio
    Une production Ecran Sonore et Cantrix avec la participation de France Télévisions Pôle Outre-Mer et le soutien du Conseil Départemental de la Guadeloupe.

    18 min
  • Soufrières - Daniel Maximin

    Dans la nuit antillaise, un groupe de jeunes guadeloupéens rassemble ses rêves et ses cauchemars, ses blessures et ses espoirs. Chacun attend l’éruption annoncée de la Soufrière, le volcan dont le foyer protège la mémoire et attise l’espoir d’une recréation de l’île sous les cendres d’un paradis raté.

    Naturel et surnaturel, cosmique et politique s’entremêlent au long de cinq journées tandis que l’écriture poétique de Daniel Maximin cisèle, sous le feu rédempteur, l’identité littéraire des Antilles.

     

    Extraits de Soufrières de Daniel Maximin
    © Editions du Seuil, 1987

    Avec Laura Clauzel, Greg Germain, Jean-Erns Marie-Louise

     

    Sous la direction artistique de Laura Clauzel
    Réalisation et musique originale : Bertrand Chaumeton
    Musique du générique : Georges Granville
    Musique de la fiction : Alain Jean-Marie
    Prise de son : Guillaume Le Dain - Delacroix studio
    Une production Ecran Sonore – Cantrix avec la participation de France Télévisions Pôle Outre-Mer et le soutien du Conseil Départemental de la Guadeloupe.

     

    19 min
  • Ce qui est pour toi, la rivière ne l’emporte pas- Viktor Lazlo

    "Elle s'appelle Olvidia. Elle porte un nom où l'on entend l'oubli. L'oubli de l'humain à travers des siècles d'esclavage."

    Martinique, vers 1752, domaine des Bois-Tranchés. Une fillette à la peau trop claire attire déjà les regards. Enfant d'esclave, elle n'a que sept ans lorsqu'elle est arrachée à sa mère pour se retrouver au service de Madame de Lalung. On la surnomme alors " Olvidia ".
    Si travailler dans la grande maison lui permet d'échapper à la corvée des champs, il lui faut néanmoins se plier aux exigences de sa maîtresse, qui cultive la douceur autant que la cruauté, et aux sollicitations répétées de son maître pervers. Jusqu'à ce que, à nouveau, le destin s'en mêle. Bientôt, Olvidia devra quitter sa terre natale et découvrir une Europe au bord de la Révolution...
    D'une écriture riche et évocatrice, Ce qui est pour toi, la rivière ne l'emporte pas est un grand roman d'émancipation porté par le périple d'une héroïne qui, toute sa vie, aura lutté contre l'esclavage et pour la liberté.

     

    Extraits de Ce qui est pour toi, la rivière ne l’emporte pas de Viktor Lazlo
    © Robert-Laffont, 2024

     

    Avec Viktor Lazlo (narratrice), Greg Germain (Monsieur Lalung) et Laura Clauzel (Madame de Lalung)

     

    Sous la direction artistique de Laura Clauzel
    Réalisation et musique originale : Bertrand Chaumeton 
    Musique du générique : Georges Granville
    Musique de la fiction : Nana Vasconcelos
    Prise de son : Guillaume Le Dain - Delacroix studio
    Une production Ecran Sonore et Cantrix avec la participation de France Télévisions Pôle Outre-Mer et le soutien du Conseil Départemental de la Guadeloupe.

    19 min
  • Chronique des sept misères - Patrick Chamoiseau

    Les trois marchés de Fort-de-France sont pour les djobeurs les champs de l'existence, une manière de destin à l'intérieur de laquelle ils battent leur misère. Riches de leur seule brouette, mais aussi de leur verve et de leur tendresse, ils transportent les paniers de légumes, et les marchandes les payent selon leur coeur. Parmi eux, le meilleur:Pierre Philomène Soleil, dit Pipi, amoureux sans retour de la belle métisse Anastase. Pour s'arracher à sa passion et à l'agonie des marchés, il part à la conquête du trésor d'Afoukal, puis crée un jardin luxuriant, qui sera détruit par de savants technocrates. Il meurt comme il aura vécu, dans la misère. Aux autres djobeurs de dire et de redire les souvenirs de leur vie, mi-pleurant mi-riant sur leur monde condamné, comme Pierre Philomène et ses rêves, à la disparition

     

    Extraits de Chronique des sept misères de Patrick Chamoiseau
    © Folio, 1988 

    Avec : Greg Germain (narrateur)

    Sous la direction artistique de Laura Clauzel
    Réalisation et musique originale : Bertrand Chaumeton 
    Musique du générique : Georges Granville  
    Musique de la fiction : Eugène Mona, Max Cilla
    Prise de son : Guillaume Le Dain - Delacroix studio
    Une production Ecran Sonore et Cantrix avec la participation de France Télévisions Pôle Outre-Mer et le soutien du Conseil Départemental de la Guadeloupe.

    17 min
  • Là où les chiens aboient par la queue - Estelle Sarah-Bulle

    Dans la famille Ezechiel, c’est Antoine qui mène le jeu. Avec son «nom de savane», choisi pour embrouiller les mauvais esprits, ses croyances baroques et son sens de l’indépendance, elle est la plus indomptable de la fratrie. Ni Lucinde ni Petit-Frère ne sont jamais parvenus à lui tenir tête. Mais sa mémoire est comme une mine d’or. En jaillissent mille souvenirs-pépites que la nièce, une jeune femme née en banlieue parisienne et tiraillée par son identité métisse, recueille avidement. Au fil des conversations, Antoine fait revivre pour elle l’histoire familiale qui épouse celle de la Guadeloupe depuis la fin des années 40 : l’enfance au fin fond de la campagne, les splendeurs et les taudis de Pointe-à-Pitre, le commerce en mer des Caraïbes, l’inéluctable exil vers la métropole…

    Intensément romanesque, porté par une langue vive où affleure une pointe de créole, Là où les chiens aboient par la queue embrasse le destin de toute une génération d’Antillais pris entre deux mondes.

     

    Extraits de Là où les chiens aboient par la queue de Estelle-Sarah Bulle
    © Liana Levi, 2018

    Avec Viktor Lazlo (Antoine) et Laura Clauzel (La nièce)
    Sous la direction artistique de Laura Clauzel

    Réalisation et musique originale : Bertrand Chaumeton 
    Musique du générique : Georges Granville  
    Prise de son : Guillaume Le Dain - Delacroix studio
    Une production Ecran Sonore et Cantrix avec la participation de France Télévisions Pôle Outre-Mer et le soutien du Conseil Départemental de la Guadeloupe.

    20 min
  • Un homme pareil aux autres - René Maran

    À Bordeaux, dans les années 1920, Jean Veneuse embarque sur un paquebot à destination du Tchad où l'attend un poste d'administrateur colonial. C'est le coeur lourd qu'il parcourt l'Afrique, hanté par le souvenir de celle qui l'aime et qu'il fuit. Parce qu'elle est Blanche et qu'il est Noir.
    Inlassablement assigné à sa couleur de peau, rongé par le racisme, Jean s'autodétruit en brisant sa carrière, sa vie, son amour. Car pour aimer, il faudrait qu'il puisse s'aimer un peu. Y parviendra-t-il ?

    Roman le plus intime de René Maran, Un homme pareil aux autres part d'un angle mort de la pensée : celui du racisme introjecté. Quand la haine de l'autre vire à la haine de soi. Mêlant entre deux continents aventures et introspection, nous confrontant aux ravages de la colonisation et aux cécités du coeur, René Maran provoque des ondes de choc ouvrant des voies vers l'émancipation.

     

    Extraits de Un homme pareil aux autres de René Maran
    © Les éditions du Typhon, 2021

    Avec : Greg Germain (Jean Veneuse), Jean-Erns Marie-Louise (Divrande) et Laura Clauzel (Monna)

     

    Sous la direction artistique de Laura Clauzel
    Réalisation et musique originale : Bertrand Chaumeton 
    Musique du générique: Georges Granville  
    Musique de la fiction : Gregory Privat
    Une production : Ecran Sonore et Cantrix
    Prise de son : Guillaume Le Dain - Delacroix studio avec la participation de France Télévisions Pôle Outre-Mer et le soutien du Conseil Départemental de la Guadeloupe.

    19 min
  • Traversée de la mangrove - Maryse Condé

    À Rivière au Sel, en plein cœur de la forêt, on veille un mort, un homme qui est arrivé dans le village quelques années auparavant et dont on ne sait pas grand-chose. 
    Est-il cubain? Colombien? A-t-il déserté? Pourquoi est-il revenu en Guadeloupe? Les réponses ne sont pas claires. 
    Cependant peu importe la véritable identité de cet homme. Ce qui importe, c’est l’image que chacun des individus présents à la veillée garde de lui et les modifications subtiles ou essentielles qu’il a apportées dans leur vie.
    Dans le temps clos de cette seule nuit, au-delà de la petite communauté que l’on regarde, c’est toute la société guadeloupéenne d’aujourd’hui qui se dessine, avec ses conflits, ses contradictions et ses tensions.

     Extraits de Traversée de la mangrove de Maryse Condé

    © Mercure de France, 1989

    Avec : Laura Clauzel (narratrice)

     

    Sous la direction artistique de Laura Clauzel
    Réalisation et musique originale : Bertrand Chaumeton 
    Musique du générique: Georges Granville  
    Prise de son : Guillaume Le Dain - Delacroix studio
    Une production Ecran Sonore et Cantrix avec la participation de France Télévisions Pôle Outre-Mer et le soutien du Conseil Départemental de la Guadeloupe.

    16 min

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Avec « Traversée », une collection littéraire produite pour la La 1ère Musique, Écran Sonore et Cantrix Production vous invitent à une exploration sensorielle de la littérature…