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Trensistor Webradio episodes

  • Fragments de révolte n°1

    En ce début d’année 2025, le collectif des associations engagées de l’ENS de Lyon est encore à construire et inaugure ce qui deviendra une nouvelle émission sur notre webradio : Fragments de révolte, un espace de lecture d’extraits d’ouvrages critiques et militants. Pour cet épisode pilote, diffusé en direct, la parole s’élève contre un acte qui ne doit pas rester sous silence : le vol ciblé de la bibliothèque engagée.

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2025/04/02/fragments_direct_nouvel_an.mp3

    Quelques jours avant l’émission, des centaines d’ouvrages féministes, écologistes, marxistes, décoloniaux, queer, ont été dérobés dans la bibliothèque constituée par les associations arcENSiel, Écharde, ENvertS et les Salopettes. Face à cette attaque idéologique d’extrême droite, elles répondent par la voix, la pensée, et la solidarité.

    L’émission débute par introduction préparé par Élise, qui revient sur l’histoire et les principes de la bibliothèque engagée, l’importance de la lecture critique dans les espaces militants, et la portée symbolique de ce vol. S’ensuivent quatre extraits choisis et lus par des membres des associations : Se défendre d’Elsa Dorlin (Romain pour Écharde), Matérialismes Trans dirigé par Pauline Clochec et  Noémie Grunenwald (Gabrielle pour arcENSiel), Pour un soulèvement écologiquede Camille Étienne (Émeline pour ENvertS), et King Kong Théorie de Virginie Despentes (Lætitia pour les Salopettes). Les lectures sont éventuellement précédés d’une brève introduction contextuelle. Ensemble, ces voix dessinent un paysage d’engagements pluriels, autour de la défense des droits, de la justice sociale, des luttes environnementales et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

    Fragments de révolte entend faire vivre, à travers la lecture, les textes et idées qui bousculent, questionnent et résistent. Une bibliothèque physique peut être vandalisée. Une bibliothèque collective, vivante et parlée, ne peut pas être réduite au silence.

    « L’heure d’une nouvelle résistance est venue. […] La nouvelle résistance est d’abord la résistance de l’esprit aux mensonges, aux illusions, aux hystéries collectives sur lesquelles surfe l’extrême droite. » — Edgar Morin

    31 min
  • Bienvenue sur RadioNova Oslo

    À l’occasion du Direct du Nouvel An 2025, je vous propose de commencer l’année depuis une lointaine contrée, et de découvrir une autre radio étudiante. Voici RadioNova, la plus grande des stations de radio étudiantes de Norvège, qui diffuse depuis Oslo et depuis 1982. Rien à voir avec la Radio Nova française donc, si ce n’est un goût pour éclectisme musicale… Voici donc un court podcast qui me permet de rester en contact avec l’équipe de Trensistor pendant ce semestre en Erasmus.

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2025/02/05/Radio_Nova_Clemence.mp3
    9 min
  • Pépites n°5

    Mardi 9 avril 2024, TrENSistor vous donnait rendez-vous dans la librairie ENS Editions dans le cadre du partenariat Pépites, Pour Explorer, le temps d’une Pause, les Incontournables et les Trésors du catalogue Ens EditionS. Un projet mené par ENS Éditions, en partenariat avec l’équipe de la webradio Trensistor.

    A l’occasion de cette cinquième rencontre, Laura Troissant Rodriguez et Anais Boucher tendent le micro à Christine Develotte, professeure émérite des Universités, linguiste, spécialiste de la communication par écrans. Il y a quinze ans, Christine Develotte co dirigeait l’ouvrage Décrire la conversation en ligne. Le face à face distanciel. Retour sur l’élaboration de cet ouvrage et sur les recherches qui ont mené à sa parution.

    En quoi une conversation en ligne diffère-t-elle d’un échange en face à face ?  Quelles notions et quels mots pour décrire les nouveaux formats de la conversation en ligne ? En quoi l’évolution des pratiques de la conversation en ligne démontre-t-elle que la poly focalisation de l’attention est une qualité propre aux générations les plus récentes ?

     » On parle autant à travers un écran qu’en face à face mais nous avons des manières de nous exprimer qui dépendent du cadre et de l’outil que l’on utilise. La conversation en ligne n’est ni mieux ni moins bien, elle est autre. »

     » Nous sommes en train d’ouvrir des terrains de créativité dans la recherche elle-même. »

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2025/01/22/pepites_5.mp3

     

    42 min
  • Le Comptoir du Cinéma n°39

    Aujourd’hui, on salue David Lynch dans des hommages et des souvenirs personnels, on se brûle en jouant avec le feu de l’extrémisme de droite, et on accompagne Tilda Swinton et Julianne Moore dans la chambre d’à côté.

     

    David Lynch est mort. Réalisateur visionnaire (au sens littéral), il a marqué comme peu le cinéma américain et mondial avec ses créations folles, cauchemardesques, oniriques ou hermétiques. Le Comptoir du Cinéma lui dit merci pour tout, et lui rend un bref hommage.

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2025/01/22/lcdc_39_1.mp3

     

    Aujourd’hui sort Jouer avec le feu, le nouveau film des sœurs Delphine et Muriel Coulin, qui a valu à Vincent Lindon la coupe Volpi du meilleur à Venise en septembre dernier. Louis a eu l’occasion de le voir en avant-première et de rencontrer, au Comœdia, Muriel Coulin, et il nous partage son enthousiasme pour un film très important.

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2025/01/22/lcdc_39_2.mp3

     

    Et enfin, le premier film en anglais de Pedro Almodóvar est arrivé sur nos écrans il y a deux semaines, et Lucie, Mélusine et Louis sont allés voir ce transfert culturel de l’univers du réalisateur espagnol dans une Amérique remodelée à sa fantaisie, avec, en prime, les immenses Tilda Swinton et Julianne Moore. Est-ce un oui pour La Chambre d’à côté ?

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2025/01/22/lcdc_39_3.mp3

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    Et, si le film de Almodóvar nous apprend à bien vivre, on a une façon plus facile que d’accompagner une amie dans la mort pour ça : nos conseils.

    La recommandation de Mélusine

    Le film Conclave d’Edward Berger (à rattraper si vous ne l’avez pas déjà vu !).

    La recommandation de Lucie

    L’autobiographie de David Lynch, Mon histoire vraie, parue chez Sonatine

    Les recommandations de Louis

    Le film d’Emmanuel Courcol, En fanfare, enfin rattrapé et effectivement bien sympathique !
    Une révélation absolue, The Misfits (ou Les Désaxés) de John Huston.

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    Vive le cinéma, vive Trensistor !

     

    Émission enregistrée le 20 janvier 2025, au studio de Trensistor.

    36 min
  • Le Comptoir du Cinéma n°38

    2025 ! Et nous répondons toujours présent·es pour débattre de l’actualité cinématographique dans cet épisode, où nous vous proposons un petit rattrapage des vacances de Noël avec deux films bien différents, le chantant et coloré Joli Joli, nouveau film de Diastème mis en musique par Alex Beaupin, et le moins chantant et moins coloré Nosferatu, remake du film de 1922 F. W. Murnau, réalisé cette année par Robert Eggers.

     

    Adrien est revenu enchanté par les chansons de la comédie musicale Joli Joli, et, s’il ne les entonne pas au micro, il nous les cite et nous en dit tout le bien qu’il en pense ! Une bonne façon réjouissante de commencer l’année…

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2025/01/15/lcdc_38_1.mp3

     

    Immense, chauve, et volontiers penché sur l’hémoglobine, c’est Nosferatu le vampire, le fantôme de la nuit, le chef d’orchestre d’une symphonie de l’horreur… Il revient sur nos écrans mais il semblerait qu’il ne fasse pas vraiment d’effets à Lucie, Aubry, Nathan, Antoine et Louis, vos critiques plutôt circonspect·es face à un remake dont la nécessité est à interroger.

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2025/01/15/lcdc_38_2.mp3

     

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    Comme l’année dernière, nous n’avons qu’une bonne résolution à vous conseiller : écouter nos conseils ! Et ils sont très bons.

    La recommandation de Lucie

    Sur Mubi, la collection Il était une fois (avec un coup de cœur pour The Princess Bride)

    Les recommandations d’Aubry

    Un petit rattrapage des vacances : le documentaire de Werner Herzog sur Katia et Maurice Krafft, Au cœur des volcans, en salles depuis le 18 décembre 2024 ;
    Raoul Peck, Ernest Cole, photographe, autre documentaire, sorti lui le 25 décembre 2024 ;
    Et enfin Fotogenico de Marcia Romano et Benoît Sabatier, sorti le 11 décembre.

    La recommandation de Nathan

    Le petit film indé Wicked de Jon Chu.

    Les recommandations d’Antoine

    Le film de Herzog (oui, oui, aussi !) ; et puis aussi Septembre sans attendre de Jonás Trueba, sorti en septembre dernier mais déjà disponible en VOD !

    Les recommandations de Louis

    L’étrange Ombre du Vampire de E. Elias Merhige (2000), disponible sur YouTube.
    Le touchant Tout ira bien de Ray Yeung, sorti le 1er janvier 2025.

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    Vive le cinéma, vive Trensistor !

     

    Émission enregistrée le 13 janvier 2025, au studio de Trensistor.

    56 min
  • Pépites n°4

    Le jeudi 21 mars 2024, TrENSistor vous donnait rendez-vous dans l’espace de la librairie ENS Edititions pour une rencontre avec Margot Béal, agrégée d’histoire, enseignante au lycée Jacques Brel de Vénissieux pour faire retour avec elle sur l’écriture de son livre Des champs aux cuisines. Histoires de la domesticité en Rhône et Loire, 1848-1940, paru dans la collection Sociétés, espaces, temps (ENS Editions) en 2019.

    « Ce livre sur la domesticité rémunérée en France, du milieu du XIXe au milieu du XXe siècle, s’intéresse particulièrement aux cas du Rhône et de la Loire. D’inspiration féministe, il interroge la catégorie de « domestiques », fabriquée par l’État et le patronat français, comme moyen d’exploitation privilégié des femmes et des classes populaires. Il évoque les rémunérations, les conditions de travail et de vie, qu’il compare au reste du monde ouvrier et paysan. Il traite conjointement domesticité rurale et urbaine, hommes et femmes, dans un contexte économique varié. »

    Comment sont produites les archives judiciaires ? Comment fonctionne le contrôle de la domesticité et le stigmate social imposé par les familles de la haute voire très haute bourgeoisie envers leurs domestiques aux XIXe et XXe siècles ? En quoi les chiffres nous permettent-ils de conclure que les principaux bénéficiaires du travail domestique étaient les hommes ?

    Margot Béal revient sur son travail de recherches sur des documents judiciaires et administratifs consultés aux archives nationales entre 2011 et 2016. L’autrice nous explique comment l’historienne parvient aujourd’hui à quantifier le travail.

     

    « Toute la justice du XIXe et du XXe siècle est une justice de classe, il n’y a aucune ambiguïté à ce sujet, une justice du côté des dominants dans l’application concrète des peines dans la manière dont elles sont prononcées. »

    « J’ai cherché à observer comment le genre renforce la classe, comment la classe renforce le genre tout en prenant en compte la question raciale, en France, dans la première moitié du XIXe siècle »

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2025/01/15/pepite_4.mp3

    43 min
  • Pépites n°3

    Mary Wollstonecraft, largement méconnue du grand public francophone, est pourtant l’une des pionnières du féminisme anglosaxon. Née en 1759 à Londres, elle dénonce dans ses oeuvres l’assujettissement des femmes par la société patriarcale via une déconstruction des préjugés selon lesquels les femmes seraient, par nature, inférieures aux hommes. Très influencée par les Lumières et par les idées de la Révolution française, Mary Wollstonecraft est partisane d’une société fondée sur la raison où hommes et femmes, parce qu’ils sont tous sans distinction des êtres rationnels, méritent d’être traités sur un pied d’égalité.

    En compagnie de Nathalie Zimpfer, docteure en littérature anglaise, spécialiste du XVIIIe siècle et de Jonathan Swift, Alexia Chicot et Clara Le Goff vous invitent à remonter « aux origines du féminisme politique et social en Angleterre » à travers l’ouvrage sur Mary Wollstonecraft paru en 2015 aux ENS Editions, collection Les fondamentaux du féminisme anglo-saxon.

    « D’une modernité stupéfiante, les analyses de Wollstonecraft, que l’on considère à juste titre comme la « mère du féminisme anglo-saxon », montrent qu’elle fut visionnaire par ses idées autant que par sa méthode, qui consiste à déconstruire les représentations de la féminité qui prévalaient alors afin de dénaturaliser les constructions idéologiques. Prélude indispensable à toute réforme sociale, ce travail de déconstruction est libération des esprits, « déploiement de l’imagination » qui, seul, conduit à la liberté. »

    « Les sources ne sont pas seulement données mais construites par le chercheur puisqu’il faut les hiérarchiser, les sélectionner, leur donne une orientation. Mon souci a été de sélectionner, de choisir les sources les plus à mêmes de donner un portrait fidèle de Mary Wollstonecraft qui ne soit pas biaisé. » 

    « La spécificité de Wollstonecraft est qu’elle s’attelle à une déconstruction des préjugés qui sous tendent les inégalités entre les hommes et les femmes. Ce qui fait la modernité de Mary Wollstonecraft est ce travail de déconstruction des représentations. Elle avait déjà compris ce que Simone de Beauvoir conceptualisera deux siècles plus tard. »

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2025/01/08/pepite_3.mp3
    33 min
  • Le Comptoir du Cinéma n°37

    Double retour dans le rétro aujourd’hui : rétrospectif avec une discussion autour de 2024 au cinéma, et rétroviseur, comme ceux des nombreuses motos du film dont on débat aujourd’hui… Bon, c’est pas la meilleure des accroches de cette émission, je vous le concède.

    D’abord, donc, on discute de 2024 : était-ce une bonne année de cinéma ? Entre Pauvres Créatures et Trois Amies, Un p’tit truc en plus et Sans jamais connaître ou Furiosa et Ducobu 5, on trace à grands traits les contours d’une année très politique tant par ses films (Les Graines du Figuier Sauvage, No Other Land, Rendez-vous avec Pol Pot ou La Zone d’Intérêt) que par des révélations en cascade qui ont remué le monde du cinéma (des prises de parole de Judith Godrèche au procès en cours contre Christophe Ruggia).

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2024/12/18/lcdc_37_1.mp3

     

    Et puis, dans un tout autre registre, on conclut par un débat sur le film qui a valu à Paul Kircher de remporter le prix Marcello Mastroianni du meilleur espoir masculin à Venise en septembre, Leurs Enfants après eux, de Ludovic et Zoran Boukherma. Personnages attachés à un territoire qu’il semble impossible de quitter sur fond de racisme, de désindustrialisation brutale mais aussi de playlist des hits des années 1990… Comment ce film, adapté du roman à grand succès de Nicolas Mathieu, parvient-il à tout tenir ensemble ? Y parvient-il seulement ?

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2024/12/18/lcdc_37_2.mp3

     

    Besoin de tenir le coup pendant les vacances ? La solution est toute trouvée : les désormais légendaires conseils de vos critiques.

    La recommandation de Lucie

    Deux films dans la même vibe que Leurs Enfants… mais mieux : Robert Mulligan, Un été 42 et Tsai Ming-liang, Les Rebelles du dieu néon

    La recommandation de Nathan

    D’abord, la confirmation que Conclave, recommandé il y a deux semaines, c’est super.
    Ensuite, Les Femmes au balcon, le nouveau film de (et, entre autres, avec) Noémie Merlant.

    La recommandation de Claire

    Gros coup de cœur pour L’Homme de Rio, de Philippe de Broca, toujours aussi bien.

    La recommandation de Louis

    Vous faire une rétrospective Wallace et Gromit en amont de la sortie sur Netflix, le 5 janvier prochain, des Palmes de la Vengeance.

     

    Vive le cinéma, vive Trensistor !

     

    Émission enregistrée le 16 décembre 2024, au studio de Trensistor.

    25 min
  • Marelle, littérature contemporaine et comparée

    La récente traduction de Théodoros de Mircea Cartarescu, auteur roumain acclamé par la critique, auteur de la trilogie Orbitor, est l’occasion pour Marelle de se tourner vers l’Est et de commenter une oeuvre originale, ni historique ni mythique, un roman fleuve ou monde, des personnages bibliques, historiques et romanesques, sous trois temporalités : l’histoire du destin de Théodoros, empereur d’Ethiopie contre l’armée de la reine Victoria au XIXe, l’histoire apocryphe du roi Salomon, une Odyssée racontée par une mère… Ce sont plusieurs lignes temporelles et spatiales, plusieurs mondes qui se croisent et un style qui s’enfonce en entrelacs, parfois trop complexes, parfois envoûtants, dans ce récit pluriel et mythique. Un roman monde qui n’a pas vocation à être dans le monde, puisqu’il ne parle d’aucune histoire ou actualité, un roman mythe qui raconte certes une histoire mais qui jouit avant tout d’un style baroque, Boschien, par effusion et éclats de couleurs. Une lecture hors du temps, donc, difficile parfois, mais dont l’ardeur nous a finalement séduit.

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2024/12/18/marelle_3.mp3

     

    « Si tu te signes avec trois doigts poisseux de sang, en te marquant le front au-dessus des sourcils (une goutte glisse le long de ton nez bistre et aquilin jusqu’à ta moustache nouée du côté gauche avec un fil d’or, et tombe sur les dalles de malachite de la forteresse royale), en déposant ensuite une tache au bas de ta chemise d’un atlas si blanc qu’il semble doré, et deux autres sous tes épaulettes en opale, d’abord à droite, puis à gauche, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Amen, ton signe de croix sera-t-il reçu ? On t’a toujours dit que tu étais une croix de preux, comme on dit pour désigner un vaillant dans ta langue natale, et c’est bien ce que tu as toujours été autant que tu t’en souviennes, c’est ainsi que tu es né du ventre de ta mère venue de l’Archipel : une croix de chair sur laquelle de nombreux, d’innombrables martyrs ont rendu l’âme, croix d’orgueil et de désir sur laquelle – de tes propres mains maculées de sang et de salpêtre, aux ongles sales que tu as toujours eu longs et que tu ne cures jamais pour conserver le souvenir de chacun des corps, de femme ou d’homme, dans lesquels tu les as plantés – tu as crucifié en tout premier ta pauvre âme, spectre d’air translucide, air translucide percé de clous et hurlant de douleur, et fleurs de sang fleurissant en haut, en bas, à droite et à gauche, au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, Amen. »

     

    « Vos Altesses, nombre de saints lieux de culte chrétiens, hébreux et mahométans sont coiffés d’une voûte semblable au ciel ou les maitres fresquistes de nos aïeux ont représenté les forces invisibles et inégalables de notre créateur qui est unique que nous Le nommions Dieu ou Allah ou celui qui est. Cela est bien et beau, tel que c’est, car tout croyant en petit verre de terre qu’il es,  contient l’espoir du papillon, l’espoir de sortir du cocon, de son tombeau, sous la forme d’un d’une créature ailée et de voler vers les cieux si bien que tout clocher couvrant un lieu de culte, est une image du ciel dont nous attendons tout le salut. Mais est-il juste que les imitations de la vie céleste soient couverte de visages ou de frise magistrale dans les plus admirables couleurs et que leur archétype demeure vide et simple comme l’œuf qui vient d’être pondu, dépourvu d’ornement et de grâce ? Nous pensons que cela n’est pas juste, et voici ce que nous avons imaginé, après avoir consulté des hommes d’expérience et des grandes sagesse. Avec révérence sur révérence, et regardant vers vos Altesses, comme vers les anges des cieux, vous prions de mettre à votre à notre disposition, chacun de vous, selon son pouvoir, l’argent, et vivre et les échafaudages pour un millier de peintres que nous aurons la charge de trouver et de rassembler, pour la plus grande œuvre depuis la création du monde, à l’accomplissement de laquelle votre modeste serviteur Microfan, Sisoès, le plus humble des peintres, ose s’affronter. Cette œuvre nous verra élever des échafaudages sur toute la voûte céleste, comme Michel, autrefois, mais sur une surface 10 000 fois plus vaste que celle qu’il eut à sa disposition dans la cité du Vatican, nous peindrons à presque tout le ciel, cette sainte coupole, au-dessus de vos contrées présente l’icône unique de la providence divine, dans laquelle se feront toutes les choses, vues et non vues, des lointains étoiles, neutronique, jusqu’aux boucles, dont, à l’échelle de Planck, est tissé l’espace-temps, de nombreux types de virus qui apportent des maladies atroces, jusqu’aux embranchement de toutes les pièces, espèce de plantes, moisissures et animaux, ayant l’homme comme achèvement, de l’hydrogène à l’organesson, l’élément numéro 118, du BIGBANG au Big Crunch, de l’Alpha a l’Omega. »

     

    Avec la participation de Louis Doisy

    35 min
  • Le Comptoir du Cinéma n°36

    Voyages dans un avenir et dans un passé très en lien avec notre présent dans l’épisode du jour… Un coup de cœur pour Les Reines du Drame et un débat enflammé sur Grand Tour de Miguel Gomes – assurément, deux salles, deux ambiances.

    Un bond de trente ans en avant, pour commencer, et se projeter en 2055 avec Les Reines du Drame, un film d’Alexis Langlois où un youtubeur nous raconte l’histoire tragique et iconique, façon rise and fall, d’une diva pop des années 2000. Coup de cœur de Nathan pour ce film queer, punk et camp.

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2024/12/11/lcdc_36_part1.mp3

    Bond de plus de cent ans en arrière, en deuxième partie d’émission, pour débattre du prix de la mise en scène du Festival de Cannes 2024, le Grand Tour de Miguel Gomes et de ses personnages en errance de Rangoun à Bangkok, et d’Osaka au Tibet. Un jeu de fuis-moi, je te suis, suis-moi, je te fuis entre Molly et Edward en Asie de l’Est et du Sud-Est, donc, mais le film lui-même est-il à suivre ou à fuir ? Vos critiques ne sont pas d’accord.

    http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2024/12/11/lcdc_36_part2.mp3

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    Au cas où vous partiriez vous-même pour un grand tour en Asie, n’oubliez pas nos recommandations si vous êtes abandonné·e en pleine forêt ou que votre train déraille tout à coup…

    La recommandation de Victoria
    En amont de la sortie de The Room Next Door, voir ou revoir la filmographie d’Almodóvar !

    La recommandation de Lucie
    Sur arte.tv, les films de Chantal Ackermann avec un coup de cœur pour La Captive.

    La recommandation d’Aubry
    Delphine Minoui, Les passeurs de livres de Daraya, chez Points.

    La recommandation de Louis
    Le festival itinérant de cinéma japonais contemporain Les Saisons Hana-Bi qui commence ce mercredi 11 décembre au Comœdia !

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    Vive le cinéma, vive Trensistor !

    Émission enregistrée le 9 décembre 2024, au studio de Trensistor.

    51 min

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