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Or


Nathan Aznar – Clémence Pagès – Aubry Piffault – Louis Rubellin
Pour son trentième épisode, le Comptoir vous emmène dans le New York sale des années 1970-80 à la rencontre d’un jeune entrepreneur, blond, bien habillé et bien coiffé, à la recherche du succès. Eh non ce n’est pas Robert Redford mais quelqu’un qui croit sans doute l’être : Donald Trump, qui n’est encore que le vice-président d’un empire immobilier au bord de la faillite, mais qu’un diabolique avocat, Roy Cohn, va prendre sous son aile…
Eh oui, nous parlons de The Apprentice, le nouveau long-métrage d’Ali Abbasi, pour ce trentième épisode du Comptoir du Cinéma – trente, déjà ! merci, merci pour votre fidélité, votre écoute, vos retour – et on se demande, avec Nathan, Clémence et Aubry, si ce film vaut plus que ses choix esthétiques funs et sa B.-O. entraînante…
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http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2024/10/23/lcdc_30.mp3
Roy Cohn vit peut-être selon trois règles essentielles, nous ici on n’en a qu’une à vous donner : c’est de suivre les conseils de vos critiques.
La recommandation de Nathan
La recommandation de Clémence
La recommandation d’Aubry
La recommandation de Louis
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Vive le cinéma, vive Le Comptoir du Cinéma, vive Trensistor!
Émission enregistrée le 21 octobre 2024, au studio de Trensistor.
Il y a tout juste cinq ans, Todd Phillips créait une surprise mondiale avec sa réinvention du Joker : un véritable phénomène de société était né de ce film où Joaquin Phoenix incarnait le célèbre clown, devenu un symbole de lutte populaire.
Quelques années plus tard, voilà l’équipe du film qui rempile, avec en prime Lady Gaga dans le rôle d’Harley Quinn pour une Folie à Deux qui a tout, surtout, d’une folie à 200 millions de dollars… Un budget faramineux pour raconter l’incarcération et le procès d’Arthur Fleck, Joker, donc, devenu à Gotham City l’icône qu’il était dans notre monde réel… « Était », car ce film, qui fait la part belle à la romance entre Joker et Harley Quinn et à la musique avec de nombreuses scènes chantées et/ou dansées, n’a pas vraiment une bonne presse depuis sa sortie… Comme d’habitude, comptez sur le Comptoir pour savoir ce qu’il faut vraiment en penser.
http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2024/10/16/lcdc_29.mp3
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À deux ou pas, ce serait une folie de ne pas suivre nos conseils…
La recommandation de Clémence
La recommandation de Nathan
La recommandation de Lucie
La recommandation de Louis
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Vive le cinéma, vive Trensistor!
Émission enregistrée le 14 octobre 2024, au studio de Trensistor.
Et si je vous disais que les joueurs de foot disposaient de leur propre uniforme ? Et que celui-ci, c’est le survêt ? Et si j’ajoutais qu’ils ne sont guère éloignés des militaires ? Et que leurs choix vestimentaires étaient ceux d’une élite, comme pour les stars sur le tapis rouge du festival de Cannes ?
Laissez-vous intriguer par le numéro de cette chronique linguistique qui a pour parti pris de prendre pour objet notre quotidien — les vêtements — et un public rarement étudié linguistiquement — les footballeurs.
Eh oui, la tenue est le premier langage qu’on émet et reçoit, la première expression et la première impression !
http://trensistor.fr/fichiers/emissions/2024/10/16/llac_ep1.wav
Références citées :
Marc Beaugé, « La mini Fashion Week ratée des joueurs de l’Equipe de France », Quotidien, 22 mars 2024.
Q. C., « Pourquoi les Bleus sont en civil à leur arrivée à Clairefontaine », L’Équipe, 7 octobre 2024.
Claudine Normand, « Sémiologie, Sémiotique, Sémantique : remarques sur l’emploi de ces termes par Émile Benveniste », Linx, n° 44, 2001, p. 29-38.
Daniel Roche, Rémy Ardette, et François Ardellier, « Inventaires après décès parisiens et culture matérielle au XVIIIe siècle », Les actes notariés source de l’histoire sociale, XVIe-XIXe siècles, Actes du colloque de Strasbourg (mars 1978), Strasbourg, 1979. https://doi.org/10.4000/linx.1019.
Simon Surreaux, « La distinction d’une élite sociale par l’habit au siècle des Lumières. Les maréchaux de France et leur garde-robe », Apparence(s). https://doi.org/10.4000/apparences.1217.
Anonyme, Lamentation sur Ur, 1800 av. J.-C..
Citations :
« Ou il fait beau vous arrivez en survêt ; s’il fait pas beau vous arrivez en survêt avec la parka au-dessus », puis il ajoute : « Leur première préoccupation avant d’arriver à Clairefontaine, c’est comment je vais me déguiser » (Jean-Michel Larqué, Rothen s’enflamme, 8 octobre 2024)
« Le prochain rassemblement, c’est promis on arrivera tous avec le survêtement, les crampons aux pieds, sans oublier la parka s’il pleut. »(Jules Koundé, post sur X, 9 octobre 2024)
« Le langage a pour fonction de « dire quelque chose » ; qu’est exactement ce quelque chose en vue de quoi le langage est articulé ? Le problème de la signification est posé. » (Benveniste, « Tendances récentes en linguistique générale », Journal de psychologie)
« L’importance de leur fonction se mesurera à la nature du problème qu’elles servent à résoudre et qui n’est autre que celui de la communication intersubjective : le langage a résolu ce problème en créant un ensemble de signes « vides ». » (Benveniste, « La nature des pronoms », For Roman Jakobson)
La linguistique du discours doit se charger de la langue comme « activité manifestée dans les instances de discours qui sont caractérisées comme telles par des indices propres. » (Benveniste, « La nature des pronoms », For Roman Jakobson)
« Le port des uniformes étant interdit à Versailles, l’« uniforme de maréchal » ne fut jamais standardisé de manière officielle. C’est pourquoi, on préfère l’appellation couplée d’habit uniforme. » (Surreaux)
« Une grammaire de reconnaissance dans les relations ordinaires et extraordinaires. » (Roche, p. 233)
« Face à la conscience vestimentaire d’autres élites, la conscience de corps a induit une conscience de groupe. » (Surreaux)
Emmanuelle, Megalopolis : deux films qui ont finalement plus en commun qu’on ne le dirait. Leur fascination pour la richesse, leur qualité discutable, leur acteur·ice de tête qui fait son possible pour sauver le navire… et leur présence au programme de ce soir.
Emmanuelle, cinquante ans après le célèbre film de Just Jaeckin, revient sur les écrans, cette fois sous les traits de Noémie Merlant et devant la caméra d’Audrey Diwan. Était-ce néanmoins une bonne idée ? Rien n’est moins sûr pour les critiques du Comptoir du Cinéma.
Le Comptoir v. Francis Ford Coppola… Nous nous attaquons aujourd’hui à Megalopolis, titanesque projet du géant du cinéma américain, un film déjà bien éraflé par la critique depuis sa présentation à Cannes et sa sortie en salles il y a deux semaines. Votre émission hurlera-t-elle avec les loups ? Catilina, Crassus, Cicéron, Julia, Claudio, mélangés au Chrysler Building, à un matériau de construction complètement incompréhensible mais vraisemblablement tout puissant, à l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021, et à des orgies sans ambiance. Voilà le programme de ce film impossible à résumer, mais au sujet duquel vos critiques Lucie, Nathan, Antoine et Louis ont tenté de débattre !
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Beaucoup plus facile à comprendre et encore plus facile à suivre que Megalopolis, ce sont les conseils de vos critiques :
La recommandation de Lucie
La recommandation d’Antoine
La recommandation de Nathan
La recommandation de Louis
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Vive le cinéma, vive Trensistor !
Émission enregistrée le 07 octobre 2024, au studio de Trensistor.
Dans l’embrasement du Proche-Orient, à l’heure où les regards sont tournés vers une potentielle riposte israélienne à l’envoi de missiles iraniens dans la nuit du 1er au 2 octobre, SéquENS d’actu fait le point sur la situation en Iran, deux ans après le réveil du soulèvement populaire déclenché par l’assassinat de la jeune Jina Mahsa Amini.
« Le réformisme politique en Iran n’existe plus. Il a été vidé de son contenu. […] Une fois vidée de son contenu, cette place du réformateur est ventriloquée par un pouvoir bicéphale, clérical et militaire, des gardiens de la Révolution et du guide suprême. […] Le réformisme est l’incarnation politique de l’acceptation pleine de volonté de changement des lignes rouges »
Musique : « Baraye » de Shervin Hakipour
Générique : « Basic Instinct », de Jimmy Whoo
Deux salles (de cinéma), deux ambiances pour le programme de ce premier épisode de la saison 2 en studio, alors que nous prenons d’abord la route du Nivernais avec François Ozon, avant de se confronter à la violence du régime iranien dans le nouveau film de Mohammad Rasoulof.
Après Mon Crime, une comédie policière survoltée sortie en 2023, revoilà François Ozon avec Quand vient l’automne, un film où Hélène Vincent campe Michèle, une grand-mère tranquille qui ne vit que pour attendre les vacances que son petit-fils vient passer chez elle dans le Morvan. Mais un drame vient bientôt rompre la vie tranquille de la petite communauté familiale… Récit réussi et mélancolique ou pelote de fils narratifs trop emberlificotés ? Arrêterai-je un jour avec mes métaphores bancales ? Réponse dans cette chronique avec les commentaires du réalisateur et de l’actrice principale au micro de Louis, pour Trensistor.
Musiques : Guillaume Lekeu, interprété par le Quatuor Debussy, Quatuor à cordes en sol majeur, III. Capriccio poco allegro ℗ 2013 Timpani
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En 2022, lors des manifestations qui suivirent le meurtre de Mahsa Animi par les Gardiens de la Révolution, une famille pourtant bien ancrée dans le système se déchire entre des filles qui veulent la liberté et un père qui s’enferme dans la toxicité des mensonges du régime des mollahs. C’est un film qui a mis tout le monde d’accord lors de sa présentation au Festival de Cannes, et il semblerait que la tribune du Comptoir ne fasse pas exception… Voici ce que Nathan, Victoria et Louis ont pensé des Graines du figuier sauvage, un film que Mohammad Rasoulof a conçu en partie depuis sa prison et pour lequel lui et les actrices du film ont finalement dû fuir l’Iran.
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Ça y est, nous sommes en octobre. Pour tenir le coup, voici nos conseils :
Les recommandations de Victoria
La recommandation de Nathan
La recommandation d’Antoine
La recommandation de Louis
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Selon la Fédération des Associations Générales Etudiantes : 3 157 euros, c’est en moyenne ce que chaque étudiante et étudiant français doit débourser pour sa première rentrée à l’Université en 2024. Selon les syndicats, cette hausse de 2,79% des frais par rapport à l’an dernier est notamment la conséquence d’une décision gouvernementale de réindexer les frais d’inscription universitaires sur l’inflation.
Avec un extrait du reportage « La bourse ou la vie, étudier à tout prix », réalisé par Claire Lajeunie. Disponible sur France.TV
MUSIQUE : « Alright » de Supergrass.
GENERIQUE : « Basic instinct » de Jimmy Whoo
La saison 2 du Comptoir du Cinéma est lancée ! Et c’est un démarrage en fanfare (littéralement) avec Emilia Pérez, le nouveau film de Jacques Audiard doublement récompensé à Cannes du prix du Jury et du prix d’interprétation féminine pour ses quatre actrices.
Retrouvez dès à présent le débat de vos critiques Clémence, Claire, Emma et Nathan sur ce film hybride, croisement du thriller et de la télénovela, du western et de la comédie musicale, sur la transition de genre d’Emilia Pérez, anciennement Manitas del Monte, chef de cartel ultraviolent… Un film pavé de bonnes intentions qui se prend les pieds dans le tapis de ses trop grandes ambitions ou une claque esthétique en forme de fable qui assume son manque de réalisme ?
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Ils vous ont manqué, vous en avez rêvé tout l’été, les conseils du Comptoir du Cinéma sont de retour :
La recommandation de Clémence
La recommandation d’Emma
La recommandation de Claire
La recommandation de Nathan
La recommandation de Louis
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Vive le cinéma, vive le retour du Comptoir du Cinéma, vive Trensistor !
Sommes-nous contraints d’employer une langue « fasciste » qui soit soumise aux normes d’une société hétéronormée ? À l’aide de Saussure et de Barthes, nous allons approcher un texte méconnu de Marguerite Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs, afin d’en saisir le langage neuf, inédit, in-ouï, un discours queer en profondeur. Pour ce faire, Marguerite Duras assimile la figure de « Dieu » à la société hétéronormée, propose une réfection du lexique pour réinvestir les relations sociales et met en avant la puissance du nom propre. Cette déconstruction de la langue est un véritable préalable à l’émergence d’une parole libre et libérée des préjugés linguistiques et mentaux, qui ouvre la voie aussi à une réhabilitation de Marguerite Duras vis-à-vis de certains de ces propos embarrassants.
Références citées :
Hanania, Cécile (2008). « Marguerite Duras au miroir de Barthes : lumière sur le « faux de l’écrit » », Marguerite Duras et la pensée contemporaine, Actes du colloque des 10-12 mai 2007, Université de Göteborg, p. 45-54.
Duras, Marguerite (1950). Un barrage contre le Pacifique.
Duras, Marguerite (1966). Le Vice-Consul.
Duras, Marguerite (1982). La Maladie de la mort.
Duras, Marguerite (1984). L’Amant.
Duras, Marguerite (1986). Les Yeux bleus cheveux noirs.
Duras, Marguerite (1987). La Vie matérielle.
Garréta, Anne (1986). Sphinx.
Kleiber, Georges (1981). Problèmes de référence. Descriptions définies et noms propres, Paris, Klincksieck.
Saussure, Ferdinand de (1916). Cours de linguistique générale.
Citations :
« Vers la fin des années 80, la communauté LGBTQ+ s’est réapproprié le terme queer (signifiant « étrange » en anglais), qui était à l’origine utilisé pour parler péjorativement des hommes homosexuels, pour en faire un symbole de contestation des modèles identitaires relatifs au genre et aux orientations sexuelles. Une personne queer privilégie une vision globale de l’individu plutôt qu’une vision axée sur son identité de genre ou son orientation sexuelle, qu’elle considère souvent comme fluides. » (Office québécois de la langue française)
« L’hétérosexualité est dangereuse, c’est là qu’on est tenté d’atteindre à la dualité parfaite du désir.
Dans l’hétérosexualité il n’y a pas de solution. L’homme et la femme sont irréconciliables et c’est cette tentative impossible et à chaque amour renouvelée qui en fait la grandeur.
La passion de l’homosexualité c’est l’homosexualité. Ce que l’homosexuel aime comme son amant, sa patrie, sa création, sa terre, ce n’est pas son amant, c’est l’homosexualité. » (Duras, La Vie matérielle)
« Il n’y a d’écrit que l’écrit du poème. Les romans vrais sont des poèmes. » (Duras, Le Monde extérieur, p. 218))
« Mais la langue, comme performance de tout langage n’est ni réactionnaire, ni progressiste ; elle est tout simplement : fasciste ; car le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est obliger à dire. » (Barthes, Leçon inaugurale au Collège de France, le 7 janvier 1977)
« « Je vous ai dit que je donnais tous les livres de Roland Barthes d’un seul coup pour mes routes du thé dans les forêts de la Birmanie, le soleil rouge et les enfants morts des pauvres du Gange. » (Hanania)
« Il dit qu’il n’a jamais rêvé d’une femme, qu’il n’a jamais pensé à une femme comme à un objet qu’on pouvait aimer. Elle dit : — C’est une chose terrible. Jamais je n’aurais cru avant de vous connaître. Il demande si c’est aussi terrible que de ne pas croire en Dieu. Elle le croit. C’est le fait de l’homme indéfiniment présent à lui-même qui effraie. Mais ce doit être là qu’on est le mieux, le plus à l’aise pour vivre le désespoir, avec ces hommes sans descendance qui ignorent être désespérés. » (Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs)
« nom de Dieu »(Duras, Un barrage contre le Pacifique)
« bon Dieu » (Duras, Un barrage contre le Pacifique)
« Je voudrais manger les seins d’Hélène Lagonelle comme lui mange les seins de moi dans la chambre de la ville chinoise où je vais chaque soir approfondir la connaissance de Dieu. Être dévorée de ces seins de fleur de farine que sont les siens. » alors que juste avant l’on trouve : « Ce qu’il y a de plus beau de toutes les choses données par Dieu, c’est ce corps d’Hélène Lagonelle, incomparable, cet équilibre entre la stature et la façon dont le corps porte les seins […]. » (Duras, L’Amant)
« On ne sait pas si Dieu fera qu’on en ait encore à vivre d’aussi belles ». (Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs)
« cette faculté de subir tout ce qui se présente comme ordonné par Dieu » (Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs)
« Votre détestation de moi, elle ne me regarde pas. Elle vient de Dieu, il faut l’accepter comme telle, la respecter comme la nature, la mer » (Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs)
« Ce n’est pas la peine de la traduire dans votre langage personnel. » (Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs)
« C’est à ce moment-là de la mer fluviale qu’il avait eu envie d’aimer. D’aimer de désir fou comme dans le seul baiser qu’ils s’étaient donnés [sic] ». (Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs)
« Ils se surprennent tout à coup à se regarder l’un l’autre. Et à tout à coup se voir. » (Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs)
« Il la regarde avec beaucoup d’attention, il oublie même de la voir pour mieux se souvenir. » (Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs)
« Elle le regarde. C’est ainsi qu’elle le voit en son absence » (Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs)
« Elle ne peut pas se lasser de le voir. Elle lui dit : – Je vous voir pour la première fois. » (Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs)
« On crie un nom d’une sonorité insolite, troublante, faite d’une voyelle pleurée et prolongée d’un a de l’Orient et de son tremblement entre les parois vitreuses de consonnes méconnaissables, d’un t par exemple ou d’un l. » (Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs)
– Que veut dire le mot dans la phrase ?
– L’égalité des destinées devant son sommeil peut-être, ce matin-là ? devant la plage, devant la mer, devant moi ? Je ne sais pas. (Duras, Les Yeux bleus cheveux noirs)
« Battambang » (Duras, Le Vice-Consul)
Renvoi personnel à un article sur la fameuse phrase de Barthes sur la langue « fasciste » lors de sa leçon inaugurale au Collège de France. Pour comprendre en quoi cette phrase est au centre des études queers :
Barrier, Adrien (2023). « La querelle Barthes-Pasolini autour de Salò : fascisme de la langue ou fascisme du plaisir », CAElum. https://enscaelum.hypotheses.org/389.
Un article important sur le lien de cet énoncé terroriste de Barthes avec Pasolini :
Noghrehchi, Hessam (2017). « Le fascisme de la langue », Littérature, N° 186(2), p. 34-43. https://doi.org/10.3917/litt.186.0034.
SéquENS d’actu revient sur l’événement de l’été 2024, les Jeux Olympiques et Paralympiques, dont la ferveur inattendue a temporairement colmaté les stigmates de la crise politique traversée par le pays organisateur de ces olympiades.
En dehors des stades, des bassins et autres lieux de compétition, pour les athlètes aussi : il y a une vie après les JOP !
Retrouvez l’intégralité de l’interview d’Annouck Curzillat (accompagnée par Papaye, son adorable chienne guide) sur trensistor.fr !
Musique : « Parade », de Victor Le Masne
Générique : « Basic Instinct », de Jimmy Whoo
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