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Arrivé en 2015 en Bretagne, Victorien Leman a pu bénéficier du concept « Bienvenue dans mon labo grandeur nature » créé par l’association Timilin qui souhaite que chacun puisse être auteur de son histoire. Pour ce faire, le site du Corboulo avec la motte dite de Motten Morvan à Saint-Aignan (Morbihan) est un outil de médiation permettant de faire se rencontrer chercheurs, artistes et auteurs.
De nombreux étudiants bénéficient de ces missions en service civique qui servent de tremplin, d’expérience pour aborder la vie professionnelle en particulier dans les domaines culturels. Victorien a pu s’essayer à des activités variées au sein de cette association en terme de valorisation, de recherches, de conception d’outils de médiation du patrimoine. Ce qui lui a permis par la suite de s’installer à son compte comme historien-généalogiste en Bretagne et il n’a pas abandonné l’association, bien au contraire. Ses compétences continuent de servir la structure pour laquelle il a pu mettre en place un premier chantier de fouilles programmées permettant d’établir une datation précise du site et actuellement un projet de sentier d’interprétation bilingue est en cours de réalisation.
Entre son entreprise et ses actions de bénévolat Victorien a aussi fait le choix de s’investir politiquement en devenant second adjoint, chargé de la culture, du patrimoine et de la communication pour la commune de Rohan. Dernièrement il a même été élu maire suite à la démission de son prédécesseur en 2020. Les projets à mener pour la petite ville ne manquent pas en particulier autour de l’histoire, du patrimoine et du tourisme.
Nous vous attendons nombreux le week-end des 2 et 3 juillet 2022 à Saint-Aignan pour le festival « Paysages » qui mêlera rencontres poétiques, archéologiques, artistiques et patrimoniales autour de Motten Morvan. Je vous invite à suivre nos réseaux sociaux pour connaître le programme complet et en attendant retrouvez nous tous les mercredi sur Radio Évasion à 10h.
Archéologue, Globe trotteuse et médiatrice du patrimoine, Julie Broszniowski à posé ses valises en Bretagne. Après quelques années en Nouvelle Zélande, en Australie et dans de nombreuses structures proposant de la médiation en archéologie en France la voilà au chevet de la ville de Vannes.
Il est des personnes avec qui vous vous retrouvez régulièrement dans le cadre du travail et dont au final vous ne connaissez que très peu leur parcours. C'est le cas de Julie, nous avons pu plusieurs fois concevoir des contenus ensemble sans pour autant échanger sur nos expériences respectives, grâce à Truelle et sac à dos c'est maintenant chose faite. Et une fois encore il s'agit d'un parcours atypique.
C’est un choix de plus en plus courant dans les domaines culturelles, créer son entreprise. Mais, il y a 10 ans, démarrer après ses études en freelance et de surcroît à l’étranger n’était pas si tendance et loin d’être simple à mettre en œuvre. C’est le choix qu’a fait Julie. Partie au départ, pour sa thèse en Nouvelle Zélande, elle s’est retrouvée par la suite à Sydney en Australie comme prospectrice et archéologue sur des sites miniers. De retour en France et après avoir eu quelques expériences au musée de la préhistoire du Grand Pressigny ou celui de Sciez, elle décide de créer son entreprise et propose ses prestations à la fois de médiation mais aussi de traduction, l’avantage des séjours à l’étranger.
Hyperactive, Julie cumul les activités aussi bien salariées pour des collectivités ou des associations que des prestations en son nom. Elle mène divers projets en lien avec la médiation en archéologie qui mêle numérique et connaissances scientifiques. Aujourd’hui elle participe au projet de centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine pour la ville de Vannes, Limur. Ce nouvel établissement culturel, qui ouvre ses portes au sein de l’Hôtel de Limur, est destiné à sensibiliser et former tous les publics à l’architecture et aux patrimoines de l’agglomération vannetaise.
Voici déjà le mois de mai, le programme des activités de la saison est en cours avec Art’ChéoLab. Des conférences, des ateliers, des visites, du salon, du festival, des journées archéologiques et patrimoniales. N’hésitez pas à nous suivre ici sur Radio Évasion et sur nos réseaux pour avoir les dernières nouvelles. Et toujours notre émission Truelle et sac à dos le mercredi à 10h ici et ailleurs.
Que signifie être un archéologue au sein de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques) ? Quelle place est accordée aux publics dans les actions d’une telle institution ? La médiation en archéologie a-t-elle sa place ? Voici quelques questions auxquelles Gaëtan Le Cloirec, archéologue depuis plus de 25 ans nous répond, au micro de Truelle et sac à dos.
Truelle et sac à dos est investi une nouvelle fois par les trois étudiants du Master Médiation du patrimoine et de l’histoire en Europe de Rennes 2. L’objectif de cette émission est de questionner un archéologue reconnu sur les actions qu’il mène au sein d’une des principales institutions archéologiques françaises, l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) et de voir quels sont les liens entre la discipline archéologie et la médiation en archéologie.
Il y a quelques années, les habitants de Rennes ont assisté à une fouille de grande envergure réalisée en plein milieu du centre historique près de la place Sainte-Anne, l’une des plus fréquentées de la ville. Aujourd’hui, un centre des congrès et l’office de tourisme de la ville y sont installés. Pour Gaëtan Le Cloirec, cette fouille a constitué un moment important de sa carrière car il n’est pas fréquent pour des archéologues d’être confronté à un chantier d’une telle ampleur, 8000m² et se déroulant en plein centre d’une métropole. A travers le récit de son expérience Gaëtan nous parle des missions d’un archéologue en insistant sur le rôle de médiateur qu’il a lui même rempli durant la fouille et après cette dernière. À la suite des fouilles des conférences et des expositions se sont tenues sur Rennes en particulier avec « La fabrique de la ville » et « Les vies d’une ville » au musée de Bretagne en 2018.
L’Inrap est une institution présente dans le paysage des villes du fait notamment de sa mission de recherches préventives en cas de travaux. Actuellement, son action est plus particulièrement visible place de la mairie à Rennes où le long de la RN164 où des équipes d’archéologues sont missionnées pour sauvegarder un maximum de données avant destruction définitive. Pour Gaëtan Le Cloirec, le fait de travailler au sein de cette institution et plus généralement le fait d’être archéologue signifie être tout autant en contact avec des vestiges du passé qu’avec les publics du XXIème siècle. L’archéologue se place comme intermédiaire entre les sources historiques, archéologiques et les publics de toutes sortes (scolaires, familles mais aussi professionnels ou associatifs). La notion de transmission est indispensable pour comprendre nos société actuelle.
Sur Radio Évasion, Truelle et sac à dos c’est tous les mercredis à 10h et en rediffusion tous les dimanche à 14h. Vous pouvez aussi nous écouter sur les plateformes de podcast. Art’ChéoLab c’est de la médiation en archéologie et de la valorisation du patrimoine en Bretagne. Retrouvez nous sur les réseaux sociaux mais aussi sur le terrain avec les Journées Européennes de l’Archéologie qui approchent. Nous vous concoctons un programme de découverte des sites archéologiques entre Montagnes noires et monts d’Arrée.
En 2015 avec le soutien de la Région, les structures de médiation en archéologie et de valorisation des patrimoines préhistoriques de Bretagne se sont structurées pour mutualiser leurs expériences et leurs connaissances en créant un réseau d’acteurs aujourd’hui composé de 24 partenaires. Associations, collectivités et entreprises œuvrent ensemble à la reconnaissance d’un patrimoine inestimable.
Après vous avoir présenté le réseau il y a quelques mois, nous vous avions promis de vous donner des nouvelles du fameux Sac’h Néo en création actuellement. L’objectif premier était d’apporter des connaissances sur des sites mégalithiques peu valorisé sur le territoire, montrer leur multiplicité et expliquer aux visiteurs en toutes circonstances ce que pouvait être la vie quotidienne au Néolithique ainsi que l’architecture et les méthodes de construction à cette époque. Le Service Régional d’Archéologie a apporté son soutien financier mais aussi technique. Christine Boujot, ingénieure de recherche et Néolithicienne a accompagné l’écriture de certains contenus.
La volonté du Réseau est de faire connaître le patrimoine préhistorique mais aussi et surtout de le faire vivre. Suite à divers échanges et formations le choix de développer un outil nomade a été retenu. Le sac à dos permet de faire la transition à la fois entre les époques préhistoriques concernées ou justement l’homme se sédentarise et les sites sur lesquels sont amenés les publics en marge des établissements officiels ne permettant pas un accueil physique. Les contenus proposés reprennent les dernières études archéologiques en cours et les présentent, aménagées de visuels mais aussi de sons et de jeux pour que tous puissent s’approprier les lieux.
Le Sac’h Néo souhaite donner les clés de lecture du Néolithique en Bretagne au plus grand nombre. Le choix de sa composition c’est donc porté sur un mixage des médias et des supports d’informations. Vous pouvez y retrouver à la fois des livrets de visites traditionnels présentant les singularités des sites retenus, des jeux de découverte de l’architecture et du vocabulaire en métal aimanté, des fac-similé pour éveiller vos sens mais aussi une tablette tactile avec diverses vidéos évoquant la chronologie ou l’histoire et un jeu de plateau numérique pour vous plonger dans la vie au Néolithique.
Le mercredi c’est archéologie sur Radio Évasion. Nous vous invitons à découvrir des lieux, des acteurs, des outils qui mettent en lumière l’histoire, le patrimoine et la culture bretonne. Nous vous emmenons dans les coulisses de la réalisation de ces diverses actions menées à l’échelle de la région et plus encore. retrouvez nous tous les mercredis à 10h.
Depuis 10 ans, la côte sud Morbihannaise s’est lancé un défi : déclarer la valeur universelle exceptionnelle des « Mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan » en l’inscrivant au patrimoine mondial de l’Unesco. Des attributs scientifiques ont été retenus pour mettre en avant les sites concernés comme les stèles, les tombeaux monumentaux, la gravure, les objets découverts ou bien encore le lien entre ces monuments et le littoral. Victoire Dorise accompagne ce mécanisme compliqué d’inscription et nous donne quelques clés de compréhension.
En 2013 l’association Paysages de Mégalithes est créée pour prendre en charge le montage du dossier d’inscription au patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture, des mégalithes de Carnac et ses environs. En Bretagne un seul site architectural est inscrit pour le moment, la tour Vauban de Camaret, intégré à un groupe de 12 bâtiments à l’échelle nationale. Le fameux label « Patrimoine mondial de l’humanité » est de plus en plus demandé et utilisé comme argument commercial par les collectivités pour traduire la qualité d’un lieu.
Nombreux sont les candidats à l’inscription mais peu sont élus. Il aura fallu 3 ans pour monter le dossier de candidature et obtenir l’acceptation du ministère de la culture afin de poursuivre cette démarche et entamer la suite des aventures. Pour finaliser l’opération, un périmètre d’intervention doit être défini. Quels sites seront conservés, lesquels méritent plus que d’autres d’être intégrés à cette inscription et pour quelles raisons. Un choix cornélien effectué par un comité scientifique présidé par Yves Coppens, paléoanthropologue, originaire de Vannes et dont l’objectif est la « conservation réelle, attentive, vigilante, de cet immense et puissant sanctuaire des tout premiers agriculteurs armoricains, unique au monde par la quantité, la diversité, le gigantisme fréquent et la qualité de ses monuments ».
La dernière étape pour obtenir cette reconnaissance symbolique, montrer à l’Unesco qu’une stratégie de développement est pensée pour préserver et valoriser les sites sélectionnés. Cette inscription peut être déterminante pour le développement du département du Morbihan et il s’agit d’un enjeu d’envergure pour la région Bretagne. Devenir patrimoine mondial de l’humanité offre une protection juridique, quelques financements supplémentaires qui permettent de mettre en place des outils de médiation culturelle et surtout une visibilité internationale qui donne un nouveau regard sur ce patrimoine exceptionnel auprès des habitants et renforce leur intérêt à le conserver.
Avec Truelle et sac à dos, la médiation en archéologie n’a plus de secrets pour vous. Chaque semaine nous vous proposons de rencontrer les acteurs de la culture, du patrimoine, du tourisme ou bien encore de l’économie qui utilise l’archéologie pour créer des contenus, transmettre des connaissances et faire découvrir l’environnement et l’Histoire de la Bretagne. Rendez-vous à 10h les mercredis sur Radio évasion et quand vous voulez sur vos plateformes de podcasts préférées.
Pour ce 12ème épisode de Truelle et sac à dos, 3 étudiants du master Médiation du patrimoine et de l'histoire en Europe (MPHE) de Rennes 2 ont pris les commandes. Leur idée : interviewer une association étudiante organisant des projets archéologiques et des chantiers de solidarité internationale "Alter Ego".
Cette association organise depuis 20 ans de nombreuses actions de médiations en archéologie sous forme de conférences, de colloques, d’expositions ou d’ateliers pédagogiques. Elle compte parmi ses membres des professeurs, des archéologues, des amateurs et des étudiants. Deux d’entre eux, Sacha (ancien étudiant du Master) et Lena, ont accepté de nous parler de leurs expériences au sein d’Alter Ego avec enthousiasme.
Sans pour autant parler d’expert en médiation archéologique, Alter Ego se démarque dans le milieu associatif étudiant rennais par les très nombreuses formes que prennent ses interventions. La forme de médiation la plus classique est le colloque. Ils participent aussi chaque année aux Journées européennes de l’archéologie, rendez-vous incontournable scientifique et patrimonial organisé par le ministère de la Culture et l’Institut national de recherches archéologiques préventives. La direction interrégionale du Grand-Ouest de l’Inrap, basée à Cesson-Sévigné, est l’un de leurs partenaires privilégiés. Alter Ego intervient régulièrement, à la demande, auprès du jeune public dans les écoles pour proposer des ateliers pédagogiques. Les enfants constituent un public particulièrement actif et curieux lors des médiations archéologiques. De plus, les membres d’Alter Ego n’hésitent pas non plus à monter des expositions qui leur tiennent à cœur, prochainement ils devraient recevoir « Archéo-Sexisme » conçue par le collectif « Paye ta truelle » et l’association Archéo-Éthique. L’association propose des activités variées et ciblées qui permettent aux étudiants de se créer une expérience sur le terrain en terme de médiation archéologique.
L’association a notamment organisé le village de l’archéologie expérimentale. Des artisans étaient invités à faire revivre la tradition des fresques médiévales comme Franck Eymon enlumineur, calligraphe, de la métallurgie du Bronze et du Fer avec l’association de reconstitution Aremorica ou encore de la taille de silex préhistoriques grâce à Miguel Biard, archéologue au centre de recherche de l’INRAP, en Normandie. Un véritable spectacle des temps passés permettant d’interpeller le visiteur et le rendre plus sensible à son environnement. De plus, des ateliers autour de l’architecture, le tissage, la céramologie ou dernièrement l’industrie lithique sont pensés et réalisés par l’équipe avec l’apport de mallettes pédagogiques comme celle de Chrono Craft. Si l’archéologie, l’expérimentation et la médiation vous intrigue alors rapprochez vous d’Alter Ego, à chaque rentrée une journée découverte du campus permet d’y présenter l’association.
En attendant il y a aussi Truelle et sac à dos, l’émission qui vous parle de médiation en archéologie, qui vous emmène sur les routes bretonnes et plus loin encore pour découvrir les acteurs et les structures qui œuvrent dans leur coin pour faire connaître un petit bout de leur patrimoine au plus grand nombre. Retrouvez nous les mercredis à 10h sur Radio Évasion et quand bon vous semble sur vos plateformes de podcasts préférées.
Comme dirait Franck Lepage en reprenant les mots de Christiane Faure, "l'éducation populaire monsieur, ils n'en ont pas voulu" et pourtant Pol Quinton a tout mis en œuvre pour réaliser tout au long de sa carrière de nombreuses actions permettant de faire le lien entre participation politique et culturelle. De la création de l'association Franciade à la mise en place de la Maison de l'archéologie de Saint Denis.
Arrivée depuis quelques années pour sa retraite en Bretagne il était hors de question pour ce dionysien d'arrêter toutes activités d'éducation populaire. L'archéologie étant une de ses passions, plus particulièrement la préhistoire, Pol a entrepris de créer sa propre structure. Il a trouvé les personnes ressources pour l'accompagner dans sa conception. Dernièrement son association a intégré le Réseau des Sites Préhistoriques de Bretagne et de nouvelles idées d'animations sont proposées dans la région.
De Franciade à Par-ci Par-là
En 1982 est créée l'association Franciade qui souhaite s'appuyer sur le patrimoine matériel et immatériel de Saint Denis pour mettre en lien le développement local, l'identité territoriale et l'activité économique. De façon expérimentale les créateurs, artisans, artistes sont amenés à travailler avec des scientifiques, des chercheurs, des enseignants pour créer ensemble un univers culturel, social et artistique. Aujourd'hui l'association fête ses 20 ans, du 11 au 20 mars et vous invite à partager "le goût de la connaissance". Pol à participer à l'élaboration de cette structure et grâce à lui ce fameux goût de la connaissance s'est exporté en bretagne. Son association Par-ci Par-là, propose de découvrir la préhistoire et plus particulièrement la vie des chasseurs cueilleurs.
Un musée à roulettes
Un des outils de médiation créé par l'association est un ensemble d'objets, de fac similés rappelant le quotidien des hommes à la préhistoire et permettant en atelier d'évoquer surtout avec le jeune public les différentes techniques, savoir-faire et connaissances de cette époque. Comment se déplacer ces civilisations nomades, comment faisaient elles pour se nourrir, se vêtir. Avaient elles des loisirs, des religions ? toutes ces questions sont abordées dans le musée à roulettes. Chacun peut s'essayer à la gravure ou la sculpture. Une façon différente de transmettre qui permet d'échanger et de créer collectivement.
Tous les mercredis à 10h ou les dimanches à 14h sur Radio Évasion nous tentons de mettre au jour la médiation en archéologie. Nous diffusons aussi sur diverses plateformes de podcast comme Applepodcast, Googlepodcast ou encore Spotify. Et si vous souhaitez en apprendre davantage sur l'archéologie en Bretagne n'hésitez pas à suivre Art'ChéoLab sur la toile.
Entre passion de l'informatique et de l'archéologie, il n'a pas su choisir, l'évolution des nouvelles technologies lui a donné raison. Aujourd'hui Jacky Meslin conçoit des outils numériques pour donner à voir et à comprendre les sites archéologiques préhistoriques de Bretagne au plus grand nombre.
L'idée était d'interroger Jacky sur le développement de l'usage du numérique pour servir la médiation en archéologie. Des nouveaux outils qui permettent à la fois de mener des investigations scientifiques pour mieux comprendre un site archéologique, son évolution, ses dégradations au fil du temps et partager des connaissances en créant des environnements immersifs sur des lieux parfois difficile d'accès au public.
Dernièrement l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) s'est équipé en drones et, pour utiliser ces machines volantes, de nombreux topographes ont été formés, tout comme Jacky, au pilotage. La photogrammétrie 3D des sites archéologiques permet de préserver leur géométrie initiale et cette modélisation nous donne une meilleure restitution des architectures. Cette technologie est particulièrement utile sur des sites difficilement accessibles ou, comme nous avons pu le voir dernièrement, des sites en zone de conflit (ex : le krak des chevaliers en Syrie). Ce type de relevé représente un potentiel de diffusion plus large qu'en milieu scientifique. De nombreux musées et autres structures culturelles utilisent cette technologie pour créer des outils de médiation sur tablettes tactiles, maquettes ou en réalité virtuelle et plonger le visiteur au cœur des lieux lui permettant ainsi de mieux comprendre les transformations.
Avec Mégaleetic, Néotopia souhaite proposer une autre sorte d'outils numérique pour le grand public. Cette application est à la fois une base de données des sites préhistoriques de Bretagne, une carte touristique et un instrument de valorisation du territoire. Grâce à cette création, Néotopia désire animer le réseau des acteurs culturels et touristiques, faire connaître un patrimoine breton sous un nouvel aspect inconnu du public. Et non ! le "Stonhenge breton" n'y sera pas référencé.
Pour nous écouter c'est tous les mercredis à 10h ou les dimanches à 14h sur Radio Évasion. Vous pouvez aussi nous contacter via nos réseaux sociaux, Art'ChéoLab est présent sur Facebook, Twitter, Instagram et Linkedin. Et n'hésitez pas, si vous aimez, à nous laisser un commentaire sur votre plateforme de podcast préférée avec les 5 étoiles c'est encore mieux pour monter en référencement et faire découvrir à encore plus de monde notre émission.
Alors oui, le jeu de mot est un peu facile pour évoquer cette rencontre avec Pierre Laurent Constantin, médiateur du patrimoine depuis 15 ans pour la ville d’Hennebont et depuis peu attaché de conservation. C’est parce qu'il connaît tellement bien sa ville et ses trésors architecturaux, qu’il sait, comment la rendre attractive et attachante à nos yeux.
Hennebont, cette cité médiévale a connu quelques péripéties mais elle continue de nous dévoiler ses secrets. Les dernières recherches en cours sont sur un sujet sulfureux, les maisons closes mais je ne vous en dis pas davantage, vous irez faire vos curieux. De nombreuses personnes contribuent à alimenter l'histoire de la ville au sein de l'association en charge de la publication des cahiers d'Histoire. La politique de la ville en matière de développement culturel, patrimonial et touristique est aussi importante pour créer du lien avec la population locale.
Entre conservation, valorisation et médiation
Si nous n’avions qu’un mot à retenir de cet échange, voir même pour imager la médiation du patrimoine se serait « Polymathe ». Cette personne qui accumule des connaissances, des savoir-faire aussi bien artistiques que scientifiques. C'est le rôle que joue Pierre Laurent qui en fonction des jours se retrouve tout à la fois conservateur en charge d'un suivi de chantier, animateur auprès du jeune public, podcasteur pour présenter de manières actuelles les patrimoines, créateur pour proposer toujours de nouvelles activités comme les fameux croque-patrimoine, auteur d'articles en lien avec l'histoire des lieux et des objets ou conférencier pour vous donner des clés de lecture sur votre environnement. La médiation du patrimoine c'est tout cela à la fois.
Les Archéo’mômes pour découvrir l’archéologie et ses pratiques
Depuis une quinzaine d'années se développe partout en France des animations pour le jeune public permettant de faire connaitre les métiers de l'archéologie. Sous forme de bacs de fouilles itinérants ou de mises en scènes stratigraphiques plus complètes. Les services du patrimoine et autres structures culturelles mettent au point de nombreuses activités pour appréhender les techniques de fouilles. Le CPIE Val de Vilaine a conçu des carrés démontables proposant chacun une thématique autour du Paléolithique ou du Néolithique, ce système a été repris par la maison de l'archéologie de Plussulien qui propose elle aussi ce type d'activité. Art'ChéoLab de son côté a mis en place des reconstitutions de fouilles autour de l'antiquité et du Moyen Âge et le service patrimoine de la ville d'Hennebont propose les Archéo'mômes. Les enfants sont mis en conditions réelles de chantier ce qui leur permet de se rendre compte de la complexité des métiers. Entre le développement de leur esprit de déduction et leur analyse critique à la découverte d'objets anciens ou non, des vocations naissent.
Pour 2022, Truelle et sac à dos compte bien vous emmener un peu partout en Bretagne à la rencontre de bénévoles, d’institutionnels, d’entrepreneurs qui marque le territoire par leurs activités de médiation en archéologie et de valorisation du patrimoine comme à Hennebont. Rendez-vous tous les mercredis à 10h ici et sur votre plateforme de podcast préférée.
En centre Bretagne il n'y a pas la mer et c'est tant mieux ! Il y a des idées qui liées à des volontés et des énergies se mettent en place concrètement. Ainsi le Pays du Roi Morvan se positionne comme l'établissement public de coopération intercommunal le plus dynamique en ce qui concerne la culture et le patrimoine en terres du milieu. Avec la création d'un poste consacré à la médiation du patrimoine il est un précurseur dans son domaine dont devrait s'inspirer les autres collectivités. Le développement économique d'un territoire passe par son attractivité culturelle et l'archéologie est une des portes d'entrée pour son épanouissement.
La volonté de préserver et d'animer le patrimoine
Dans le cadre de sa compétence en valorisation touristique, Roi Morvan Communauté a mis en place différents dispositifs destinés à la découverte du patrimoine en autonomie, expositions, livrets... D'autres réalisations à l'initiative des communes et des associations viennent compléter cet ensemble. Au cours des dernières années de nombreux projets d'envergures ont été menés comme la rénovation de l'ancienne gare de Guiscriff, reconvertie en équipement touristique et culturel ou la création de l'espace muséal des bains de la reine à Guémené-sur-Scorff. Dernièrement c'est la scénographie de la maison de la chauve-souris, centre unique en Europe qui a été remanié. De nombreux circuits de découverte des sablières, de l'art roman, du granite ou de l'eau sont aussi proposés.
Faire connaître les sites archéologiques
En lien avec cette préservation du patrimoine, la collectivité s'est inscrite dans le programme Kreizyarchéo dont nous vous reparlerons prochainement plus en détail. Suite à l'inventaire du patrimoine archéologique réalisé par Alain Provost, archéologue, sur le pays Centre Ouest Bretagne pendant 10 ans, la transmission des données recueilli s'est opéré sous plusieurs formes. Un ouvrage sur l'archéologie en centre Bretagne, un site internet, une exposition itinérante et des circuits de découvertes des sites les plus remarquables comme l'explique Nathalie lors de l'interview. Roi Morvan Communauté est l'une des premières à présenter un parcours complet à l'échelle de ses 21 communes.
Avec Truelle et sac à dos nous vous donnons rendez-vous sur radio évasion tous les mercredis à 10h et vous pouvez aussi nous retrouver sur votre plateforme de podcast préféré. Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la médiation en archéologie et sur le patrimoine breton n'hésitez pas à nous rejoindre chez Art'ChéoLab !
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