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Or


On ne le dira jamais assez, le point de vue Belge sur le sens de la vie est un des plus réjouissants qui soit. Pas forcément par le biais pris au pays du surréalisme, mais par cette capacité à pouvoir aborder de manière aussi frontale que relativisée tous les sujets. Comme le font par exemple Ann Sirot et Raphaël Balboni avec une vie démente, chronique de la gestion d'un Alzheimer en cours d'une sexagénaire par son fils et sa belle-fille.
Pas vraiment le sujet qui prête à rire, ou plutôt justement si. L'approche de ce couple de réalisateurs, basée sur leur propre expérience, est d'intégrer autant les moments difficiles que ceux heureux dans une telle situation. Une vie démente, se mettant au chevet non pas d'une malade et de ses proches, mais de leur quotidien quand il bascule parfois vers l'absurde. Pas question d'occulter les doutes ou les craintes, mais encore moins - et c'est la vraie rareté de ce film - de trouver un mode d'emploi quand l'extraordinaire devient ordinaire, de comprendre comment la vie peut malgré tout continuer
Alléger la pesanteur usuelle d'un tel sujet n'empêche pas de faire du cinéma, et du vrai, par de pures idées de mise en scène, d'un motif floral qui va peut à peu contaminer l'écran, comme l'Alzheimer colonise le cerveau de Suzanne ou des situations sociales lambda, comme un entretien avec un banquier ou un médecin reconstituées à minima, autour d'une table de cuisine.
C'est justement cela que demande Une vie démente, qu'on puisse s'asseoir et causer librement, normalement des choses, sans fard, mais sans y ajouter de pathos. Il y a quelque chose dans cette démarche, d'un cinéma de Maurice Pialat dans une version adoucie ou des photos de Martin Parr par la distance qui rend plus supportable la réalité.
Pour accompagner un esprit qui dérive peu à peu, Sirot et Balboni prennent le parti d'être philosophes, Une vie démente ne voyant pas quelqu'un qui perd la boule, mais la vie comme une pierre qui roule quel que soit le terrain accidenté.
En salles le mercredi 10 novembre
By Radio NovaOn ne le dira jamais assez, le point de vue Belge sur le sens de la vie est un des plus réjouissants qui soit. Pas forcément par le biais pris au pays du surréalisme, mais par cette capacité à pouvoir aborder de manière aussi frontale que relativisée tous les sujets. Comme le font par exemple Ann Sirot et Raphaël Balboni avec une vie démente, chronique de la gestion d'un Alzheimer en cours d'une sexagénaire par son fils et sa belle-fille.
Pas vraiment le sujet qui prête à rire, ou plutôt justement si. L'approche de ce couple de réalisateurs, basée sur leur propre expérience, est d'intégrer autant les moments difficiles que ceux heureux dans une telle situation. Une vie démente, se mettant au chevet non pas d'une malade et de ses proches, mais de leur quotidien quand il bascule parfois vers l'absurde. Pas question d'occulter les doutes ou les craintes, mais encore moins - et c'est la vraie rareté de ce film - de trouver un mode d'emploi quand l'extraordinaire devient ordinaire, de comprendre comment la vie peut malgré tout continuer
Alléger la pesanteur usuelle d'un tel sujet n'empêche pas de faire du cinéma, et du vrai, par de pures idées de mise en scène, d'un motif floral qui va peut à peu contaminer l'écran, comme l'Alzheimer colonise le cerveau de Suzanne ou des situations sociales lambda, comme un entretien avec un banquier ou un médecin reconstituées à minima, autour d'une table de cuisine.
C'est justement cela que demande Une vie démente, qu'on puisse s'asseoir et causer librement, normalement des choses, sans fard, mais sans y ajouter de pathos. Il y a quelque chose dans cette démarche, d'un cinéma de Maurice Pialat dans une version adoucie ou des photos de Martin Parr par la distance qui rend plus supportable la réalité.
Pour accompagner un esprit qui dérive peu à peu, Sirot et Balboni prennent le parti d'être philosophes, Une vie démente ne voyant pas quelqu'un qui perd la boule, mais la vie comme une pierre qui roule quel que soit le terrain accidenté.
En salles le mercredi 10 novembre

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