Université populaire d'Architecture

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By Pavillon de l'ArsenalSociety & Culture
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Université populaire d'Architecture episodes

  • La structure - où commence l'architecture ?3/4
    La structure permet de s'élever en défiant les lois de la pesanteur. Elle est ce qui permet de s'opposer à l'éboulement, à la ruine, à l'indifférencié. Mais la structure en architecture ne se résume cependant pas à la structure constructive. Il s'agit d'inventer des mondes.
    La structure entretient des correspondances avec les nouveaux langages artistiques du XXe siècle qui ont su faire surgir de multiples mondes inconnus jusqu'alors : les plans colorés de Cézanne, les trames noires de Mondrian, les parallélépipèdes juxtaposés de Malevitch, les accumulations d'Arman...
    La structure est le troisième acte de l'Université Populaire 2011 au cours de laquelle Richard Scoffier propose de chercher à savoir où commence l'architecture en interrogeant ce qu'il considère comme les 4 événements fondamentaux de l'architecture : le mur, l'ouverture, la structure et le volume.
    0 min
  • L'ouverture - où commence l'architecture ? 2/4
    L'ouverture est un système en soi. C'est un dispositif totalement autonome qui permet de mettre en relation, de faire en sorte que les choses soient mises en liaison les unes avec les autres. Si le mur sépare, la fenêtre, au contraire, créée du lien.
    Car la fenêtre ne peut pas être réduite à un simple percement : elle ouvre mais plus encore, elle est ce par quoi l'ouvert est possible. Elle pondère la puissance du mur qui sépare et qui ferme pour permettre au dedans d'entrer en relation avec le dehors. Carrée, rectangulaire ou ronde, elle cadre implacablement un fragment de territoire pour lui accorder le statut de paysage. Et, dans le même mouvement, elle dessine une scène pour les occupants. Elle fait aussi pénétrer la lumière jusqu'aux tréfonds les plus intimes de l'habitation. Elle la brise, la réfléchit, la filtre, pour mieux l'apprivoiser.
    L'ouverture est le deuxième acte de l'Université Populaire 2011 au cours de laquelle Richard Scoffier propose de chercher à savoir où commence l'architecture en interrogeant ce qu'il considère comme les 4 événements fondamentaux de l'architecture : le mur, l'ouverture, la structure et le volume.
    0 min
  • Le mur – où commence l'architecture ? 1/4
    La limite est essentielle à toute civilisation humaine, à l'image du simple sillon tracé par Romulus pour fonder la Rome antique. Le mur est un marquage instinctif de l'espace et une frontière qui permet à une intériorité d'exister.
     
    Des drapés pétrifiés de Francesco Borromini, aux parois sensuelles de Tadao Ando, ou aux murs de clôture obliques de Carlos Scarpa à San Vito d'Altivole : les enceintes expriment des réalités différentes. Celles dessinées par Louis Khan ou Mario Botta s'épaississent afin de bruisser de toutes les activités qu'elles réduisent au silence. Ailleurs, reprenant la leçon de Jeanne et Claude Christo, les façades fonctionnent comme des emballages qui n'informent en rien sur ce qu'elles renferment pour mieux en préserver le secret.
    Le mur est le premier acte de l'Université Populaire 2011 au cours de laquelle Richard Scoffier propose de chercher à savoir où commence l'architecture en interrogeant ce qu'il considère comme les 4 événements fondamentaux de l'architecture : le mur, l'ouverture, la structure et le volume.
    0 min
  • Se recueillir - Les actes fondamentaux II
    "La cuisine, le salon, la salle de classe : tous ces espaces peuvent être assimilés à des incubateurs, des accélérateurs aidant l'espèce humaine à s'arracher à sa condition animale. Et c'est essentiellement comme des appareillages imaginés pour permettre aux hommes et aux femmes de s'élever que nous aborderons les lieux de prière et de recueillement. Nous passerons des colonnes sur lesquelles se hissaient les anachorètes – à l'instar de Saint Siméon le Stylite – aux compositions vertigineuses de Guarino Guarini pour la Chapelle du Saint-Suaire à Turin et des frères Asam pour l'église Saint-Jean-Népomucène à Munich. Des dispositifs repris et réactualisés par Paul Virilio et Claude Parent qui font pencher les sols de Sainte Bernadette de Nevers pour accentuer le mouvement des fidèles vers l'autel, ou par Peter Zumthor qui redresse les corps des pèlerins sous la lumière zénithale trouant son bloc de béton votif posé à la lisière des champs et de la forêt. Une aspiration à l'élévation que l'on retrouve encore dans certains espaces laïques, notamment le grand vide sombre et silencieux élevé par Louis Kahn au coeur de la bibliothèque d'Exeter ou la plage claire qui s'étend sous les deux ouvertures ovales de la voûte conçu par Ryūe Nishizawa sur l'île de Teshima pour en conclure le parcours initiatique." Richard Scoffier, mars 2020.
    1 hr 8 min
  • Eduquer - Les actes fondamentaux II
    "Comme le rappelle Peter Sloterdijk, le petit d'homme naît avant terme contrairement à la progéniture de la plupart des autres animaux. Il doit impérativement être éduqué pour espérer parvenir à maturité, et apprendre les gestes nécessaires à sa survie comme à celle de son espèce. Ainsi des bras de la mère et des autres membres de la communauté, puis les prothèses architecturales – écoles, collèges, lycées, universités – doivent lui permettre de se constituer comme un sujet libre et souverain dans un monde en perpétuelle évolution. Nous passerons rapidement sur les différents types de lieux d'enseignement pour nous attarder sur ceux qui forment les architectes. Ainsi à Rio de Janeiro l'école d'architecture de Jorge Machado Moreira (1957) se définit-elle comme un palais pour futurs héros de la modernité, tandis qu'à São Paulo celle de Villanova Artigas (1961) s'affirme comme un gigantesque plafond à caissons lancé au-dessus d'un immense espace de travail. Des exemples qui nous permettrons de mieux saisir les enjeux portés par les établissements d'aujourd'hui que ce soit celui de Fréderic Borel à Paris, de Bernard Tschumi à Marne-la-Vallée, de Lacaton & Vassal à Nantes ou de l'Institut méditerranéen de la ville et des territoires que la jeune agence NP2F doit réaliser à Marseille." Richard Scoffier, mai 2020
    1 hr 12 min
  • Recevoir - Les actes fondamentaux II
    "Comment penser l'introduction de corps étrangers dans un espace privé qui conserve toujours dans ses tréfonds la mémoire du nid, de l'antre, de la tanière ? Nous nous rappellerons du Terrier, la nouvelle de Franz Kafka, dont le personnage principal – humain ou animal – vit dans une galerie souterraine, hanté par la terreur d'une intrusion fatale. Et nous reviendrons sur les différentes manières d'inviter les autres à pénétrer dans son propre territoire tout en les maintenant savamment à distance. Un double mouvement qui conditionne l'organisation de l'habitat traditionnel méditerranéen comme les constructions modernes et contemporaines. Nous analyserons comment les maisons iconiques de Le Corbusier, Ludwig Mies van der Rohe, Oscar Niemeyer, Lina Bo Bardi et Paulo Mendes da Rocha ou celles plus récentes de Lacaton & Vassal, Éric Lapierre et Valerio Olgiati, réglementent l'accès des autres dans leur intimité. Sans oublier que l'hospitalité reste au fondement du projet démocratique. Comme le met en évidence la double signification du mot hôte qui définit aussi bien celui qui reçoit que celui qui est reçu." Richard Scoffier, mai 2020.
    0 min
  • Manger - Les actes fondamentaux II
    "Restaurants, cuisines, commerces, autoroutes, marchés d'intérêt national, abattoirs et champs à perte de vue : la terre entière a été implacablement organisée pour que nous puissions nous nourrir à intervalles réguliers et ne jamais être dominés par la faim comme nos lointains ancêtres, les chasseurs-cueilleurs du néolithique qui passaient leur vie à la recherche exclusive de leur subsistance. Mais manger c'est aussi un corpus de gestes codifiés qui font l'objet d'un long apprentissage. Une pratique, prescrite par de nombreux interdits, qui réclame impérativement de s'effectuer sous le contrôle d'une communauté. Un acte, qui de plus subsume le besoin animal de dévorer sous le plaisir esthétique de goûter. Nous analyserons certains dispositifs architecturaux contemporains où l'on se restaure tout en regardant les autres et en étant vus d'eux. Mais aussi des lieux qui se veulent en phase avec un certain style de cuisine. Ainsi l'hôtel restaurant Saint-James de Jean Nouvel à Bouliac, conçu comme un espace initiatique permettant de méditer sur la terre et ses produits avant de passer à la table de Jean-Marie Amat. Ou Le Dauphin, aménagé à Paris par Rem Koolhaas et Clément Blanchet, qui met les corps en légère tension pour qu'ils soient à même d'apprécier les savants assemblages d'Iñaki Aizpitarte, ou encore Enigma, réalisé à Barcelone par l'agence RCR et Pau Llimona qui s'organise comme un cristal autour des subtiles transgressions culinaires du chef catalan Albert Adrià." Richard Scoffier, architecte, philosophe, professeur des Écoles Nationales Supérieures d'architecture.
    1 hr 12 min
  • Dormir - Les actes fondamentaux
    "Revenons sur l'habitat communautaire : sur les monastères, sur les phalanstères et leurs avatars, comme sur les logements expérimentaux imaginés par les constructivistes russes et sur les tours capsules inventées par les métabolistes japonais. Revenons sur ces expériences radicales qui ont su développer des mondes clos dans lesquels des populations homogènes pouvaient vivre dans se mélanger. Prisonniers volontaires de l'architecture - comme les moines ou les étudiants révolutionnaires - ou assignés involontaires à résidence comme les détenus dans leurs prisons, les malades dans leurs hôpitaux et les personnes âgés dans leurs maisons de retraites.
    Un retour aux sources qui devrait nous permettre de mieux comprendre l'habitat collectif d'aujourd'hui qui tend irrémissiblement à se spécialiser : jeunes travailleurs, femmes battues, étudiants, familles de même niveau social, retraités, mourants..." Richard Scoffier, architecte, philosophe, professeur des Écoles Nationales Supérieures d'architecture.
    1 hr 30 min
  • Acheter - Les actes fondamentaux
    "Walter Benjamin, Karl Marx, Émile Zola : chacun a vu à sa manière la ville se modifier sous ses yeux incrédules. Moins tournée sur les individus, les métiers que sur le sacre perpétuel des objets.
    La vitrine éclairée au gaz de ville qui s'arrache à la nuit, le passage protégé de la boue et des intempéries comme des autres aléas de la rue, puis le grand magasin qui s'affirme comme une réminiscence du souk ou du bazar oriental mais aussi comme un véritable opéra... Où, sous l'éclairage naturel tombant en cascade de ses verrières peut s'entendre le chant muet de la marchandise. Un monde hypnotique, hallucinatoire...
    Où en sommes-nous aujourd'hui ? Quand on nous promet sur l'une des dernières terres agricoles d'Île-de-France un immense centre commercial et culturel, quand les commerces sortent de leurs gonds et quittent leurs sites urbains pour investir les autoroutes, les aéroports et les gares afin de capter à la source les flux des acheteurs potentiels..." Richard Scoffier, architecte, philosophe, professeur des Écoles Nationales Supérieures d'architecture.
    1 hr 22 min
  • Travailler - Les actes fondamentaux
    "Les plateaux de bureaux ont, dès leur origine, été pensés comme des dispositifs orthopédiques poussant leurs occupants à donner le meilleur d'eux-mêmes. Ce sont des milieux accueillants et subtilement coercitifs, où tout est conçu pour que les employés puissent se développer à travers leur travail. Ainsi bénéficient-ils de la meilleure lumière naturelle ; de la température idéale ; du volume de vide suffisant pour exécuter leur répertoire de gestes programmés, sans se sentir oppressés, ni stressés.
    En témoignent les espaces paysagers conçus par Frank Lloyd Wright pour le Larkin ou le Wax Johnson Building vastes et lumineux comme des serres pour que les secrétaires rivées à leurs machines à écrire parviennent à un rendement optimal, tout en se surveillant discrètement les unes les autres. Ou les bureaux de l'agence BECT à Pantin : ici, associés et employés vivent en osmose comme des nomades. Ils passent des hautes tables où ils travaillent souvent debout, aux chaises du restaurant ou du café, aux transats isolés des terrasses plantées, aux profonds fauteuils insonorisés... Pour produire dans la fluidité, en ayant l'impression d'être entre copains ou d'avoir une conversation amoureuse ou de méditer seul et tranquille sur son avenir... Des lieux de travail qui peuvent être considérés comme des laboratoires et servent de modèle à d'autres équipements. Ainsi écoles, bibliothèques, logements tendent à s'organiser selon les mêmes principes..." Richard Scoffier, architecte, philosophe, professeur des Écoles Nationales Supérieures d'architecture.
    1 hr 24 min

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Richard Scoffier est architecte, philosophe et professeur. Depuis 2011, ses Universités Populaires interpellent les oeuvres du passé et celles du présent, comparent les réflexions des grands…

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