Victoria Spivey (1906-1976)
Bien que moins connue que d'autres (pas de noms!!) Victoria Regina Spivey a continué jusqu'à sa mort une carrière musicale au piano comme au chant, voire à l'ukulélé. Se produisant dans des spectacles de vaudeville, de scènes diverses de ville en ville entre Houston et Saint-Louis. C'est au cours de ces pérégrinations qu'elle croisa Blind Lemon Jefferson, Louis Armstrong, Tampa Red... Est-ce la seule raison de la persistance de sa présence musicale après la crise de 1929 ? Là où nombreuses chanteuses issues du vaudeville n'étaient plus sur le devant de la scène, à part Victoria. En 1926 elle avait signé chez Okeh et eut deux succès : "Black snake blues" et "Dirty woman blues". Plus tard aussi "Dope head blues", "Murder in the first degree", "TB blues"...
New-York l'accueille fin 1950. Là quelque temps elle se consacre au chant religieux... En 1960 secondée par son compagnon Len Kunstadt collectionneur de disques, elle crée la marque Spivey. Ils enregistrent d'abord des gloires passées des années trente Sippie Wallace Alberta Hunter, Viola Wells, Lonnie Johnson...
Ensuite de nombreux disques avec le Muddy Waters blues band où elle chante en duo avec Otis Spann. Willie Dixon, la jeune Koko Taylor, Memphis Slim, JB Lenoir, Homesick James, Big Joe Williams! Sans oublier le tout nouveau Robert Zimmerman (Bob Dylan) à l'harmonica accompagnant le bluesman à la 9 cordes... On écoutera un florilège de tout ça.
Thierry