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Christine Oddo "Jennie. La femme qui a fait Churchill" (Tallandier)
Jennie Jerome Churchill (1854-1921) ne fut pas seulement la mère de Winston Churchill : Américaine devenue icône de l’aristocratie britannique, elle mène une vie hors du commun, entre politique, mondanités et engagements humanitaires.
Lorsqu’elle épouse, en 1874, le charismatique Lord Randolph Churchill, descendant de la prestigieuse lignée des ducs de Marlborough, Jennie Jerome n’a que vingt ans et séduit déjà Londres par son intelligence, sa beauté et sa modernité.
Rapidement, elle s’impose comme une actrice reconnue de la vie publique jusqu’aux cercles les plus fermés du pouvoir. Elle mène des campagnes électorales, prend la parole en public, fonde un magazine littéraire, soutient des œuvres humanitaires et participe aux grands événements de son époque, de la guerre des Boers à la Première Guerre mondiale.
Veuve à quarante-et-un ans, elle poursuit sans relâche ses engagements tout en veillant sur ses deux fils, Winston et Jack. Convaincue du destin hors du commun de son aîné, elle accompagne ses premiers pas politiques et nourrit son ambition avec une confiance et une énergie inébranlables.
Christine Oddo, à travers cette biographie fascinante, dessine le portrait d’une femme visionnaire et audacieuse qui, dans l’ombre des puissants, contribua à façonner l’un des plus grands hommes d’État du XXe siècle.
Musique : « Pomp and circonstances » Edward Elgar
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Franck Maubert "Sur la route du retour" (Arlea)
Dans la tête d'un homme, immobilisé dans le nulle part d'un scanner, coule une rivière, volent des oiseaux et des arbres, mais aussi le chaos d'une enfance. Se heurtent et se débattent la solitude, la nature, l'art, les livres, les mots, la beauté. Au cœur de ce tumulte, il se révèle à lui-même, dans la confrontation avec une mère qui ne l'a pas épargné.
Franck Maubert revient sur son enfance et sa jeunesse, tumultueuses mais éclairées par la nature.
"On ne peut rien considérer comme perdu lorsqu'on a goûté à une part infime de la vie, on peut juste s'obstiner à vivre."
Musique : Nino Rota thème de "La Strada" de Fellini
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Paul Audi "Partie prenante" (Stock)
Serions-nous revenus au temps des punitions collectives ?
Que l’on pense à ceux qui se voient reprocher des actes auxquels ils n’ont pas participé du seul fait d’une origine partagée avec le coupable ; que l’on pense aux salariés d’une entreprise dont les dirigeants ont été condamnés et qui éprouvent de la honte à y être assimilés : ils ne sont pas « jugés » pour ce qu’ils auraient fait, mais en raison du groupe auquel on les associe.
Une logique de culpabilisation et de blâme collectif investit aujourd’hui les domaines de la politique et de la morale, élargissant sans cesse le cercle des accusés. Ces personnes découvrent alors combien elles sont liées à des réalités qu’elles n’ont pas choisies – une langue, une culture, une histoire, des institutions –, c’est-à-dire parties prenantes d’un monde qui les dépasse.
Dans cet essai d’une brûlante actualité, Paul Audi poursuit sa réflexion sur les pièges de l’identité en essayant de distinguer ce qui participe de la responsabilité de ce qui relève du procès arbitraire.
Musique : "Laura" Charlie Parker
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Lise Benkemoun "26 pensées magiques du judaïsme. Abracadabra" (Editons de l'Opportun)
Préface du rabbin Michaël Azoulay.
Les mots du judaïsme peuvent être des outils pour remettre un peu d’ordre dans le chaos, rallumer la lumière là où tout paraît sombre. Par nos pensées, par nos actes, par notre conscience et bien entendu par nos paroles, il est même possible de transformer une blessure en sagesse. Le judaïsme n’est pas seulement une religion, c’est une manière d’habiter le monde, un art de vivre qui change le quotidien en paix. Sans exiger de nous la perfection, il nous guide avec bonté vers une forme de paix intérieure orientée à la fois vers soi et autrui.
DIRE, C’EST DÉJÀ AGIR…
Ces mots, soigneusement choisis par Lise Benkemoun, scandent cette traversée sérieuse et joyeuse à la fois, remplie de magie et d’espoir. Nul besoin d’être juif, pratiquant ou connaisseur. Cette balade entre Bible, pop culture, Talmud, sages hassidiques et théories psychologiques est aussi bien destinée aux initiés qu’aux curieux. Vous y découvrirez vingt-six pistes symboliques, à explorer avec un sourire, une curiosité et une envie sincère d’y croire. Parce que les mots ne décrivent pas seulement la réalité : parfois, ils la transforment.
Musique : Omer Adam "Rio de Janeiro"
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Mathieu Laine "Les saisons de la liberté" (Grasset)
Mathieu Laine développe, par saisons, le cycle sombre dans lequel nous sommes plongés: parce qu’au cœur d’un été glorieux, fruit d’un printemps libérateur, nous avons trahi la liberté, la société s’est grippée, ouvrant l’automne des « hommes forts », qui promettent de tout régler mais nous précipitent vers un hiver lugubre. Si le printemps revient toujours, c’est au prix du sang.
En ces temps où renaissent la violence et la tentation despotique, il n’y a pas de fatalité pour qui connaît l’humanité et le monde, nous montre l’auteur, qui fait un éloge du courage, de la volonté et des grandes vertus – toutes au service de la liberté. Comme dans La compagnie des voyants, Mathieu Laine convie l’Histoire et des maîtres – écrivains, poètes, peintres – pour nous armer de ce que ces éveillés ont perçu. La grandeur et la beauté font partie du combat. De Napoléon III à Poutine, de Montaigne à Zweig, du Caravage à Picasso, une traversée très éclairante sur ce que nous vivons aujourd’hui.
Musique : "L'hiver de la liberté" solo de violoncelle de l’hiver par Gautier Capuçon. composé par Karol Beffa
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Adrien Goetz "Les Trois Hortense" (Grasset)
Un siècle, trois femmes. Du Premier Empire eux débuts de la Troisième République, période la plus agitée de l’histoire de France, ces trois femmes d’un même prénom, chacune liée aux autres mais d’une génération différente, font entendre leur voix dans un monde où les hommes dominent le monde. Trois Hortense, trois destins vers la liberté.
La première Hortense est célèbre : Hortense de Beauharnais, fille de l’impératrice Joséphine, fille adoptive de Napoléon et mariée à Louis Bonaparte son frère, devenu par-là reine de Hollande. Comment exister quand, à la fin de l’Empire, on est la fille d’un songe et l’épouse d’un monstre ?
Hortense Cornu, la deuxième Hortense, est la fille de la gouvernante de la précédente. Élevée en Suisse avec le fils de la reine Hortense, ce Louis-Napoléon qui finira par devenir Napoléon III, elle veut échapper à ce que les hommes voudraient qu’elle soit. Elle épouse un peintre républicain, Sébastien Cornu. N’abdiquant jamais ses idées libérales, elle regroupe autour d’elle écrivains et artistes d’opposition au Second Empire, s’affirmant comme une intellectuelle dans une période qui ne veut que des épouses et des cocottes.
La troisième Hortense, Hortense Haffner, est imaginée. Petite-fille d’un sergent de la Grande Armée, elle n’aurait jamais dû jouer de rôle politique, mais elle se lie d’amitié avec Hortense Cornu. Et la voici, rousse comme le feu, inattendue et véhémente, jusqu’aux brasiers de la Commune, dans Paris en insurrection. Elle se révolte pour conquérir une liberté dont elle rêve qu’elle sera celle des femmes de l’avenir.
Trois femmes du siècle, élaborant des stratégies pour ne plus avoir à subir et inventant de nouveaux codes dans un monde tout aussi déréglé que le nôtre.
Musique : Romance de la reine Hortense. La complainte d’Héloïse au Paraclet. Aline Zylberajch et Coline Dutilleul
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Paul Murray "La piqûre d'abeille" Traducteur : Pierre Demarty (Albin Michel)
Sélection Prix du Roman Fnac 2026
Sélection Prix du meilleur livre étranger 2026
Coup de coeur de la rentrée 2026 d'Avril Ventura-Elle
La Piqûre d'abeille a remporté aussi le Nero Book Award et le prix Strega européen, finaliste du Booker Prize. Traduit dans une vingtaine de langues, ce livre sera bientôt adapté en série.
Ça ne tourne plus vraiment rond dans la famille Barnes. Dickie, dont le garage automobile est sur le point de péricliter, passe ses journées dans les bois à construire un bunker avec un survivaliste. Imelda, sa femme, ancienne reine de beauté, met ses bijoux en vente sur eBay. Cass, leur fille, brillante élève, semble déterminée à saccager son avenir dans une beuverie effrénée. Enfin, PJ, le cadet, passionné de sciences naturelles comme de jeux vidéo, s’apprête à fuguer pour retrouver un mystérieux inconnu… En donnant voix à chacun des membres de cette famille, Paul Murray reconstitue le puzzle d’un passé qui palpite encore, et interroge ce qui fait tenir – ou exploser – un foyer.
Musique : "Stay for something" CMAT
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Sophie Fontanel "Shéhérazade et la 602e nuit" (Seghers)
Et s'il existait un texte racontant l'histoire de Shéhérazade, la narratrice des Mille et Une Nuits ? Sophie Fontanel imagine le hors champ, l'envers du décor.
Dans Les Mille et Une Nuits, Shéhérazade se porte volontaire pour épouser un roi cruel qui, depuis trois ans, par crainte d'être trompé, fait exécuter à chaque nouvelle aube la femme qu'il a épousée la veille. Laissant le roi suspendu à un récit qui n'a pas de fin, Shéhérazade – conteuse géniale – fait cesser le massacre, sauve sa peau et invente la littérature. En dehors de cela, que sait-on vraiment du personnage de Shéhérazade ? de ses pensées, de ses doutes, de son visage, de sa voix ? Rien... Une rumeur dit que son histoire est contée dans la " 602e nuit ". Mais personne ne l'a jamais trouvée.
Venise, années 80 : l'excentrique Anahide, Arménienne, s'entête à initier à " la vraie histoire de Shéhérazade " sa jeune nièce, la narratrice... Il faudra des années à cette dernière pour accepter de transmettre à son tour le trésor qu'elle a reçu et pour raconter comment une femme, il y a plusieurs siècles, parvint à opposer sa lumineuse intelligence à la violence du monde.
Du palais des Mille et Une Nuits aux canaux de Venise, des temps anciens à nos jours, les pans du récit s'entrecroisent, pendant que s'écrit la 602e nuit.
Musique : « Vendôme » Modern Jazz Quartet
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Joséphine Tassy "Vagabondes" (L'Iconoclaste)
À quinze ans, Thessa rencontre Noé et Jypsi dans les couloirs du lycée. Commence alors une amitié magnifique et complexe. Fille d'une mère française et d'un père zanzibari, Thessa vient d'un monde bourgeois où personne ne lui ressemble. Noé a grandi en banlieue et rêve d'une autre vie que la sienne. Jypsi, elle, veut faire du cinéma, connaître la gloire.
Vingt ans ont passé. Vingt ans à s'aimer et se fuir, se trahir et se retrouver, entre Zanzibar, Londres, Paris et Los Angeles. Dans une longue lettre, Thessa confie à Blue, la fille de Jypsi, devenue adolescente, la tragédie qui a bouleversé leurs vies.
Vagabondes est le roman d'une génération tiraillée entre des désirs contradictoires, enfermée dans des représentations trop étroites de l'amour et de l'identité. Une fresque sensuelle, une ode à l'imagination et aux nouvelles façons d'aimer.
Musique : « Love me » de Nina Simone
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Alain Berenboom "Le soupçon ordinaire" (Kennes)
2060. Pour mettre fin aux conflits, le monde a pris une décision radicale : interdire la religion juive. Officiellement, elle n’existe plus.
À Bruxelles, Max Weingarten mène une vie tranquille de commerçant respecté. Jusqu’au jour où la police s’intéresse à lui. Sans accusation précise, sans preuve tangible, mais avec une question obsédante : qui est-il vraiment ?
Peu à peu, les contrôles se multiplient, les interrogatoires deviennent plus insistants, les proches s’éloignent. Le soupçon s’insinue partout, transformant le quotidien en piège administratif. Ce qui semblait absurde devient menaçant. Ce qui était anodin devient suspect.
Dans "Le Soupçon ordinaire", Alain Berenboom signe un polar dystopique aussi jubilatoire qu’inquiétant, où l’enquête avance à pas feutrés, dans un monde qui rappelle celui de Kafka, transposé dans un futur glaçant mais étrangement familier. Avec humour, ironie et une grande finesse psychologique, il explore les mécanismes du contrôle, de la peur et de l’identité.
Un roman à suspense, politique et profondément humain, qui se lit avec le plaisir d’un excellent policier et qui laisse une empreinte durable bien après la dernière page.
Musique : « Max » de Paolo Conte
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