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La France se prépare pour les élections législatives anticipées, les 30 juin et 7 juillet prochain. En Haute-Savoie voisine, la députée sortante LR, Virginie Duby Muller se représente pour un nouveau mandat. Elle était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Le délai des dépôts des candidatures était fixée, à dimanche soir, 20 heures. Vous êtes officiellement candidate?
"Oui, absolument. Il y a sept candidats sur ma circonscription du Genevois français et d'Annemasse. Je suis une femme libre et indépendante mais je reste une femme de droite. J'ai obtenu l'investiture de LR mais beaucoup de personnes votent pour mon bilan, mon ancrage. Je souhaite une ouverture la plus large possible autour de ma candidature"
La situation en France, faut-il en rire ou en pleurer?
"Il faut en tirer les leçons. D'abord des élections européennes avec un vote inédit en faveur du Rassemblement National qui exprime une grande colère de la population, qui dénonce une forme d'impuissance publique. Qui constate que sur un certain nombre de sujets, le compte n'y est pas: sur l'immigration, la sécurité ou le pouvoir d'achat. C'est le premier message qu'il faut entendre et qui attend un pouvoir différent, qui était très vertical jusqu'à présent. Nous sommes là pour représenter les Français, un territoire et appeler à davantage de raisons. Je suis très inquiète de la montée des extrêmes dont les programmes économiques seraient très néfastes pour notre pays"
Thierry Moreno est le nouveau président des Lions de Genève. Avec l'objectif de faire retrouver au club du Grand-Saconnex, les sommets du championnat suisse. Thierry Moreno était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous êtes le nouveau président des Lions de Genève. Une nomination, un jour après le changement d’entraîneur. Qu’est ce qui se passe?
"Il y a toujours beaucoup de changements, dans tous les clubs sportifs, à l'intersaison. Avec l'entraîneur de la saison dernière, il y avait plus de négatif que de positif, d'où cet accord trouvé pour se séparer. Nous avons un nouveau coach, Patrick Pembélé, plein de talent, très investi. Genève pourrait être le tremplin qui lui permettra d'aller plus loin dans ses ambitions d'entraîneur. C'est un fou de basket!"
Pas simple de passer après Imad Fattal, qui est plus de dix ans, président des Lions de Genève..
"C'est un gros défi! Imad Fattal c'est vraiment le fondateur du club qui l'a construit à son image avec l'esprit de la gagne, de toujours aller de l'avant, ce qui a fait le succès des Lions de Genève pendant les douze années de sa présidence. Oggie Kapetanovic, lui a succédé, un choix logique. Il va rester à la tête de la partie junior de notre club. Cela va nous permettre de continuer la collaboration avec le mouvement junior et faire émerger des joueurs genevois. Je suis convaincu que Genève est une terre de basket et j'ai à cœur de faire grandir des joueurs du cru".
Le label Genève Région - Terre Avenir fête ses vingt ans. Elodie Marafico, responsable de la marque GRTA au sein de l'Office cantonal de l’agriculture et de la nature, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Le label GRTA fête déjà ses 20 ans!
"Aujourd'hui 80% des consommateurs connaissent cette marque. Pour un agriculteur qui veut être certifié, il doit respecter des prestations écologiques très précises. Pour un transformateur, il faut une traçabilité irréprochable et avoir une CCT. Toute la filière est labélisée GRTA: les producteurs, les transformateurs, les distributeurs et aussi les restaurateurs".
Comment sont effectués les contrôles?
"Des organismes indépendants contrôlent les exigences de la marque: de la traçabilité, sur les conditions sociales mais aussi sur les résidus de pesticide. On a également une fréquence définie selon le profil des utilisateurs, mais aussi des contrôles inopinés".
Quel est l'origine de ce label GRTA?
"Il y avait un groupe de travail qui réfléchissait à la souveraineté alimentaire. Ce groupe de travail a trouvé une parade à la mondialisation, à Genève, avec ce label GRTA, en 2004. En 2005, la loi sur la promotion de l'agriculture a entériné toute cette notion, encadrant cette marque. A peu près 50% des produits GRTA sont consommés à Genève".
Livia Zbinden est la nouvelle présidente du Conseil municipal de la Ville de Genève. Une ascension éclaire pour cette élue d'Ensemble à Gauche, au délibératif depuis seulement trois ans. Livia Zbinden était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Certains sont des élus du conseil municipal depuis plusieurs législatures et n’ont jamais été président du délibératif. Vous, c’est votre premier mandat et vous l’êtes déjà!
"Ce n'est pas le hasard mais c'est vrai que je ne suis au Conseil municipal, que depuis trois ans. On tourne entre partis, la proposition c'est faite et me voilà! Ca va être une année de formation extrême et je le prends comme une opportunité".
Vous êtes élue d’Ensemble à Gauche, un parti qui revendique d’habitude. Mais quand on est présidente du conseil municipal, le rôle est plus celui d’arbitre, de garant de la bonne tenue des débats.
"Je dois faire attention à cela. Etre présidente ce n'est pas faire partie d'un parti, c'est faire attention à ce que les débats se passent bien, soient calmes, posées. C'est une année d'élections donc cela particulier. Je souhaite avoir des débats apaisés, avec des élus calmes et que s'il y a de l'animation, que cela se passe dans des moyens choisis".
Réductions du bruit, des gaz à effet de serre, des polluants atmosphériques et des vols à vide. Voilà la longue liste des revendications des associations et des riverains de l’aéroport. Une manière de faire pression sur le Conseil d’Etat qui doit signer prochainement une nouvelle convention d’objectifs avec Cointrin. Alain Rosset, président de l'Association des Riverains de l'Aéroport de Genève était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous montez au créneau alors que la nouvelle convention d’objectifs doit être signée entre le Conseil d’Etat et l’aéroport de Genève. Avec un objectif avant tout: la réduction du bruit: dont un couvre-feu entre 22h et 6h. Ce ce n’est pas déjà le cas, les limitations après 22h?
"Non, malheureusement. Il n'y a pas de décollage prévu après 22 heures, mais il y a des retards pour les atterrissages. Ce n'est pas quelque chose d'exceptionnel. Les heures d'ouverture de l'aéroport vont jusqu'à 0h29, avec les dérogations".
Si l'aéroport ne remplit pas ses conditions, il y aurait donc des pénalités financières?
"Il faudrait que les redevances de bruit soient beaucoup plus dissuasives pour imposer aux compagnies aériennes des modifications dans leur système de rotation et qu'elles respectent vraiment ce repos nocturne des riverains. Il y a des redevances de bruit selon les tranches horaires, mais elles ne sont pas suffisantes. La compagnie principale à Genève, easyJet, doit faire un minimum de rotations, par jour et est à flux tendu. Donc en fin de journée, les retards peuvent s'accumuler".
Les Genevois ont largement refusé, dimanche 9 juin, d'accorder le droit de vote et d'éligibilité, aux étrangers, au niveau cantonal. La députée socialiste Xhevrie Osmani, membre du comité d'initiative "Une vie ici, une voix ici" était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
La 85e édition du Bol d'Or Mirabaud se court le 15 juin prochain. Une édition marquée par plusieurs nouveautés, dont un village au Port-Noir ou encore trois catégories de course. Yann Petremand, le président du comité d'organisation du Bol d'OR Mirabeau, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Une semaine tout pile avant le départ de la 85e édition du Bol d’Or Mirabeau. C’est un mélange d’excitation et d’anxiété:
"Excitation oui, car on se réjouit, chaque année, que cette régate prenne son départ, dans la rade, avec tous ces concurrents présents à ce rendez-vous de la voile internationale. Pas d'anxiété car nous travaillons, depuis des mois, avec l'organisation pour que le déroulement de cette course se passe dans les meilleures conditions, tant sur l'eau qu'à terre. Nous sommes donc plutôt sereins".
La grande question c’est… à quelle heure la course va-t-elle se terminer? Ces derniers années, toujours très tard. Pas avant 23h.. avec un quasi 3 heures du matin, l’année dernière…
"Nous ne maîtrisons pas la météo et on espère de notre côté, cette année. Les deux dernières éditions, on n'a manqué de vent. C'est une autre difficulté pour les concurrents, ça fait partie de ce sport".
La grande différence, cette année, c’est ce Village Bol d’Or Mirabeau, au Port Noir, plutôt que d’être à la Nautique. Volonté d’en faire un vrai événement populaire, à Genève…
"On 'a pas abandonné la Nautique, ce site est complémentaire du village. C'est là que seront tous les bateaux des concurrents et que se fera toute la coordination de ce qui se passe, sur l'eau. Il y a une volonté de la Société Nautique de Genève de s'ouvrir à un public plus large, de démocratiser ce sport qui paraît trop souvent élitiste"
Un référendum est lancé pour conserver la grille tarifaire des TPG, dans la loi. Le député Matthieu Jotterand, membre du comité référendaire, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Le Grand Conseil a accepté, la semaine dernière, que les tpg puissent fixer leurs tarifs, en accord avec le Conseil d’Etat. Qu’une régie fixe ses tarifs, ça semble tout à fait normal…
"Pas tant que cela. Les transports publics sont surtout un service public avec derrière, des enjeux de report modal, d'attractivité de l'offre. Cela devient donc un enjeu beaucoup plus politique que simplement fixer le tarif d'un service quelconque".
Les TPG ont des investissements à financer. Comment le faire, sans l'augmentation des tarifs?
"La droite a envoyé un message extrêmement clair en voulant baisser les impôts pour les plus riches qui dit: on a assez d'argent. On ne peut pas dire à la classe moyenne, étouffée par les primes maladie: on a offert la gratuité aux moins de 25 ans mais pardon, on doit augmenter les billets! Ce n'est pas cohérent, comme message! Le prix du billet à Genève est juste. Dans toutes les villes de Suisse, ce billet est à la charge du contribuable et de l'usager. C'est donc une décision politique de savoir dans quelle proportion. En général, l'usage est de 50 / 50. A Genève, la population a décidé que ce billet devait être plus à la charge de l'Etat que de l'usager".
Népotisme, conflits d’intérêt, subvention déguisée. Autant de faits accablants reprochés à l’ancienne conseillère d’Etat, Fabienne Fischer, par la sous-commission du contrôle de gestion du Grand Conseil qui a rendu, mardi, son rapport. Fabienne Fischer, elle, “conteste fermement ces conclusions (...) et considère avoir accompli sa fonction dans le strict respect des lois”. Une affaire Fischer qui est loin d’être terminée: un rapport de la Cour des Comptes est attendu, à ce sujet. Une enquête pénale est également en cours d’instruction. Le conseiller national MCG, Daniel Sormanni, à l'origine de cette dénonciation pénale était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Les conclusions de l’enquête de la sous commission de contrôle de gestion sont accablantes à l'encontre de Fabienne Fischer. Daniel Sormanni, vous êtes celui qui s’est interrogé sur le rôle joué par des collaborateurs de l’Etat pour la réélection de Fabienne Fischer. Vous avez déposé une dénonciation pénale. Votre réaction?
"Les conclusions de la sous-commission confirment les soupçons que j'avais à l'époque. Il était important qu'elle prenne le relais par rapport aux centaines de mails et documents que j'avais reçu qui montraient bien qu'il y avait un certain nombre de problèmes et de mélange des genre".
Des collaborateurs de l’Etat ont donc bien servi pour la campagne électorale de Fabienne Fischer. Mais aussi des mandats ne répondant à aucun besoin public ont été octroyés à des associations proches et à des projets portés par le compagnon de l’ancienne Conseillère d’Etat. Là c’est clairement du népotisme…
"Tout à fait. On favorise des proches, on tente de faire passer un certain nombre de projets. La sous-commission a la preuve que l'équipe de Fabienne Fischer avait émis un préavis négatif. Réponse de la magistrate de l'époque: on va quand même de l'avant! Ce n'est pas possible de fonctionner comme ça. On a un devoir de transparence, de respecter les institutions".
Christina Kitsos est la nouvelle maire de Genève. Avec un thème: Ce qui nous lie. Christina Kitsos était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous placez votre année de mairie sous le thème: ce qui nous lie, à savoir “la volonté d’ouvrir un levier capacitaire collectif, le capital social, les liens de proximité, l’engagement, la créativité, la culture, le courage”:
"Chacun, en Ville, doit s'interroger: quand je me lève le matin, qu'est-ce qui fait que j'appartiens à cette Ville et comment je m'engage dans cette cité? Nous sommes dans des sociétés très individualistes, nous avons une monétarisation de nos existence où même parfois les relations engagées sont quasiment des transactions. Cela interroge sur notre contrat social. Très concrètement, des rencontres vont être organisées au sein des quartiers, avec des tables de jeux intergénérationnels. Le jeu est un formidable levier pour créer des liens. Nous allons organiser des conférences, sur cette question".
Vous avez mis en place des correspondants de nuit, pour répondre aux sentiments d’insécurité des habitants des Pâquis, il y a tout juste un an. Où en est-on?
"Nous couvrons toute la rive droite. Ces correspondants permettent d'amener une mission complémentaires à la police municipale et cantonale car ils n'agissent pas sur les mêmes axes. Ils ont une mission de médiation et dialogue. Intervenir en amont, permet d'éviter les tensions. Cette année, nous allons développer une équipe sur le secteur Plainpalais, Jonction, Acacias".
Genève: ville des droits humains. Volker Türck, haut commissaire des Nations Unies, aux Droits de l’Homme invité du 1er août…
"Les droits humains font partie de l'histoire genevoise. Le multilatéralisme est une notion fondamentale mais mise à mal, actuellement. A Genève, on une superposition: Genève internationale, Genève locale... Comment peut-on construire de l'intérieur cette société avec des liens entre les différents milieux".
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Tous les matins, sur Radio Lac, Béatrice Rul reçoit, à 7h30, celles et ceux qui font l’actualité. Politique, économie, sport, ils viennent, tous, en discuter pendant 6’ sur Radio Lac… et sans…