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By Radio LacNews
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  • 6 minutes avec Marc Gautschi, directeur sportif du GSHC

    Genève-Servette a déjà terminé sa saison. Pas de play in pour une formation qui était considérée, par tous, comme devant finir dans le Top 4. Marc Gautschi, le directeur sportif du GSHC était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 

    Genève-Servette est en vacances depuis une semaine. 12e de saison régulière. Pas de play offs pour la 2e année de suite alors que l’effectif plaçait notre équipe dans le TOP 4. Comment qualifier cette saison: revers, désillusion, fiasco?

    “Un peu tout. Je pense qu'on était parti pour chasser le titre de nouveau, on a eu l'effectif pour, mais il y a beaucoup de choses qui sont allées de travers cette saison et maintenant il faut bien analyser pour tout changer complètement pour la nouvelle saison”. 

    L’équipe a dû jouer ses 8 premiers matchs de la saison à l’extérieur à cause des travaux aux Vernets. Un gros handicap pour l’équipe…

    “Ça ne vaut pas comme excuse, mais évidemment si tu ne joues pas devant ton public c'est un peu plus compliqué. Normalement, si tu n’es pas dans le top 6, au mois de novembre ou décembre, c'est difficile à rattraper. Tu chasses toujours un peu les autres équipes, mais je pense qu'on doit mieux se préparer au mois d'août et changer un peu les dynamiques dans l'équipe”.

    Beaucoup de blessés, dans l’équipe. Elle n’a pas fini par tourner que quand elle était au complet. Un problème de préparation.. 

    “Ce n'était pas vraiment des blessures liées à la mauvaise préparation mais des blessures un peu comme ça: des ligaments, des choses comme ça, mais clairement si tu construis une équipe pour être devant et puis tu as 7, 8, 9 joueurs qui te manquent, c'est difficile d’être aussi compétitif que Zurich ou Lausanne, des grosses équipes comme ça. Il faut mieux se préparer et puis justement une fois qu'on était au complet, après le mois de février, on a montré qu'on était capable de bien faire”

    La mentalité de l’équipe est aussi en cause, avec un manque d’impact..

    “Je ne dirais pas qu'on n'a pas eu d’impact mais évidemment si tu commences à perdre des matchs, il y a la confiance qui part un peu. Le hockey est un sport où joue beaucoup le mental. Quand tu n’arrives pas à enchaîner des matchs, tu perds de la confiance: en janvier quand on a eu beaucoup de blessés, on a joué 17 matchs. Ca nous a vraiment pénalisés”

    Et les leaders, ils étaient où ? 

    “J’attendais beaucoup plus de la part de certains joueurs. Ca fait une ou deux saisons qu'on n'était pas au top: ce sont à ces moments clé que l'équipe a besoin de ces leaders-là. Ces joueurs ont été des champions du monde, on a gagné des titres, avec eux, ils ont de l'expérience, ce sont de super joueurs et j’attendais beaucoup plus à eux” 

    Et ils n'ont pas répondu présent ? 

    “Pas tous”.

    Une équipe qui a du mal à se remettre du titre de champion. On pouvait entendre cet argument l’année dernière. Cette année l’équipe n’a même pas joué les play-in. Les joueurs ne sont donc pas au niveau de la National League…

    “Je ne dirais pas ça mais il ne faut pas trouver des excuses. A la fin, c'est ma faute, c'est la faute des coachs, c'est la faute des joueurs. On a tous raté cette saison, il ne faut pas chercher des excuses. Maintenant on avait tout pour bien faire. Il faut maintenant trouver pourquoi ça n'a pas fonctionné et puis changer les choses qui n'ont pas marché”

    Changer les choses, donc changer des joueurs ? “Oui, ça c'est prévu qu'il y ait un assez grand changement dans l'effectif. Il y a toujours d'autres équipes qui jouent encore, du coup c'est un peu plus complexe de faire quelque chose là-dessus mais c'est clair qu'il nous manque un peu de profondeur. On a deux, trois très bons joueurs de la relève qui vont nous rejoindre”.


    7 min
  • 6 minutes avec Florent Benoit, président de la communauté de communes du Genevois français…

    La mobilité, au cœur des discussions transfrontalières: saturation des petites douanes, extension du tram 15 à l'arrêt. Florent Benoit, le président de la communauté de communes du Genevois français était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Le trafic frontalier ne cesse d'augmenter aux petites douanes. Avec ce nouvel objectif: réduire de 30% les passages à Soral, Chancy, Certoux et Sézegnin. Comment réalisez-vous ce "miracle"?

    "On y travaille tous les jours et de manière intelligente avec la Suisse et particulièrement Pierre Maudet et l'ensemble de son administration. On a signé une lettre d'intention le 29 janvier dernier qui prolonge l'ensemble des mesures qui ont été prises et parmi celles-ci les feux qui ont été mis le matin pour réduire le trafic aux petites douanes. Depuis 2017, le flux a été réduit de 27%"

    On craint beaucoup, ici, ce nouvel échangeur de l’A40 à Viry, qui déboucherait directement à Soral. Un véritable aspirateur à voitures. Quasiment une provocation quand on essaie de juguler le flux de voitures…

    "C'est une manière de voir les choses. Je sais que côté Suisse, il y a eu des mouvements contre cet échangeur. La commune de Viry n'est pas favorable à l'arrivée de cet échangeur. Elle s'est d'ailleurs prononcée dans une délibération contre. L'État en a pris acte.  À ce stade, il n'y a plus de projet d'échangeur tel que. Pour autant, il y a une véritable problématique d'engorgement de notre territoire du Vuache, qui fait partie de la communauté de communes du Genevois. Au-delà de la position de l'échangeur, il va falloir massifier du flux sur les autoroutes et particulièrement en direction de Bardonnex pour justement éviter que les voitures traversent Soral particulièrement"

    Il y a peu d'alternatives, à la voiture, de votre côté...

    "La problématique, c'est que nos concitoyens demandent davantage de transports publics. Ça a un coût mais pour autant c'est un service public. On a mis le paquet sur les transports publics. Désormais, depuis l'année dernière, ma commune de Vulbens, qui est loin effectivement, est desservie par le transport public, toutes les 20 minutes en heure de pointe. Donc c'est un investissement qui est très important pour notre communauté de communes. Et puis vous savez que le point d'orgue sera l'arrivée du tram à Saint-Julien. Tram pour lequel, quand on dit que tout est compliqué en France, et bien pour une fois, tout est simple puisque nous sommes prêts. L'ensemble des réseaux ont été dévoyés, les ponts ont été renforcés, etc. Et c'est plutôt du côté suisse que ça coince, si vous me permettez l'expression. Et on attend des nouvelles du tribunal fédéral. Dès que les choses seront rentrées dans l'ordre, on recommencera notre travail. Mais nous, on est à deux doigts de poser les rails. Le tram, ce serait environ 3 000 voitures en moins sur les routes. On espère une arrivée de ce projet à l'horizon 2029-2030".

    7 min
  • 6 minutes avec Marie Barbey-Chappuis, conseillère administrative sortante de la Ville de Genève

    Marie Barbey Chappuis brigue un nouveau mandat, comme conseillère administrative de la Ville de Genève. A son actif: les investissements dans le sport et le retour d'activités. Elle était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Vous terminez cette législature à la tête du département de la sécurité La sécurité, avec la police municipale. Vous êtes pour davantage de patrouilles pédestres. On sait que l’on manque davantage de patrouilles la nuit, là que le sentiment d’insécurité est le plus fort. Donc va-t-on avoir davantage de patrouilles de police?

    "La sécurité c'est un défi quotidien, il faut recommencer tous les matins donc l'objectif effectivement c'est que tous les matins et toutes les nuits, la police municipale travaille aussi la nuit jusqu'à 3h du matin notamment en fin de semaine. Passer 3h c'est la police cantonale qui prend le relais jusqu'au lever du jour, jusqu'à 6h du matin. L'objectif c'est d'avoir des patrouilles pédestres, c'est de montrer l'uniforme, ça c'est l'objectif tous les jours de la police municipale que l'on poursuit et puis là l'objet c'est surtout d'augmenter aussi les effectifs, on travaille fort sur le recrutement parce qu'on sait que tous les métiers uniformés connaissent une crise des vocations. On a mis beaucoup de moyens ces dernières années pour augmenter nos capacités de recrutement: ça commence à payer, là on a une école de formation avec des aspirants qui vont bientôt rejoindre les rangs de la police municipale, donc on aura plus de force sur le terrain et donc on pourra avoir plus de patrouilles pédestres et je m'en réjouis. Je suis favorable aux caméras de surveillance mais c'est pas une recette miracle, je crois que ce qu'il faut c'est justement des caméras mais aussi surtout des patrouilles pédestres, c'est un outil supplémentaire pour renforcer la sécurité de proximité".

    Vous êtes aussi la Madame Fête à Genève puisque vous êtes en charge de l'animation, alors on a eu le feu ô lac avec les drones, Genève Genève l'été dernier, le feu au lac n'est pas reconduit tout comme Genève Genève, cet été...

    "Il n'y aura pas de grands événements estivales, cet été, mais on aura deux grands autres événements: l'Euro féminin de football, avec un village du sport et une fan zone sur les quais tout le mois de juillet. Début septembre, on aura Sail GP qui est un immense événement aussi de voile qui a lieu d'habitude à Sydney, New York ou Dubaï. Cette année c'est la première fois qu'ils viendront en bassin fermé à Genève. On aura donc des quais qui seront passablement occupés durant tout l'été avec des très beaux événements. Les  Genevois auront du beau spectacle! L'animation estivale, moi j'y travaille déjà, en tout cas on a pris des contacts pour 2026, mais ce que je dis c'est que la ville ne peut pas le faire tout seul, il faut aussi le canton, il faut Genève Tourisme, donc on a pris des contacts et puis on attend maintenant leur positionnement. Les fêtes de Genève ont disparu aussi parce qu'il y a eu les déficits abyssaux des dernières éditions qui étaient organisées par Genève Tourisme, c'était en 2017-2018, ensuite il y a eu le Covid, et puis là on relance la dynamique: on a fait Feu ô lac, on a fait Genève Genève. Il faut se rendre compte que des événements comme ça c'est 2 à 3 millions, donc il faut aller chercher des partenaires privés, publics, ça se fait pas comme ça un matin en se levant! Ce n'est pas ya qu'à, faut qu'on!  comme le dit une minorité bruyante qui revendique des événements. Ca ne se fait pas comme ça! C'est une grosse responsabilité, et puis c'est un financement solide, je crois qu'il ne faut pas refaire les erreurs du passé, donc là on a fait Feu ô Lac, c'était un immense succès, on a fait Genève Genève avec le spectacle L'Element, c'était aussi 200 000 personnes sur les quais, donc on travaille pour 2026, avec aussi les milieux hôteliers, restaurateurs, Genève Tourisme, et j'espère qu'on pourra aboutir, mais la ville de Genèv

    7 min
  • 6 minutes avec Philippe de Rougemont, président de Noé21

    Le CERN doit publier ce mois-ci une étude de faisabilité du FCC, le futur collisionneur circulaire du CERN de 91 kms de diamètre entre Genève et la France. L'association écologique Noé21 publie une étude de non faisabilité, basée sur l’avis d’experts suisse. Philippe de Rougemont, le président de Noé21, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Au regard de votre étude de non faisabilité, il est clair qu'il faut renoncer au FCC...

    "Oui c'est assez clair: on ne peut pas se permettre cet accélérateur. On ne peut pas se le permettre parce qu'il n'y a pas seulement une comptabilité qui est celle du prestige ou qui est celle de, on peut se le permettre en termes d'argent, il y a aussi d'autres comptabilités qui sont celles des émissions de gaz à effet de serre. Il y a quelques années, à la quasi unanimité, le Grand Conseil a voté l'urgence climatique. C'est-à-dire que l'on se rend compte de l'ampleur des dégâts du changement climatique et ceux à venir qui sont prévus et qui sont annoncés par la science. On décide, également, de mettre en œuvre les accords de Paris signés par la Confédération.  Sur ça vient ce projet du FCC qui a été imaginé en 2014, donc avant l'urgence climatique. On a cette sorte de collision entre un giga projet qui émettrait énormément de gaz à effet de serre, qui capterait énormément d'électricité dont on a besoin pour décarboner les chauffages et les voitures et les autres transports routiers, donc c'est une véritable collision, on ne peut pas se permettre cet objet, en tout cas pas pour les prochaines années à venir, on a d'autres priorités".

    Un  projet qui constitue “une menace pour la transition énergétique, un encombrement aggravé du territoire en déblais de chantier et est l’objet d’une confiscation des droits démocratiques des personnes du territoire impacté". C'est ce que vous listez dans votre étude... 

    " Quand vous donnez la liste comme ça, ça donne le vertige, on n'invente rien. Mais je reste effrayé comme la première fois il y a trois ans que j'ai entendu parler de ce projet. Le CERN est d'une telle transparence que c'est uniquement avec les chiffres fournis par le CERN, par les études du CERN sur ce projet, qu'on a basé notre étude d'une quarantaine de pages. On sait que le CERN fait des efforts, tous les secteurs en font, simplement quand vous voulez faire un effort d'écologie sur un projet qui à la base est d'une telle amplitude, qui consommerait autant qu'une ville de 700 000 habitants, et bien rendre ça plus écologique, c'est vraiment travailler à la marge, c'est vraiment une mission impossible. Il aurait fallu penser dès 2014 à créer un outil pour les chercheurs et les chercheuses en physique de demain qui respectent les limites planétaires, c'est ça qui n'a pas été fait, c'est ça qu'on reproche, et on pense qu'il est encore temps de renoncer! On aimerait que le CERN renonce à ce projet et travaille sur un outil qui respecte les limites planétaires"

    100 millions ont déjà été investis, quelle collectivité, quel organisme peut s'asseoir sur 100 millions d'investissements ?

    "Oui, mais faisons une petite comparaison: le budget annuel de la ville de Genève c'est 1,3 milliard, c'est la même chose que le CERN. 100 millions c'est ce que le conseil du CERN a autorisé, le CERN a dépensé pour les études de faisabilité qui aboutissent en 2025 cette année, donc oui ça voudrait dire renoncer à ces 100 millions, mais si on attend encore quelques années ça va être renoncé en termes de milliards, et donc ce qui est juste aujourd'hui ne va pas devenir faute demain, le projet là est encore une fois d'une telle ampleur qu'on ne peut pas juste désinventer qu'il va consommer 4 térawattheures par an, on ne peut pas le désinventer"

    8 min
  • 6 minutes avec Skender Salihi, candidat MCG au Conseil administratif de la Ville de Genève

    Armer la police municipale ; fluidifier les déplacements en Ville ou encore remplacer le gore de la plaine de Plainpalais par de la verdure. Voilà les grands axes du programme du candidat administratif MCG à la Ville de Genève, Skender Salihi. Il était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 

    Vous avez déposé un projet de loi pour armer la police municipale. Avoir une arme ce n’est pas anodin. Il faut donc revoir toute la formation des policiers municipaux?  

    "C'est clair, il faut revoir la formation et avoir une arme ce n'est pas rien. Aujourd'hui on demande à la police municipale de réaliser certaines missions et je crois qu'il faut aussi lui donner les moyens de pouvoir réaliser ces missions. La différence entre les deux polices, c'est que la cantonale intervient sur les urgences et la municipale est une police de proximité. La police de proximité n'est pas protégée des interventions qui peuvent être dangereuses aussi. Quand on parle de contrats locaux de sécurité c'est soit on modifie certaines missions de la police municipale soit on arrête les contrats locaux de sécurité. Aujourd'hui on demande des fois de faire des contrôles routiers par exemple en bord de frontière à des heures où il peut y avoir certains délits qui se commettent et de mettre des policiers municipaux à contrôler des véhicules ça peut être dangereux s'ils ne sont pas équipés de moyens adéquats".

    La mobilité. Une priorité pour vous, avec l’objectif de fluidifier les déplacements en Ville. Comment faire, très concrètement?

    "Quand on parle de mobilité, c'est vrai qu'on pense souvent aux routes. Mais il faut savoir qu'un conseiller administratif ou le municipal n'a pas vraiment de pouvoir sur la modification des routes parce que c'est dépendant du canton et de l'office fédéral des routes, donc c'est fédéral. La seule chose qu'on peut modifier c'est de sécuriser certains passages par exemple les cyclistes se retrouvent sur bande cyclable qui n'existe plus à un certain moment. Il faut de vraies bandes cyclables qui arrivent d'un point A à un point B. Et puis quand on parle de mobilité, on parle aussi des trottoirs, il n'y a pas que les voitures et les cyclistes. Il y a aussi les piétons, il y a aussi les personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite".

    Il y a plus d’un an vous avez remis une pétition de plus de 500 signatures pour remplacer le gore de la plaine de Plainpalais par du gazon. Vous étiez d’ailleurs venu nous en parler, ici même. Si vous êtes élu, vous engagez-vous à remplacer la plaine par de la verdure?

    "Oui, je m'engage à le faire. Parce qu'on a besoin d'espaces conviviaux en ville de Genève. Et actuellement la plaine de Plainpalais, à mon sens, n'est pas un espace convivial et au sens de toutes ces personnes qui ont signé en tout cas. Rien n'empêche de créer une place pour pouvoir accueillir le cirque et toute autre activité des forains. Et de verdir un peu plus que de laisser du gore partout".

    6 min
  • 6 minutes avec Miren Bengoa, directrice de la Chaîne du Bonheur

    La Chaîne du Bonheur appelle aux dons pour l'Ukraine. Elle a utilisé la quasi totalité des près de 138 millions de francs de dons reçus depuis 2022, mais elle peine à en récolter de nouveaux. Ce qui pourrait mettre en péril son action sur place. Miren Bengoa, la directrice de la Chaîne du Bonheur, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Vous tirez la sonnette d’alarme car vous avez presque utilisé la totalité des dons destinés à l’Ukraine. Il y a urgence…

    "Il y a plus que jamais urgence. L'Ukraine est encore en guerre et nous avons fait en sorte d'appuyer un maximum d'ONG, il y en a plus de 15 qui agissent depuis trois années sur le terrain et ce sont presque 5 millions de personnes qui ont pu être aidées grâce aux dons de la Suisse".

    Vous revenez tout juste d'Ukraine, quelle est la situation sur place ?

    "Elle est encore très dramatique, le front est très actif, beaucoup de populations se déplacent à cause des combats et dans les grandes villes. Les conditions de vie se sont dégradées de façon drastique à cause de l'insécurité, également parce que l'économie va mal et que les familles sont disloquées. La mobilisation des hommes, les femmes se retrouvent seules en charge des enfants, des personnes âgées, la situation réellement est dramatique et j'en peux entièrement témoigner".

    Comment les ONG sur place réussissent à faire leur travail ?

    Les ONG que nous soutenons œuvrent avec énormément d'acharnement pour d'abord se rapprocher des zones les plus gravement touchées en apportant une aide alimentaire, en réhabilitant aussi vite que possible les lieux d'habitation parce qu'il fait très froid. Quand j'y étais il faisait déjà moins 8 la nuit donc évidemment quand des vitres sont cassées il faut pouvoir vite les réparer, apporter aussi une protection et un appui psychosocial parce que cette terreur constante que vivent les gens dans un pays en guerre affecte toutes les générations et malheureusement pour très longtemps donc les dons seront nécessaires sur le long terme."

    Vous évoquez une aide psychosociale, quel est justement l'état d'esprit des Ukrainiens après trois ans de guerre ?

    "Tout d'abord j'aimerais saluer leur courage et leur résilience parce que toutes les personnes avec lesquelles nous avons échangé démontraient non seulement une velléité de rester droit debout, de continuer à vivre quasi normalement malgré cette situation dramatique tout en faisant face effectivement à une incertitude très très forte aujourd'hui sur les perspectives de développement de ce conflit. Les ONG bien sûr sont tributaires de financement qui aujourd'hui ont été largement mis en cause. Nous sommes très préoccupés parce que cela aura des impacts immédiats sur l'aide apportée au quotidien mais également sur le long terme sur la capacité même du secteur humanitaire à faire face à des besoins qui sont en grande croissance. On est dans un paradoxe absolu, il y a de plus en plus de besoins humanitaires sur le terrain et on coupe les financements et on se retrouve dans des situations de devoir réduire les effectifs et couper dans les projets"

    Avec IA. 

    7 min
  • 6 minutes avec Zeynep Bartu, vice-présidente de Genève Volley

    Genève Volley lance un appel aux dons et au sponsoring pour renflouer ses caisses. Il lui manque 150’000 francs, d’ici la fin de saison, pour garantir sa pérennité. En cause: la perte de deux sponsors majeurs et la baisse des subventions cantonales. Zeynep Bartu, la vice-présidente de Genève-Volley, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 

    Genève Volley lance un appel aux dons et au sponsoring car Genève Volley va mal…

    "Ces dernières années nous avons essayé de professionnaliser notre club pour avoir de meilleurs résultats et un peu plus de présence en Ligue Nationale A. Nous avons recruté des entraîneurs professionnels ; nous avons commencé notre professionnalisation avec le structure technique et sportive. Des décisions qui se sont vues au niveau des résultats: nous avons terminé la ligue en 5e position la saison dernière qui nous a permis de jouer le Coupe d'Europe. En junior, on est beaucoup plus présent dans les championnats suisses. L'année dernière on a eu deux titres championnes U14 et U18".

    Le canton a baissé ses subventions de 20%...

    "Malheureusement nous avons eu cette mauvaise surprise qui nous a vraiment affectée. La ville et le canton étaient toujours avec nous donc je pense qu'on va pouvoir aussi nous tourner vers eux aussi. On est en train de chercher aussi des nouveaux sponsors mais notre appel n'est pas uniquement un appel aux dons. nous avons aussi besoin des bénévoles, nous sommes un grand club et on essaie de tourner avec des bénévoles donc si vous êtes intéressés à venir nous aider, vous pouvez venir être avec nous, voir nos matchs et nous aider sur le terrain".

    7 min
  • 6 minutes avec la navigatrice Justine Mettraux

    Justine Mettraux est de retour à Genève, après sa performance au Vendée Globe. La Versoisienne a terminé 8e de ce tour du monde, en solitaire, sans escale ni assistance. Justine Mettraux a réalisé un temps canon de 76 jours qui la place comme femme la plus rapide de l'épreuve. Elle était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Vous êtes la femme la plus rapide du Vendée Globe: 76 jours pour faire ce tour du monde à la voile, en solitaire, sans escale. Trois semaines après votre retour sur terre, vous vous vous dites quoi?

    "Pour l'instant j'ai l'impression de n'avoir pas vraiment eu le temps encore de revenir sur ma course. Tout s'est pas mal enchaîné avec un peu les médias, le fait aussi de ramener le bateau à Lorient, de le sortir de l'eau, de commencer à organiser la saison prochaine. Pour l'instant ça a été assez chargé, je vais pouvoir, maintenant que je suis rentrée en Suisse, avoir un peu plus de temps pour moi et pouvoir revenir un peu plus sur cette course. On a un assez gros programme avec des courses en double et en équipage l'année qui vient, et puis avec l'objectif principal qui sera la transat en double à l'automne".

    Le 10 novembre, le top départ du Vendée Globe est donné. Qu’est-ce qui vous traverse l’esprit à ce moment là…

    "À ce moment-là, j'ai envie d'aborder ce départ un peu comme si c'était celui d'une course plus petite. Je suis plus concentrée sur le fait de bien préparer le départ, et puis on sait que la route est longue et qu'il va falloir faire assez attention au bateau et rentrer dans la course petit à petit et se concentrer sur les choses à faire C'est vraiment une course majeure, c'est LA course qu'on prépare en faisant beaucoup d'autres courses transatlantiques en amont, donc c'est vraiment le gros objectif de nos campagnes en Imoca. Donc oui, il y a une pression supplémentaire".

    Comment étaient rythmées vos journées, à bord. Est-ce qu’il y avait une journée type?

    *Les journées, elles sont surtout rythmées par la prise de météo qu'on a vers 7h du matin et 7h du soir heure suisse. Donc, à ce moment-là, on va prendre les fichiers, prendre le temps de les analyser, on va réadapter notre trajectoire s'il y a besoin et puis après, le reste du temps, il est occupé soit par les manœuvres, par le fait de faire faire marcher le bateau... Assez peu de sommeil, bien sûr, mais sur le temps qu'on a de libre ou quand le bateau avance bien, il faut essayer de se reposer, il faut manger… On a quand même sur la durée du Vendée Globe, vu que c'est très long, il y a quand même des périodes creuses parce que pendant parfois quelques jours d'affilée, on peut avoir des conditions assez stables, alors ça n'arrive pas très souvent, mais à ce moment-là, ça laisse le temps d'écouter de la musique, moi j'ai plus écouté soit de la musique qu'écouter des livres audio parce qu'on peut faire quand même des choses en même temps et puis j'avais quand même une petite liseuse donc j'ai quand même lu un livre mais on prend quand même un peu de distraction parce qu'on sait que le Vendée Globe est plus long et un peu moins intense d'une certaine manière que les courses transatlantiques".

    Une traversée qui n’a pas été de tout repos. 17 jours après le départ, une avarie, avec votre voile avant qui s’est déchirée. Catastrophe?

    "C'est assez clair que la deuxième fois qu'elle s'abîme c'est irréparable, donc il va falloir faire sans. Je sais que la route est longue, qu'il va se passer plein de choses, j'ai perdu du terrain sur cette phase là mais ce n'est pas impossible que ça revienne après sur mes concurrents, donc j'essaie plutôt de me concentrer sur les choses à faire et sur le fait de fonctionner au mieux sans cette voile.  Sur la durée d'un Vendée Globe bien sûr il y a des pièces qui peuvent commencer à fatiguer ou s'abîmer, donc il faut pouvoir être à même de régler ces différents problèmes. Les proches bien sûr jouent un rôle, à ce moment là mais il y a aussi toute

    12 min
  • 6 minutes avec Alfonso Gomez, conseiller administratif sortant de la Ville de Genève

    Alfonso Gomez compte bien rempiler pour un second mandat en Ville de Genève. Parmi les priorités du conseiller administratif sortant: la végétalisation. Alfonso Gomez qui met aussi. en avant, son bilan aux finances. Il était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    La stratégie climat du conseil administratif a pour objectif de dégrapper 10’000 m2  de bitume par an. Vous en êtes à 13’000 depuis 2020. Le compte n’y est pas. On va donc vous voir marteau piqueur à la main, Alfonso Gomez… 

    " Vous savez, ça prend du temps, c'est comme un paquebot, il faut d'abord regarder aussi ce qu'il y a en dessous, il faut trouver des endroits. Donc tout ça prend un certain nombre de temps, nous sommes dans une des villes les plus denses de Suisse. Il y a beaucoup de tuyaux en dessous, vous ne pouvez pas évidemment planter ou dégrapper n'importe où, vous devez à chaque fois analyser, et c'est ce qui a été fait. Il faut évidemment rendre la ville moins minérale à cause des pics de chaleur, et évidemment il faut rendre cette ville plus éponge, plus apte à accueillir l'eau et à qu'elle soit rafraîchie"

    Votre programme et votre bilan se résume aussi en un mot: VEGETALISATION. Une végétalisation qui a été menée en Ville, mais qui tarde aux Pâquis qui est un des quartiers où il fait le plus chaud, en été, Et tiens, hier,  vous annoncez la plantation de 75 arbres, hier, aux Pâquis. Et ça juste avant les élections, c’est fou quand même les coïncidences… 

    "Le hasard fait bien les choses parfois, c'est un projet qui date d'il y a deux ans, et comme je vous ai dit, il y a deux quartiers qui sont fortement minéralisés, qui sont fortement densifiés, la Jonction et les Pâquis. On a procédé à une analyse pour savoir où l'on pouvait dégrapper. Cette analyse a pris une année et demie, ensuite il a fallu obtenir les autorisations. Il y a des quartiers où c'est plus difficile. A la Jonction par exemple, c'est plus compliqué car il y a beaucoup de tuyaux dans le sous-sol. Moi j'aurais aimé que ça soit avant, mais voilà".

    Vous parlez beaucoup de thématiques typiquement des Verts mais vous êtes quand même le grand argentier de la Ville. Le dernier budget est déficitaire de près de 71 millions et vous devrez présenter au Conseil d’Etat un plan de retour à l’équilibre, dès le printemps prochain. La dette va donc se creuser. La Ville avait pourtant eu des rentrées fiscales exceptionnelles, les deux dernières années. N’avez vous pas été plus cigales que fourmi et garder davantage d’argent pour les temps les plus durs qui s’annoncent…

    "Notre dette a diminué de plus de 200 millions sur ces quatre dernières années, dû, entre autres, à ces recettes fiscales extraordinaires. Et elle a diminué de 12,5%. Et puis, ensuite, il y a eu cette baisse fiscale qui a été votée par le peuple. Il y a eu la première baisse fiscale RFFA, qui a supposé également un retour à l'équilibre. Nous avions entamé ce retour budgétaire à l'équilibre, mais ce qui compte, ce sont les comptes, et dans les comptes, nous avons toujours été excédentaires. Donc, pendant quatre ans, nous avons présenté des budgets déficitaires, mais des comptes in fine, qui étaient excédentaires. Ensuite, il y a eu cette baisse fiscale additionnelle qui a été proposée par le Conseil d'État, par la droite du Grand Conseil également, qui suppose, pour l'ensemble des communes, une situation plus compliquée. Et cela nous oblige, à nouveau, à représenter des budgets déficitaires avec un retour à l'équilibre".

    C'est la faute de la droite, c'est le budget déficitaire ?

    "Bien sûr que c'est la faute de la droite, parce que nous avions entamé ce retour à l'équilibre Mais RFFA voté a supposé des recettes fiscales en moins. On s'est dit on va prendre jusqu'à 2028, et ensuite, on regardera la situation des communes et du canton. Et puis, avant 2028, il y a une deuxième baisse fiscale qui a été présentée, votée par le peuple. Il y a toute une série, quand

    8 min
  • 6 minutes avec Natacha Buffet Desfayes, candidate PLR au conseil administratif de Genève

    Le PLR fait 10 propositions pour la Ville de Genève. Sa candidate au conseil administratif, Natacha Buffet Desfayes était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Le PLR prend 10 engagements dont la Tolérance zéro face à la mendicité, le deal et le harcèlement de rue. Marie Barbey Chappuis, la conseillère administrative du Centre a donc échoué sur ces sujets… 

    "Non, ce n'est pas ça. On a une loi, par exemple, pour la mendicité qui est très claire, qui a été votée par le Parlement et qui doit être appliquée. Et pour ça, il faut qu'il y ait aussi des moyens d'aller vérifier. On sait qu'il y a beaucoup de demandes de la population d'avoir plus de police municipale, plus de contrôles aussi, dans les rues. Par exemple, dans le quartier des Pâquis où beaucoup de commerçants, beaucoup d'habitants se plaignent d'une mendicité qui n'est pas dans les zones qui ne sont pas dédiées, mais qui sont légales pour ça. Et puis, il faut vraiment continuer à agir là-dessus".

    Parmi vos propositions, un marché de Rives, couvert. Mais on a déjà les Halles de Rives, qu’est ce que vous voulez faire de plus…. 

    "Quelque chose de beaucoup plus grand et beaucoup plus ouvert, puisqu'on attend avec impatience la piétonnisation de Rives qui nous est promise depuis longtemps. C'est d'avoir vraiment un marché qui soit ouvert aussi sur la cité, sur le quartier, et qui puisse réunir des commerçants qui seraient là permanent. Evidemment, il pourrait y avoir un prolongement avec les Halles de Rive. Il faut voir si on veut les garder telles qu'elles sont aujourd'hui ou bien si on veut les déplacer sous un marché couvert tel qu'on le connaît, par exemple à Lyon. Je pense que les Halles actuelles sont trop petites, effectivement. On a la question du marché qui, deux fois par semaine, se trouve sur le boulevard Helvétique, qui bloque le trafic et qui mérite d'avoir un bel endroit dans lequel il peut être permanent".

    Vous souhaitez des Jeux olympiques de l’Art. Avant de faire des J.O de l’Art, il faudrait peut-être s’occuper des conditions de vie du personnel de la culture?

    "Ce n'est pas du tout contradictoire, puisque beaucoup de budgets ont été votés et en ville et au canton pour augmenter et améliorer la condition des artistes. C'est très, très important. J'ai la vision d'une ville dans laquelle la culture rayonne encore plus qu'aujourd'hui. Ce serait avoir plusieurs endroits qui existent déjà, contrairement à ce qu'on voit pour des Jeux Olympiques, dans lesquels on se trouve à construire des nouvelles infrastructures qui, ensuite, posent problème dans la gestion et puis dans le patrimoine. Là, ce serait utiliser des bâtiments qui existent déjà et faire venir des artistes, soit locaux, soit internationaux, puisque c'est quand même l'idée des Jeux Olympiques et les faire pendant deux semaines, comme sur le modèle des Jeux Olympiques du sport".

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