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Les syndicats et les partis de Gauche lancent un référendum contre les lois corsets. Geneviève Preti, présidente du Cartel intersyndical, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous lancez un référendum, vous syndicats mais aussi Parti de gauche, qu'elle est de nouveau le problème?
"Il y a un large front référendaire contre ces lois qui corsettent, qui veulent corseter les prestations publiques et essouffler tout le monde. Le problème c'est que ce sont des lois qui veulent brider les moyens de la fonction publique en fonction de la démographie. C'est un très mauvais indicateur"
La dernière loi dans votre viseur, c'est celle qui prévoit qu'en cas de budget déficitaire, aucun poste permanent supplémentaire ne puisse être créé à l'État. Est-ce que ce n'est pas tout simplement ce qu'on appelle du bon sens ? On a un déficit, on ne peut pas engager davantage, ça semble assez logique.
"Mais si les besoins sont là, il faut les moyens! Je vous rappelle juste que c'est cette droite qui a fait passer ces lois, il n'y a pas si longtemps a fait baisser les impôts en disant que ça ne posait aucun problème. Nous avons la preuve aujourd'hui que c'est un mensonge, ça pose un problème puisqu'ils veulent réduire les moyens de l'État".
Vous avez l'impression quand même que vous partez du principe que le Grand Conseil veut à tout prix s'en prendre à la fonction publique ?
"Mais oui, la majorité de droite veut s'en prendre aux prestations publiques. Je vous prends le cas de l'enseignement, ils ont dû corriger leur loi, elle était très mauvaise de ce point de vue-là. Ils l'ont corrigée parce que c'est une évidence qu'on doit corréler le nombre d'enseignants par rapport au nombre d'élèves, donc ils ont modifié leur loi dans ce sens-là mais ils ont complètement oublié de modifier aussi pour l'ensemble du personnel autour de l'enseignement parce que cette loi ne va pas augmenter en proportion des élèves, l'éducation sexuelle à l'école, les infirmières scolaires, les secrétaires, je veux dire les parents et les élèves vont bientôt trouver des secrétariats fermés parce qu'il n'y aura plus les moyens de leur répondre de ce point de vue-là".
La Fondation Clair Bois fête ses 50 ans. Son directeur Alain Kolly, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
La Fondation Clair Bois fête ses 50 ans. 50 ans où elle a œuvré à faire évoluer l’image des personnes en situation de handicap dans la société…
"Exactement, c'est une fondation qui a pris place sur le canton de Genève avec notamment la création d'un premier foyer à Lancy, d'une école qui a reçu des enfants et puis ensuite évidemment qui s'est adaptée au fil du temps aux différents besoins et aux évolutions des attentes de la société. Aujourd'hui c'est une fondation qui a plus de 600 collaborateurs, on a 347 personnes que l'on accompagne au quotidien et nous sommes très fiers de fêter ses 50 ans cette année pour à la fois montrer notre travail. Mais aussi nos portes pour les familles, pour les proches et essayer de trouver un moyen aussi de réconcilier les attentes des familles avec le travail de la fondation Clair Bois".
Il y avait, effectivement, eu des tensions avec les proches, avec le Covid
"Oui et c'est bien normal finalement. Les proches, les familles sont évidemment très à l'écoute des besoins des personnes qui nous sont confiées et donc elles veulent naturellement le meilleur pour elles. La fondation, notamment après le Covid, a dû aussi adapter un peu ses moyens, adapter sa manière de faire et donc ça a créé effectivement parfois des malentendus que nous sommes aujourd'hui en train de mettre à plat et d'expliquer finalement cet engagement extraordinaire de nos équipes au quotidien qui essayent de faire le mieux et qui essayent aussi d'adapter finalement les prestations qui sont données à cette évolution des attentes et des besoins".
Le scandale du foyer de Mancy a mis en lumière ce type d'établissement:
"C'est pour ça qu'on a deux journées portes ouvertes mais c'est aussi pour ça que par exemple nos restaurants sont ouverts au public, que c'est toujours possible de s'intéresser à ce qu'on fait. On a beaucoup de partenariats avec les communes, comme Carouge ou la Ville de Genève, ou Lancy, par exemple sur des écoles intégrées dans les écoles publiques et ce qui veut dire que notre volonté aussi c'est d'ouvrir vraiment ces portes pour voir que le travail qui est fait est un travail professionnel. On peut toujours s'améliorer, c'est sûr, mais donc il faut réussir à faire comprendre que non, la fondation Clair Bois, comme toutes les autres fondations, ne sont pas des endroits fermés, ce sont des endroits ouverts où les personnes reçoivent le meilleur accompagnement possible"
Le personnel avait dénoncé les conditions de travail, pendant la pandémie:
"Ça s'améliore. Evidemment, c'est toujours souvent une question de moyens mais aussi une question d'organisation et je crois que c'est par le dialogue qu'on arrive à régler ces questions là. C'est pour ça qu'on a toute une série de démarches qui sont en cours et ces 50 ans doivent nous permettre véritablement cette réconciliation si j'ose utiliser ce terme"
La Genève Internationale est inquiète après les annonces de Donald Trump. Les Etats-Unis, principal contributeur de l'OMS, vont quitter l'Organisation Mondiale de la Santé. Fabrice Eggly, directeur de la Fondation pour Genève, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Il y a une semaine, Donald Trump annonçait le retrait des Etats-Unis de l’OMS. Les Nations Unis à Genève ont du mal à payer les factures. Est-ce la fin de la glorieuse Genève Internationale?
*C'est évidemment une mauvaise nouvelle, le retrait de l'administration américaine du soutien financier de l'OMS. Cela dit, ce n'est pas une surprise, tout le monde s'y attendait. Et c'est vrai qu'il va falloir maintenant se réinventer. Je pense que Genève et la Genève internationale en général, et les relations internationales en général, sont un carrefour. Un pivot et un moment de bascule dans l'histoire, donc il va falloir se réinventer. Et des organisations comme l'OMS entre autres vont devoir aujourd'hui, trouver d'autres sources de financement, que ce soit dans le secteur privé, comme la Fondation Bill Gates qui finance déjà énormément l'OMS. Mais aussi dans le secteur public avec d'autres Etats, qui potentiellement pourraient soutenir ces organisations. On peut aussi penser à l'Afrique du Sud, on peut penser à l'Inde, on peut penser à la Chine pour contribuer davantage".
Le WEF, lui, semble avoir réussi à s'imposer à l'international:
"N'oublions pas que Genève, par rapport à sa taille, a une réputation et un rayonnement bien supérieur à la taille qu'elle représente. A Genève, de nombreuses décisions qui sont prises comme des normes ou des brevets. N'oublions pas que le web internet a été créé à Genève, au CERN, la science, évidemment le droit humanitaire. Genève reste un centre, reste la capitale mondiale de la gouvernance et de la coopération. Et en fait, tous les jours, ce qui se fait à Genève impacte tous les citoyens de la planète. Donc c'est pour ça que c'est important de mentionner que Genève reste aussi une ville avec plus les organisations techniques que New York. Et bien sûr que peut-être que ça a moins de panache au quotidien qu'un Davos, sauf que lorsqu'on accueille des grands sommets, comme on l'a eu dans le passé, avec des dirigeants prestigieux. Mais Genève travaille au quotidien. C'est un centre, un pôle d'expertise et d'excellence que vous pouvez trouver tous les jours ici"
La Genève internationale qui a un impact économique important pour Genève:
"Énormément d'emplois. Alors vous avez la Genève internationale dite publique, c'est donc toutes les organisations des Nations Unies, les organisations internationales et les ONG. On est quand même à quasiment 34 000 emplois, ce qu'on oublie. Et si vous incluez également, ce n'est pas le sujet ce matin, mais aussi le secteur privé, on est à plus de 155 000 emplois pour la région franco-valdo-genevoise".
Il n'est pas le plus connu mais compte se faire un nom. William Makosso se présente comme candidat au Conseil administratif de la Ville de Genève, pour le Mouvement Eco radical. Il était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous avez été membre des Verts, notamment candidat pour le conseil municipal de la Ville et au Grand Conseil. Pourquoi les avoir quittés et vous lancer seul dans cette dure bataille?
"Fort heureusement c'est un apprentissage. Je ne suis malheureusement pas la seule personne à changer de parti, c'était par conviction personnelle, raison pour laquelle j'ai quitté le Vert pour de nouvelles aventures".
Parmi vos propositions, un soutien plein et entier aux restaurateurs: réduction de 10% des taxes sur les terrasses, la prolongation des horaires d’ouverture jusqu’à 1h du matin en semaine et 2h du matin le week-end. Vous allez peut-être avoir le soutien des restaurateurs mais vous mettre à dos les habitants des quartiers…
"Ce que nous proposons c'est que Genève vive! Aujourd'hui si on pose la question aux gens, les habitants savent bien que la fête c'est pas à l'extérieur, la fête c'est à l'intérieur, et avoir une terrasse c'est une manière de continuer la convivialité. Pendant l'été les terrasses permettent aux gens de se rencontrer, et puis quand on parle de l'ouverture jusqu'à 1h du matin, il faut voir un peu ce qui se passe au niveau de la gestion des restaurateurs. J'ai l'habitude d'aller au restaurant et de passer du temps à la terrasse, discuter avec certaines personnes parce que c'est comme ça que la vie se passe, on est toujours avec les autres. Mais si vous proposez de fermer les restaurants à minuit, ça veut dire que le service doit s'arrêter à 22h15 ou à 22h45, et le dernier service est à 22h45, c'est un manque à gagner pour les restaurateurs qui eux ils ont déjà subi avec le Covid, et aujourd'hui ils arrivent pour certains à rembourser, beaucoup de difficultés pour rembourser les crédits Covid"
Pour les chômeurs, vous proposez une intégration des plus de 50 ans dans les services publics. Ca fait beaucoup de monde quand même, et pourquoi intégrer plus des seniors que les jeunes…
"Il faut voir le cas par cas, s'il y a des places qui sont disponibles dans les services publics. Continuer l'activité professionnelle si on est au chômage, c'est essentiel. On ne peut pas laisser une personne sur le carreau à la maison à réfléchir, regarder la télé ou de faire autre chose. C'est aussi un exemple pour des parents qui ont des enfants à la maison. Il faut trouver des possibilités à l'État, il y a plusieurs postes aussi, il y a des gens qui partent à la retraite, il y a des possibilités d'inclure. A l'époque on appelait ça des mesures cantonaux".
Pour les fans de foot, une subvention de 300 millions de francs à l’Académie de Servette, 300 millions!
"L'Académie de Servette a besoin de moyens. Le Servette fait un travail colossal pour l'éducation, la pédagogie et l'inclusion sociale pour les jeunes. Ce n'est pas que les jeunes qui sont là pour devenir un jour footballeurs, mais ce sont aussi les futurs directeurs d'entreprises, les futurs collaborateurs. Donc un jeune qui est formé, qui est assisté, qui est accompagné, c'est du pain béni pour la société. Ça permet d'éviter qu'un jeune puisse tomber dans une substance psychotrope, et ça coûtera plus cher à la société que de mettre un investissement sur la jeunesse"
Les Verts vont tenter de conserver leurs deux sièges au Conseil administratif de la Ville de Genève. Une mission périlleuse que va tenter de remporter, Marjorie de Chastonay, qui remplace Frédérique Perler qui ne s'est pas représentée. Marjorie de Chastonay était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous faites donc un ticket avec le sortant Alfonso Gomez, pour ces élections au Conseil administratif de la Ville. Et votre mission première, c’est de faire oublier Frédérique Perler!
"Ma mission principale, c'est faire en sorte qu'Alfonso Gomez et Marjorie de Chastenay soient élues, que nous ayons deux sièges Verts au conseil administratif, une majorité de gauche au conseil administratif et au conseil municipal. Encore plus avec le canton qui est très à droite, donc c'est absolument nécessaire de garder cette majorité de gauche en ville. Je peux citer Frédérique Perler, pour son bilan en termes d'aménagement. Elle a fait un bon travail au niveau de la place des Rois, au niveau de la piétonisation, au niveau de la place de la synagogue. Il y a beaucoup de choses qui sont en cours, qui prennent du temps parce qu'effectivement il y a des recours. Ce n'est pas toujours simple de changer les questions en termes d'aménagement. Mais il y a des beaux projets, il y a la piétonisation de Rives qui va être complètement transformée".
Vous souhaitez une mise en place généralisée du 30 km/h, en ville:
" Des quartiers comme par exemple entre Nations et Servette ou Nations et Charmilles, il faut le 30 km/h. Il y a beaucoup d'écoles, beaucoup de crèches, beaucoup de familles, beaucoup d'habitants. Si on veut traverser Genève, il faut utiliser l'autoroute de contournement, mais en tout cas pas traverser Genève dans la mesure du possible. Bien évidemment, on prioriserait les personnes en situation de handicap, les personnes qui ne peuvent pas prendre les transports publics, et les commerçants, les entrepreneurs, les indépendants qui ont besoin de leurs véhicules. Mais les autres, s'ils peuvent, évidemment, éviter la ville et rouler le plus lentement possible pour des raisons de sécurité, mais aussi pour des raisons de santé publique. Parce que quand on roule à 30 km heure, le bruit est diminué par deux. On le sait, il y a des statistiques qui sont sorties, mais surtout une étude, et toutes les communes, en tout cas du canton, soutenaient la mesure du 30 km heure comme mesure de diminution du bruit. Il y a actuellement des blocages au niveau du canton, et la ville est vraiment en faveur du 30 km heure".
Justine Mettraux devrait boucler son Vendée Globe, samedi matin. Une performance XXL pour la navigatrice genevoise qui devrait pulvériser le record féminin et le record suisse sur ce tour du monde, en solitaire, sans escale et sans assistance. Le coureur au large, Valentin Gauthier, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, pour analyser l'exploit de Justine Mettraux.
Justine Mettraux devrait arriver la nuit prochaine, aux Sables d’Olonnes et boucler son Vendée Globe en sur Team Work en 75 jours … Quelle performance!
"C'est effectivement une performance gigantesque qui ne m'étonne pas du tout venant de la part de Justine. Je pense la performance est exactement à la hauteur de Justine, discrète et très efficace, au final on n'en a pas tant parlé jusque là et là elle est en train de boucler un tour du monde qui se rapproche de la valeur absolue du record du tour du monde féminin qui est détenu par Ellen MacArthur".
Une performance d’autant plus grande que sa voile avant s’est déchirée, en début de Vendée Globe.
"C'est difficile d'imaginer effectivement parce qu'elle a perdu une de ses voiles d'avant qui est quand même une voile effectivement qui est assez utile sur ce type de bateau. Après elle avait encore d'autres voiles d'avant donc c'était moins grave comme avarie que son concurrent qui a déchiré sa grande voile il y a quelques jours par exemple. Justine est une régatière très très efficace déjà. Elle a un excellent bateau, une excellente préparation, on est sur une édition du Vendée Globe qui a connu des conditions très propices pour les records, on voit que les premiers ont aussi explosé le record de quasiment dix jours donc c'est un peu dans la lignée aussi de cette édition du Vendée Globe. Les concurrents qui sont arrivés avant Justine ont effectivement tous un bateau de dernière génération, ce qui n'est pas son cas. Justine est en passe aussi de devenir la vainqueur des bateaux de sa génération".
Quelle fierté, une Genevoise qui fait une telle performance! Au départ, elle a appris à naviguer, sur le lac, ce qui est quand même, très différent, de la mer!
"Non c'est pas tout à fait la même chose, effectivement après le lac est quand même un excellent incubateur de talent pour les navigateurs parce que c'est un lac avec des conditions très particulières, beaucoup de montagnes autour qui font que les vents sont très changeants, très complexes et ça forme historiquement ça a formé aussi beaucoup de très bons marins. Il faut aussi souligner la vision de la ville de Genève qui subventionne une structure comme le centre d'entraînement à la régate depuis des dizaines d'années. Rien que cette année on a Justine Mettraux qui va faire la meilleure performance féminine de l'histoire du Vendée Globe qui sort de cette structure. On avait aussi des navigateurs qui étaient sur la coupe de l'América qui sortent aussi du centre d'entraînement à la régate. Laurane Mettraux, la sœur de Justine, court en Sail GP, ce qui se rapproche le plus de la Formule 1 au niveau de la voile. Ce n'est pas non plus par hasard, il y a des subventions publiques qui ont été mises au bon endroit et on ne peut que se féliciter du travail de structure comme ça"
Le rapport de la commission des visiteurs officiels est étudié, ce jeudi soir, par le Grand Conseil. La présidente de cette commission, Masha Alimi était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Votre rapport pointe, sans grande surprise, Champ Dollon. Une prison surpeuplée et pourtant des amendes sont converties en peine privatives de liberté…
"Oui, mais c'est une loi fédérale. Une amende ne va pas forcément vous amener en prison. Il y a quand même un suivi si l'amende n'est pas payée, c'est la poursuite civile qui est privilégiée et la poursuite pénale n'est privilégiée que s'il y a un cumul d'amendes ou d'actes de défaut de biens qui font qu'à un moment donné, on se dirige vers la procédure pénale et la conversion en peines privatives de liberté de substitution. Nous avons recommandé, néanmoins, que ces personnes ne se retrouvent pas à Champ Dollon. Il faut un lieu plus adéquat pour ce genre de personnes qui n'ont finalement pas commis de délit. Il y a aussi un problème social. Très souvent, cette catégorie de personnes a des problèmes psychologiques dont il conviendrait de se préoccuper avant même de l'interner en prison"
La mort de deux personnes dans le Vieil Hôtel de police a beaucoup interrogé:
"On a émis l'idée déjà de mettre des caméras dans les violons, avec justement un contrôle visuel plus exacerbé. Le policier devrait avoir une vision régulière toute la nuit, si c'est tel est le cas, pour éviter ce genre de problème, bien que le risque zéro n'existe pas. Il y a, actuellement, des rondes, mais toutes les 20 minutes, demi-heure, suivant les cas. Les policiers sont formés à gérer ce genre d'urgence, mais je pense qu'il y a aussi l'expérience et il y a aussi le médecin. Parce que là, dans le cas d'espèce, le médecin était venu à donner le traitement"
Un tram sur le pont du Mont-Blanc. C'est l'idée du Parti socialiste qui a déposé deux motions, une au Grand Conseil et une autre au Conseil municipal de la Ville, en ce sens. Le conseiller municipal socialiste, Florian Schweri, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Sur le pont du Mont-Blanc, nous avons des piétons, des vélos, des voitures. Et maintenant vous voulez rajouter un tram. Ca fait beaucoup!
"La question aujourd'hui c'est le report modal qu'on veut effectuer. Il y a des quartiers qui souffrent effectivement du trafic de transit, notamment les Pâquis ou les Eaux-Vives qui sont riverains de ce pont. Aujourd'hui si on veut avoir un report modal qui permette de pacifier ces quartiers aussi, on doit avoir une offre de transport public efficace et financièrement abordable pour la population".
Le pont il n'est pas extensible, qu'est-ce qui va se passer ?
"Je pense qu'aujourd'hui on a 5 voies de voiture sur 6 sur le pont du Mont-Blanc. Il y a une voie de bus mais qui va que dans un sens, qui n'est même pas sur toute la longueur du pont. Je ne vous parle même pas des trottoirs et des pistes cyclables où tout le monde se rentre dedans parce qu'on a un espace où on a péniblement tracé une ligne pour essayer de séparer les vélos et les piétons. Effectivement, aujourd'hui on doit redéfinir la part modale des différents modes de transport sur ce pont pour permettre un report modal. La motion porte effectivement sur la stabilisation du pont lui-même. Il y a de l'érosion dans le fond du fleuve qui aujourd'hui va nécessiter de toute façon des travaux. La question aujourd'hui qu'on doit se poser c'est: est-ce qu'on veut rationaliser ces travaux et faire en même temps ceux qui permettraient de sécuriser le pont pour le tram".
Supprimer des voies pour les voitures va vous attirer des critiques;
"La question au-delà de ça c'est pas où est-ce qu'on met les voitures, c'est quelle solution est-ce qu'on propose aux personnes qui aujourd'hui faute d'alternatives se trouvent dans les voitures. Si on développe une offre de transport public qui soit efficace, qui soit rapide, qui soit financièrement abordable pour aller dans tous les points du canton, en réalité les personnes qui aujourd'hui se trouvent sur le pont du Mont-Blanc dans leur voiture, demain elles seront dans le tram sur ce même pont du Mont-Blanc, donc la question se résout. Et en fait ça permet même de libérer de l'espace pour les personnes qui n'ont pas le choix d'utiliser un véhicule. Je pense notamment aux personnes à mobilité réduite mais aussi aux artisans, aux entrepreneurs qui doivent transporter du matériel ou des personnes. Et ça permet de nouveau de pacifier les quartiers adjacents qui eux souffrent du trafic de transit notamment induit vers ce pont"
Cette proposition de tram sur le pont du Mont-Blanc vient aussi du refus de la passerelle du Mont-Blanc. Comment vous achevez le U-lacustre?
"Il n'y a aujourd'hui pas de ligne continue qui fasse le U-lacustre avec les transports publics. On a aujourd'hui besoin de créer cette ligne avec un tram avec également des bus, il faut améliorer la desserte à ce niveau là parce qu'aujourd'hui c'est une incitation finalement à prendre la voiture. Alors effectivement la passerelle elle a été refusée aussi parce que la population ne voulait pas créer une nouvelle infrastructure, elle voulait faire avec l'existant".
La Gauche radicale avance, unie, pour les élections municipales en Ville de Genève. Avec un seul candidat pour Ensemble à Gauche et Union Populaire: Tobia Schnebli. Il était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous êtes le candidat unique de la Gauche radicale, pour ces élections. Une union entre Ensemble à Gauche et l’Union populaire que vous avez rejeté lors des élections cantonales. Il y a eu des mots très forts de votre camp, et aujourd’hui, vous partez ensemble?
“Rien n'est impossible, mais là c'est vraiment le bon sens qui a prévalu. Chacune de ces quatre composantes qu'il y a aujourd'hui à la gauche de la gauche, savait qu'on n'allait pas réussir ces prochaines élections municipales en Ville de Genève sans un accord électoral, sans se mettre ensemble. C'est une responsabilité que j'ai acceptée volontiers: celle de mener cette liste dans le cadre de la reconstruction. C'est un mariage de raisons, il y a encore des cicatrices de ce passé de division, mais il faut aller au-delà dans l'intérêt de la population face à un canton et même à une Suisse aujourd'hui qui a drôlement viré vers la droite, je pense que la présence de la gauche radicale dans les institutions contribue contrepoids”.
“C'est un mariage de raisons”
Votre slogan: «Ensemble créons la ville populaire écologique et sociale». Comment la rendre plus écologique, cette ville de Genève…
“Genève est une des villes les plus riches au monde. Vous regardez le PIB par habitant, on est entre le Liechtenstein et le Luxembourg. On vit bien en Suisse, mais le problème c'est que cette richesse est inégalement répartie. Vous avez un taux de chômage à Genève, officiel Genevois de 4,6%. Si vous utilisez celui du Bureau international du travail, on est presque à 10%. Et il y a à Genève, y compris en ville, plus de 40% de la population qui a recours au subside d'assurance maladie”
Vous demandez l’accès à des logements abordables. Comment faites-vous?
“C'est un gros terrain de confrontation face aux intérêts économiques des milieux immobiliers. Il s'agit de construire sur un acquis fondamental qui est la loi sur la démolition, transformation des maisons, des habitations, la LDTR, onie par la droite et qu'on s'emploie à défendre. On est très préoccupés sur comment va être aménagé le PAV. La quantité de tours et de bureaux de prestige et aussi d'appartements chers et PPE qu'il y aura au sein du quartier Praille / Acacias / Vertnets a de quoi nous inquiéter. Sans parler du tissu économique: localement, c'est difficile de trouver des ateliers convenables. La ville en elle-même peut très peu faire”
Le MCG présente deux candidats au Conseil administratif de la Ville de Genève. Amar Madani, l'un de ces candidats, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous avez été président du conseil municipal ou votre calme a fait l’unanimité. Un élu MCG calme, vous détonnez!
"Justement, c'est la nouveauté qu'un élu MCG calme qui vient avec le dialogue, avec l'humilité et avec le respect. Nous allons travailler pour trouver des majorités, dix ans au conseil municipal, on a déposé des textes, on a essayé de trouver des majorités et donc par voie de conséquence, c'est une continuité logique de ce parcours".
La sécurité, une priorité. On connaît les problèmes rencontrés avec le deal dans le quartier des Pâquis et notamment à l’école des Pâquis. Vos propositions à vous?
"Aujourd'hui malheureusement le constat est amer, au niveau des écoles, vous avez les écoles des Charmilles, celle des Pâquis, Geisendorf... A proximité et à la sortie des écoles, vous avez un attroupement des communautés qui ont des campements, vous avez le trafic de deals, il est vrai que la commune dispose d'un outil limité en la matière, mais cela étant. La police municipale aujourd'hui, elle est limitée. Notre proposition est que suite au rapport de la Cour des comptes qui a égratigné cette notion de police de proximité, il va falloir revoir complètement le concept de police de proximité. Mauro Poggia a entamé le travail en 2019 déjà. Il y a deux solutions: la première c'est d'aller fusionner en une seule police de proximité et par-delà, il y a une formation qui débouche vers un brevet fédéral, c'est-à-dire qu'on a une police de proximité d'une façon générale. Je vous rappelle que la formation aujourd'hui qui est à Savatan, va être rapatriée ici à Genève. On mettra fin à la police municipale, mais des discussions entre les communes et le canton pour qu'on trouve des synergies pour pouvoir éclaircir l'émission des polices municipales et comme ça, lever toute ambiguïté vis-à-vis des citoyens".
Pour l’emploi, il faut une priorité aux résidents de la Ville. Comment la garantir?
"Les résidents de Genève souffrent d'une injustice, c'est un malaise au niveau de l'emploi. La ville de Genève n'est pas un employeur exemplaire. Il n'est pas normal que la ville de Genève aille chercher des employés à Paris. Paris, ce n'est pas une zone frontalière. La ville de Genève dispose de 4500 employés, plus les institutions subventionnées, plus les prestataires de services. La ville de Genève a adhéré à la directive de la préférence cantonale, initiée par Mauro Poggia, force est de constater que, durant cette législature, le nombre de frontaliers a augmenté de 6%. Dans certains services, il a atteint plus 20%. Donc, il y a quelque part un malaise, il y a quelque part un problème. Maintenant, il va falloir s'attaquer au problème. On n'a pas la solution miracle, on n'a pas une solution clé en main, je vous l'avoue, mais ensemble, on peut construire quelque chose".
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