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  • 6 minutes avec Kevin Schmid, conseiller municipal PLR en Ville de Genève

    100 nouvelles places de crèches, par année, 515 pour les sans abris ou encore l’élaboration d’une nouvelle stratégie climat. Voilà les grands thèmes mis en avant par le conseil administratif de la Ville de Genève, lors de son bilan de législature, jeudi. Le conseiller municipal PLR, Kevin Schmid, a réagi à ce bilan, avec Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Réduction de la dette de 12,5% en cinq ans. Note de AA- attribué par la société de notation financière Standard & Poor's, preuve de la bonne gestion des deniers publics. Vous applaudissez des deux mains, Kevin Schmid…

    "Chaque année quasiment sur ces 5 ans de législature, la Ville de Genève a bénéficié de revenus extraordinaires essentiellement liés aux impacts de RFFA et de l'économie privée, qui a reversé des montants inattendus en fin d'année à Genève. Le Conseil administratif n'a pas mené une gestion rigoureuse, d'ailleurs la plupart des réformes qui ont été menées par la majorité de gauche du conseil administratif sont des réformes coûteuses qu'on les qualifie positivement ou négativement et c'est bel et bien les revenus extraordinaires qui ont permis de rembourser une partie de la dette sans quoi nous n'aurions pas pu le faire. Ajoutons à cela que la majorité de gauche du Conseil administratif a présenté un budget déficitaire avec plus d'une centaine de postes à nouveau. On parlait municipalisation des crèches puisque ça fait partie de ce bilan qui est proposé. On juge cela comme on le souhaite. Aujourd'hui on a un déficit de 1000 places en crèches en ville de Genève avec des parents et des enfants qui se retrouvent sans solution. La municipalisation des crèches coûtera des millions aux contribuables et on n'a toujours pas vu le bout de leur nez, de cette centaine de places supplémentaires par an. C'est-à-dire qu'on n'est pas à la hauteur des défis".

    Vous reprochez à un conseil administratif de gauche d'avoir mené une politique...de gauche!

    "La réalité c'est qu'aujourd'hui, nous n'avons pas les moyens opérationnels de faire en sorte que les gens vivent dans des conditions dignes dans les immeubles qui appartiennent, à la ville de Genève. Il y a une différence énorme entre ce qu'on veut bien nous communiquer dans ce bilan de législature, et ce que la majorité de gauche du conseil administratif a pu faire. Il y a des bonnes politiques de gauche et la politique de gauche qui a été menée ici est une politique de chicanerie et une politique inefficace et coûteuse. Regardez l'ordre dans lequel on nous présente les choses dans ce communiqué de presse. Numéro 1, priorité de ce conseil administratif de gauche, lutte contre les discriminations LGBTQ ou liées à l'origine. C'est évidemment important de lutter contre les discriminations, mais on a une Confédération, on a des cantons et ici nous sommes dans une commune. Nous sommes, et c'est bon de le rappeler, dans une commune qui passe une grande partie de l'année, à faire du déclamatoire sur les grandes questions du monde. Moi je voudrais qu'on s'occupe un petit peu des gens ici qui nous disent qu'ils ont besoin de logements salubres, de pouvoir vivre de leur activité commerciale sans chicanerie, de se déplacer lorsqu'ils n'ont pas le choix que de prendre une voiture pour aller en dehors de Genève, et c'est précisément ceux-là qui pendant 5 ans ont été chicanés. Priorité numéro 2, les fameuses places de crèche et 3 millions, et c'est seulement en 5e position que la sécurité, le sport et l'espace public de la conseillère administrative de centre droit dont je vous parlais, intervient"

    Avec IA. 

    7 min
  • 6 minutes avec Delphine Bachmann, conseillère d'Etat chargée de l'économie et de l'emploi

    Il y a urgence pour la Genève internationale. Le Grand Conseil étudie, ce soir (jeudi 13/02), en urgence un projet de loi du Conseil d’Etat pour un plan d’action extraordinaire. 10 millions de francs sur trois mois pour ces ONG, impactées par la suspension des aides américaines. La conseillère d'Etat chargée de l'économie et de l'emploi, Delphine Bachmann, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Le Conseil d’Etat présente ce soir, en urgence, au Grand Conseil, un projet de loi pour un plan d’action extraordinaire pour soutenir la Genève internationale. Il y a donc le feu dans la maison Genève internationale...

    "La situation est dramatique. Il y a vraiment des coupes de financement très imprévisibles qui touchent massivement les organisations internationales, mais nous on s'intéresse plus particulièrement aux tissus des ONG. Elles sont plus de 450 à Genève, dont 250 un peu plus, emploient du personnel à Genève. Les employés de ces ONG payent des cotisations sociales, payent des impôts, ce sont vraiment des emplois genevois. 3500 emplois dans ces ONG. On estime que plusieurs centaines pourraient être directement touchées par les coupes budgétaires imprévisibles qui arrivent. Ces ONG, de par leur statut, ne peuvent pas bénéficier de mesures de chômage partiel auxquelles peuvent accéder des entreprises. L'idée c'est de venir pallier durant une période de 90 jours ce déficit de droits au RHT pour que leurs employés ne soient pas licenciés. On avait et on a déjà des annonces de licenciement collectif à hauteur de plusieurs dizaines de personnes. C'est donc extrêmement préoccupant. On espère qu'on aura le soutien du Parlement. L'objectif est double: préserver des emplois genevois et donner un peu de temps aux ONG pour se retourner, en espérant évidemment que les financements reviennent, mais aussi pour se tourner vers des financements alternatifs privés"

    Karin Keller-Sutter a expliqué que le rôle de la Suisse n'était pas de combler les lacunes créées ou pouvant être créées par les Etats-Unis. Il n'y a pas d'aide de la Confédération, à attendre...

    "On partage le fait qu'on ne doit pas se substituer de manière pérenne. On n'en aurait d'ailleurs pas les moyens. Par contre, cette mesure, c'est une mesure concrète, immédiate, d'urgence, parce qu'il y a un plan d'action qui va être construit ces prochains mois, avec un projet, par exemple, de financement d'un fonds public, privé, qui pourrait être récipiendaire. On pourrait tout imaginer, même si le Parlement a coupé 110 millions dans la Genève internationale encore récemment. Je pense que cette mesure concrète et l'ambition de ce plan d'action, c'est aussi de dire que nous, on se met autour de la table. C'est un appel aux autres à prendre également leurs responsabilités à leur niveau. Et nous, on part du principe qu'aujourd'hui, qu'on ne peut pas laisser cette situation se dégrader sans rien faire. Donc oui, un projet de fonds public, privé, qui pourra accompagner cette fois-ci les organisations internationales à se transformer"

    7 min
  • 6 minutes avec Delphine Klopfenstein Broggini, conseillère nationale

    Les enfants du futur centre fédéral d'asile du Grand Saconnex ne seront pas scolarisés dans les écoles genevoises mais au sein du centre, selon la RTS. Une mesure qui fait réagir la conseillère nationale, membre de la commission des institutions politiques Delphine Klopfenstein Broggini. 

    Le DIP justifie cette décision par le manque de places dans les écoles environnantes, mais aussi le côté fluctuant de la population du centre:

    "Je ne peux pas entendre de tel propos. Que les enfants viennent de loin ou viennent d'ici, les enfants ont droit à la scolarisation. Aujourd'hui on sait, le canton de Genève, les cantons qui hébergent ces fameux CFA ces centres fédéraux d'asile, ont une marge de manœuvre, notamment celle-ci: de pouvoir scolariser des enfants en dehors de ces centres. Les enfants ont droit d'aller à l'école, ont devoir d'aller à l'école également. Il n'y a aucune raison de faire une école à plusieurs vitesses, avec d'un côté des requérants d'asile dans des CFA qui seraient contraints de suivre des cours à l'intérieur du centre. Il faut peut-être le rappeler, ces centres sont des espaces semi carcéraux, il y a des horaires pour y entrer, il y a en principe des fils de barbelés autour de ces centres, et puis ce sont des espaces qui sont en partie fermés. Le centre fédéral d'asile de Genève est placé près de l'aéroport. C'est donc un cadre de vie qui n'est pas bon pour des enfants ni pour des adultes, d'ailleurs on s'est suffisamment battus pour que ce centre ne s'installer pas à cet endroit là. Non seulement ces enfants vont vivre dans cet espace-là, ils peuvent vivre jusqu'à 140 jours, c'est ça qui est inscrit dans la loi, mais ils vont avoir l'école en dehors d'une scolarisation et d'une socialisation aussi".

    Mais alors ça veut dire quoi quand le DIP dit qu'il n'y a pas assez de places ? C'est faux ? Comment on fait ?

    "On se débrouille, on s'organise, on prend notre responsabilité. Je pense que ça aussi c'est un devoir, c'est un devoir du canton. On s'organise avec les communes et avec les communes avoisinantes, avec des bus qui peuvent amener des enfants un peu plus loin, si le Grand Saconnex ne peut pas héberger tout de suite des enfants. On peut reconnaître la fluctuation, mais on peut aussi reconnaître notre responsabilité, c'est-à-dire de se débrouiller, de trouver des solutions pour que ces enfants puissent aller à l'école. Ca a été aussi un engagement, il y a de nombreuses années, au Grand Conseil: on avait déjà discuté de ce centre avant même qu'il voit le jour, en disant, le canton a une marge de manœuvre, cette marge de manœuvre il va devoir l'utiliser: notamment d'avoir un personnel bien formé, d'assurer la scolarisation en dehors du centre des enfants, c'est le minimum qu'on peut apporter pour des parcours de vie qui sont difficiles".

    Avec IA

    7 min
  • 6 minutes avec Alexandre Chevalier, candidat UDC pour le conseil administratif en Ville de Genève

    La sécurité, la nobilité et le sport. Voilà les thèmes que souhaitent porter le candidat UDC, Alexandre Chevalier, au conseil administratif. Il était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Onze priorités pour l’UDC, pour ces élections. Et en tête, la sécurité. Vous proposez de laisser la possibilité aux policiers municipaux, d’être armés, le tout sur une base volontaire. Quelle serait la différence avec les policiers cantonaux? 

    "Les compétences ne sont pas exactement les mêmes parce que la loi les répartit différemment. Mais c'est surtout de laisser la possibilité à des policiers municipaux qui ont envie de le faire, de pouvoir patrouiller de nuit plutôt que de jour et donc avoir une présence policière municipale aussi la nuit. Je pense qu'on doit distinguer les deux corps de jour et de nuit parce que ce n'est pas exactement les mêmes missions. Si je prends par exemple ce qui s'est passé l'autre soir à l'UBS à Florissant. Le principe de dissuader, c'est quand même un grand principe en sécurité. Il n'y a pas uniquement de courir les policiers derrière les voleurs. Il y a aussi le fait de donner les compétences et donner les moyens de dissuader des personnes qui pourraient créer ce type d'infraction. Mais il y a d'autres projets aujourd'hui qui sont aussi en train d'être discuter, à savoir de cantonaliser les policiers municipaux: avoir une seule police avec une seule formation au même titre finalement que la police cantonale".

    Autre sujet classique de l'UDC, la mobilité. Vous voulez augmenter le nombre de places pour les deux-roues motorisés. Moins de bruit, de pollution pour les riverains, on oublie…

    "Non mais je crois qu'il y a une question d'équilibre. Aujourd'hui, le plan Genève 2040 présenté par le Conseil administratif de gauche est clairement idéologique. C'est une vision non pas consensuelle mais idéologique d'un programme politique et d'une vision politique. On voit bien qu'il y a un déséquilibre aujourd'hui avec des suppressions de places sans les compenser. Il y a un nombre de plus en plus important de gens qui circulent en deux roues justement à cause des problèmes de circulation en voiture. Et il faut pouvoir garantir aussi que ces deux roues puissent se garer, se parquer lorsqu'ils se déplacent. Comme la question de la compensation aujourd'hui, on a toujours dit qu'on voulait, si on supprimait des places de voitures par exemple en surface, il fallait les compenser en parking notamment souterrain. C'est en tout cas pas dans le libre choix du mode de transport ce qui a été décidé aujourd'hui par la majorité actuelle"

    Vous jugez les infrastructures sportives, indignes de la ville. Que fait-on?

    "On fait un grand plan d'investissement pour les centres sportifs, notamment pour ceux qui sont occupés par les amateurs, même s'il y a un plan aujourd'hui en éducation. On paye 250 millions pour la culture, je pense qu'on peut arriver au moins à un quart de ce montant là pour le sport".

    7 min
  • 6 minutes avec Simon Brandt, candidat de LJS au conseil administratif Ville de Genève

    Simon Brandt fait son retour en politique. Il se présente sous les couleurs de Libertés et Justice sociale, pour les élections municipales. Il est candidat au Conseil administratif. Simon Brandt était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Vous proposez de mettre en place le référendum de proximité. C’est à dire consulter les habitants quand on change un nom de rue, quand on supprime des places de park, par exemple. En fait, c’est consulter les citoyens sur tout?

    "Sur tout ce qui les concerne au quotidien et sur tout ce qui a amené la colère d'une partie de la population ces dernières années. On élit aussi des gens pour qu'ils écoutent la population et quand la classe politique n'écoute pas la population, ça crée une cassure entre celle-ci et ceux qui votent et c'est ce qui amène à des crises politiques comme on a en France aujourd'hui. La beauté de notre démocratie en Suisse, c'est que l'on consulte fréquemment la population. Combien de pays au monde votent sur l'achat d'avions de chasse, sur la taille des cornes des vaches dans l'autre excès ? C'est ça qui fait la beauté de notre démocratie"

    Vous estimez que les crèches ne sont pas les seules solutions, pour régler le problème des gardes d'enfants. Vous proposez un système de bons de garde. Qu’est-ce que c’est?

    "Le système de bons de garde vise à résoudre un problème actuel, c'est que la demande de places en crèche n'est pas satisfaite. Ça fait 20 ans qu'on dit, dans deux ans, on aura 100% de demandes qui seront prises en compte. Et aujourd'hui, on est à peine à 80%. Christina Kitsos, en Ville de Genève, fait de l'excellent travail, elle fait tout ce qu'elle peut pour augmenter le nombre de places en crèche, je ne lui jette absolument pas la pierre. Mais ce que je propose, c'est de proposer une solution à ceux qui n'ont actuellement pas de place en crèche, faute de place. Certains disent que les crèches ont un service public, pourquoi pas ? Mais qu'est-ce qu'un service public qui refuse une partie des demandes ? Vous connaissez beaucoup de crèches privées qui existent encore à Genève depuis la votation populaire qui a lissé la classe salariale. Aujourd'hui, vous manquez de personnel. Vous avez tous les jours dans le bulletin des places vacantes, des demandes d'aide en crèche qui ne sont pas satisfaites parce qu'il n'y a pas assez de personnes qui viennent sur le marché. Je propose de verser une partie de ce que coûte une place en crèche à la collectivité publique directement aux parents et charge à eux d'utiliser cet argent comme il le semble, diminuer leur taux de travail pour s'occuper même de leurs enfants, engager une maman de jour en collaboration avec d'autres mamans, etc, etc. Une place en crèche, elle coûte 42 000 francs par année. Et sur ces 42 000 francs, vous avez au minimum 75 % de subvention publique. Donc vous pouvez imaginer un bond de garde de 1 500, 2 000 francs par mois, ça coûterait en plus moins cher qu'une place en crèche, comme vous le voyez, tout en laissant la possibilité à des parents qui n'ont pas les moyens aujourd'hui de s'occuper même de leurs enfants".

    6 min
  • 6 minutes avec Christina Kitsos, conseillère administrative sortante de la Ville de Genève

    Christina Kitsos présente pour un second mandat à l'Exécutif de la Ville. La conseillère administrative chargée de la cohésion sociale souhaite avancer sur la création de places de crèches et et l'accueil des sans abri. Elle était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Vous vous représentez pour un second mandat, à l’Exécutif, avec Joëlle Bertossa, comme colistière Pas trop lourd d’être la locomotive du ticket? 

    "Le poids lourd, je sais pas parce qu'il n'y a pas vraiment de poids lourd, c'est un travail collectif. En politique on ne peut vraiment rien faire si on n'a pas les collaboratrices et collaborateurs du département qu'on préside, si on n'a pas un Conseil municipal qui porte les projets, qui est force de proposition, c'est difficile de mettre en œuvre des projets. Mais évidemment qu'il y a une responsabilité plus forte du fait que Samy Kanaan maintenant ne se représente pas"

    Qui dit sortant, dit bilan: à votre actif, la municipalisation des crèches. Et vous annoncez la création de 100 nouvelles places de crèches, par année. C’est colossal…

    "En fait c'est ce qu'on fait déjà plus ou moins maintenant. On ouvre, en moyenne, 100 places par année et l'on a fait une planification jusqu'à 2030. Ce qui coûte c'est l'inaction.  Si vous pensez faire du business avec la petite enfance, je peux déjà vous dire que ce n'est pas rentable.  C'est un service public, c'est de l'éducation pré-scolaire, et quand on sait ce que ça apporte pour les enfants en termes de socialisation, en termes de dépistage des besoins, des besoins spéciaux, si on peut le faire avant l'arrivée à l'école primaire, c'est très bien, ça facilite les transitions. On a identifié des lieux, on a des partenariats qui ont été construits, donc on a vraiment une planification avec des lieux concrets, c'est pour ça que j'affirme ce chiffre de 100 places"

    Vous souhaitez également poursuivre le développement de l'hébergement d'urgence.

    "Il faut déjà une nouvelle étude pour pouvoir chiffrer à nouveau le besoin. La première étude en ville de Genève avec l'Université de Genève était pendant le Covid, donc ce serait intéressant de voir la situation maintenant. On est environ à 515 places à l'année, puis en hiver, on ouvre en période de grand froid, 80 places en plus".

    7 min
  • 6 minutes avec le Professeur Frédéric Triponez, médecin chef du Département de chirurgie des HUG

    Les HUG viennent d'inaugurer 29 nouvelles salles opératoires, pour une prise en charge renouvelée. Le Professeur Frédéric Triponez, médecin chef du Département de chirurgie des Hôpitaux Universitaires de Genève, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    29 nouvelles salles opératoires aux HUG, elles ont été inaugurées hier et on nous promet une prise en charge renouvelée. Qu'est-ce que ça veut dire exactement ?

    "Précisons quand même que les 29 salles, ce ne sont pas 29 nouvelles salles puisqu'il y en avait déjà 19 dans ce plateau il y a 10 ans. C'est donc une partie de rénovation et une partie de nouvelles salles. Et celles qui sont réellement inaugurées, donc les vraies nouvelles qu'on ouvre la semaine prochaine avec les premiers patients mercredi prochain, ce sont 5 salles opératoires, 3 standards et 2 salles hybrides, soit une salle standard combinée avec un examen scanner, donc permettant de faire des examens de radiologie en même temps que l'opération du patient".

    Qu'est-ce que cela change, justement, pour les patients?

    "Vous allez changer d'endroit, donc pour les patients de mercredi prochain, ils n'iront pas exactement au même endroit que ceux d'aujourd'hui par exemple. Ce qui va changer, c'est que les salles sont un peu plus modernes. Pour la plupart des patients, ça ne va pas changer grand-chose, ils ne verront pas la différence parce que finalement dans les 3 salles standards, ce sera le même type de chirurgie qui sera effectuée sauf que les salles seront plus modernes. Pour les patients qui devront bénéficier de nouvelles salles hybrides, alors là effectivement, ça peut changer parce que la prise en charge peut être, selon le type de pathologie, plus performante avec des incisions plus petites puisqu'on peut faire des radiologies en même temps que la chirurgie peut combiner des chirurgies avec des examens radiologiques. Donc on peut faire des parties ouvertes en chirurgie standard si on veut et des parties en chirurgie fermée à bord".

    Vous l'évoquiez, c'est la fin d'un long processus d'une dizaine d'années parce qu'un hôpital, ça doit se renouveler plus que régulièrement.

    "Oui, c'est vrai que ce grand projet signe la fin avec ces 29 nouvelles salles ou salles rénovées, mais finalement c'est une association de petits projets avec certaines extensions de salles pour l'orthopédie par exemple puisque la demande en chirurgie orthopédique et traumatologique augmente. Nous utilisons des techniques moins invasives qui permettent d'opérer des patients plus fragiles, etc. Donc là il y a des nouvelles salles qui ont été ouvertes lors de ce processus. Il y a aussi une partie qui était pour les salles robotiques. Le robot il est au HUG depuis 20 ans, maintenant il y en a deux. A l'époque ils se baladaient donc on déplaçait le robot d'une salle à l'autre en fonction des besoins mais avec des difficultés techniques, des risques d'abîmer ce robot qui est quand même assez fragile. Maintenant on a créé deux salles qui contiennent le robot et donc ce sont les patients et les chirurgiens qui vont dans ces salles quand il y a besoin d'utiliser le robot. Le personnel s'est aussi spécialisé pour l'utilisationde ces robots"

    7 min
  • 6 minutes avec Omar Azzabi, conseiller municipal Vert

    Une motion étudiée en urgence, ce mardi soir, par le Conseil municipal de la Ville de Genève, demande de soutenir la création d'une caisse genevoise de l’alimentation. L'auteur de la motion, Omar Azzabi, conseiller municipal Vert, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    La Ville de Genève étudie, ce soir, en urgence, une motion pour la création d’une caisse genevoise de l’alimentation. Vous êtes l’auteur de cette motion, qu’est-ce que cette caisse exactement? 

    "Cette caisse alimentaire commune reprend le modèle qui a été créé à Montpellier. C'est un budget participatif dans lequel vous pouvez cotiser avec plus ou moins de moyens et ce budget participatif vous permet de ressortir de la caisse avec une monnaie ou une carte fictive pour acheter  de la nourriture locale, saine, à prix abordable dans un réseau de distribution qui est choisi et qui se fournit lui-même auprès de producteurs et productrices locaux et locales. Pour le financement, c'était un engagement des Verts et des Vertes pour notamment cette législature et pour la campagne à venir, rendre la nourriture accessible, la nourriture locale accessible. On a fait adopter un amendement de 40 000 francs au budget 2025. Le département des finances est engagé à rajouter 40 000 francs pour un financement de départ. Vous avez ce comité citoyen qui est constitué de 25 à 30 personnes qui va mettre en place des critères aujourd'hui et qui va nous permettre de lancer cette caisse alimentaire et ce budget participatif dans lequel les habitants et les habitants de la ville de Genève vont venir participer".

    Avec une idée un peu comme la caisse AVS, c'est-à-dire que ceux qui gagnent plus cotisent un peu plus, ceux qui gagnent moins cotisent moins, et dans l'idée que tout le monde ait accès à cette nourriture là.

    "Absolument, et puis que surtout on puisse avoir un choix parce que je crois que ce qui est ressorti de la votation en juin 23 sur le droit à l'alimentation c'est qu'en fait on n'a plus le droit seulement à l'alimentation, on a le droit à la bonne alimentation. Les gens qui ont le moins de moyens ont aussi le droit de choisir des produits locaux et des produits qui soient sains. Aujourd'hui on a un vrai problème avec les grands distributeurs, c'est 60 à 80% de marge, des marges qui sont scandaleuses évidemment, donc il faut amener un système alternatif à la grande distribution. Il faut aussi un système alternatif à l'aide alimentaire parce qu'il faut le dire aujourd'hui on parle de 14 000 personnes par semaine. Je crois que la fondation Partage parle en 2023 de 4 millions de repas qui ont été distribués."

    7 min
  • 6 minutes avec Anastasia-Natalia Ventouri, candidate Ensemble pour l'évolution

    Pour Anastasia-Natalia Ventouri, candidate Ensemble pour l'évolution, la Ville de Genève est en crise. Elle se présente à l'Exécutif pour changer les choses. Anastasia-Natalia Ventouri était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Vous êtes visées ni  plus, ni moins qu'une élection dès le 1er tour:

    "J'espère être élue dès le premier tour. On sait tous qu'actuellement Genève est en crise. Pour améliorer les choses il faut déjà accepter de regarder la vérité en face. Est-ce que les citoyens sont contents ? Est-ce qu'ils ne sont pas contents ? C'est là la crise, ce n'est pas combien d'argent on a, c'est comment on les dispose et si les citoyens ils sont heureux, c'est ça une ville qui n'est pas en crise. Si on veut une ville meilleure pour nous tous, il faut arrêter de se plaindre et faire quelque chose pour la gérer mieux. Tout le monde actuellement se plaint pour plusieurs choses, se plaint pour la gestion de la ville, se plaint pour les copinages entre élus, mais est-ce que c'est uniquement de se plaindre, c'est ce qui va nous amener en avant ? Non, il faut faire quelque chose.  Ces personnes ont les connaissances, les compétences, il faut juste une personne comme moi, qui est totalement intègre, qui n'est pas politicienne"

    Il y a quelque chose qui vous irrite particulièrement, c'est l'achat de la ville de ZEP par la Ville à 21,5 millions de francs. Ça, pour vous, c'est symptomatique que la ville, elle est en crise ?

    "Vous vous rendez compte qu'on est en plein élection, et on parle de l'achat d'une villa, on parle du burkini... On aimerait mettre du gazon à Plainpalais, on aimerait piétonniser la place Neuve. Est-ce que c'est fait ? Non, ce n'est pas fait. Mes promesses à moi, c'est que d'abord, je vais respecter les citoyens. Quand j'en prends un serment, je vais le respecter, je ne vais pas violer constitutionnellement".

    7 min

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