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Plus de 1,7 millions d'Ukrainiens ont fui leur pays et Genève participera à leur accueil. La conseillère d'Etat, Nathalie Fontanet, l'a confirmé sur Radio Lac: "Genève est une ville de paix, nous avons les accords de Genève (...) nous avons une histoire de terre d'accueil dans le cadre de conflit et c'est évidemment notre rôle". Nathalie Fontanet qui a appelé à la pondération sur ce sujet de la guerre en Ukraine: "je crois qu'on se doit de mesurer nos propos pour faire en sorte que Genève reste un lieu où la paix peut-être abordée".
Nathalie Fontanet est également revenu sur le projet pilote de CV anonyme qu'elle souhaite mener au sein de l'administration cantonale: "je ne pense pas du tout qu'il y ait une quelconque discrimination. Je mène ce projet car le Grand Conseil était prêt à voter un projet de loi qui rendait obligatoire l'anonymisation des CV reçus (...) une tâche qui est longue, qui prend du temps et nécessite des ressources (...) j'ai donc proposé ce projet pilote (...) Le Conseil d'Etat n'est pas convaincu par l'anonymisation des CV".
Nathalie Fontanet a également fait part, sur Radio Lac, de son désir d’effectuer un nouveau mandat: "sous réserve de l'intérêt de mon parti, j'aimerais repartir pour une législature". Une candidature alors même que la législature qui s'achève a été marquée par l'affaire Pierre Maudet, la crise sanitaire et l'actuelle guerre en Ukraine: "le métier de conseiller d'Etat, ce n'est pas rechercher la facilité (...) je n'aurais pas imaginé, même dans mes pires cauchemars, une législature pareille avec autant d'effets négatifs pour la population. L'image du Conseil d'Etat a été très largement écornée (...) en terme de crédibilité c'est compliqué (...) mais oui je souhaite me représenter, je pense que j'ai encore des choses à faire!".
Nathalie Fontanet, la conseillère d'Etat chargée des finances et des ressources humaines était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
La Suisse a élargi ses sanctions vis-à-vis de la Russie: gel des avoirs russes mais aussi l’exclusion de plusieurs banques du système SWIFT. "Ces sanctions ont fortement impacté la place financière genevoise" a expliqué, sur Radio Lac, Edouard Cuendet, le directeur de Genève Place financière. "Il y a le gel des avoirs de certaines personnalités russes (...) mais aussi l'interdiction d'accepter des dépôts à partir de 100'000 francs. Ce sont des sanctions assez drastiques, saluées par la place financière, dans le cadre de cette guerre d'agression que la place financière dénonce. Les paiements SWIFT sont désormais bloqués ; la Russie ne peut plus faire aucun paiement avec les pays européens sauf pour le gaz et le pétrole".
Les banques genevoises ont, de nouveau, été dans le viseur pour avoir accepté certains avoirs russes: "la clientèle russe est une clientèle importante pour la place financière genevoise. A la différence d'autres places financières, la place financière suisse connaît exactement l'identité des clients. Contrairement à certains fantasmes, ce n'est pas parce qu'un client a une structure, une société off-shore que les banques ne connaissent pas son identité (...) lorsque les sanctions sont prises, les banques peuvent bloquer les avoirs. En tant que place internationale, il est normal que la place financière suisse ait une clientèle internationale". Edouard Cuendet a également rappelé que la "Suisse a une législation extrêmement stricte (...) avec une surveillance accrue" pour certaines personnalités.
Quant à la répercussion de cette guerre, elle "crée de l'instabilité et de l'insécurité sur les marchés financiers (...) La clientèle russe n'est pas suffisamment importante pour avoir un impact sérieux sur les banques genevoises".
Edouard Cuendet, le directeur de Genève Place financière, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
L'audit externe sur le foyer de Mancy a rendu, jeudi, ses conclusions et elles sont implacables: infrastructures peu adaptées, personnel pas assez formé, communication altérée, pas de projet institutionnel, turn over important. "L'experte a parlé de précipitations et c'est le maître mot. On n'a pas anticipé, on n'a pas préparé, on n'a pas pris la mesures des enjeux, on n'a pas compris ce qu'il se passait (...) Le "on" c'est de haut en bas de l'échelle: la hiérarchie mais aussi la conseillère d'Etat qui n'a pas suivi ce dossier comme elle aurait dû le faire" a réagi Bertrand Reich, le président du PLR Genève, sur Radio Lac.
Un argumentaire d'Anne Emery Torracinta, qui n'a pas convaincu Bertrand Reich: "j'ai compris qu'elle ne savait pas et qu'elle était assez satisfaite de ne pas savoir (...) Elle a reçu des signalements de la part de parents (...) dès le mois de janvier 2021, il était question de maltraitance (...) Il y a un manque de curiosité de sa part qui est sidérant. Sur ce dossier là, elle n'a pas compris ce qu'elle était censé faire et on ne sait pas ce qu'elle est censé faire. On a compris qu'elle n'était responsable de rien, qu'elle ne savait rien, mais alors à quoi sert une conseillère d'Etat qui ne sait rien et qui est contente de ne rien savoir".
Le président du PLR Genève, Bertrand Reich, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
La guerre en Ukraine s'intensifie, avec désormais des troupes russes aéroportées à Kharkiv. Une invasion russe en opposition à la réponse internationale, qui rappelle les pires heures de la Guerre froide: "La grande différence par rapport à la Guerre froide c'est qu'ici, dans cette logique de dissuasion nucléaire, elle est utilisée comme un "parapluie" pour continuer les avancées sur le terrain et cela est relativement nouveau. Cela ressemble à la Guerre froide, mais nous sommes sur un ensemble très différent" a expliqué, sur Radio Lac, Frédéric Esposito, directeur du bachelor en relations internationales du Global Studies Institute.
Un conflit dont les Américains sont relativement absents: "Joe Biden se tient à sa parole de ne pas envoyer de soldats américains sur des fronts étrangers (...) mais il l'a contourne, par une aide militaire à l'Ukraine. Il veut surtout éviter de mondialiser le conflit (...) Les Américains sont toujours là mais agissent à une autre échelle (...) ils ont dû gérer des défaites importantes comme l'Afghanistan ou l'Irak qui ont marqué l'opinion publique américaine. Joe Biden essaie de gagner la politique de l'information et ça c'est une première, en transmettant, les informations de ces services de renseignement pour éviter qu'une "guerre d'intox" se mette en place. Nous ne sommes plus face à une Amérique conquérante mais il y une attente".
Vladimir Poutine avait élaboré une stratégie depuis des années, en diminuant sa dépendance vis-à-vis des Occidentaux ou en constituant des réserves d'or et devises. "Depuis l'annexion de la Crimée, en 2014, on avait des éléments d'autonomie par rapport au système international (...) Il y a eu, jusqu'à récemment, la volonté de croire que ce conflit n'était pas envisageable (...) il y a eu une grande naïveté. La carte de la diplomatie doit être jouée jusqu'au bout".
Quant à la Suisse? Peut-elle jouer un rôle diplomatique: "La Suisse a adapté sa neutralité par rapport aux pressions internationales et à l'opinion publique. Nous avons la carte des "bons offices" et du CICR à jouer".
Quant à notre sécurité? "Je pense que cette situation renforce l'idée que l'Europe est le référentiel incontournable pour la Suisse, que ce soit pour les questions économiques et politiques".
Frédéric Esposito, directeur du bachelor en relations internationales du Global Studies Institute était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Le Conseil fédéral a décidé de suivre les sanctions européennes, vis-à-vis de la Russie. Tous les avions à destination et depuis la Russie ne peuvent, désormais, plus survolés l'espace aérien suisse. Un nouveau coup dur pour Genève Cointrin et ses entreprises, comme Swissport: "ces décisions peuvent avoir un impact sur nos volumes, sur les réductions de vols, mais il est encore trop tôt pour en mesurer toutes les conséquences" a précisé, sur Radio Lac, Eva-Maria Kerner, la directrice de Swissport Genève.
Swissport Genève qui a annoncé espérer la fin des pertes pour la fin d'année, un objectif maintenu, malgré ce contexte, a assuré Eva-Maria Kerner.
Ce 1er mars signe aussi l'entrée en vigueur de la nouvelle convention collective de travail, au sein de Swissport: "nous sommes très contents d'avoir conclu une nouvelle CCT, avec nos partenaires sociaux, pour une durée de 20 mois. Cela donne de la stabilité et de la sécurité à nos employés, mais aussi à l'entreprise, avec une paix du travail qui est maintenue. Nous pouvons nous concentrer sur la reprise de l'activité et pérenniser les emplois et les activités à Genève. La pandémie a eu un impact économique extrêmement fort sur toute l'industrie de l'aviation. Nos pertes se sont montées à un million de francs, par mois, depuis le début de la crise. Des pertes intégralement financées par le groupe Swissport qui n'a reçu aucune aide étatique. Le groupe a pu trouver un financement sur les marchés".
Cette nouvelle CCT est une poursuite de certaines conditions de la CCT de crise avec des ajustements: "par rapport à la flexibilité dans le contrat de travail et des compensations pour les employés" a précisé Eva-Maria Kerner.
Swissport Genève a annoncé vouloir embaucher environ 300 personnes, cette année, soit un tiers de ses effectifs genevois: "nous maintenons cet objectif car nous attendons une reprise du trafic pour Pâques et l'été. Nous devons nous préparer. Nous avons un plan échelonné de recrutement et de formation pour s'ajuster à la situation. Tous les nouveaux employés sont engagés aux conditions de la nouvelle CCT".
Eva-Maria Kerner, la directrice de Swissport Genève était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Le Festival du film et forum international sur les droits humains s'ouvre ce vendredi dans un contexte international très particulier. "On a décidé d'ajouter une soirée consacrée à l'Ukraine, lundi 7 mars, à 20 heures. Il y aura des considérations géopolitiques, des droits humains et une solidarité envers la population ukrainienne et la population russe pacifiste (...) Il faut toujours continuer à se battre pour les droits humains".
Cette 20e édition comprend 36 films, avec une large place consacrée aux femmes: "Parce qu'il y a de plus en plus de femmes qui prennent leur place dans les débats publics, dans les médias, au pouvoir. On rend également hommage à la jeunesse".
C'est aussi le dernier festival qu'organise Isabelle Gattiker. Elle quitte son poste de directrice générale après cette édition pour prendre la tête de l'Office cantonal de la culture et du sport: "ces huit années ont été magnifiques, avec la chance de pouvoir inviter des personnalités auxquelles on croit. C'est un enfant qui marche et qui va continuer à grandir".
Isabelle Gattiker, la directrice générale du FIFDH, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Cet été encore, il n'y aura pas de grand feu d'artifice à Genève. Sophie Dubuis, la présidente de la Fondation Genève Tourisme et Congrès, l'a annoncé, vendredi matin sur Radio Lac. Genève Tourisme ne peut assumer le coût financier de ce grand feu d'artifice, d'environ un million de francs.
Un nouvel été sans grand feu d'artifice! Genève Tourisme renonce, cette année encore, à l'organiser et ce pour la troisième année consécutive... En cause le coût, de ce feu d'artifice, d'environ un million de francs, que la Fondation Genève Tourisme et Congrès ne peut plus assumer. Sophie Dubuis, la présidente de la Fondation Genève Tourisme et Congrès l'a annoncé, mardi, sur Radio Lac: "le grand feu ne fera pas son grand retour en 2022 sauf cas exceptionnel de financement que nous n'aurions pas vu arriver".
Vladimir Poutine a annoncé, la nuit de mercredi à jeudi, une opération militaire en Ukraine, pour défendre les séparatistes prorusses, qui l’ont appelé à l’aide. Vladimir Poutine assure vouloir uniquement la démilitarisation de l’Ukraine et non son occupation. Des explosions ont été entendues à Kiev et dans plusieurs grandes villes ukrainiennes. "C'est le pire des scenarii qu'on pouvait imaginer" a expliqué le photographe Niels Ackermann, qui connaît très bien la région, sur Radio Lac. "Nous étions beaucoup à espérer que la reconnaissance des territoires autoproclamés à l'est allait signer la fin des tensions et en fait, non".
La population ukrainienne a longtemps eu une vision plus optimiste que l'occident sur une possible invasion russe: "je pensais parler des blagues que les Ukrainiens arrivaient à faire autour de la propagande russe qui nie l'existence du pays (...) Jusqu'à ces derniers jours, il y avait assez peu de tension, la vie poursuivait son cours sans que rien ne change. Les Ukrainiens travaillaient comme d'habitude, c'est un choc pour tout le monde".
Le photographe Niels Ackermann était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
165 actes antisémites ont été enregistrés en Suisse Romande, en 2021, selon le dernier rapport de la CICAD. Un chiffre en hausse pour toutes les catégories que ce soit des actes graves, sérieux ou préoccupants.
"Je suis inquiet" a reconnu sur Radio Lac, Johanne Gurfinkiel, le Secrétaire général de la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation. "Est-ce qu'on est tenté d'être alarmiste? Non! On voit une croissance des actes antisémites qui prend sa source dans les réseaux sociaux. Au niveau politique, il y a une certaine distance alors que le phénomène est présent (...) et l'idée est de tirer la sonnette d’alarme: il y un certain nombre de source d'inquiétude et des solutions peuvent être mises en place. Mais il faut une volonté politique qui est relativement absente".
1/3 des actes antisémites ont lieu sur les réseaux sociaux. "Il y a plusieurs types d'auteurs: il y a les fanatiques antisémites, qui en profitent pour diffuser leur théorie et il y a les imbéciles et qui entendent faire le buzz. Il y a là de l'éducation à faire. Enfin, il y a ceux qui n'ont pas vraiment conscience de ce qu'ils font"
Pour Johanne Gurfinkiel, il y a une banalisation de ces phénomènes: "au niveau fédéral, nous sommes sur de la communication, il n'y a pas de vision de ce phénomène".
Johanne Gurfinkiel, Secrétaire général de la CICAD, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Le Grand Conseil doit se prononcer ce mardi 22 février sur la demande d'effet suspensif de la loi sur la mendicité. Cette demande est portée par l'avocate Dina Bazarbachi: "j'attends que le Grand Conseil annule cette loi et que l'on permette la mendicité dans tout le canton" a expliqué Dina Bazarbachi, sur Radio Lac. "Je vais porter des recours contre chaque amende jusqu'à ce que j'obtienne une annulation totale de cette loi".
Dina Bazarbachi avait obtenu de la Cour européenne des Droits de l'Homme, un arrêt condamnant la première loi sur la mendicité qui interdisait la mendicité sur tout le canton. Celle-ci avait estimée que cette interdiction totale était disproportionnée. La nouvelle mouture de la loi n'interdit la mendicité que dans certaines zones du canton: "les auteurs de cette loi n'ont pas lu correctement l'arrêt de la Cour européenne des Droits de l'Homme (...) la Cour a également dit qu'on ne pouvait amender un mendiant car la sanction est une peine privative de la liberté qui porte atteinte à la dignité humaine. Avec cette nouvelle loi, il y a l'amende comme sanction et donc cela porte atteinte au principe de la dignité humaine".
Dina Bazarbachi conteste, également, l'existence de réseau qui forcerait des personnes à mendier: "il n'existe pas ces réseaux (...) Est-ce qu'un réseau serait intéressé par des personnes qui vont gagner deux ou cinq francs dans la journée? Je ne pense pas! Il n'y a pas d'incitation à la mendicité, c'est un acte que l'on fait quand on doit survivre".
L'avocate Dina Bazarbachi était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
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Tous les matins, sur Radio Lac, Béatrice Rul reçoit, à 7h30, celles et ceux qui font l’actualité. Politique, économie, sport, ils viennent, tous, en discuter pendant 6’ sur Radio Lac… et sans…