A Vous Demain

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A Vous Demain episodes

  • #31 l Diane Dupré la Tour : pour lutter contre la solitude, elle ouvre des cantines de quartier

    Diane Dupré la Tour est la fondatrice des Petites Cantines, des restaurants de quartiers solidaires qui luttent contre la solitude et l’isolement. 

    En 2013, cette mère de trois enfants perd son mari dans un accident de voiture. Dans les jours, les semaines qui suivent, plusieurs personnes de son quartier, qu’elle ne connaît pas, s’organisent pour lui venir en aide et lui déposer des repas. 

    Diane pense alors à l’idée de mettre sur place des cantines de quartier qui permettraient à des habitants d’un même quartier de se rencontrer : Les Petites Cantines. Avec Les Petites Cantines, elle recrée des endroits conviviaux où l’on (ré-)apprend le vivre-ensemble autour d’une table. On peut venir y cuisiner, y déjeuner ou simplement discuter, quel que soit son milieu, son origine, son âge ou son parcours de vie. Diane parle de « famille urbaine ». 

    En France, ce sont 7 personnes sur 10 qui ont, à un moment de leur vie, souffert de solitude de manière importante. Un quart des Français déclarent se sentir exclus, abandonnés ou inutiles à la société.

    À ce jour, en janvier 2021, six Petites Cantines ont déjà vu le jour. Elles réunissent 20,000 membres et Diane voudrait atteindre 250,000 membres d’ici 5 ans. Le prix du repas suggéré est de 9 euros, mais la participation reste libre. Certains donnent plus, d’autres beaucoup moins. Aujourd’hui, Diane a atteint l’équilibre financier. 

    Dans cet épisode qui réchauffe le cœur mais nous questionne aussi sur la solitude – la nôtre comme celle de ceux qui nous entourent -, Diane nous parle de résilience, de vivre-ensemble, et de comment elle a réussi, après un événement tragique, à écouter sa « petite voix ».

    La personne qui l’inspire et qu’elle voudrait qu’on invite ? Hakaroa Vallée, qui, à 15 ans, se bat pour que les diabétiques de type I puisse accéder à tous les métiers ! 

    Plus de renseignements sur https://www.lespetitescantines.org/ 

    Pour contacter Diane, vous pouvez la contacter par mail sur [email protected] ou bien écrire aux Petites Cantines sur les réseaux sociaux.

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    Et si vous avez en tête des personnalités qui s’engagent pour transformer positivement les choses, écrivez-nous et parlons-en ! 

    Bonne écoute !

    52 min
  • #30 l Vianney Vaute (Back Market) : le champion français du reconditionné à l’assaut d’Amazon !

    L’INVITÉ : 

    Les fondateurs de Back Market ne donnent pas beaucoup d’interviews et acceptent rarement des invitations de podcast. Certainement pas par snobisme, mais plutôt par manque de temps vu l’emballement autour de leur concept et l’accélération galopante de ce marché ! Il faut dire qu’en seulement six ans Back Market et devenu le leader français incontesté du reconditionné, avec près de 500 salariés et 3 millions de clients. Comment 3 jeunes Français ont pris d’assaut ce marché d’avenir, faisant un pied de nez au géant Amazon ? Comment réussissent-ils à rendre sexy l’achat de reconditionné et à rendre – paradoxalement - le neuf, obsolète ? Marie a rencontré Vianney Vaute, l’un des 3 cofondateurs de Back Market. 

    Le boom du reconditionné. Alors que les ventes de smartphones neufs faiblissent en France, celles de produits reconditionnés s’affolent. Back Market est une place de marché qui met en relation des reconditionneurs et des clients, avec comme ambition de nous permettre d’acheter à prix très réduits des appareils électriques et électroniques remis à neufs. Les produits reconditionnés peuvent venir de particuliers qui revendent, de flottes d’entreprise, d’assureur qui réparent et revendent, de produits d’exposition. Le marché du reconditionné représente aujourd’hui 10% du marché du neuf.

    « Fiers de ne rien produire ». C’est l’un des slogans de Back Market. Il faut dire qu’un smartphone reconditionné génère une empreinte carbone 10 fois plus faible que celle du même produit neuf (10kg de CO2 contre 100kg pour le neuf). Back Market, avec ses prix réduits, permet aussi à certains foyers de s’équiper électroniquement alors que le neuf leur est inaccessible. Pendant le confinement, 60% des clients Back Market affirmaient qu’ils n’auraient pas pu se permettre d’acheter un appareil neuf. 

    « Dans un avenir proche, le reconditionné doit devenir la norme, et l’achat de produits neufs, l’alternative. »

    Aller simple pour concurrence Amazon ? Eh oui ! Back Market n’a pas peur d’aller se frotter au géant tant controversé. La (très grande) pousse française a annoncé en 2020 une levée de fonds de 110 millions d’euros. Le confinement ne les a pas freinés, et les a même aidés à se diversifier hors du smartphone car les foyers se sont équipés en bureautique, en consoles de jeux, en appareils de cuisine électroménagers. Back Market a réussi à s’implanter aux États-Unis et dans toute l’Europe de l’Ouest.

    POUR CONTACTER VIANNEY : sur son LinkedIn ici !

    LA PERSONNE QUI L’INSPIRE ? : Clément Malauvé, le fondateur de la marque de vêtements engagée Hopaal.

    POUR LE SOUTENIR ? oubliez le neuf et tentez l’aventure du reconditionné sur www.backmarket.com ! De nombreux postes s’ouvrent chez Back Market pour accompagner leur croissance, c’est ici que ça se passe.

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    43 min
  • #29 l Léa Thomassin (HelloAsso) : elle a collecté 340 millions d’€ pour 130,000 associations françaises !

    L’INVITÉ : Si vous avez fait un don à une association, que vous avez acheté des tickets pour un événement associatif, vous avez très certainement transité par le site HelloAsso. « Très certainement » car HelloAsso réunit maintenant 130,000 associations françaises. 

    Léa Thomassin en est la fondatrice et dirigeante actuelle. HelloAsso, c’est un peu une boîte à outils de collecte pensée pour les associations : adhésions, campagnes de dons, billetteries, crowdfunding, tombolas, tout y passe ! Depuis sa création, il y a 11 ans, l’association a collecté 340 millions d’euros – dont 120 l’année passée seulement. En 2017, la PME a levé 6 millions d’euros auprès du Crédit Mutuel. En un an, l’équipe est passée de 17 à 70 salariés. HelloAsso a inventé un modèle économique original : fournir gratuitement des outils de paiement au monde associatif, en faisant appel à la générosité des donateurs pour se rémunérer. 

    Un épisode éclairant sur cet OVNI qui révolutionne les appels aux dons en France. On dit les Français peu philanthropes. Et pourtant, en 2020, année marqué par la crise sanitaire, les dons sont plus forts que jamais sur HelloAsso ! Pendant ce temps, l’urgence sociale à laquelle répondent les associations se fait toujours plus pressante (+35% de bénéficiaires au Secours Populaire, un appel sur 6 pris en compte chez SOS Amitié).

    POUR CONTACTER LÉA : sur son Twitter @Lea_Thom et son Linkedin !

    LA PERSONNE QUI L’INSPIRE ? : Anne-Cécile Mailfer, présidente de la fondation des Femmes. 

    POUR LA SOUTENIR ?La prochaine fois que vous irez sur HelloAsso, faites un don ! Le site fonctionne comme Wikipedia, sur les dons des particuliers : https://www.helloasso.com/. 

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    46 min
  • #28 l Charlotte Cadé : elle révolutionne la déco de seconde main

    L’INVITÉ : Rendez-vous est donné rue de Châteaudun, à Paris, dans les locaux de Selency. Juliette y interviewe Charlotte Cadé, la fondatrice de Selency, la brocante en ligne qui compte 2 millions de visiteurs uniques par moi et a déjà levé près de 20 millions d’euros. Charlotte a imaginé cette marketplace en 2014 pour proposer une des pièces sélectionnées auprès de brocanteurs et de particuliers, pour chiner depuis son canapé et adopter du mobilier et de la déco de seconde main. En seulement six ans, le site est devenu la référence, la brocante 3.0.

    Lorsque Charlotte imagine Brocante Lab, qui deviendra Selency quelques années plus tard, elle veut proposer une troisième voie, entre la brocante classique, difficile d’accès, et les sites comme Le Bon Coin ou eBay à l’offre pléthorique, sans curation. Elle veut imaginer un site qui sélectionnerait des pièces de seconde main pour sublimer nos intérieurs. La sélection, voici le pari de Charlotte Cadé, puisque Selency rejette environ 20% des offres, pour assurer que les pièces mises en ligne sont en bon état et s’inscrivent dans les tendances du moment.

    Dans cet interview, Charlotte aborde plusieurs grandes thématiques de l’entrepreneuriat et livre des conseils sans langue de bois. Elle parle de son association avec son mari, des erreurs de recrutement qu’elle a pu faire, de sa stratégie de financement, des valeurs engagées qu’elle veut infuser dans l’entreprise. Selency a effectué deux levées de fonds successives, de 3 millions puis 15 millions d’euros. Elle dit ne pas y voir un signe de succès per se. Pour elle, seule l’accession à la rentabilité marquera une vraie victoire. On aborde aussi les challenges de son business model, comme la livraison, forcément complexe dans l’ameublement, dont le coût est difficile à faire accepter au client dans un monde où Amazon a mis le système KO.

    On a déjà beaucoup abordé les limites de la fast fashion dans ce podcast, en invitant des acteurs de la mode éthique. Mais la fast déco n’est pas en reste. Les collections éphémères, les rabais, les Black Friday s’appliquent aussi à ce secteur. Avec Selency, Charlotte veut proposer une alternative responsable aux enseignes de déco industrielles et donner une seconde vie à des milliers de meubles d’occasion, en valorisant l’achat de seconde main.

    POUR CONTACTER CHARLOTTE : sur son LinkedIn !

    LES PERSONNES QUI L’INSPIRENT ? : Morgane Sézalory, la fondatrice de la marque d’habillement Sézane, ou le duo d’architectes Festen (Charlotte de Tonnac et Hugo Sauzay)

    POUR LA SOUTENIR ? Partir à la découverte de l’univers Selency sur leur site https://www.selency.fr/ !

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    42 min
  • #27 l Inna Modja : engagée contre l’excision et le réchauffement climatique

    L’INVITÉ : Révélée il y a plusieurs années par ses chansons pop enjouées, comme son célèbre titre French Cancan, Inna Modja est une chanteuse, musicienne et compositrice malienne de 36 ans, ambassadrice de l’ONU, engagée dans la lutte contre l’excision et le réchauffement climatique. Oui, Inna Modja, est tout ça à la fois, artiste et activiste, solaire et solidaire, déterminée à nous embarquer avec elle dans ses combats.

    Quand on lui demande de se présenter, Inna commence par « musicienne ». Arrivée en France après le bac, Inna met de côté la musique le temps de ses études. Mais la passion la rattrape vite : elle commence par composer pour d’autres, puis se met à chanter. Alors qu’on lui reproche de ne pas interpréter des titres « taillés » pour la radio, elle compose en une nuit « French cancan », titre qui caracolera en tête des hits parades français, européens, canadiens pendant des mois. 

    En 2013, elle sort un troisième album, « Motel Bamako », écrit dans sa langue maternelle, le bambara, où elle aborde des sujets plus intimes. Inna est une des voix qui s’élèvent, en France, pour lutter contre l’excision. Elle-même en a été victime à l’âge de quatre ans, à l’insu de ses parents. Elle est aujourd’hui la marraine rayonnante de La Maison des Femmes de Saint-Denis, fondée par Ghada Hatem, que nous avions précédemment interviewée dans À Vous Demain.

    Difficile d’interviewer Inna sans l’interroger sur son activisme écologique. Elle a tout récemment co-produit un documentaire remarquable, The Great Green Wall, qui parle de ce projet de grande muraille verte devant permettre d’arrêter la progression du désert au sud du Sahel. Co-produit par Fernando Meirelles (La Cité de Dieu, Les Deux papes), le film, comme un road-movie, nous fait voyager le long de 8000 kilomètres s’étalant du Sénégal à l’Éthiopie, à la rencontre des populations. Lancé en 2007 par l’Union Africaine, c’est un projet pharaonique, comme un mur vert géant pour stopper l’avancée du Sahara, régénérer les terres et permettre aux populations de survivre par l’agriculture. 

    POUR CONTACTER INNA : sur son Linkedin !

    LA PERSONNE QUI L’INSPIRE ? : Frah (François Charon), chanteur de Shaka Ponk, engagé pour l’environnement avec le collectif The Freak.

    POUR SOUTENIR SES ACTIONS ?

    • aller découvrir le projet du Great Green Wall et rejoindre le mouvement en donnant, en signant la pétition, en partageant autour de vous

    • regarder le film The Great Green Wall en VOD

    • soutenir La Maison des Femmes, le projet de Ghada Hatem que nous avons interviewée sur À Vous Demain (épisode 16)

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    56 min
  • #26 l Nicolas Rohr : Faguo, première « entreprise à mission » de la mode

    L’INVITÉ : 

    « Un article acheté, un arbre planté ». C’est autour de ce concept que s’est fait connaître la marque de vêtements et chaussures Faguo, en 2008. Douze ans plus tard, le résultat est là : 2 millions d’arbres ont pris racine, pour la plupart plantés en France, et le succès de Faguo ne se dément pas, avec 26 boutiques, 400 revendeurs, 70 salariés. Marie a interviewé à distance Nicolas Rohr, l’un des deux fondateurs de la marque.

    Un projet d’étudiants. Nicolas Rohr et Frédéric Mugnier ont fondé Faguo alors qu’ils étaient encore étudiants. Dans l’épisode, on revient sur ces années : Nicolas raconte le premier dessin de baskets sur Paint, le premier logo pixellisé « home-made », les 13 copains qui prêtent main forte pour financer les débuts… Il nous donne aussi ses conseils pour éviter les idées reçues, véritables freins à l’entrepreneuriat.

    Un bilan carbone surveillé de près… et compensé. Tous les 3 ans, Faguo fait calculer sont bilan carbone par la fondation Goodplanet, un calcul qui intègre à la fois l’impact des produits mais aussi du fonctionnement de l’entreprise (bureaux, boutiques…). On y lit que 50% des émissions de CO2 de Faguo sont liées à la fabrication du produit, dont la majorité au choix des matières premières. Opter pour des matières recyclées permet de réduire leur impact carbone de 80%.

    Années 2020, années de l’économie circulaire ? En tout cas, Faguo mise dessus. Il est désormais possible de venir réparer ou revendre son vêtement Faguo en boutique dans leurs corners réparation et seconde-main. Quand les vêtements sont abîmés, ils sont récupérés et seront bientôt réemployés par la marque. Car Faguo avance tout schuss sur le recyclé et vise 100% de pièces fabriquées à partir de matières recyclées pour 2024. 

    Et pourtant, made in Asia. Il est surprenant d’apprendre que les vêtements et chaussures Faguo sont fabriqués en Chine, au Vietnam, au Portugal. Nicolas explique leur parti-pris à notre micro : savoir-faire spécifiques, coûts de fabrication, lieu de production proche du sourcing des matières premières. D’où, aussi, le besoin de compenser l’empreinte carbone du transport par la plantation d’arbre. Pour le transport, justement, Faguo a opté pour du transport par train, moins polluant que l’avion, le camion et même le bateau – ses produits empruntent le Transsibérien.

    Première entreprise à mission de la mode en France. Depuis janvier 2020, l’entreprise a inscrit dans ses statuts la mission suivante : « engager notre génération contre le dérèglement climatique ». La loi impose un comité interne intégrant un tiers externe indépendant qui doit surveiller la réalisation de ces objectifs. S’ils ne sont pas respectés, un tribunal peut obliger la marque à supprimer la mention « société à mission ». Engageant, donc. Surtout, Nicolas explique que ce nouveau statut a permis que chacun des salariés se sente investi de cette mission et que leurs objectifs soient liés de près à la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise.

    POUR CONTACTER NICOLAS : sur Linkedin ou, pour postuler chez Faguo, sur le site www.welcometothejungle.com 

    LES PERSONNES QUI L’INSPIRENT ? : Yvon Chouinard le fondateur de Patagonia et François Lemarchand, fondateur de Nature et Découvertes.

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    51 min
  • #25 l Olivier Mas (ex-agent de la DGSE) : profession espion

      

    L’INVITÉ : Pendant 15 ans, il a été une légende. Olivier Mas, ancien espion de la DGSE, a accepté de venir témoigner au micro d’À Vous Demain. Nous l’avons retrouvé dans le lobby d’un hôtel. Vous ne saurez pas son vrai nom, vous ne trouverez son visage nulle part sur internet. Olivier préfère rester discret. Alors pourquoi l’avoir invité ? Tout simplement parce qu’il représente une forme d’engagement, celle d’une vie dévouée au renseignement pour protéger les intérêts de la France, assurer notre sécurité et la défense de nos valeurs. Et parce qu’on était très curieuses d’en savoir plus sur ce métier… hors normes.

    Qu’est-ce qui fait une bonne légende ? Comment l’abandonne-t-on quand elle n’est plus sûre ? À quoi ressemble le quotidien d’un espion en mission ? Que peut-on dire à sa famille et ses amis ? Des questions qu’on l’abord pour essayer de tirer le vrai du faux de séries comme le Bureau des légendes.

    Olivier nous parle des combats actuels de la DGSE. Le contre-terrorisme, bien sûr, mais également ceux que l’on voit moins : la lutte contre la prolifération nucléaire, le cyber-espionnage, le renseignement politique. Il nous donne son analyse sur la montée en puissance des renseignements chinois, et leurs méthodes de recrutement.

    ON PARLE AUSSI : 

    • de la chaîne Youtube d’Olivier, dédiée au renseignement : Talks with a spy

    • de son livre Profession Espion, publié en 2019 aux éditions Hoëbeke

    • de celui de Jean-Christophe Notin, Les Guerriers de l’ombre, qui recueille les témoignages d’agents clandestins

    POUR CONTACTER OLIVIER : par mail [email protected] (infos à retrouver sur son site www.talkswithaspy.com)

    UNE PERSONNE QUI L’INSPIRE ? : Olivier Norek, écrivain, ancien capitaine à la PJ de Seine-Saint-Denis

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    49 min
  • Hors-série l Thomas Huriez (1083) interviewe Krème !

    Un épisode hors-série un peu spécial où l'on change de rôle et l'on passe d'intervieweuses à interviewées, avec la participation exceptionnelle de Thomas Huriez qui a bien voulu se prêter au jeu ! 

    Pour tout vous raconter, il y a 2 semaines, nous avons interviewé Thomas, le fondateur de la marque successful de jeans français 1083. En parlant avec lui, on lui a raconté qu’à côté du podcast, on avait aussi confondé la marque Krème. On a beaucoup échangé parce qu'on partage la même conviction qu’il faut aller vers un sourcing local, réintroduire des savoir-faire en France, apprendre à consommer moins mais mieux. 

    Alors, Thomas nous a proposé d’inverser les rôles le temps d'un épisode... et de nous interviewer à son tour. On a beaucoup hésité à faire cet épisode parce qu'on veut absolument qu’À Vous Demain reste indépendant, c’est d’ailleurs pour ça qu’on n’y accepte pas encore de publicité.

    Mais Krème, la marque de cosmétiques que l'on a cofondée à deux à côté du podcast À Vous Demain, occupe l’autre moitié de notre vie, et l'on trouvait intéressant de vous en parler.. d'autant qu'on n’a pas à rougir de ce projet engagé.

    Donc Krème, c’est quoi ? Ce sont des cosmétiques frais, produits en circuit-court à partir de plantes bio cultivées en France. On s’est lancées en précommande sur la plateforme Ulule où vous pouvez précommander nos 3 produits (une crème hydratante, une gelée nettoyante et une huile pour le visage). La campagne se termine jeudi 5 novembre à minuit… et les produits seront, dans un deuxième temps, vendus sur le site courant novembre. Pour soutenir la campagne Ulule 👉https://fr.ulule.com/kreme/

    Un épisode pour vous raconter notre démarche, et, dès lundi, on repart sur les épisodes "classiques", avec, comme annoncé, un invité vraiment, vraiment étonnant ! 

    À très vite,

    Juliette Lailler & Marie Belile.

    34 min
  • #24 l Thomas Huriez (1083) : il ressuscite le jean français !

    L’INVITÉ : Thomas Huriez est le fondateur de la marque de mode engagée 1083. 1083, c’est la distance en kilomètres qui sépare Menton (Alpes-Maritimes), et Porspoder (Finistère), les deux villes les plus éloignées de France. C’est aussi la distance maximale que parcourra un jean de la marque éponyme. 1083 est née, en 2013, de la volonté d’un homme au parcours atypique, Thomas Huriez. Nous l’avons interviewé rue de Turenne, à Paris, dans la boutique-atelier de la marque. On rencontre un homme calme, sobre, humble, mu par la mission de relocaliser l’industrie textile en France. 

    En 2007, Thomas quitte son métier d’informaticien – « pour ne pas passer sa vie à s’ennuyer », comme il dit. Il s’installe chez ses grands-parents, à Romans-sur-Isère, et ouvre sa boutique de mode éthique. Quelques années plus tard, voyant que ses fournisseurs ferment les uns après les autres, il décide de créer sa propre marque et de concentrer ses efforts sur une pièce universelle : le jean. 

    Le jean est aujourd’hui un des vêtements les plus polluants. Un jean peut parcourir 65,000 kilomètres (1,5x le tour de la Terre) du champ de coton à nos armoires. Les Français achètent 80 millions de jeans par an, soit plus d’1,3 jean par personne… Ce que Thomas constate : du coton, au fil, puis à la confection, les filières sont si complexes que les fabricants sont bien incapables de les tracer. Aujourd’hui, la route parcourue par un jean à 20€ d’une enseigne de fast fashion diffère peu de celle d’un Levi’s vendu 100€.

    Convaincu qu’il y a quelque chose à faire pour réintroduire la toile de Nîmes (denim) en France, Thomas lance son projet sur une plateforme de financement participatif en 2013. Carton plein, qui ne se démentira pas dans les sept années qui vont suivre. De 2013 à aujourd’hui, l’entreprise est passée de 200,000€ à 8 millions de chiffre d’affaires et de 2 à 150 emplois. Elle est sans doute aujourd’hui l’une des marques de mode les plus engagées. 

    Mission relocalisation. L’objectif des jeans 1083 ? Créer de la valeur et des emplois en France et limiter leur empreinte écologique. Pour cela, le coton est bio et vient de Tanzanie, un des pays qui nécessite le moins d’irrigation artificielle. Le fil est ensuite tissé en France, dans l’usine de 1083 située dans les Vosges ou chez un partenaire dans la Loire. Le tissu est ensuite teint, découpé et confectionné en France. Pour aller plus loin et revaloriser l’image des métiers de la couture, Thomas a créé « l’école du jean », à Romans-sur-Isère. 

    Victime de son succès. Thomas n’arrive pas à livrer ses clients comme il le voudrait. L’engouement est tel pour la marque que certaines pièces sont sur liste d’attente et qu’il faut parfois patienter jusqu’à 3 mois. Signe qu’il y a bien un réveil d’une consommation plus durable en France. Pourtant, Thomas répète inlassablement le même discours : réparer, réutiliser, recycler, oui… mais surtout réduire, réduire notre consommation insatiable de vêtements.

    ON PARLE AUSSI : 

    • du livre Re-Made in France, écrit par Thomas et publié aux éditions Dunod

    • de l’école du jean qu’il a fondée

    • de la campagne « RRR + Réduire » à retrouver ici

    • des méthodes de financement alternatives comme Ulule, Lita et les fonds à impact.

    POUR CONTACTER THOMAS : par mail [email protected].

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    54 min
  • #23 l Maud Fontenoy : l'Atlantique à la rame

    L’INVITÉ : J’ai retrouvé Maud dans le lobby d’un hôtel à Paris – vous entendrez parfois un léger bruit de fond pendant l’épisode. Maud Fontenoy est une navigatrice aux multiples exploits, qui a traversé l’Atlantique et le Pacifique à la rame et fait le tour du monde à contre-courant à la voile, toujours en solitaire et sans assistance. Elle est mère de quatre enfants et engagée pour la sauvegarde des océans avec sa fondation éponyme. Maud veut nous prouver qu’on peut avoir des rêves plus grands que soi, et que le plus grand des océans peut se traverser avec le plus petit des bateaux. Elle le répète : les obstacles nous révèlent, les difficultés nous renforcent. C’est pour ces messages de persévérance et de détermination, ainsi que pour le combat qu’elle mène pour sensibiliser les enfants à la protection des océans, que nous souhaitions l’avoir à notre micro.  

    LA PERSONNE QUI L’INSPIRE : Jacques Séguéla, ancien publicitaire qui vient de publier Ne dites pas à mes filles que je suis devenu écolo, elles me croient publicitaire aux éditions Coup de cœur.

    ON PARLE AUSSI : 

    • du livre Le Secret de Rhonda Byrne

    • du dernier ouvrage de Maud et Yann Arthus-Bertrand, Bleu, un océan de solutions, qui sort le 4 novembre

    • des kits pédagogiques fournis par la fondation Maud Fontenoy sur son site ici. 

    POUR CONTACTER MAUD : RDV directement sur le site internet de la fondation maudfontenoyfondation.com

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    45 min

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