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IA génératives et contenu font-ils bon ménage ? Un récent article de Stratégies a fait écho à des discussions issues d’une table ronde organisée par Adobe à la fondation Louis Vuitton début novembre. Ce débat réunissait un certain nombre d’experts du Web dont Fabrice Frossard, Emmanuel Vivier, Frédéric Cavazza, Jonathan Chan, Lionel Lemoine d’Adobe et moi-même. Le débat était animé par Caroline Mignaux. Une occasion rêvée pour faire le bilan d’un an d’utilisation des IA génératives pour illustrer le site d’actualités de Visionary Marketing.
Le sujet de ce débat organisé à la fondation Louis Vuitton par Adobe était l’IA générative et le marketing de contenu. L’occasion pour moi de faire le bilan d’un an d’expérience d’utilisation de l’IA générative pour la fabrication d’images dans Visionary Marketing.
Après à une période d’enthousiasme, lors de laquelle je me suis amusé à produire des images dans tous les sens, est arrivé un moment de réflexion où j’ai pu prendre un peu de recul par rapport à cela. Comme je l’ai expliqué pendant le débat, cela m’a rappelé les filtres HDR quand j’ai commencé à utiliser Adobe Lightroom il y a 12 ans. D’abord, on les a utilisés tous les jours, puis on est revenu dessus 5 ans après et on les a tous enlevés.
Voici quelques réflexions en vrac sur cette utilisation d’outils qui, de mon point de vue, restent intéressants, mais qui nécessitent d’être remis dans un contexte d’utilisation généralisée par les acteurs du Web et les médias.
En fait, sur Visionary Marketing nous sommes passés par plusieurs étapes. Au début, nous n’utilisions que les images de mon stock personnel. Tous les rédacteurs de Visionary Marketing étaient obligés de passer par ce stock d’images réduit. Ces photos étaient personnelles, et donc forcément uniques, mais un sentiment de répétition est arrivé rapidement. Et surtout l’incapacité de décrire certains concepts par des images, puisque ce stock était limité et qu’il ne comportait pas toutes les métaphores.
Une deuxième étape a consisté à ajouter à ces images des photos de stock. Cela a permis de sortir du syndrome limitatif, mais en apportant une certaine banalisation des images. Ceci a pu être dommageable dans certains cas. Heureusement, nous utilisons Jumpstory et cette banque d’images est plus inhabituelle. Ce qui fait que nous avons quelque peu évité cet écueil.
Puis depuis l’année dernière, troisième étape, nous faisons une utilisation plus intensive des IA génératives pour produire des illustrations de nos articles. Dans tous les cas, que ce soit la première, la deuxième ou la troisième étape, nous en sommes arrivés à la même conclusion : utiliser la même source d’images tout le temps, provoque un sentiment de répétition, de lassitude, et de banalisation.
Il faut donc mélanger les différents types d’images et surtout, comme je l’explique dans le débat repris par Stratégies, être capable de maîtriser le prompt de manière à produire des illustrations qui soient différentes de ce que l’on voit habituellement sur les réseaux.
Ce que j’ai remarqué c’est que les prompts plus abstraits, qu’il faut a priori bannir, sont au contraire ceux qui permettent de produire les images les plus intéressantes, les plus originales et qui sortent du lot.
Enfin, une maîtrise avancée de tous ces outils, IA générative, Photoshop, Illustrator, ou l’ensemble de ces logiciels, permet de garder une maîtrise totale sur l’image et de sortir de ce syndrome de la banalisation de l’illustration.
Dernier point et non des moindres, il ne faut pas hésiter à revenir sur son contenu pour en changer les illustrations qui, avec du recul, vous semblent trop banales, trop stéréotypées ou trop criardes. Sauf si vous aimez ça, bien entendu.
Je vous laisse découvrir le reste de ce compte rendu sur le site de Stratégies.
« Ce qu’il faut comprendre, c’est que ce sont tous les métiers du tertiaire qui vont être impactés. Nous ne sommes pas en train de vouloir remplacer des individus, nous sommes plus sur une augmentation de la productivité et un gain de temps. On va pouvoir utiliser l’IA générative comme un co-pilote, un assistant qui va nous donner des superpouvoirs pour gagner du temps et de l’argent. » Explique Emmanuel Vivier, cofondateur du HUB Institute. Une maîtrise du prompt nécessaire que partage Yann Gourvennec, fondateur de Visionary Marketing : « Il y a un enjeu de formation et de créativité, mais aussi de style. C’est là que ça devient intéressant, car ça devient une expertise. C’est un peu ce qu’on a connu avec le Web dans les années 90 : tout le monde pouvait faire un site Web, mais tout le monde ne l’a pas fait. »
A lire sur IA générative et expérience client : optimiser sa content supply chain pour soutenir sa croissance
The post Content marketing : leçons après un an d’utilisation de l’IA appeared first on Marketing and Innovation.
IA et emplois marketing peuvent faire bon ménage selon Jamie Brighton, que nous avons rencontré à Adobe Summit 2023*. Jamie est directeur marketing produit pour l’activité Adobe Digital Experience. Il considère l’IA comme un copilote en appui des marketeurs dans leurs tâches quotidiennes. Et non comme un fossoyeur de nos emplois. Selon lui, c’est un ensemble d’outils qui comblent le fossé entre créativité et efficacité. Les marketeurs ne devraient donc pas avoir peur de perdre leurs emplois. Au contraire, ils devraient considérer l’IA comme une formidable chance de rendre leur travail plus créatif et plus intéressant.
*Transparence : Visionary Marketing est un #Adobepartner et Adobe est notre client.
Les marketeurs font face, et depuis longtemps, à de nombreux défis dans la gestion des contenus marketing destinés à leurs campagnes. Ces contenus sont volatils et font l’objet de ping-pong entre les membres des équipes marketing et leurs agences.
En bref, le processus de la « supply chain du contenu » est défaillant. Des annonces faites par Adobe et Publicis lors de l’Adobe Summit 2023 la semaine dernière vont dans le sens de la résolution de ce problème.
« Nous nous réjouissons d’entendre les clients s’enthousiasmer pour certaines des nouveautés sur lesquelles nous avons travaillé et que nous avons annoncées », a déclaré le directeur du marketing produit de la division Adobe Digital Experience.
Ce qu’Adobe a réalisé, c’est « la réunion du creative cloud et du marketing cloud, et de l’experience cloud. Et nous avons incorporé l’IA et l’IA générative dans tous ces produits ».
« Cette intégration ne s’arrête pas avec l’intégration de Firefly dans de nombreux sous-ensembles de la suite créative d’Adobe. Nous nous sommes également efforcés d’intégrer ces capacités IA directement dans des outils tels que Experience Manager et Adobe Journey Optimiser, notre outil omnicanal. Il s’agit donc d’outils très puissants permettant aux marketeurs d’être plus créatifs. Plus efficaces également. Cela leur permettra de répondre aux exigences toujours croissantes en matière de production de contenu de haute qualité à grande échelle ».
« Toutes les organisations doivent être en mesure de planifier, créer, fournir et aussi suivre les contenus qu’elles produisent. Pour ce faire, elles doivent bâtir une “supply chain du contenu”. Celle-ci va de l’idéation à la réflexion sur la campagne, en passant par le brief. Elle rassemble l’intégralité de la chaîne utile aux campagnes marketing », a ajouté Jamie Brighton.
« La plupart du temps, le travail de marketing créatif prend sa source dans les outils tels Adobe Photoshop ou Illustrator. L’approbation, la création et le partage d’un actif marketing nécessitent ensuite un workflow avec lequel tous les acteurs de la chaîne marketing se sentent à l’aise. C’est un des défis éternels du marketing », a souligné Jamie.
Ainsi, les processus d’approbation qui se déroulent en principe à l’intérieur d’ un outil de workflow tel que Workfront peuvent s’intégrer directement dans les volets latéraux de l’interface de Photoshop. Ainsi approuvés et prêts à la mise en ligne, les multiples rendus d’un actif marketing peuvent se diffuser directement dans le creative cloud depuis l’applicatif de manipulation d’images.
Cette nouvelle façon de travailler fait le lien entre les deux grandes parties du département marketing. C’est sans aucun doute un pas dans la bonne direction.
Les choses évoluent vers une intégration véritablement sans couture. Même si le « voyage est long et qu’il n’a pas vraiment de fin ».
« Nous avons conçu cette intégration transparente afin d’alléger la charge des créatifs. Nous leur facilitons le travail pour le stockage des actifs marketing et leur permettons de viser l’excellence. Ils n’ont même pas à se soucier de l’endroit où ceux-ci sont affichés ni du processus d’approbation.
Selon Jamie Brighton, l’idée de lancer une campagne en appuyant simplement sur un bouton est sans doute illusoire. Les marketeurs auront toujours du travail à faire. Dans une large mesure, les outils de créativité pilotés par l’IA et ce processus sans couture conféreront plus de pouvoir aux marketeurs. Qu’ils pourront utiliser pour être plus créatifs.
Il y aura toujours une place pour la créativité dans tout ce processus. Une fois que l’on a simplifié l’aspect administratif du processus créatif, il ne reste plus que la créativité nue », a ajouté Jamie.
Nous considérons l’IA comme un copilote et cela implique qu’il y a deux entités impliquées dans le processus marketing
Tant pis pour ceux qui pensent que les marketeurs seront remplacés par ChatGPT. Au contraire, nos emplois deviendront encore plus intéressants et plus créatifs parce que l’IA se sera chargée de toutes les tâches répétitives inutiles et frustrantes.
Par conséquent, Jamie pense que les marketeurs ne devraient pas avoir peur de perdre leur emploi au profit de l’IA.
Il ne faut absolument pas avoir peur de l’IA
Le public s’est familiarisé avec l’IA générative. Aujourd’hui, ils commencent à en comprendre l’impact au lieu de penser qu’il s’agit simplement du buzzword de l’année. Je sais qu’il y a des gens qui ont peur de l’impact potentiel de l’IA. Cela fait plusieurs années que cela dure. Lors d’une grande conférence organisée par un analyste en 2018, le discours principal était entièrement consacré à la question suivante : « L’IA va-t-elle supprimer tel ou tel type d’emplois ? »
Soyons réalistes, cependant, certains rôles disparaîtront
Mais en fait, cela représentera autant de chances, dans d’autres domaines, de créer des cas d’école pour la construction d’outils qui permettront l’interaction avec l’IA en tant que copilote marketing.
Des entreprises comme Microsoft et Accenture parlent toutes de ce concept d’IA en tant que copilote. Vous aurez toujours besoin d’un humain pour piloter le processus marketing.
« Notre tâche est d’évaluer les possibilités de rationalisation de nos processus et les opportunités offertes par l’IA pour être plus heureux dans notre travail. Essentiellement en en éliminant les tâches rébarbatives et ennuyeuses », a expliqué Jamie.
En conclusion, les marketeurs ne doivent pas avoir peur de l’IA. Ne nous y trompons pas cependant, nous devons nous préparer à de nombreux changements à venir. Si nous prenons les choses du bon côté, ces bouleversements seront autant d’occasions de rendre notre travail encore plus intéressant.
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Voici venir l’événement Adobe de l’année : Adobe Summit 2023. Il se tiendra les 8 et 9 juin à Londres et Visionary Marketing y sera en tant que #adobepartner (transparence*). Après quelques années où l’événement se déroulait uniquement en ligne, il s’agit désormais d’un événement hybride qui se déroule à la fois en ligne et en présentiel. Alors que nous préparons nos bagages pour l’événement, avec le stabilisateur, l’appareil photo numérique, l’iPad, l’iPhone et le bon vieil ordinateur personnel, nous sommes ravis de partager avec vous ce matin quelques-uns des points qui nous enthousiasment le plus dans cet événement.
* Divulgation, Adobe est un client de Visionary Marketing
Cette année, nous rendrons compte en direct de l’événement à Londres avec des médias sociaux et des extraits vidéo. Ils seront publiés en ligne sur Twitter, LinkedIn et autres plateformes. Et, bien sûr, sur ce blog. Vous pouvez donc vous attendre à des comptes rendus en direct du sommet sur notre page dédiée à Adobe, à l’adresse vismktg.info/adobe23fr.
Chez Visionary Marketing, nous sommes très enthousiastes. C’est l’un des moments où nous allons pouvoir parler et échanger avec certaines des personnes les plus brillantes de notre secteur. Il n’y a pas moyen d’y échapper. Cette année sera l’année de l’IA générative. Et Adobe est également un acteur majeur dans ce domaine. Il est beaucoup plus prudent que d’autres, mais les progrès réalisés au cours des dernières semaines sont étonnants.
Ici, je parle de l’utilisation de ces nouvelles technologies dans le cadre de la production de contenus. Demain, je publierai une démonstration d’Adobe firefly et de l’intégration de firefly dans Photoshop. Probablement ce que j’ai vu de plus étonnant au cours des 10 dernières années.
Ces outils ne sont pas de simples ajouts de fonctionnalités à la suite Adobe. Ils confèrent des pouvoirs créatifs accrus aux professionnels du marketing qui souhaitent agrémenter leurs contenus d’images pertinentes et percutantes.
L’utilisation de l’IA générative pour produire des images a déjà eu un impact important sur la production de contenu. Et les entreprises n’y échappent pas. Si nous regardons les choses de manière positive, nous pensons que l’IA générative pour la production d’images, lorsqu’elle est utilisée de manière responsable et créative, peut être un moyen pour les spécialistes du marketing de créer des expériences plus percutantes et plus passionnantes pour leurs clients.
Chez Visionary Marketing, nous avons déjà eu recours à divers outils d’images générées par l’IA pour alimenter nos blogs au cours des derniers mois. Mais il y a des limites à cela. Tout d’abord, les questions de droits d’auteur.
L’IA générative utilise le pré-entraînement (d’où le PT dans chatG « PT ») et cet entraînement se fait à partir d’une base de données existante (et très bientôt la base de données qui est la copie à jour du web conservée par les moteurs de recherche). Même si ces images ne sont pas exactement copiées de l’original, elles s’en inspirent. Cette situation a soulevé de nombreuses questions d’un point de vue juridique et a donné lieu à quelques procès.
Adobe a suivi une voie différente. La société a lancé une nouvelle application au sein de sa suite créative, qui est actuellement disponible en version bêta. Elle s’appelle firefly et ceux qui veulent l’essayer peuvent se rendre sur firefly.adobe.com.
L’Adobe Summit 2023 sera un excellent moyen pour nous de côtoyer ceux qui façonnent notre industrie et l’avenir de nos équipes de marketing et de la profession dans son ensemble. La création de contenu sera confrontée à des défis incroyables aujourd’hui et dans les années à venir. Si nous adoptons ces technologies et les utilisons de manière responsable, nous aurons d’immenses possibilités de créativité et de réinvention du marketing de contenu.
Cet événement est pour nous une excellente occasion de comprendre les tendances qui se dessinent dans le secteur du marketing.
Nous nous entretiendrons notamment avec Luc Damann, président de la région EMEA, et Jamie Brighton, directeur du marketing produit et de l’expérience numérique, et nous assisterons à de nombreuses sessions en direct.
Nous assisterons également à des réunions de presse concernant l' »expérience immersive de la vente au détail ». Enfin, Adobe sneaks, qui montre les innovations proposées par les employés d’Adobe est toujours le clou du spectable de ce Sommet Adobe.
Restez donc à l’écoute et inscrivez-vous dès maintenant à cet événement exceptionnel.
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Parler de transformation digitale c’est bien, mais se transformer soi-même en montrant l’exemple, c’est beaucoup mieux. Voici ce qui m’est venu à l’esprit en écoutant la présentation d’Olivier Binisti, manager Digital Strategy Group chez Adobe, lors de l’événement Adobe Experience Makers 2022, dont nous étions partenaires (#transparence). Retour en chiffres sur un parcours sans faute depuis 10 ans.
Il y a 10 ans, Adobe réalisait 4,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires, employait 7 à 8000 personnes, faisait environ 200 millions de dollars de revenus sur Adobe.com, et la valeur de son action était à 32 $ avec une capitalisation boursière de 14 milliards.
10 ans plus tard, Adobe réalise 16 milliards de dollars de chiffre d’affaires, soit quatre fois plus, et la valeur de son action a décuplé
Adobe est aujourd’hui le deuxième plus gros éditeur de logiciels par sa capitalisation boursière, derrière Microsoft, mais devant SAP et Oracle.
« Il y a 12 ans, Adobe proposait Photoshop sur CD, que nous achetions à la FNAC, où que nous recevions par la poste », explique Olivier.
L’éditeur a senti que ce modèle allait disparaître, et a pressenti l’arrivée du cloud computing.
Il a dès lors envisagé deux choses :
Ce changement a été initié en 2008-2009. En 2011, le business modèle a été totalement transformé. Adobe est passé du modèle de licences avec des boîtes au modèle par abonnement.
La transformation a été énorme en interne ainsi que pour les clients, qu’il a fallu accompagner. Cette transformation a mis plusieurs années.
Adobe utilise pour cela ses propres solutions. Ils sont le premier client de leurs propres solutions, pour vendre en ligne, pour connaître les clients, pour mieux entrer en relation avec eux.
Adobe gère 970 millions de profils identifiés en ligne, qui viennent sur le site au fil de l’année. Ce sont principalement des entreprises, des indépendants et des free-lances.
L’enjeu il y a 10 ans était de les convertir au cloud. Il s’agit de personnalisation en masse à l’échelle.
L’entreprise utilise ses propres outils digitaux (sa CDP en particulier) pour mieux servir ses clients de manière personnalisée.
« Prenons par exemple un client qui va se connecter avec son portable, sa tablette, son ordinateur. Nous regroupons tous ces terminaux pour connaître la personne et pour engager la conversation et communiquer avec lui à travers le bon canal, avec le bon terminal et afficher les bons messages », nous explique Olivier Binisti.
Il y a deux éléments critiques qu’Adobe prend en compte :
La donnée pour la donnée ne sert à rien. Notre enjeu est de s’en servir de manière proactive pour proposer des tutoriels, des formations utiles pour que nos clients soient satisfaits et en aient pour leur agent. C’est ce qui fera qu’ils continueront à utiliser nos solutions.
La conférence Adobe Experience Makers Paris 2022 n’a pas fait que chanter les louanges du tout digital. J’ai donc posé la question à Olivier de savoir ce que l’éditeur américain faisait réellement pour promouvoir la sobriété numérique.
« Le point essentiel est de former les équipes, s’assurer que tous comprennent les impacts de nos métiers », a-t-il répondu.
Nous devons éviter de développer pour le plaisir de développer que nous ne poussons pas les données pour pousser les données, et d’être efficace par rapport aux usages que nous avons des solutions. Surtout, nous devons être plus sobres dans nos usages
Nous sommes dans une interaction avec les clients. Le digital va moins polluer que les déplacements.
Nous avons réduit les déplacements afin d’améliorer notre impact carbone et avons utilisé nos propres outils pour communiquer avec nos clients, avec nos partenaires, et entre collègues.
C’est une transformation d’état d’esprit. Nous devons faire prendre conscience à chacun que nous sommes des employés, des marketeurs, mais surtout des citoyens. Nous devons nous assurer d’être de « bons ancêtres », comme l’a expliqué Inès Leonarduzzi, et laisser la planète en meilleur état que nous l’avons trouvée.
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Nous observons une crise de croissance du e-commerce en cette fin 2022. Nous avons cru pendant les années Covid que le e-commerce allait croître de manière exponentielle, mais en sortie d’épidémie de Covid-19, les choses ne sont pas si simples. Des professionnels du domaine nous ont même fait remonter des baisses de CA de 30 % chez certains gros e-commerçants français cette année. J’ai interviewé Victoria Milton sur le stand Adobe commerce de la conférence Adobe Experience Makers 2022, qui m’a rassuré sur un possible rebond du commerce en ligne en 2023. #Transparence, Visionary Marketing est Adobepartner.
Le e-commerce a connu une grande croissance pendant la pandémie.
« Les consommateurs ont dû continuer à faire leurs achats en ligne pour vivre normalement. Les entreprises qui désiraient poursuivre leur activité s’y sont mises aussi afin de s’approvisionner », nous a expliqué Victoria.
Mais les choses ont changé. Passée la crise sanitaire, une nouvelle difficulté, encore une, s’est fait jour : une crise du e-commerce cette fois-ci.
Citons le site actu-economie.com :
« Si l’e-commerce est sur le point de dépasser la barre des 140 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2022, en se penchant plus en détail sur les transactions, un certain ralentissement est à l’œuvre. La Fevad, la fédération des ventes en ligne, constate en effet que les ventes de biens en particulier sont en baisse, de 17 % sur une année. Un chiffre qui contraste toutefois avec une hausse globale de l’activité, de l’ordre de 33 % sur la période avril-juin 2022, mais qui est le fait de la vente des produits et des services »
La crise est cependant plus ou moins aiguë selon les acteurs. Des observateurs du marché nous signalent des baisses de CA de 30 % chez certains poids lourds du secteur.
Le retour de la réouverture des points de vente a provoqué un petit ralentissement par rapport au canal e-commerce
« Les usages changent, et on voit maintenant que les industries et les professionnels du B2B consacrent de plus en plus de temps au e-commerce », explique Victoria Milton.
Nous observons actuellement que « Le e-commerce classique ralentit, on peut dire éventuellement qu’il est en crise. Même s’il pèse très lourd », poursuit la consultante d’Adobe commerce.
En effet, on parle d’un secteur de 140 milliards d’euros.
« Le B2C est en effet bien équipé pour le e-commerce, il est très présent en ligne. On assiste désormais au décollage des entreprises du business to business qui se développent en ligne ».
Le e-commerce pour le B2B connaît donc une réelle accélération.
« Je vois une consolidation du e-commerce pour 2023 », poursuit Victoria, « toujours avec du B2C et une part croissante de B2B ».
Des personnes qui ont ralenti leurs investissements suite au Covid les reprennent.
L’intérêt pour le commerce en ligne est toujours fort, selon Victoria. D’ailleurs, l’activité globale est en forte hausse si l’on en croit la Fevad.
Et il faut également remarquer que la France est encore loin derrière le Royaume-Uni sur ce secteur.
Le e-commerce est devenu indispensable, on ne peut pas fonctionner sans lui
En conclusion, il ne faut pas paniquer, on observe un trou d’air dû à la sortie de crise et aux difficultés économiques et géopolitiques majeures que nous traversons.
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L’humain est de retour dans l’expérience client et au-delà de l’humain, « la valeur de l’expérience vécue ». L’étude Adobe que nous avons commentée nous l’a démontré, les clients sont en attente de relation humaine. Et le Covid a encore accéléré les choses. C’est ainsi que finalement, les prédictions d’ascension exponentielle de l’e-commerce se sont révélées erronées. Il y a eu au contraire un effet ciseau et c’est pour cela que la personnalisation à l’échelle est incontournable. C’est de cela que nous avons discuté avec Christophe Marée, lors de l’événement Experience Makers 2022. Voici un résumé de notre discussion avant d’aller plus loin sur ce sujet avec les autres interviews réalisées sur le salon. #Transparence, Visionary Marketing est Adobepartner.
Experience Makers 2022 est un grand événement qui a été organisé le 9 novembre 2022 par Adobe dans le cadre somptueux de l’Académie française. Pendant le Covid nous avons entendu beaucoup de prévisions d’un futur tout numérique — et des fantasmes associés — mais la réalité est bien différente.
Le monde ne s’est pas transformé exactement comme on le croyait. Les témoignages du Printemps, de la FDJ, ou du Crédit Agricole nous ont en effet montré qu’il y avait un retour en force de l’humain et du relationnel dans l’expérience client.
Le retour de l’humain vient de ce que le client est demandeur d’une expérience de plus en plus personnalisée avec une marque.
Notons que le digital apporte quelque chose sur cette hyperpersonnalisation attendue grâce à l’utilisation de la donnée.
Les entreprises sont extrêmement riches de données et vont chercher à se démarquer vis-à-vis de leurs concurrents par l’expérience qu’elles vont proposer
Le retour vers le physique, qui n’est pas non plus un bouleversement à 100 %, s’inscrit dans une démarche consistant à rechercher toujours quelque chose de beaucoup plus personnel et authentique dans l’expérience que l’on vit.
Les consommateurs ont été catégorisés en fonction de leur âge surtout par leur relation avec le numérique.
La génération X est apparue dans les années 80 avec l’arrivée des ordinateurs personnels. Ensuite, l’arrivée d’Internet dans les années 90 a marqué le début de la génération Y. Puis au début des années 2000, c’est le smartphone qui marque la génération Z.
Mais aujourd’hui, on se rend compte que les gens n’ont plus envie d’être catégorisés en fonction de leur âge.
Ils sont plutôt attirés vers des sujets. En fonction des sujets qui les intéressent, ils vont s’orienter vers des gens qui leur ressemblent.
Ces gens qui nous ressemblent ne sont pas catégorisés par âge, mais bien par profil, par centres d’intérêt, par envies. Et c’est là que le physique rejoint le digital
On a besoin de retrouver des gens qui nous ressemblent, avec qui on a des points de similarité très importants. Cette similitude ne se fait pas au travers de l’âge, mais au travers des goûts, des attirances, des modes de consommation.
La prochaine étape pour les entreprises concerne la donnée.
Les entreprises ont cherché à l’utiliser pour créer une expérience la plus personnelle possible. Mais elles ont été confrontées à un ensemble de freins, notamment l’organisation en silos, les infrastructures et les organisations des entreprises.
Certaines technologies ont cherché à casser ces silos, mais il faut aller beaucoup plus loin que ça
Il faut être capable de connecter l’ensemble de ces silos ensemble, d’agréger ces données et d’avoir une vision complète du client. Et surtout de pouvoir activer cette donnée en temps réel.
La prochaine étape est la capacité à activer la donnée en temps réel et de proposer, au travers d’outils de création d’expérience, une expérience qui soit exactement celle que l’on attend au moment où on est en train de la vivre
Le Real Madrid c’est des centaines de millions de fans de par le monde.
L’objectif du Real Madrid est de créer cette nouvelle étape d’expérience hyperpersonnalisée, qu’elle soit physique ou digitale.
Comment vivre une nouvelle expérience quand on va dans le stade du Real de Madrid, pour pouvoir recevoir des offres qui nous correspondent parce qu’on a envie d’acheter le maillot de quelqu’un ? Et là, il y a une offre de mon joueur préféré, et je peux y aller maintenant.
Comment personnaliser cette relation et faire le pont entre le physique et le digital ? ça commence à se mettre en place, et le Real Madrid est une entreprise qui a décidé d’aller dans cette voie
C’est assez nouveau. Et ce n’est pas uniquement sur 10, 15 ou 1000 clients, c’est sur 350 millions de fans ! C’est de l’hyperpersonnalisation de masse à grande échelle.
Dès lors qu’on s’adresse à nos clients, on cherche à se démarquer de la concurrence. Et tout l’enjeu est : si on n’est pas capable de se démarquer avec l’expérience proposée, la marque va devoir se démarquer par le prix.
Lutter contre la compétition sur le prix n’est pas quelque chose qui est très intéressant.
Le seul moyen de se démarquer, de pouvoir attirer de nouveaux clients, de nouveaux consommateurs, de pouvoir les fidéliser, c’est l’expérience que l’on va leur proposer, et ceci qu’on ait 10, 100, 1000 clients, ou des millions.
L’expérience devient clairement incontournable
La CDP doit être en temps réel.
C’est une progression énorme dans l’interaction qu’on peut avoir avec nos consommateurs.
Seulement 25 % des entreprises savent faire de l’unification des données. Elles doivent atteindre déjà cette étape avant de passer à l’étape suivante. 75 % des entreprises doivent donc rattraper le mouvement.
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Il est temps d’en finir avec les stéréotypes sur l’expérience client. En amont de la conférence Adobe Experience qui aura lieu à Paris le 9 novembre de 13 h à 19 h et pour laquelle, Visionary Marketing est partenaire (#transparence), nous analysons une étude. Elle a été menée par l’éditeur américain auprès de 6000 consommateurs de trois pays en Europe. Le sondage a été administré entre août et septembre 2022. Cette étude est particulièrement intéressante et éclairante sur le domaine de l’expérience client. Elle fait en effet sauter un certain nombre de préjugés. Les entreprises soucieuses de distancer la concurrence feraient bien de la lire en détail.
En résumé, voici ce que l’on peut retenir de cette étude :
Sur Visionary Marketing, nous avons seriné nos lecteurs pendant des années sur cette ineptie du classement des personnes en fonction des générations.
Notamment sur ce que l’on appelle à mauvais titre « les digital natives ». Expression qui ne veut plus rien dire à une époque où tout le monde, sauf exception, utilise les outils numériques.
L’intérêt de cette étude « cap sur la personnalisation » menée par Adobe en France, au Royaume-Uni en Allemagne auprès de 6000 consommateurs, est de démontrer que les consommateurs eux-mêmes jugent qu’il n’est pas pertinent ni utile d’être étiqueté en fonction de sa classe d’âge.
Pour les plus avisés d’entre nous, lecteurs du Neo marketing de Badot et Cova (1992), tout cela est loin d’être nouveau.
Les clients refusent donc d’être mis dans des cases et demandent à ce que les marques « respectent leurs choix ».
Cette tendance est encore plus forte en France qu’au Royaume-Uni ou en Allemagne. On l’observe cependant partout en Europe.
À cela, il faut rajouter la nécessité pour ces clients d’être traités (en France à 60 %, en Allemagne à 70 %) comme des individus et non comme des cohortes.
Ce chiffre a un impact fort sur la façon dont on doit traiter les clients en face à face ou dans la relation interactive en support client.
Rien de plus irritant que de se rendre compte qu’on est considéré comme un numéro dans une entreprise dont on est pourtant client depuis des années.
Le consommateur demande, exige même, des marques qu’elles le remercient, qu’elles soient reconnaissantes pour sa clientèle et que celle-ci soit valorisée.
Troisième enseignement, les goûts des consommateurs sont changeants.
De leur propre avis, les consommateurs interrogés déclarent à 75 % en France changer « de goût au bout de quelques mois ».
Il s’agit d’une tendance qui peut-être ne survivra pas à la mode de la « sobriété », du moins peut-on l’espérer un peu pour le respect de l’environnement.
Cette tendance est encore plus accentuée dans le reste de l’Europe. Elle représente 76 % des répondants au Royaume-Uni et 80 % en Allemagne.
L’exigence et la pression sur les marques pour s’adapter à ces besoins changeants des clients sont particulièrement fortes. Cela va exiger des organisations une agilité sans cesse renouvelée.
Quatrième enseignement. La preuve chiffrée que les consommateurs attendent des contenus personnalisés de la part des marques. 87 % des Français interrogés estiment être dans cette attente.
Mais cette demande va au-delà de la simple réception de contenus adaptés aux goûts ou aux centres d’intérêt des clients.
Les consommateurs désirent « que les marques comprennent leur vie ».
C’est le cas à 64 % pour la France, largement plus que les autres pays européens (50 % Royaume-Uni, 61 % en Allemagne).
Les organisations devront faire faire face à des clients changeants, dont les goûts sont complexes et qui évoluent sans cesse. Cette exigence de réponse rapide rendra cruciale la capacité à appréhender l’historique et à deviner les exigences des clients.
Pour cela, les entreprises devront être irréprochables sur la qualité de leurs données, l’unification des bases de données (plus aucun consommateur ne supportera qu’on lui demande pour la cent millième fois son adresse physique).
Les aspects mécaniques de la vente devront être maîtrisés parfaitement et cela implique qu’on s’appuie sur une base de données irréprochable, mise à jour en permanence, avec l’accord du client, et que l’on puisse servir aux équipes support et commercial des données en temps réel qui permettent la personnalisation du contact de manière naturelle et efficace.
Face à ces exigences des clients, la vue traditionnelle du commerce basée sur la promotion est éculée. Mettre des prix en promotion en rouge sur des fonds jaunes ne suffit plus.
Les consommateurs sont avides d’expériences
La vision de Joe Pine se réalise, près de 30 ans après l’écriture de son livre sur l’expérience client.
Si l’on en croit l’auteur américain, interviewé dans nos locaux il y a quelques années, l’étape suivante consistera à faire évoluer la CX vers une expérience transformatrice.
Les marques qui procrastinent dans l’étape préliminaire de l’expérience client prendront un retard définitif. Celui-ci sera de plus en plus difficile à rattraper. Elles feraient bien de s’inspirer des résultats que cette étude met en exergue.
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L’essor du digital est irrésistible, c’est ce que nous avons retenu de l’Adobe Summit de 2022 qui a tenu toutes ses promesses avec plus de 26 000 connectés dès la keynote d’ouverture. Dans la foulée de cet événement exceptionnel, dont Visionary Marketing était partenaire [transparence], nous avons organisé un webinaire en direct sur LinkedIn, Twitter et YouTube dont vous trouverez le replay ci-dessous. Cette conférence regroupait Grégoire Pauty (Adobe), Fabrice Frossard (Faber content) et moi-même. Il avait été organisé par Olivier Saint-Léger (Neuromass), qui souffrant a hélas participé à l’événement depuis le fond de son lit. L’Adobe Summit 2022 pourrait se résumer en à peine 5 mots-dièses : #essor #digital #IA #personnalisation #grandeechelle. Voici un compte-rendu express parsemé de tweets et qui reprend les éléments principaux issus de cet enregistrement vidéo.
Transparence : Adobe est notre client. Nous avons rédigé ce billet avec notre objectif habituel de professionnalisme, d’indépendance et d’authenticité
Le Summit a débuté par un chiffre, distillé par le patron d’Adobe, Shantanu Narayen, lors de sa keynote d’introduction : on prévoit un chiffre d’affaires de l’ordre de « 1 000 milliards de dollars US dans le commerce électronique en 2022, rien qu’aux États-Unis ».
#adobesummit 2022 https://t.co/ojq0at84NJ "
Shantanu Narayen "1 000 milliards de dollars US dans le commerce électronique en 2022 aux États-Unis seulement".#adobepartner #personnalisation pic.twitter.com/Ocmr1yagr1
— Yann Gourvennec (@ygourven) March 15, 2022
Ça ne plaisante plus. Cet essor du digital est un véritable raz de marée. Il est bien loin (1997) le temps où le patron d’Abbey National me demandait si « un jour l’Internet prendrait une place importante dans le commerce ».
La personnalisation n’est pas nouvelle, le vrai défi d’aujourd’hui est la personnalisation à grande échelle !
Mais cette incroyable économie digitale (en France, on frise déjà les 130 milliards d’euros de CA annuels pour l’ecommerce), pour fonctionner, réclame de la personnalisation.
Mais pas n’importe quelle personnalisation. Car « la personnalisation n’est pas nouvelle » a expliqué Anil Chakravarthy, Directeur Digital Experience chez Adobe. « Le défi d’aujourd’hui est de personnaliser à grande échelle » a-t-il ajouté.
C’était véritablement là le vrai cœur du sujet de l’Adobe Summit 2022.
#adobesummit 2022 https://t.co/ojq0at84NJ
Anil Chakravarthy "personalization isn't new, the challenge now is to personalize at scale!" #adobepartner #personalization pic.twitter.com/PlDLfgSswO
— Yann Gourvennec (@ygourven) March 15, 2022
Pourquoi personnaliser me direz-vous ? C’est que le travail n’est pas vraiment fini. Je reprends ici un tweet de Camille Jourdain qui nous a accompagnés dans ce sommet :
« 80 % des entreprises pensent qu’elles offrent une bonne Expérience Client, mais seulement 8 % des clients sont d’accord avec ça ! » a tweeté Camille, en citant une étude de Bain et un chiffre qui n’est pas nouveau, hélas, prouvant ainsi que les choses ne se sont pas tant améliorées que cela dans ce domaine en Europe.
80 % des entreprises pensent qu'elles offrent une bonne #ExpérienceClient… Mais seulement 8 % des clients sont d'accords avec ça !
Source : @BainInsights @AdobeFrance @AdobeExpCloudFR @ChMaree @saintleger @obii1 @LaBrigadeDuWeb @AnnieLichtner #AdobeSummit #AdobePartner pic.twitter.com/rtO0HzHK75
— Camille Jourdain (@camillejourdain) March 16, 2022
Nous n’avons donc pas le choix, et …
La prochaine étape est donc de faire de l’économie digitale plus « personnelle »
Ce qui nous amène aux recommandations de Shantanu Narayen, qui nous explique comment y arriver.
Shantanu Narayen nous a donné quatre règles d’or pour arriver à l’économie digitale plus personnelle :
#adobesummit 2022 https://t.co/ojq0at84NJ
"30% of BMW buyers ready to buy online. We have to make everything digital" Jens Thiemers says#adobepartner cc @saintleger @AnnieLichtner @isalef75 pic.twitter.com/47Y21tla9X
— Yann Gourvennec (@ygourven) March 16, 2022
30% des acheteurs de BMW buyers indiquent qu’ils sont prêts à acheter en ligne. Nous devons mettre du digital partout – Jens Thiemers
Cet essor irrésistible du digital n’est pas une chimère. Les chiffres sont là : Jens Thiemers, le patron de BMW USA indique qu’un tiers de ses clients sont prêts à acheter leur voiture en ligne. Il est loin aussi le temps où l’ecommerce était réservé à des livres de poche de 20 €.
Pour cela il faudra de la technologie et c’est la promesse de la CDP ou Customer Data Platform, la possibilité de créer des référentiels marketing capables de traiter la personnalisation en temps réel et avec des volumes impressionnants, comme l’indique ce tweet de Fabrice Frossard qui nous accompagnait également lors du reportage de l’Adobe Summit et lors de cette récap en ligne.
Real-Time CDP c'est quoi ?
– 24 000 milliards de segments ciblés évalués
-+ de 1 Pétaoctets de données (1 million de Go)
Pour quoi faire ?
– Unifier les #data clients en temps réel
– Personnaliser l'expérience
-etc#adobeSummit#AdobePartner#CX #marketingdigital pic.twitter.com/zyt9zEj3S1
— Fabrice Frossard (@FabriceFrossard) March 16, 2022
Mais la technologie ne suffit pas. C’est ce que nous a rappelé Susan Bloomberg de Marriott lors d’une excellente présentation que nous avons résumée sur Visionary Marketing.
Selon son expérience, les trois règles incontournables pour réussir dans le data marketing à grande échelle sont les suivantes :
Marriott’s three principles for achieving outstanding data-driven CX at scale https://t.co/mGVeIxBb9m
— Yann Gourvennec (@ygourven) March 16, 2022
Rien que du sérieux me direz-vous ! Et pourtant l’Adobe Summit nous a donné aussi l’occasion de nous divertir avec Dame Vivienne Westwood, égérie du Punk.
#adobesummit 2022 https://t.co/ojq0at84NJ
Dame Vivienne Westwood
"My partner Mc Laren and I invented Punk and I'm immensively proud of this" Here'd for @adrianswinscoe#adobepartner cc @saintleger @AnnieLichtner @isalef75 pic.twitter.com/1fafnnueHj
— Yann Gourvennec (@ygourven) March 16, 2022
Aucun rapport entre l’expérience client et le Punk ajouterez-vous et en cela vous auriez bien tort, comme nous l’a enseigné à juste titre Adrian Swinscoe.
Un événement de cette envergure n’aurait pas été complet s’il n’avait évoqué le fameux Métaverse. Adobe a justement annoncé lors de ce Summit 2022 le positionnement de certains de ses produits autour du métaverse avec une collaboration avec quatre entreprises principales et non des moindres : Coca-Cola, Epic games, NASCAR et NVIDIA.
De cette annonce, on peut déduire quelques principes éclairants pour le futur :
Une annonce que nous avons décortiquée par le menu sur Visionary Marketing et que nous avons rendue disponible au travers de notre dossier Adobe Summit.
Immersive 3D modelling for metaverse and ecommerce https://t.co/uMOHjj8PBo
— Yann Gourvennec (@ygourven) March 16, 2022
Pour en savoir plus, il vous faudra vous référer à notre article complet sur ce sujet.
Un compte rendu de l’Adobe Summit ne serait pas complet s’il n’était agrémenté d’un tweet sur les Adobe Sneaks (pour « Sneak Previews » ou avant-premières en français).
Il s’agit de 7 innovations présentées par des employés, qui demandent aux participants de voter pour eux. De ces innovations sortent de vrais produits. Pour 60% d’entre elles, ce qui est remarquable.
#adobesummit 2022 https://t.co/ojq0at84NJ
60% of Sneaks end up being released by @adobe#adobepartner cc @saintleger @AnnieLichtner @isalef75 pic.twitter.com/udxOAdqcLG
— Yann Gourvennec (@ygourven) March 16, 2022
Si mes camarades ont flashé sur l’application qui permet de représenter en réalité augmentée les objets du ecommerce en taille réelle, j’ai pour ma part préféré #demanddetector, un outil d’intelligence artificielle qui permet de corriger les erreurs d’inventaires sur les sites de ecommerce quand un produit est fortement demandé et que les clients ne peuvent le trouver en ligne.
Clever #adobesummit 2022 https://t.co/ojq0at84NJ
Sneak#1 Project #demanddetector and AI to find out what buyers would like to find on your website and can't be found!#adobepartner cc @saintleger @AnnieLichtner @isalef75 pic.twitter.com/Za4hOi3kLC
— Yann Gourvennec (@ygourven) March 16, 2022
Une conclusion qui s’imposait pour ce Summit fortement teinté d’ecommerce personnalisé à base d’IA.
Retrouvez ici nos Tweets » Adobe Submit 2022 «
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Comment faire pour offrir une expérience client data-driven * exceptionnelle (CX) à grande échelle ? Lors de Adobe Summit 2022, j’ai assisté à une excellente présentation de Susan Bloomberg, VP en charge de la personnalisation et de la performance produit chez Marriott International. Elle s’est décrite comme étant « une passionnée de mathématiques qui a poursuivi sa carrière dans le domaine de la technologie et de l’analyse produit ». Elle a mené de nombreuses expériences depuis 2019 dans le domaine de la personnalisation pour la célèbre marque hôtelière. L’une des choses dont elle est « la plus fière » était justement à l’ordre du jour de sa présentation, à savoir « comment [Marriott] a établi un centre d’excellence pour les expériences numériques et quel impact cela a eu pour la marque et ses clients ». Voici quelques éléments à retenir de sa présentation, y compris certaines de ses diapositives qui donnent une bonne idée de sa méthodologie pour améliorer la personnalisation à grande échelle.
« Nous possédons des milliers de propriétés hôtelières commercialisées sous 30 grandes marques à travers le monde et avec une telle diversité, que cela implique également une base de clients large et variée dans l’espace numérique », a déclaré Susan. La difficulté étant de servir tous « ces différents clients par le biais d’un seul site Web et d’une seule application et de personnaliser et différencier les expériences » à grande échelle, car dans ce cas, nous nous adressons à de grandes masses de clients.
Transparence : Adobe est notre client. Nous avons rédigé ce billet avec notre objectif habituel de professionnalisme, d’indépendance et d’authenticité
Dans ce projet, Marriott s’est concentré sur ses marques de luxe. L’entreprise a commencé par examiner les commentaires de ses clients et a constaté qu’il pouvait être difficile de trouver les hôtels de luxe dans la liste des résultats de recherche du site Web.
Une fois cet énoncé du problème en main, Marriott a pu poser quelques hypothèses et commencer à travailler sur la façon de résoudre le problème « pour trouver ce qui pourrait être fait dans le but d’aider les clients sur la page de résultats de recherche. »
La première question que le centre d’excellence en matière d’expérimentation s’est posée est la suivante : « nos visiteurs utilisent-ils des filtres de marque ? » Et quelles sont leurs informations disponibles sur la page pour les aider à prendre une décision?
L’équipe a ensuite examiné un certain nombre d’hypothèses qu’il a éliminées une à une (par le biais d’études comportementales, d’enquêtes et de retours d’informations de la part des clients) jusqu’à ce qu’elle découvre que les visiteurs étaient en fait intéressés par le fait « [d’être] informés de manière proactive des propriétés de luxe dans les résultats de recherche ».
Il s’agit là d’une pratique exemplaire, tout à fait contraire à ce que l’on voit souvent sur les sites de commerce électronique et de voyage. Le plus souvent, le concepteur d’UX essaie d’amener l’utilisateur à suivre un certain chemin qu’il a conçu de son propre point de vue (le filtre de la marque étant un élément typique du marketing égocentrique), plutôt que d’essayer de servir les clients en leur fournissant des informations pertinentes de manière proactive au bon moment. En bref, les clients ne se soucient pas de la marque, ce qu’ils veulent, c’est une qualité de service !
L’équipe a ensuite tenté de trouver d’autres moyens de répondre aux besoins des clients. La question qu’ils ont dû se poser était la suivante : « Quelles autres informations étaient à la disposition des [clients] pour les aider à prendre une décision sur la page de résultats de recherche ? ».
L’équipe a ensuite examiné un autre nombre d’hypothèses pour résoudre ce problème. Elle a abouti à la création d’un carrousel de sélection central (call-out box) qui présentait aux clients une liste d’hôtels de luxe répondant le mieux à leurs besoins en fonction de leur histoire et de leur profil.
À droite, le tout nouveau carrousel offrant une meilleure expérience client grâce à une approche marketing data-driven
« Ce carrousel de sélection fonctionne en affichant les trois premiers résultats de la page de résultats de recherche qui répondent aux critères de choix du client », explique Susan. « Nous avons également examiné les chiffres d’affaires associés », a-t-elle ajouté.
Il reste cependant des choses difficiles à mesurer : « Nous avons du mal à évaluer par l’expérimentation nos taux d’annulation sur les réservations d’hôtels, la rétention clients ou l’intention de recommandation”, explique Susan.
Le travail n’est cependant pas encore terminé. Pour en revenir à l’expérience, « nous avons constaté que seulement 2 % du public du luxe interagissent avec le carrousel », a ajouté Susan. Mais le fait est que ces 2 % ont été clairement influencés par lui étant donné les résultats observés en matière de réservation et de consultation des hôtels.
L’équipe travaille maintenant sur la manière de le rendre plus attractif sachant que « le carrousel influençait les clients pour leur rappeler qu’il s’agit de marques de luxe et les aider à se rendre au bon endroit. »
Pour conclure, Susan a énoncé les trois grands principes directeurs qui guident le travail de l’équipe du Marriott.
Selon Marriott, trois principes permettent d’obtenir une expérience client exceptionnelle basée sur les données à grande échelle :
Cette présentation n’était pas seulement impressionnante par sa clarté et sa brièveté. Elle était exceptionnelle en termes de centricité client. Elle a montré qu’il n’est pas particulièrement difficile d’être centré sur le client, à condition de suivre la bonne méthodologie et, surtout, d’être déterminé à améliorer une telle expérience.
Une fois que nous aurons compris cela, le reste sera pris en charge par la technologie. Dans cet ordre et non l’inverse.
* [À propos du terme ‘data-driven’] je ne suis pas fan de l’utilisation de cet anglicisme, mais force est de constater que 1) l’équivalent français fait trois kilomètres de long [piloté(e) par la donnée] et est assez confus 2) les utilisateurs recherchent le terme « data-driven » dans les moteurs de recherche. Les puristes nous pardonneront.
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Quel avenir pour le fameux métaverse ? Nous avons déjà couvert ce sujet pour le B2B avec Forrester, mais mon petit doigt me dit que nous n’avons pas fini d’entendre parler de ce phénomène. En effet, c’est une habitude avec les nouveautés technologiques, c’est au moment où on y croit le moins que tout finit par bouger. Une annonce récente (et un communiqué de presse que je mets en fin d’article) émanant d’Adobe est sortie lors du Adobe Summit 2022 dont nous sommes partenaires [transparence]. Ce CP nous informe sur un mouvement majeur qui se met en marche avec de grands noms du marketing et de l’industrie technologique. Quel avenir peut-on imaginer pour ce domaine ? Voici quelques réflexions issues de ma lecture de ce communiqué de presse.
Transparence : Adobe est notre client. Nous avons rédigé ce billet avec notre objectif habituel de professionnalisme, d’indépendance et d’authenticité
Si on m’avait dit que l’on verrait revenir Secondlife 15 ans plus tard, je ne l’aurais pas cru. Il y a cependant un côté auto réalisateur et auto prophétique dans l’innovation technologique et dans un sens cela s’explique.
Un gros acteur de la technologie, en l’occurrence ici Meta le nouveau nom de Facebook, se lance dans une stratégie à 100 % sur une innovation qui paraissait soit dépassée soit réservée à une niche (les gamers principalement) et soudain l’ensemble de l’industrie technologique se met en branle pour fournir des logiciels à l’ensemble de la planète.
Jusque-là, rien de nouveau. Il y a un engouement et il est difficile de l’expliquer et de dire où tout cela va. Certains pressentent un flop et d’autres un eldorado mais soyons francs, personne n’en sait vraiment rien.
D’ailleurs, le patron d’Adobe Digital Experience Anil Chakravarthi lui-même, dans l’introduction de la Keynote d’Adobe Summit le 15 après-midi ne disait pas autre chose. En substance il exprimait que « le métavers n’arriverait pas dans un futur immédiat » pour le grand public.
Toutefois, un communiqué de presse de l’éditeur m’a interpellé le 16 mars 2022 quand je l’ai reçu. Et en regardant la presse ici est là (je mettrai quelques liens à la fin de cet article) je me suis aperçu que je n’étais pas seul et que mes confrères de la presse informatique avaient également tiqué sur cette annonce.
Il s’agit de l’annonce du positionnement de certains des produits d’Adobe autour de ce métaverse en parallèle avec une collaboration avec quatre entreprises principales et non des moindres : Coca-Cola, Epic games, NASCAR et NVIDIA.
Autour de cette annonce, la fourniture de nouveaux outils 3D de réalité augmentée dont le but est de réaliser de la création de contenu 3D immersif, afin de permettre des expériences d’achat virtuel et la portabilité des identités et des biens virtuels.
Une fois encore, les devins de l’informatique et de l’innovation vont devoir avaler leur chapeau et rester humbles. Il est impossible de savoir si tout cela va décoller de manière industrielle, mais quand on voit des acteurs majeurs comme ceux-là qui travaillent de manière collaborative dans ce domaine, on se dit qu’il en restera bien quelque chose à la fin, même si le fameux « métaverse » lui-même est quelque chose qui est encore assez nébuleux pour aujourd’hui. Et surtout, il est encore difficile de dire où on le trouvera et quel est l’acteur (Facebook ? Ubisoft ? un autre ?) qui en sera le principal architecte.
Quoi qu’il en soit, au travers de cette annonce, on peut déjà dégager des usages autour de cette économie virtuelle, notamment avec la fusion des outils créatifs (Adobe creative cloud et Adobe Marketing cloud en l’occurence).
De cette annonce toutefois, on peut déduire quelques principes éclairants pour le futur, car un acteur majeur comme Adobe ne s’avance pas sur un tel marché sans raisons :
En conclusion, un acteur majeur du logiciel qui évolue vers la fourniture de modélisation 3D immersive qui peut servir à la fois pour le métaverse mais aussi, après tout un peu de réalisme ne nuit pas, l’e-commerce. D’autre part quelques acteurs majeurs qui en profitent pour faire le buzz, mais pas seulement, pour certains d’entre eux, qui peuvent entrevoir ici l’occasion d’étendre, comme NASCAR, leurs produits de la vie réelle vers le monde virtuel. Dans le domaine du jeu en ligne, cela est parfaitement compréhensible.
L’avenir nous dira si le métaverse décolle vraiment et où on doit le trouver, dans l’industrie en B2B ou dans d’autres domaines du B2C. Dans tous les cas, ce qui est certain c’est que la virtualisation des objets et des personnes sur Internet est en cours, que nous n’en sommes qu’au début et que ces outils de modélisation 3D deviennent de plus en plus sophistiqués.
Il faudra donc se préparer à des innovations majeures dans les années à venir, si toutefois l’Internet ne se referme pas sous la pression politique internationale que nous vivons actuellement.
Lire le CP d’Adobe : https://visionarymarketing.com/wp-content/uploads/2022/03/metaverse-whitepaper-and-immersive-experiences.pdf
Lire les articles de nos confrères :
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