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Mounir Ayoub et Vanessa Lacaille ont fondé l’association le laboratoire d'architecture en 2013 à Genève. Leur engagement dans la pratique architecturale est politique : des frontières aux habitats nomades, iels investiguent les territoires marginalisés et ceci, en mettant “les pieds sur le trottoir”. Agir avec les gens et agir concrètement sont leurs mots d’ordre. Leur architecture est issue de l’expérience du terrain et de l’expérimentation, tel des scientifiques jouant dans un laboratoire.
Les conseils lecture de Mounir et Vanessa :
Construire avec le peuple, Hassan Fathy, 1969
Fictions, Jorges Luis Borges, 1944
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Propos recueillis par Roxane Le Grelle et Cyril Veillon.
Production: Archizoom / Direction artistique et montage: Marie Geiser / Jingle et musique: Cédric Liardet
Mio Tsuneyama is a Japanese architect who works between Tokyo, Lausanne and also London, where she co-founded the studio mnm with Madeleine Kessler. Having worked for 4 years at HHF in Basel, she decided to return to Tokyo after the major earthquake of 2011. This disaster was a moment of crisis in her practice that changed her way of conceiving architecture. It is with a critical multicultural awareness that she takes a socially and ecologically committed approach, looking at architecture as a network of relationships rather than a single form.
Mio's reading advice:
The Mushroom at the End of the World, Anna Tsing, 2015.
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Interview by Roxane Le Grelle and Cyril Veillon.
Production: Archizoom / Art direction and editing: Marie Geiser / Jingle and music: Cédric Liard
Ido Avissar est architecte et enseigne à l’École d’Architecture de la Ville et des Territoires Paris-Est ainsi qu’à Science Po. Il fonde l’agence LIST à Paris en parallèle de l’écriture d’une thèse intitulée L’intensité du Neutre. À la recherche d’une posture Neutre face au Chaos. Une question d’attitude face au réel et de réceptivité qu’il ne cesse d’investiguer aussi bien dans son bureau qu’à l’école avec des résultats toujours différents, au-delà du style.
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Le conseil lecture d’Ido:
Mon combat, Karl Ove Knausgaard, 2009-2011.
Propos recueillis par Solène Hoffmann et Roxane Le Grelle.
Production: Archizoom / Direction artistique et montage: Marie Geiser / Jingle et musique: Cédric Liardet
Sébastien Martinez-Barat est architecte, cofondateur du bureau MBL architectes qu’il ouvre en 2021 à Paris puis à Toulouse avec son coéquipier Benjamin Lafore. Frustrés de l’enseignement qu’ils reçoivent à l’école, ils mènent leurs propres enquêtes architecturales dans les périphéries et banlieues alors peu regardées. À travers leur pratique, ils cultivent cet esprit d'investigation et considèrent le projet comme une aventure éclectique où le doute laisse rapidement place à l’enthousiasme et où le consensus est synonyme de réussite.
Le conseil lecture de Sébastien :
Manifeste des espèces compagnes, Donna Haraway, 2003.
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Propos recueillis par Solène Hoffmann et Cyril VeillonProduction: Archizoom / Direction artistique et montage: Marie Geiser / Jingle et musique: Cédric Liardet
Sophie Dars est architecte, cofondatrice de la revue Accattone, éditrice et enseignante à la Faculté d’Architecture La Cambre Horta à Bruxelles. Elle est aussi féministe et mère. Allergique au quotidien, Sophie nous raconte les rebondissements de son parcours, du Limousin aux capitales de la France et de la Belgique. Mais surtout, l’importance des collaborations et du travail collectif qui lui permettent de fonder une pratique architecturale pluriforme, riche de sa diversité.
Les conseils lecture de Sophie :
Reclaim : recueil de textes écoféministes, Émilie Hache, 2016.
Dirty Theory: Troubling Architecture, Hélène Frichot, 2019.
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Propos recueillis par Solène Hoffmann et Roxane Le Grelle. Production: Archizoom / Direction artistique et montage: Marie Geiser / Jingle et musique: Cédric Liardet
Gaétan Brunet et Chloé Valadié sont architectes et dirigent le bureau d'architecture et d’urbanisme UR basé à Pantin en France depuis 2019. Invité·e·s dans le cadre de l’exposition Sympoïétique. Arts de faire de la ville écologique dont ils sont commissaires, ils nous racontent leurs parcours et les rencontres fondatrices de leur pratique. Des convictions aux bifurcations, ils fabriquent un certain regard sur l’architecture et la ville, empreint de générosité et d’enthousiasme dans des temps troubles.
Les conseils lecture de Gaétan et Chloé :
L'invention du quotidien, Michel de Certeau, 1980
L'architecture de l'environnement bien tempéré, Reyner Banham, 1969
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Production : Archizoom / Direction artistique et montage : Marie Geiser / Jingle et musique : Cédric Liardet
Le réemploi des matériaux s'installe, peu ou prou, dans le marché de la construction.
Ce dernier épisode de la série Matière Ultime est une rencontre avec Cyrille Veron, un ingénieur civil qui a changé ses manières de faire en cours de carrière afin redonner du sens à son travail, et Anna Buser, anthropologue et urbaniste, qui baigne dans le réemploi depuis le début de ses études. Anna et Cyrille représentent deux générations de constructeurs qui ne peuvent plus travailler “comme avant”, c'est-à-dire en ignorant l’impact négatif des processus habituels. Ils partagent leur convictions avec optimisme, persuadés qu’en toute logique, une meilleure éthique humaine et matérielle fera son chemin dans l'industrie de la construction.
Cette série de podcasts sort à l’occasion de l’exposition Matière Ultime qui a lieu à Archizoom à l’EPFL du 26 septembre au 2 décembre 2022. Son objectif : partager l’expérience de diversesx acteuricesx qui travaillent dans des secteurs capables de réduire voire de supprimer les résidus produits par l’environnement bâti et dessiner des possibilités d’action.
Qu’ils soient issus de nos biens de consommations ou du monde de la construction, nos déchets forment aujourd’hui l’archipel d’une nouvelle strate géologique : la couche sédimentaire de l’anthropocène. Gigantesques agglomérats de matières non-identifiables, formes caillouteuses aux reflets dorés ou encore fine poussière, ces résidus des usines d’incinération retournent à la terre, abandonnés sous des bâches plastiques.
Jusqu’à quand laisserons-nous cette matière ultime en héritage s'accumuler sur le territoire ?
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Entre low tech et high tech, quelles procédures et éthique pour le développement du réemploi de structures porteuses en béton ?
Pour ce sixième épisode, nous avons rencontré Maria Loizou, étudiante en master d’architecture à l’EPFL et Maxence Grangeot, doctorant au Structural Xploration Lab, qui participent au projet rebuiLT : construction reversible Low Tech, soutenu par les projets interdisciplinaires MAKE. Il consiste en la construction d’un pavillon communautaire à Ecublens, à partir de composants d’un bâtiment voué à la démolition et d’équipements low tech. Nous les interrogeons : faire du réemploi à l’échelle des structures porteuses est-il abordable ? Quelles sont les implications techniques et humaines ?
Cette série de podcasts sort à l’occasion de l’exposition Matière Ultime qui a lieu à Archizoom à l’EPFL du 26 septembre au 2 décembre 2022. Son objectif : partager l’expérience de diversesx acteuricesx qui travaillent dans des secteurs capables de réduire voire de supprimer les résidus produits par l’environnement bâti et dessiner des possibilités d’action.
Qu’ils soient issus de nos biens de consommations ou du monde de la construction, nos déchets forment aujourd’hui l’archipel d’une nouvelle strate géologique : la couche sédimentaire de l’anthropocène. Gigantesques agglomérats de matières non-identifiables, formes caillouteuses aux reflets dorés ou encore fine poussière, ces résidus des usines d’incinération retournent à la terre, abandonnés sous des bâches plastiques.
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