Les zoomies, c’est quoi exactement ?
Dans cette vidéo, on parle de FRAPs (ou Zoomies), de niveau d’activation… et surtout de pourquoi un même comportement peut raconter des histoires émotionnelles complètement différentes.
Sources
→ Définition des zoomies / FRAPs et absence de cause unique démontrée
* Cornell University College of Veterinary Medicine, What are zoomies?
Le Cornell Veterinary College décrit les FRAPs comme de courtes périodes d’activité frénétique et précise qu’aucune cause spécifique unique n’est actuellement connue. L’accumulation d’énergie, la sous-stimulation, le stress ou une forte excitation font partie des hypothèses et contextes fréquemment observés.
→ Un niveau d’activation élevé peut accompagner des situations positives comme négatives
* Lensen, R. C. M. M., Betremieux, C., Bavegems, V., Sys, S. U., Moons, C. P. H. & Diederich, C. (2017). Validity and reliability of cardiac measures during behavioural tests in pet dogs at home. Applied Animal Behaviour Science, 186, 56–63.
La fréquence cardiaque augmente aussi bien dans des situations de valence positive que négative. L’intensité de l’activation ne permet donc pas, à elle seule, de déterminer si l’émotion vécue est positive ou négative.
→ Les réponses physiologiques diffèrent selon l’état émotionnel du chien
* Katayama, M., Kubo, T., Mogi, K., Ikeda, K., Nagasawa, M. & Kikusui, T. (2016). Heart rate variability predicts the emotional state in dogs. Behavioural Processes, 128, 108–112.
Chez 33 chiens, différents paramètres de variabilité cardiaque évoluent différemment selon que la situation expérimentale est positive ou négative. Cela confirme qu’une activation physiologique apparente ne suffit pas à identifier l’émotion sous-jacente.
→ Activité, repos et influence du mode de vie
* Griss, S., Riemer, S., Warembourg, C. et al. (2021). If they could choose: How would dogs spend their days? Activity patterns in four populations of domestic dogs. Applied Animal Behaviour Science, 243, 105449.
Les chiens de famille étudiés présentent davantage de périodes de forte activité mais aussi davantage de repos que plusieurs populations de chiens vivant plus librement, sans différence majeure d’activité totale. Leur rythme quotidien dépend également davantage de celui imposé par les humains.