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Or


Pourquoi le Dalmatien est-il si étroitement associé aux chevaux… puis aux pompiers ?
Son histoire explique beaucoup mieux son tempérament moderne qu’on ne pourrait le croire.
Sources
→ Origine officielle de la race et usages historiques
* Fédération Cynologique Internationale (FCI), Standard n°153 du Dalmatien.
* La FCI reconnaît la Croatie comme pays d’origine. Le standard rappelle des représentations anciennes du Dalmatien dès les XVIe-XVIIIe siècles, son appellation historique de “Canis Dalmaticus”, puis sa description à la fin du XVIIIe siècle comme “Dalmatian or Coach Dog”. Il mentionne également ses usages comme chien de chasse, chien de compagnie et chien polyvalent.
→ Dalmatien comme chien de coche et préférence pour certaines positions autour de l’attelage
* Trimble, H. C. & Keeler, C. E. (1939). Preference of Dalmatian Dogs for Particular Positions in Coach Running, and Inheritance of this Character. Nature, 144, 671–672.
* Les auteurs décrivent comme caractéristique bien connue du Dalmatien le fait de suivre les chevaux et de courir sous les essieux des voitures. Ils rapportent aussi des préférences individuelles pour certaines positions autour de l’attelage et avancent l’hypothèse qu’une partie de ces préférences puisse être héritée.
→ Lien historique entre Dalmatien, attelages et pompiers
* American Kennel Club, Dalmatian History: Where the Breed Originated.
* Le rôle historique de chien de coche explique son association durable avec les chevaux puis avec les services d’incendie à l’époque des véhicules hippomobiles : accompagnement des attelages, présence autour des chevaux et surveillance du matériel.
→ Différences comportementales entre races et poids de la sélection
* Morrill et al. / travaux modernes fondés sur C-BARQ et données génétiques de lignées canines.
* Les grandes études comportementales comparatives montrent que les lignées et races canines présentent des différences comportementales mesurables, cohérentes avec leur histoire de sélection et leurs fonctions. Cela soutient l’idée générale que sélectionner des chiens pour certaines tâches peut aussi déplacer des tendances comportementales au fil des générations.
« J’ai essayé l’éducation positive… et c’était pire. »
Cette phrase, je l’entends souvent.
Alors aujourd’hui, on va voir pourquoi certains chiens semblent justement devenir plus « compliqués » au moment où on change complètement de méthode.
Sources
→ Méthodes aversives, stress et état émotionnel du chien
→ La punition peut supprimer un comportement sans effacer l’apprentissage sous-jacent
→ Suppression comportementale sous punition et récupération ultérieure
→ Efficacité des méthodes basées sur la récompense chez le chien
On connaît surtout le Bouvier Bernois comme une immense peluche tricolore. Pourtant, derrière le nounours se cache l’histoire d’un véritable chien de travail : conduite du bétail, garde, traction et vie à la ferme.
Alors, qu’est-ce qu’il reste aujourd’hui du cerveau du Bernois d’autrefois ?
Sources
→ Histoire de la race, fonctions traditionnelles et fixation de la race moderne
* Fédération Cynologique Internationale — FCI Standard No. 45: Berner Sennenhund (Bernese Mountain Dog)
* Le standard rappelle son utilisation historique comme chien de garde, de trait et de conduite du bétail dans les fermes du canton de Berne. Il situe également en 1907 la création du Schweizerischer Dürrbach-Klub par des éleveurs souhaitant promouvoir l’élevage en race pure et fixer ses caractéristiques.
→ Sélection génétique et différences comportementales entre races
* MacLean, E. L., Snyder-Mackler, N., vonHoldt, B. M. & Serpell, J. A. (2019). Highly heritable and functionally relevant breed differences in dog behaviour. Proceedings of the Royal Society B, 286, 20190716.
* Étude portant sur plus de 14 000 chiens de 101 races, associant données comportementales et génétiques. Les auteurs mettent en évidence une héritabilité importante des différences comportementales entre races et identifient des variants associés dans des gènes fortement exprimés dans le cerveau et impliqués dans des fonctions neurobiologiques et développementales.
→ Évolution récente du comportement des races sous l’effet de la sélection
* Svartberg, K. (2006). Breed-typical behaviour in dogs—Historical remnants or recent constructs? Applied Animal Behaviour Science, 96, 293–313.
* Étude portant sur 13 097 chiens de 31 races, évalués sur des traits tels que sociabilité, curiosité/absence de peur, jeu et agressivité. Les résultats montrent que le comportement caractéristique d’une race n’est pas figé par sa fonction historique : les pressions de sélection récentes peuvent déplacer les traits comportementaux d’une population. C’est celle qui soutient directement ton passage sur les « curseurs qui ont bougé » avec l’évolution du Bernois vers le chien de compagnie.
Faut-il vraiment ignorer son chien lorsqu’on rentre chez soi ?
On entend encore que lui parler, le toucher ou lui faire un câlin renforcerait son excitation et pourrait favoriser les problèmes liés à la séparation.
Sources
→ Contact lors des retrouvailles, oxytocine et cortisol
→ Retrouvailles démonstratives et comportements liés à la séparation : corrélation ≠ causalité
→ Relation chien-humain, proximité émotionnelle et régulation
Le Basenji est surtout connu comme « le chien qui n’aboie pas ».
Mais son histoire de chien de chasse en Afrique centrale raconte quelque chose de bien plus intéressant sur son cerveau.
Sources
→ Origine du Basenji et classification parmi les chiens de type primitif
* Fédération Cynologique Internationale — Standard / nomenclature du Basenji n°43. La FCI indique l’Afrique centrale comme région d’origine et classe le Basenji dans le groupe 5, section « type primitif ».
FCI — Basenji n°43
→ Utilisation traditionnelle à la chasse : rabattage du gibier vers des filets et port de cloches
* Basenji Club of America, Basenji University — African Extracts. Des témoignages historiques décrivent des Basenjis accompagnant les chasses au filet et portant de grandes cloches permettant notamment de suivre leurs déplacements dans la végétation.
* Basenji Club of America — A Basenji Safari. Lors d’une expédition au Zaïre, les auteurs décrivent l’utilisation habituelle des Basenjis comme rabatteurs vers des filets ainsi que les cloches portées pendant la chasse, servant à localiser les chiens et à effrayer le gibier.
* Basenji Club of America — Breed Standard. Le club indique que les Basenjis chassent à la vue et à l’odorat et qu’ils sont encore utilisés pour rabattre le gibier vers des filets dans certaines régions forestières.
→ Exemple de gibier forestier chassé : petits ongulés / céphalophes
* Documentation ethnographique sur les BaKola-BaGyeli du bassin du Congo — elle documente la chasse au filet aux antilopes forestières, notamment le céphalophe bleu (Cephalophus monticola), ainsi que l’utilisation de chiens Basenji lors de ces chasses.
→ Sélection fonctionnelle, génétique et comportement
* Dutrow EV, Serpell JA, Ostrander EA et al. (2022), Domestic dog lineages reveal genetic drivers of behavioral diversification, Cell. Étude portant sur plus de 4 000 canidés et des données comportementales de plus de 46 000 chiens. Les auteurs identifient dix grandes lignées génétiques associées à des répertoires comportementaux liés aux fonctions historiques et montrent notamment l’implication de variations associées à des réseaux de neurodéveloppement.
Dutrow et al., 2022
→ Nuance sur la génétique : ce que l’étude permet réellement de dire
* Dutrow et al. ne montrent évidemment pas l’existence d’un « gène de l’indépendance du Basenji ». Leur résultat est plus intéressant : la diversification comportementale associée aux fonctions historiques des grandes lignées canines s’accompagne de différences génétiques impliquant notamment la régulation de l’expression de gènes dans le cerveau et des réseaux neurodéveloppementaux.
Les zoomies, c’est quoi exactement ?
Dans cette vidéo, on parle de FRAPs (ou Zoomies), de niveau d’activation… et surtout de pourquoi un même comportement peut raconter des histoires émotionnelles complètement différentes.
Sources
→ Définition des zoomies / FRAPs et absence de cause unique démontrée
* Cornell University College of Veterinary Medicine, What are zoomies?
Le Cornell Veterinary College décrit les FRAPs comme de courtes périodes d’activité frénétique et précise qu’aucune cause spécifique unique n’est actuellement connue. L’accumulation d’énergie, la sous-stimulation, le stress ou une forte excitation font partie des hypothèses et contextes fréquemment observés.
→ Un niveau d’activation élevé peut accompagner des situations positives comme négatives
* Lensen, R. C. M. M., Betremieux, C., Bavegems, V., Sys, S. U., Moons, C. P. H. & Diederich, C. (2017). Validity and reliability of cardiac measures during behavioural tests in pet dogs at home. Applied Animal Behaviour Science, 186, 56–63.
La fréquence cardiaque augmente aussi bien dans des situations de valence positive que négative. L’intensité de l’activation ne permet donc pas, à elle seule, de déterminer si l’émotion vécue est positive ou négative.
→ Les réponses physiologiques diffèrent selon l’état émotionnel du chien
* Katayama, M., Kubo, T., Mogi, K., Ikeda, K., Nagasawa, M. & Kikusui, T. (2016). Heart rate variability predicts the emotional state in dogs. Behavioural Processes, 128, 108–112.
Chez 33 chiens, différents paramètres de variabilité cardiaque évoluent différemment selon que la situation expérimentale est positive ou négative. Cela confirme qu’une activation physiologique apparente ne suffit pas à identifier l’émotion sous-jacente.
→ Activité, repos et influence du mode de vie
* Griss, S., Riemer, S., Warembourg, C. et al. (2021). If they could choose: How would dogs spend their days? Activity patterns in four populations of domestic dogs. Applied Animal Behaviour Science, 243, 105449.
Les chiens de famille étudiés présentent davantage de périodes de forte activité mais aussi davantage de repos que plusieurs populations de chiens vivant plus librement, sans différence majeure d’activité totale. Leur rythme quotidien dépend également davantage de celui imposé par les humains.
L’American Bully, ce n’est ni simplement un pitbull bodybuildé, ni une peluche garantie par contrat.
Dans cette vidéo, on remonte son histoire, sa sélection et ce qu’elles peuvent encore laisser aujourd’hui dans son comportement.
Sources :
→ Origines de l’American Bully et races ayant participé à sa création
* United Kennel Club, American Bully Breed Standard.
L’UKC décrit l’American Bully comme une extension de l’American Pit Bull Terrier, avec influence notamment de l’American Bulldog, de l’English Bulldog et de l’Olde English Bulldogge. La race est reconnue par l’UKC depuis 2013.
→ Pocket, Standard, Classic et XL / tempérament recherché aujourd’hui
* American Bully Kennel Club, American Bully Breed Standard.
L’ABKC distingue les formats Standard, Pocket, XL et Classic et décrit l’American Bully comme une race de compagnie recherchée pour sa confiance, son attachement à la famille et son tempérament sociable.
→ Utilisations historiques de l’American Pit Bull Terrier aux États-Unis
* United Kennel Club, American Pit Bull Terrier Breed Standard – History.
L’UKC rapporte son utilisation comme chien de prise sur bovins et porcs semi-sauvages, pour la chasse, la conduite du bétail et comme compagnon familial.
→ Sélection génétique et différences comportementales entre races
* MacLean, E. L., Snyder-Mackler, N., vonHoldt, B. M. & Serpell, J. A. (2019). Highly heritable and functionally relevant breed differences in dog behaviour. Proceedings of the Royal Society B, 286:20190716.
Étude portant sur plus de 14 000 chiens de 101 races. Les auteurs mettent en évidence une héritabilité importante de plusieurs différences comportementales entre races et identifient des variants associés dans des gènes fortement exprimés dans le cerveau et impliqués dans des fonctions neurobiologiques et développementales.
La musique classique calme-t-elle vraiment les chiens ?
Classique, reggae, soft rock… et même notre propre voix : regardons ce que les études nous apprennent sur l’effet de l’environnement sonore chez le chien, et surtout pourquoi la réponse se trouve aussi chez celui qui écoute.
Sources :
— Wells, D. L., Graham, L. & Hepper, P. G. (2002). The Influence of Auditory Stimulation on the Behaviour of Dogs Housed in a Rescue Shelter. Animal Welfare, 11(4), 385–393.
→ Étude menée sur 50 chiens en refuge exposés à différents environnements sonores. Les chiens passent davantage de temps au repos et au calme avec la musique classique ; le heavy metal est associé à davantage d’aboiements.
— Bowman, A., Scottish SPCA, Dowell, F. J. & Evans, N. P. (2015). ‘Four Seasons’ in an Animal Rescue Centre; Classical Music Reduces Environmental Stress in Kennelled Dogs. Physiology & Behavior, 143, 70–82.
→ La diffusion de musique classique est associée à davantage de comportements de repos et à des modifications de la variabilité cardiaque compatibles avec une réduction du stress. L’effet diminue rapidement avec l’exposition répétée, montrant un phénomène d’habituation.
— Bowman, A., Scottish SPCA, Dowell, F. J. & Evans, N. P. (2017). The Effect of Different Genres of Music on the Stress Levels of Kennelled Dogs. Physiology & Behavior, 171, 207–215.
→ Comparaison de cinq genres musicaux : classique, reggae, soft rock, Motown et pop. Les chiens passent davantage de temps couchés lorsque de la musique est diffusée, indépendamment du genre. Le reggae et le soft rock sont notamment associés à une augmentation de certains paramètres de variabilité cardiaque. La diversification des musiques semble également limiter l’habituation.
— Andics, A., Gábor, A., Gácsi, M., Faragó, T., Szabó, D. & Miklósi, Á. (2016). Neural Mechanisms for Lexical Processing in Dogs. Science, 353(6303), 1030–1032.
→ Étude en IRMf montrant que le cerveau du chien traite séparément certaines informations lexicales et intonatives de la parole humaine, puis peut les intégrer. Une région auditive droite différencie notamment les intonations marquées et non marquées.
Le Cocker Anglais n’a pas toujours eu cette réputation de chien agressif.
Dans cette vidéo, je vous explique comment plusieurs siècles de sélection, l’effet de mode et les différences entre lignées de travail et de beauté ont contribué à façonner la race que nous connaissons aujourd’hui.
Parce que comprendre un chien, c’est aussi comprendre l’histoire des humains qui l’ont sélectionné.
Sources :
→ Histoire du Cocker Anglais et rôle de chien de chasse
* Fédération Cynologique Internationale (FCI) – Standard officiel du Cocker Anglais.
* Raymond & Lorna Coppinger (2001). Dogs: A New Understanding of Canine Origin, Behavior and Evolution.
→ La sélection influence autant les comportements que la morphologie
* Coppinger, R. & Coppinger, L. (2001). Dogs: A New Understanding of Canine Origin, Behavior and Evolution.
* Serpell, J. A. & Duffy, D. L. (2014). Dog Breeds and Their Behavior.
→ Génétique, environnement et comportements agressifs chez le Cocker
* Podberscek, A. L., & Serpell, J. A. (1996). Aggressive Behaviour in English Cocker Spaniels. Applied Animal Behaviour Science.
→ Le rage syndrome : une affection neurologique rare, distincte des réponses agressives comportementales
* Overall, K. L. (2013). Manual of Clinical Behavioral Medicine for Dogs and Cats.
* Podberscek, A. L., & Serpell, J. A. (1996). Aggressive Behaviour in English Cocker Spaniels.
→ Le chien perçoit principalement le monde grâce à son odorat
* Horowitz, A. (2016). Being a Dog: Following the Dog into a World of Smell.
→ Anatomie et performances du système olfactif canin
* Craven, B. A., Paterson, E. G., & Settles, G. S. (2010). The Fluid Dynamics of Canine Olfaction.
Pourquoi de nombreux chiens semblent-ils préférer les femmes aux hommes ?
Est-ce une préférence naturelle… ou le résultat d’un apprentissage ?
Dans cette vidéo, on parle de généralisation, d’apprentissage par association et de la façon dont le cerveau de nos chiens construit progressivement sa vision du monde.
Comme d’habitude, les sources scientifiques sont disponibles en commentaire.
Sources :
→ Les chiens réagissent-ils différemment aux hommes et aux femmes ?
* McGuire, B., & Song, J. (2023). Effect of stranger sex on behaviour of shelter dogs during a formal behaviour evaluation. Applied Animal Behaviour Science, 266, 106040.
→ Les hommes et les femmes interagissent-ils de la même manière avec leur chien ?
* Prato-Previde, E., Fallani, G., & Valsecchi, P. (2006). Gender differences in owners interacting with pet dogs. Ethology.
→ Les chiens distinguent-ils différemment les hommes et les femmes ?
* Wells, D. L., & Hepper, P. G. (1999). Male and female dogs respond differently to men and women. Applied Animal Behaviour Science, 61(4), 341–349.
→ Les chiens évitent-ils davantage les hommes inconnus ?
* Lore, R. K., & Eisenberg, F. B. (1986). Avoidance reactions of domestic dogs to unfamiliar male and female humans in a kennel setting. Applied Animal Behaviour Science, 15(3), 261–266.
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