Autoportrait

Autoportrait

By RTBFMusic
Download on the App Store

Autoportrait episodes

  • Eric Mathot, contrebassiste
    Vous ne trouverez pas son nom en grand sur beaucoup de pochettes de disques, mais vous le trouverez en petit si vous consultez la liste des musiciens de nombre d’enregistrements. Semblablement, il ne sera que rarement annoncé sur l’affiche des concerts, mais vous reconnaîtrez immédiatement sa haute silhouette un peu voûtée, penchée en fond de scène. Du haut de ses deux mètres, il a trouvé à l’adolescence une « guitare à sa taille », qu’on peut aussi jouer avec un archet.
    Né le 30 octobre 1959 à Huy, Eric Mathot est probablement le contrebassiste le plus connu et le plus omniprésent de Belgique, mais sa réputation dépasse largement nos frontières et on peut d’ailleurs le retrouver à Paris comme à Genève, à Bayreuth comme à Aix-en-Provence. Ces dernières années, il est partout, en fait, où se produisent Leonardo Garcia Alarcon et sa Capella Mediterranea, un ensemble dont il est u des plus solides piliers dans tous les sens du terme.
    Passé par le défunt Orchestre de la RTBF, par le Philharmonique des Flandres ou l’OPRL, par Musiques Nouvelles ou par Champs d'Action, par la Petite Bande, I Fiamminghi, il Fondamento, le Ricercar Consort, Les Agrémens, Les Musiciens du Louvre, l’Orchestre des Champs-Élysées et on en oublie, Mathot joue aussi bien de la contrebasse moderne, classique ou jazz, que du violone et autres instruments anciens. Mais à côté du grand répertoire symphonique, du baroque et de la musique contemporaine, il se passionne aussi pour des répertoires plus légers comme la musique de salon du XIXe ou les partitions des big bands de la première moitié du XXe siècle.
    Voici un Autoportrait pas comme les autres, où l’on parlera bien sûr beaucoup de musiques mais aussi d’aspects logistiques : peut-on plier, ou en tout cas démonter une contrebasse ? ou, aussi, comment collectionner des partitions sans que le plancher s’écroule ?
    Eric Mathot est actuellement à l’Opéra de Paris avec la Capella Mediterranea et Leonard Garcia-Alarcon pour la redécouverte de l’Ercole Amante de Antonia Bembo, une élève de Cavalli, jusqu’au 14 juin, puis ils partiront pour Aix pour une production de La flûte enchantée du 2 au 21 juillet. Mathot sera aussi notamment à l’affiche du Festival International de Contrebasse à Namur du 10 au 14 août, une manifestation dont il est un des organisateurs.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    33 min
  • Philippe Jaroussky, contre-ténor
    C’est assurément un des contre-ténors les plus connus de la scène internationale aujourd’hui, et aussi un de ceux dont la carrière est la plus longue et la plus constante. Mais il serait injuste de réduire Philippe Jaroussky à cette seule tessiture, tant il a toujours œuvré pour la faire sortir du petit cercle baroque dans laquelle on l’a maintenue : à 48 ans, Jaroussky, qui chante aussi des mélodies de Franz Schubert ou de Reynaldo Hahn ainsi que des oeuvres contemporaines est, tout simplement, un chanteur, omniprésent au disque et à l’opéra depuis plus d’un quart de siècle.
    Chanteur de musique classique, bien sûr, mais pas seulement : lui qui admire Ella Fitzgerald et Freddie Mercury autant que Kaija Saariaho et Cecilia Bartoli, a chanté avec Mathieu Chédid ou Nicolas Sirkis – jusqu’à se produire sur la scène du Stade de France avec Indochine. On l’entendra même, dans cet Autoportrait, chanter la chanson avec laquelle il a gagné son premier concours de chant : Les démons de minuit, un tube de 1986.
    Philippe Jaroussky, chanteur tout court ? Là encore, la dénomination peut sembler restrictive, car il dirige également de plus en plus son orchestre Artaserse, ou d’autres ensembles. Préparant, avec lucidité, l’étape de sa vie où il cessera peu à peu de chanter mais où il continuera à faire de la musique. Philippe Jaroussky, musicien tout court.
    On découvrira ici non seulement un grand artiste, mais aussi une belle personne, d’une grande honnêteté et d’une modestie sincère. Qui sait reconnaître ses erreurs, et qui sait se souvenir de son passé et de ses origines. Sans en faire la publicité sur tous les toits mais avec constance, Jaroussky a créé et développé sa propre académie qui est à la fois un projet musical et un projet social. Avec quelques-uns de ses collègues, il y enseigne à des jeunes issus de ces banlieues dont il est lui-même originaire, issus de ces « milieux éloignés de la culture » comme il dit pudiquement, en leur donnant l’occasion de découvrir la musique classique. Et en parallèle, son académie comprend également un programme pour des jeunes artistes en début de carrière, pour les aider à sauter et à voler hors du nid.
    Philippe Jaroussky n’a pas de projets de concerts en Belgique dans les mois à venir mais on peut le retrouver sur Gelosia, son dernier disque paru chez Erato, consacré à des cantates italiennes sur le thème de la jalousie.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    37 min
  • Reinoud Van Mechelen, ténor
    Il y a une dizaine d'années, quand disait Van Mechelen, le grand public, pour autant qu'il maîtrisât le néerlandais, comprenait qu'il était question d'origine malinoise et pensait notamment à une variété de gallinacés particulièrement goûtus et curieusement dénommés coucou de Malines. Les mélomanes, eux, pourvu qu'ils s'intéressassent aussi à l'opéra, pensaient éventuellement à un baryton basse flamand, lauréat du tout premier concours Reine Élisabeth de chant et wagnérien réputé pour avoir chanté Alberich ans la tétralogie à Liège, mais aussi pour plusieurs apparitions à Bayreuth. Et puis soudain, il y eut Reinoud van Mechelen, et très vite, son nom éclipsa Werner, éclipsa tout le reste, alors même qu'il était et reste très difficilement prononçable pour les journalistes français. C 'est que ce Van Mechelen là a deux vies au moins.
    D'un côté, il y a le ténor selon la terminologie actuelle, ou le haute-contre si l'on se réfère aux appellations en vigueur à l'âge d'or du baroque français qu'il connaît et défend si bien : au disque, Van Mechelen a ainsi enregistré trois albums consacrés successivement à Dumesny, haute contre de Lully, Jéliote haute contre de Rameau, et Legros, haute contre de Glück. Mais il a aussi participé à pas mal d'enregistrements d'intégrales d'opéra célèbres ou oubliés sous la direction des meilleurs spécialistes du genre. Plutôt bon acteur, Reinoud van Mechelen est également demandé sur nombre de scènes belges, françaises ou européennes, à nouveau dans le baroque, mais aussi dans le classique, puisque Mozart est également à son répertoire. Il y a consacré un récital discographique, on l'a entendu en Don Ottavio de Don Giovanni à l'Opéra flamand, et il chantera Idomeneo sous la baguette de Simon Rattle en juin 2027 à Berlin.
    Mais de l'autre côté, il y a aussi le Van Mechelen chef, fondateur et chef de l'ensemble A Nocte Temporis, qui fête ses dix ans en ce printemps 2026. Il a, avec cet ensemble à géométrie variable, une activité intense, à nouveau au disque et en concert. Pour leur anniversaire, ils entreprennent une tournée internationale avec Les Boréades de Rameau, une tournée qui passera notamment par Namur le 23 mai, puis par Bruges le 31 mai et Louvain le 5 juin. Ils seront également avec un programme Mozart au festival Musiq3 le 26 juin, puis au Festival de l’Eté mosan à Dinant le 12 juillet. Tout cela valait bien que, à la veille de son trente-neuvième anniversaire - il est né à Louvain le 29 mai 1987 – on tire l’Autoportrait de Reinoud Van Mechelen.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    31 min
  • Victor Julien-Laferrière, violoncelliste
    Il y a des vainqueurs du Reine Elisabeth dont le patronyme se retient et surtout s’écrit sans problème : Ray Chen par exemple, en deux syllabes et sept lettres, on disait tout du Premier Prix de de 2009. On ajoutait éventuellement violon, six lettres, et le compte était bon.
    Avec Victor Julien Laferrière, premier prix en 2017, l’affaire est plus complexe. Huit syllabes et 22 lettres pour le patronyme, et encore dix de plus pour l’instrument : le violoncelle. C’était même le premier à gagner une session de violoncelle puisque, avant cela, l’instrument n’avait pas droit de cité.
    Né le 25 juin 1990 à Paris d’un père et d’une mère tous les deux clarinettistes et professeurs de clarinette, Victor (c’est le prénom) Julien-Laferrière (un trait d’union, un f et deux r, et juste un accent grave) aurait pu se contenter d’être clarinettiste, l’instrument par lequel il a commencé. Mais il y a eu heureusement le violoncelle (sa garde sœur avait déjà préempté le piano et le violon), et on s’en réjouit aujourd’hui car son parcours est riche. Elève de Roland Pidoux, Heinrich Schiff ou Clemens Hagen, professant autant d’admiration pour Pablo Casals que pour Nikolaus Harnoncourt, couronné d’une Victoire de la musique classique dans la catégorie « Soliste instrumental de l'année » en 2018, julien-Laferrière a évidemment gagné en notoriété depuis qu’il a gagné le Concours, et pas seulement en Belgique. Sa discographie comprend plusieurs disques de musique de chambre, notamment avec le trio les Esprits, mais aussi des concertos qui ne sont pas nécessairement les plus courus (Dvorak et Martinu, mais aussi Dutilleux ou Dusapin) ainsi que des sérénades de Brahms ou des symphonies de Beethoven en tan que chef de l’ensemble Consuelo, qu’il a formé. Car l’ancien clarinettiste devenu violoncelliste est aussi devenu chef d’orchestre.
    A l’occasion de la troisième session consacrée à son instrument de prédilection, Victor Julien-Laferrière donnera un récital à Bozar le jeudi 21 mai. Il jouera notamment Bach, Kodaly et Casals.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    29 min
  • Benoît Mernier, compositeur
    Chaque semaine Nicolas Blanmont reçoit un artiste du monde musical pour brosser, le temps d'une émission, son autoportrait.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    33 min
  • Eric-Emmanuel Schmitt
    C’est un des écrivains français les plus connus et les plus lus d’aujourd’hui, et ses œuvres sont traduites dans cinquante pays. C’est un des écrivains français les plus connus et les plus lus d’aujourd’hui, mais cette seule qualification professionnelle ne suffit pas à cerner Eric-Emmanuel Schmitt. D’abord parce qu’il n’est pas seulement Français, mais également Belge depuis 2008 – et d’ailleurs installé en Belgique même depuis 2001. Ensuite parce que, s’il est incontestablement écrivain part tous les pores de sa peau – romans, nouvelles, essais, écrits autobiographiques, BD, livres jeunesse, pièces de théâtre, adaptations, scénarios – il est aussi profondément attiré par la musique : celle qu’il joue, celle qu’il écoute, celle à propos de laquelle il écrit et celle, bientôt, à laquelle il collabore puisque l’Opéra de Liège a annoncé la création pour 2028 de Theodora, un nouvel opéra d’Andrea Battistoni dont Schmitt a écrit le livret.
    Agrégé de philosophie, auteur d’une thèse de doctorat sur Diderot, membre de l’Académie Goncourt mais aussi de l’Académie de langue et littérature française de Belgique, Eric-Emanuel Schmitt a signé pas loin d’une cinquantaine de livres parmi lesquels Oscar et la Dame rose, Odette Toulemonde et autres histoires, Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran, ou encore la série La Traversée des Temps qui raconte l'histoire de l'humanité en un nombre de volumes encore indéterminé
    Si l’on pioche dans la liste de ses titres, les références à la musique sont déjà nombreuses : Ma vie avec Mozart, Le Mystère Bizet, Le Carnaval des animaux, L'Élixir d'amour, Concerto à la mémoire d'un ange, Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent, Variations énigmatiques. Et puis, il y a le tout récent Juste après Dieu, il y a papa, publié chez Albin Michel. Un livre qui, même si le titre ne le dit pas directement et est donc accompagné d’un bandeau Mozart père et fils, plonge ses lecteurs au plus intime de la relation entre Mozart et son père, et réhabilite au passage la figure de ce dernier.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    27 min
  • Jean-Paul Dessy
    Chaque semaine Nicolas Blanmont reçoit un artiste du monde musical pour brosser, le temps d'une émission, son autoportrait.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    29 min
  • Paavo Järvi, chef d'orchestre
    Attention : un chef peut en cacher un autre. Dans la famille Järvi, ils sont au moins trois à s’être fait connaître comme directeurs musicaux : Neeme, le père, né en 1937, infatigable défricheur de répertoires oubliés, qui osa notamment braver les interdits de l’Union soviétique pour faire connaître la musique du génial compositeur estonien Arvo Pärt et le paya d’un exil aux Etats-Unis, mais aussi ses deux fils, qu’il emmena forcément avec lui Outre-Atlantique et qui ont la double nationalité estonienne et états-unienne ; Paavo, invité d’Autoportrait cette semaine, et Kristjan, né en 1971, dont l’Autoportrait avait été diffusé en septembre 2025.
    Paavo n’a ni la longue chevelure ni les tenues de shaman ayurvédique de son petit frère, mais n’allez pas croire pour autant qu’il soit forcément plus sérieux et plus traditionnel dans ses choix musicaux. C’est un défenseur passionné du répertoire contemporain, et pas seulement estonien, mais c’est aussi un praticien régulier et apprécié du grand répertoire symphonique, de Haydn à Ravel en passant par Beethoven, Mendelssohn, Brahms, Bruckner, Mahler et tant d’autres.
    Il a été le directeur musical du l'Orchestre symphonique de Malmö, premier chef invité de l'Orchestre philharmonique royal de Stockholm, directeur musical de l’Orchestre de Cincinnati, du City of Birmingham Symphony Orchestra, de l’Orchestre symphonique de la Radio de Francfort et de l’orchestre de Paris, et préside actuellement aux destinées artistiques de la Deutsche Kammerphilharmonie de Brème, de l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich et de l'orchestre symphonique de la NHK de Tokyo. Et comme si cela ne suffisait pas, il vient au printemps 2026 d’être nommé chef principal de l'Orchestre philharmonique de Londres à compter de la saison 2028-2029.
    Parmi ses derniers disques, publiés chez Alpha, il y a la septième symphonie de Gustav Mahler, dernière parution d’une série Mahler qu’il a entreprise avec l’orchestre de la Tonhalle de Zurich, et il y a aussi Credo, le très beau disque consacré à Arvo Pärt en septembre 2025 à l’occasion de son nonantième anniversaire. A celles et ceux qui voudraient l’écoute en live, on ne peut d’ailleurs que recommander de faire le voyage jusque Pärnu, où il a fondé avec son frère et son père un très foisonnant festival estival : c’est une très jolie station balnéaire à l’ambiance un peu nostalgique d’une nouvelle de Tchekhov, et l’édition 2026 du festival de la famille Järvi s’y tiendra du 8 au 18 juillet.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    32 min
  • Philippe Herreweghe, chef d'orchestre
    Attention, monstre sacré ! Sur le siège d’Autoportrait aujourd’hui, transformé en trône pour l’occasion, il y a Philippe Herreweghe ou, comme on dit en France, Hèrvèk. Ce n’est pas tellement qu’il joue les têtes couronnées, c’est que son curriculum vitae impressionne, autant d’ailleurs que sa discographie affiche de plus de 300 références.
    Né le 2 mai 1947 à Gand, Philippe Herreweghe est d’abord un homme de chœurs, fondateur du Collegium Vocale de Gand il y a plus d’un demi-siècle mais aussi de l’éphémère Chœur symphonique de Liège, de la Chapelle Royale ou de l’Ensemble Vocal européen. Mais ce psychiatre de formation est devenu aussi chef d’orchestre, assortissant son Collegium Vocale d’un ensemble instrumental, fondant en France l’orchestre des Champs-Elysées et associant durablement son sort à l’Orchestre Philharmonique des Flandres, connu aujourd’hui comme Orchestre d’Anvers. Il s’est également produit comme chef invité des orchestres du Concertgebouw d’Amsterdam, du Gewandhaus de Leipzig, de la Staatskapelle de Dresde ou du Cleveland Orchestra et, à es heures perdues, on le sait même aussi directeur artistique de festivals, d’abord à Saintes en Charente puis, depuis quelques années, dans la région toscane de Sienne.
    Ambassadeur culturel de Flandre puis prix Ultima de la Communauté flamande, Chevalier de la Légion d’Honneur, Herreweghe a dirigé et enregistré un répertoire assez large, de Josquin Desprez et Roland de Lassus à Schönberg et Stravinski en passant par tous les grands maîtres baroques, mais aussi par Mozart, Beethoven Berlioz, Mendelssohn, Schumann – beaucoup – Brahms, Fauré, Mahler ou Bruckner, un autre de ses favoris. Le tout sans disposer – il est un des premiers à le reconnaître et même à en rire – d’une technique parfaite de chef d’orchestre.
    Mais c’est évidemment au nom de Jean-Sébastien Bach qu’on l’associe le plus immédiatement, lui qui a dirigé toutes les cantates mais aussi les grandes oeuvres chorales, et notamment la Passion selon Saint-Matthieu à près de 150 reprises. En ce printemps 2026, il est en effet d’ailleurs en tournée européenne avec son Collegium Vocale pour porter aux quatre coins de l’Europe, et notamment à Gand de 28 mars, la bonne parole de la Passion selon Saint-Matthieu de Bach.
    Les disques de Philippe Herreweghe ont été publiés pour l’essentiel chez Harmonia Mundi, chez Virgin/Erato et depuis quelques années chez Phi, son propre label.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    35 min
  • Claire-Marie Le Guay, pianiste
    C’était presque au siècle passé, il y a plus de vingt ans en tout cas: Louis Langrée était le jeune directeur musical français de l’OPRL et, au concert et au disque, il invitait régulièrement une jeune pianiste française encore méconnue nommée Claire-Marie Le Guay. Et le public liégeois épiloguait sur le contraste étonnant entre l’apparence plutôt frêle, presque diaphane, de l’artiste et sa maîtrise, voire sa puissance, au clavier.
    Un quart de siècle plus tard, on a moins souvent l’occasion d’entendre Claire-Marie Le Guay en Belgique – on le regrette – mais sa notoriété internationale a crû. Elle poursuit son petit bonhomme de chemin entre grand répertoire et œuvres contemporaines, entre récitals solo, musique de chambre et concerto, mais aussi entre disque et livre – car elle écrit également. De Bach à Gubaidulina, de Haydn à Schulhoff, de Schubert à Stravinsky, de Liszt à Ravel ou encore avec Mozart, Schumann ou Escaich, sa discographie est précieuse, jamais anecdotique. Et ses livres, avec leurs titres avec sujet, verbe et complément, sont riches en informations utiles.
    Née en 1974 , Le Guay semble d’être habilement nourrie du meilleur de tous les grands maîtres auprès desquels elle s’est formée, comme notamment Jacques Rouvier, Dmitri Bachkirov, Fou Ts'ong, Alicia de Larrocha, Andreas Staier, György Sebök, Leon Fleisher et Daniel Barenbom. Mais elle a également soin de restituer ces savoirs et surtout son expérience, comme pédagogue de jeunes pianistes mais aussi auprès du grand public lors de concerts commentés.
    Ecouter la lumière, le nouveau disque de Claire-Marie Le Guay, entièrement consacré à Jean-Sébastien Bach, vient de sortir chez Mirare. Que la joie demeure Vivre avec Bach, un livre sur le même sujet qu’elle a coécrit avec l’écrivain et académicien Erik Orsenna, est annoncé pour avril chez Albin Michel.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    30 min

About Autoportrait

From the publisher's feed

Autoportrait est un podcast de Musiq3 qui vous plonge dans l’univers intime des artistes et des personnalités célèbres du monde culturel de la scène belge et internationale de la musique classique. Chaque épisode vous invite à découvrir la vie et le parcours d’une ou d’un compositeur, interprète, metteur en scène ou encore d’un chef d'orchestre, à travers des échanges authentiques dans le cadre d’une interview intimiste où l'invité est au centre.