Autoportrait

Autoportrait

By RTBFMusic
Download on the App Store

Autoportrait episodes

  • Pierre Audi, metteur en scène
    Chaque semaine Nicolas Blanmont reçoit un artiste du monde musical pour brosser,
    le temps d'une émission, son autoportrait.
    Présentation : Nicolas Blanmont

    Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 1 min
  • Pierre Audi, metteur en scène
    Il y a au moins deux vies parallèles chez Pierre Audi. Ce franco-libanais né en 1957 est connu aujourd’hui comme le directeur du Festival d’Aix-en-Provence, un poste où il a succédé en 2018 au Belge Bernard Foccroulle. Manager culturel de haut vol, Audi a commencé en animant un ciné-club à Beyrouth lorsqu’il était adolescent, avant de s’installer en Europe de l’Ouest. Après avoir étudié à Paris puis à Oxford, il a fondé en 1979 le Théâtre Almeida à Londres, dans un bâtiment classé du XIXe siècle qu’il avait acheté de ses propres deniers. Il y a créé et animé un festival international de Musique contemporaine et de Performance qui a été, dans les années 80, un des phares culturels de la capitale anglaise, avec notamment des créations britanniques ou mondiales de Steve Reich, Philip Glass, Morton Feldman, Elliott Carter, Arvo Pärt, Alfred Schnittke, Wolfgang Rihm, Toru Takemitsu ou Giacinto Scelsi, pour ne citer que les plus fameux.
    Un bilan tellement impressionnant que, sans grande expérience de l’opéra, Audi a été engagé en 1988, à trente ans à peine, pour diriger le tout nouvel Opéra d’Amsterdam dans le majestueux Muziektheater qui venait d’être construit au bord de l’Amstel. Une institution et un bâtiment qu’il a marqués de son empreinte puisqu’il y est resté trente ans, comptant notamment parmi ses collaborateurs fidèles Peter de Caluwe, le futur patron de la Monnaie à Bruxelles. Une période artistique faste, avec une diversité des répertoires – du baroque au contemporain – mais aussi une diversité des esthétiques théâtrales, entre tradition anglo-saxonne et Regietheater à l’allemande.
    Durant ses années à Amsterdam, Pierre Audi a également renoué avec l’autre versant de ses activités, qu’il avait inauguré à Oxford avec un Timon d’Athènes de Shakespeare : la mise en scène. Ce fut d’abord Le Retour d’Ulisse dans sa patrie de Monteverdi avec le claveciniste Greg Wilson, puis une série d’autres ouvrages dont la Tétralogie wagnérienne, une production développée et représentée durant une quinzaine d’années. Mais Audi est devenu aussi un metteur en scène apprécié et demandé aux quatre coins de la planète lyrique, particulièrement pour les créations de nouveaux opéras mais pas seulement. A telle enseigne que, quand la Monnaie a dû au printemps 2024 trouver en quinze jours un remplaçant pour Romeo Castellucci, qui quittait à mi-parcours son Ring avec Alain Altinoglu, le choix de Audi s’est rapidement imposé. Lui seul avait la connaissance de l’œuvre et l’expérience requises pour relever le défi d’une Tétralogie à sauver et poursuivre avec moins de six mois de délai.
    On pourra voir et entendre Le crépuscule des dieux d’Altinoglu et Audi sur Auvio et Musiq3 le 23 février dès 15h.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    30 min
  • Gergely Madaras, chef d'orchestre
    Gergely Madaras vient de fêter ses quarante ans. Un pivot pour certains mais, pour lui, le cap sera surtout franchi à l’été 2025 quand il quittera ses fonctions de directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Liège pour transmettre le bâton à Lionel Bringuier. Arrivé à la tête de l’OPRL en 2019, le chef hongrois aura, malgré la parenthèse du Covid, donné aux Liégeois une ère riche en concerts et projets mémorables, avec notamment le bicentenaire de la naissance de César Franck mais aussi avec plusieurs enregistrements importants.
    Diplômé en flûte, en violon, en composition et en direction d’orchestre, d’abord à l’Université de musique Franz-Liszt de Budapest puis à l’Académie de musique et des arts du spectacle de Vienne, Madaras a suivi des master classes notamment avec Pierre Boulez, James Levine, Simon Rattle, Colin Davis, Mariss Jansons, Mark Elder ou David Zinman. Il a également fondé avec sa femme, la flûtiste Noémi Győri, les Youth Contemporary Music Evenings de Budapest, puis l’Orchestre symphonique des jeunes de sa ville natale.
    Profondément renouvelé dans son effectif, l’OPRL a connu grâce au dynamisme et à la clairvoyance de Madaras un saut qualitatif, et le public ne s’y est pas trompé qui a repris le chemin de la Salle Philharmonique depuis la fin de la pandémie. Il leur a apporté un regard sur la musique hongroise – un disque Liszt vient de sortir, et une intégrale de l’œuvre pour orchestre d’Ernö Dohnanyi est en cours d’enregistrement – mais son séjour belge lui aura aussi permis de faire ses débuts à la Monnaie pour diriger en juin 2023 Le Nez de Chostakovitch. Car Madaras est aussi un chef lyrique expérimenté, qui a souvent dirigé à l’Opéra de Budapest et dans d’autres salles européennes.
    En cet automne 2024, son programme d’adieu au public liégeois prend un tour décidément beethovenien. Après le concerto pour violon, joué en ouverture de saison, il dirigera l’OPRL et le Chœur de Chambre de Namur dans la monumentale Missa Solemnis : un concert donné à Namur le 4 octobre et à Liège le 5. Et en novembre, ils partiront ensemble en Hongrie, pour y porter la bonne parole franckiste. Echange de bons procédés ?
    Merci pour votre écoute.
    Retrouvez également Nicolas Blanmont dans sa "Chronique opéra sur Auvio.be.
    Retrouvez tous les contenus de Musiq3 sur Auvio.be.
    Retrouvez également notre offre podcasts ci-dessous :
    Lumière en coulisses - les métiers de l'ombre : https://audmns.com/dgUNIsB
    Le choc des classiques : https://audmns.com/twDIFMS
    La chronique romans graphiques : https://audmns.com/GSUKVpX
    La chronique Patrimoine: https://audmns.com/FrGFYkE

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    33 min
  • Pierre Genisson, clarinettiste
    Sur les pochettes de ses disques, Pierre Génisson se la joue plutôt beau gosse méditerranéen. Cheveux jais, yeux de braise, avec ou sans barbe, la clarinette à la main et le regard romantiquement perdu dans ses pensées avec, en option, léger sourire en coin. Presque Jean Dujardin dans OSS 117.
    Pourtant, aussi séduisante soit l’image, on aurait tort de s’y arrêter. Parce que ce Français cuvée 1986 est un formidable clarinettiste, toujours en quête du l’instrument le plus adéquat pour chaque répertoire qu’il aborde et des volontés des compositeurs. Et qui en aborde beaucoup, des répertoires, du classicisme qu’il met un point d’honneur à jouer de façon historiquement informée jusqu’aux compositeurs d’aujourd’hui qui écrivent pour lui, en passant par le romantisme, le jazz ou le klezmer.
    Mais aussi et peut-être surtout parce que, derrière le portrait léché sorti des fameux Studio Harcourt, il y a un musicien qui n’a rien oublié de ses origines et de son enfance, qui a beaucoup douté, connu ses errances et même failli abandonner le classique pour virer complètement dans la variété : on l’a même vu dans l’orchestre de la Star Academy.
    Pierre Génisson, c’est tout simplement un musicien honnête, qui ne tente pas d’embellir son parcours et qui sait prendre le temps de regarder en arrière. Et c’est aussi cette sincérité qui le rend attachant.
    Merci pour votre écoute.
    Retrouvez également Nicolas Blanmont dans sa "Chronique opéra sur Auvio.be.
    Retrouvez tous les contenus de Musiq3 sur Auvio.be.
    Retrouvez également notre offre podcasts ci-dessous :
    Lumière en coulisses - les métiers de l'ombre : https://audmns.com/dgUNIsB
    Le choc des classiques : https://audmns.com/twDIFMS
    La chronique romans graphiques : https://audmns.com/GSUKVpX
    La chronique Patrimoine: https://audmns.com/FrGFYkE

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    34 min
  • Véronique Gens, soprano
    Quelle chanteuse peut se vanter d'avoir enregistré non seulement les premiers rôles dans Armide de Lully, Hippolyte et Aricie ou Dardanus de Rameau, Didon et Enée ou King Arthur de Purcell, Les Noces de Figaro, Don Giovanni ou Cosi fan tutte de Mozart, Faust de Gounod, mais aussi dans des raretés comme Phaéton de Lully, Scylla et Glaucus de Leclair, Hercule mourant de Dauvergne, Niobe de Steffani, Armida abbandonata de Jommelli, Herculanum de David, Cinq-Mars de Gounod, La jacquerie de Lalo, Proserpine de Saint-Saëns, Dante de Godard, La Reine de Chypre de Halevy, Maître Peronilla d’Offenbach, O mon bel inconnu de Hahn, Passionnément de Messager, La fille de Madame Angot de Lecocq ou Hulda de César Franck ? Véronique Gens.
    Quelle chanteuse peut, en sus de tous les précédents, se targuer d’avoir publiés trois disques consacrés aux grandes tragédiennes de l’opéra français, avec des airs de Lully à Verdi en passant notamment par Campra, Mondonville, Rameau Leclair, Royer, Gluck Sacchini, Piccinni, Berlioz, Grétry, Cherubini, Méhul, Gossec, Meyerbeer, sans oublier une vingtaine de disques de mélodies françaises en tous genres, ou encore divers albums de musique baroque sacrée française ou italienne ? Véronique Gens.
    Et quand Véronique Gens, qu’on a vue aussi à la Monnaie chanter Donna Elvira, Vitellia, les deux Iphigénie ou Madame Lidoine, raconte que tout est venu par hasard et par enchaînement de circonstances, et qu’elle aurait très bien pu faire autre chose de sa vie, par exemple coiffeuse, on est même prêt à la croire. Mais c’aurait été bien dommage pour la vie musicale.
    Merci pour votre écoute.
    Retrouvez également Nicolas Blanmont dans sa "Chronique opéra sur Auvio.be.
    Retrouvez tous les contenus de Musiq3 sur Auvio.be.
    Retrouvez également notre offre podcasts ci-dessous :
    Lumière en coulisses - les métiers de l'ombre : https://audmns.com/dgUNIsB
    Le choc des classiques : https://audmns.com/twDIFMS
    La chronique romans graphiques : https://audmns.com/GSUKVpX
    La chronique Patrimoine: https://audmns.com/FrGFYkE

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    37 min
  • Philippe Pierlot, violiste
    Né à Liège en 1958, Philippe Pierlot partage ses souvenirs d’enfance entre Liège et Spa. D’un côté, cette cité ardente où il prenait des cours de guitare au-dessus d’un bordel, puis fréquenta le Conservatoire à la grande époque d’Henri Pousseur. De l’autre, cette ville de cure mondialement célèbre où il vit aujourd’hui et où, rappelle-t-il volontiers même s’il n’y était pas, Claudio Monteverdi lui-même vint y prendre les eaux en compagnie de son employeur, le Duc de Mantoue.
    Philippe Pierlot, c’est l’histoire d’un être plutôt doux qui, de la guitare au luth puis du luth à la viole de gambe, de Philippe Herreweghe à Jordi Savall, de Musica Aurea au Ricercar Consort (fondé avec Bernard Foccroulle), est devenu une des personnalités les plus respectées dans le monde de la musique ancienne. Comme violiste et comme chef, même s’il est le premier à récuser cette qualification. Il n’est pas du genre à faire de grandes déclarations provocatrices mais, même avec des airs de père tranquille et même sans faire de vagues, il sait ce qu’il veut et sait y arriver. Admirateur de Beethoven, il ne se sent pas obligé de diriger ses symphonies pour autant : ses terrains de prédilection sont déjà assez larges, du baroque allemand aux pièces pour viole de Marin Marais et Sainte-Colombe, en passant par le consort de viole anglais et la musique italienne.
    Philippe Pierlot sera le 30 mars à Liège pour diriger la Passion selon Saint-Matthieu de Bach, une Mecque pour ce grand connaisseur de tout ce que le Cantor doit à ses prédécesseurs. Son nouveau disque avec le Ricercar Consort, paru chez Mirare, réunit des œuvres de Heinrich Schütz qui appellent au retour de la paix : une musique qui ne manque pas d’actualité.
    Merci pour votre écoute.
    Retrouvez également Nicolas Blanmont dans sa "Chronique opéra sur Auvio.be.
    Retrouvez tous les contenus de Musiq3 sur Auvio.be.
    Retrouvez également notre offre podcasts ci-dessous :
    Lumière en coulisses - les métiers de l'ombre : https://audmns.com/dgUNIsB
    Le choc des classiques : https://audmns.com/twDIFMS
    La chronique romans graphiques : https://audmns.com/GSUKVpX
    La chronique Patrimoine: https://audmns.com/FrGFYkE

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    39 min
  • Nathalie Dessay, soprano colorature
    Elle a été, pendant plus de vingt ans, une des plus grandes stars de l’opéra. Une voix de soprano léger exceptionnelle par sa souplesse, sa netteté et sa projection, mais aussi une intelligence brillante et un talent d’actrice hors norme. Sa Reine de la Nuit de Mozart, son Olympia d’Offenbach ou sa Zerbinetta de Strauss restent des références absolues, mais on n’a pas oublié non plus ses Aminta, Lucia, Ophélie, Amina, Blondchen, Morgana, Manon ou Mélisande. Et elle a même osé Violetta, qui n’était a priori pas pour elle. C’est que Natalie Dessay, née Nathalie Dessaix à Lyon en 1965 et délestée du h de son prénom en hommage à l’actrice américaine Natalie Wood, s’est très vite sentie à l’étroit dans les emplois de coloratures et a voulu conquérir des personnages plus intéressants.
    En 1998, elle avait déclaré à La Libre Belgique, évoquant ces rôles brillants mais souvent un peu creux : " Ça peut être sympa de faire la poupée à 25 ans, mais, à 35, je ne suis pas sûre. Enfin si, je suis sûre..." Et elle disait aussi "Enfant, je rêvais d’être comédienne. Ce n’était pas tellement la musique qui m’intéressait, car la musique, si on a envie de l’écouter, on se met un disque ou on se la chante à soi-même. Le théâtre, on ne peut se le jouer à soi-même, mais finalement, j’y suis arrivée par le chant."
    Quand, à la quarantaine, sa voix a commencé à manifester des signes de fragilité, quand elle s’est rendue compte que les rôles plus intenses qui la tentaient ne seraient jamais pour elle, elle a pris la décision logique mais éminemment honnête et courageuse de raccrocher les gants : en 2013, elle faisait ses adieux à l’opéra et n’y est plus revenue.
    Elle continue à chanter des mélodies avec le pianiste Philippe Cassard, elle a publié des disques consacrés à Michel Legrand ou Claude Nougaro mais, aussi et surtout, elle s’est lancée dans le théâtre parlé. Elle y a même retrouvé récemment Laurent Pelly, un de ses metteurs en scène fétiche de l’époque opéra, pour L’impresario de Smyrne, une pièce de Goldoni où elle joue le rôle de Madame Tognina, une diva d’opéra.
    Merci pour votre écoute.
    Retrouvez également Nicolas Blanmont dans sa "Chronique opéra sur Auvio.be.
    Retrouvez tous les contenus de Musiq3 sur Auvio.be.
    Retrouvez également notre offre podcasts ci-dessous :
    Lumière en coulisses - les métiers de l'ombre : https://audmns.com/dgUNIsB
    Le choc des classiques : https://audmns.com/twDIFMS
    La chronique romans graphiques : https://audmns.com/GSUKVpX
    La chronique Patrimoine: https://audmns.com/FrGFYkE

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    26 min
  • Michael Spyres, baryténor
    Arrivé au milieu de la quarantaine, Michael Spyres a le monde musical à ses pieds. Ce ténor américain autodidacte fait l’unanimité, tant dans le monde de l’opéra que dans les cercles pointus du baroque ou de l’oratorio. On loue sa capacité d’adaptation, ses talents pour les langues – son français chanté, notamment, est souvent plus clair et plus compréhensible que celui de nombre de ses collègues francophones de naissance – et surtout, sa voix de baryténor, terme ancien qu’il a ressuscité et réhabilité. Un baryton qui monte plus haut que les autres barytons, ou un ténor qui descend plus bas que les autres ténors.
    Formé dans les chœurs – notamment au célèbre Arnold Schoenberg Chor de Vienne, mais aussi aux journées chorales internationales de Namur - il a conquis peu à peu ses galons de soliste en se faisant remarquer dans des petits rôles, au point d’avoir déjà 83 personnages à son compteur scénique. Rien qu’en français, quel autre ténor peut se vanter aujourd’hui de s’être produit dans La Nonne sanglante de Gounod, Le Postillon de Lonjumeau d’Adam, Le pré aux clercs d’Hérold et même La Muette de Portici d’Auber, qu’il chanta à Paris sous la direction du regretté Patrick Davin dans une coproduction de la Monnaie qui n’a finalement jamais été donnée à Bruxelles ?
    Au moment où il vient de réussir brillamment ses débuts dans le rôle de Lohengrin et où il publie In the shadow, un passionnant récital d’airs wagnériens et préwagnériens enregistré avec Christophe Rousset et ses Talens Lyriques, et alors qu’il fera ses débuts cet été au Festspielhaus de Bayreuth dans le rôle de Siegmund, rencontre avec un chanteur attachant et atypique qui n’a pas oublié que c’est comme ouvrier sur les chantiers de construction ou comme jardinier dans son Missouri natal, en écoutant Björling, Corelli ou Pavarotti sur son Walkman, qu’il a travaillé et découvert sa voix.
    Merci pour votre écoute.
    Retrouvez également Nicolas Blanmont dans sa "Chronique opéra sur Auvio.be.
    Retrouvez tous les contenus de Musiq3 sur Auvio.be.
    Retrouvez également notre offre podcasts ci-dessous :
    Lumière en coulisses - les métiers de l'ombre : https://audmns.com/dgUNIsB
    Le choc des classiques : https://audmns.com/twDIFMS
    La chronique romans graphiques : https://audmns.com/GSUKVpX
    La chronique Patrimoine: https://audmns.com/FrGFYkE

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    32 min
  • Lionel Meunier, chef d'orchestre et chanteur basse
    Lionel Meunier ne passe pas inaperçu. On pourrait même le qualifier de géant, mais un géant plutôt doux : même s’il reconnaît être assez exigeant, conséquence sans doute d’un perfectionnisme absolu, il ne mange ni les petits enfants, ni même les chanteurs de Vox Luminis, l’ensemble vocal qu’il a créé voici juste vingt ans.
    Venu du fin fond de la Bourgogne, éveillé à la musique classique par le légendaire Grand Echiquier de Jacques Chancel, ce Français de milieu modeste a d’abord appris la trompette et la flûte avant de découvrir le chant lors d’un stage en Wallonie. Aujourd’hui Namurois d’adoption, il est tombé en amour avec le plat pays, ses musiciens baroques et son autodérision.
    Avec Vox Luminis mais aussi, de plus en plus, avec d’autres ensembles, il est un chef demandé aux quatre coins de la planète classique. Consacré à des œuvres de Bach et Telemann célébrant l’Ascension et enregistré avec le Freiburger Barockorchester, leur nouveau disque, Himmelfahrt, vient d’être publié chez Alpha et sera proposé en concert à Bruxelles (Bozar) le 18 mai. Peu avant, Meunier et ses musiciens seront à l’Eglise Saint-Loup de Namur le 28 avril pour un programme autour de la Selva Morale e Spirituale de Monteverdi. Et juste après, ils seront artistes associés des Festivals de Wallonie 2024 et ouvriront notamment le Festival Musiq3 le jeudi 26 juin à Flagey avec The Fairy Queen de Henry Purcell.
    Mais s’il chante, Lionel Meunier parle aussi, généreusement, se raconte volontiers et aime partager sa vision du monde et de son art. Tant et si bien que l’heure habituelle d’Autoportrait ne suffira pas à l’écouter et qu’on trouvera, sur le site Musiq3.be et sur Auvio, non seulement le podcast de l’émission diffusée le 21 avril à midi mais aussi une deuxième émission bonus, Le Bis XXL : pour un musicien de 2m05, il fallait bien cela.
    Merci pour votre écoute.
    Retrouvez également Nicolas Blanmont dans sa "Chronique opéra sur Auvio.be.
    Retrouvez tous les contenus de Musiq3 sur Auvio.be.
    Retrouvez également notre offre podcasts ci-dessous :
    Lumière en coulisses - les métiers de l'ombre : https://audmns.com/dgUNIsB
    Le choc des classiques : https://audmns.com/twDIFMS
    La chronique romans graphiques : https://audmns.com/GSUKVpX
    La chronique Patrimoine: https://audmns.com/FrGFYkE

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 12 min
  • Leonardo Gardia Alarcon, chef d'orchestre
    Leonardo García Alarcón. Le patronyme est double, et l’homme est multiple. Claveciniste à l’origine, organiste, chef d’orchestre et chef de chœurs. N’en jetez plus ? Ah si, il est aussi chercheur passionné de musique rare. Et même, à ses heures pas trop perdues, il en écrit : il a créé en 2022 une étonnante Passione di Gesù, et on peut parier qu’il y en aura d’autres. Une rencontre à découvrir dans l’émission Autoportrait de Nicolas Blanmont.
    L’homme est multiple, son identité aussi. Argentin, d’abord et fondamentalement, nourri de tango autant que de baroque allemand, et avec cet accent chantant qui donne à chacun de ses propos tant de charme que ni les musiciens avec lesquels il travaille, ni les mécènes qu’il doit parfois séduire, ne peuvent lui résister. Mais aussi Suisse, lui qui, comme il le raconte, débarqua à Genève pour étudier avec Christiane Jaccottet dont les disques lui avaient fait découvrir Bach et ne quitta plus la ville du bout du Léman, où aujourd’hui il vit, enseigne, vient de lancer un nouveau lieu de musique – la Cité bleue – et dirige régulièrement au Grand Théâtre.
    Argentin certes, mais pas enfant de Buenos Aires : il est né le 5 août 1976 à La Plata, ville sœur de 200.000 habitants sise à soixante kilomètres au sud-est de la capitale. Une cité surnommée la ville des tilleuls et des diagonales, où les rues n’ont pas de noms mais où les musiciens un peu inventifs – et il l’est ! – peuvent transformer leurs premiers baisers en accords.
    Pas sûr qu’on puisse en faire autant à Namur : et pourtant, il y dirige le Chœur de chambre depuis 2010, et sa fidélité à ses troupes d’entre Sambre et Meuse est telle qu’il vient de resigner jusque 2030, tout en précisant poliment mais fermement qu’il était déçu que les autorités n’aient pas accordé au projet classique namurois les subventions qu’il mérite à son sens.
    A son agenda pour les prochaines semaines : une version scénique de la Passion selon Saint-Jean de Bach avec le chorégraphe Sasha Waltz à Salzbourg puis Dijon, des reprises de L’incoronazione di Poppea à Toulon et une nouvelle production du Ritorno d’Ulisse in Patria à Aix, le Paulus de Mendelssohn à Genève et une reprise à Namur de Il diluvio universale l’oratorio de Falvetti qu’il a fait connaître. Sans oublier un nouveau disque intitulé Amore siciliano.
    Merci pour votre écoute.
    Retrouvez également Nicolas Blanmont dans sa "Chronique opéra sur Auvio.be.
    Retrouvez tous les contenus de Musiq3 sur Auvio.be.
    Retrouvez également notre offre podcasts ci-dessous :
    Lumière en coulisses - les métiers de l'ombre : https://audmns.com/dgUNIsB
    Le choc des classiques : https://audmns.com/twDIFMS
    La chronique romans graphiques : https://audmns.com/GSUKVpX
    La chronique Patrimoine: https://audmns.com/FrGFYkE

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    34 min

About Autoportrait

From the publisher's feed

Autoportrait est un podcast de Musiq3 qui vous plonge dans l’univers intime des artistes et des personnalités célèbres du monde culturel de la scène belge et internationale de la musique classique. Chaque épisode vous invite à découvrir la vie et le parcours d’une ou d’un compositeur, interprète, metteur en scène ou encore d’un chef d'orchestre, à travers des échanges authentiques dans le cadre d’une interview intimiste où l'invité est au centre.