Les deux lois de finances pour le budget, PLF et PLFSS, doivent être promulguées avant le 31 décembre 2025. Les délais constitutionnels ne laissent plus de marge d’erreur au gouvernement sans avoir recours au 49.3 ou à la loi spéciale.Olivier Paccaud, sénateur (LR) de l’Oise, déplore que l’on s’acharne à savoir s’il y aura un budget voté ou non : « Monsieur Lecornu agite toutes les peurs en parlant de 30 milliards d’euros de déficit. Il dit que s’il n’y a pas de vote du budget c’est le chaos, mais c’est déjà le chaos. On entend beaucoup le mot ‘instabilité’, mais qu’est-ce que c’est la ‘stabilité’ que tout le monde appelle de ses vœux ? Aujourd’hui on a la paralysie depuis 2024 et la dissolution, avec une Assemblée qui ne fonctionne plus, et un gouvernement qui n’a qu’un seul but : tenir. Non pas agir, mais durer ».Olivier Paccaud fait le constat d’un triste bilan : « Nous sommes dans un pays où il y a 3500 milliards de dette. Le chômage repart à la hausse, les faillites d’entreprises se multiplient, l’école est en souffrance, le logement est en berne, des narcotrafiquants se taillent des fiefs, l’accès aux services de santé est de plus en plus compliqué, le pouvoir d’achat est asphyxié. Je sais que mes propos ne plairont pas, mais notre pays a besoin de clarté. Et la clarification dans la Ve République c’est le retour aux urnes. De Gaulle l’avait fait, moi je suis favorable à une nouvelle dissolution ».
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