Alors que les textes budgétaires sont en débat à l’Assemblée nationale depuis plus d’une semaine (le PLF, le budget de l’État et le PLFSS, le budget de la Sécurité sociale), l’incertitude demeure sur l’issue du vote qui aura lieu le mardi 4 novembre. Le Parti Socialiste, menace à nouveau de censurer le gouvernement pour faire passer une taxe Zucman, allégée ou non (taxe de 2 à 3% sur les hauts patrimoines, à partir de 10 millions d’euros, y compris pour les entreprises).Pour Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité et membre suspendu des Républicains, la taxe Zucman telle qu’elle a été pensée initialement ne peut être appliquée : « Dès sa conception, elle intègre dans sa base taxable l’outil de travail, c’est une catastrophe en termes de compétitivité, et j’ai le sentiment que de nombreux députés socialistes le savent. Donc il faut trouver une solution qui permette d’avoir une solidarité avec un rétablissement de la justice fiscale, proportionnellement à ce que les autres payent pour un certain nombre de ménages. Comme le propose le gouvernement, seule l’imposition des dividendes en holding est à garder de la taxe Zucman ».Nicolas Forissier a ensuite répété l’appel à la responsabilité : « Ce qu’il faut c’est de la stabilité. Pout le monde, à gauche comme à droite, dans le grand rassemblement des partis qui souhaitent être au gouvernement et qui se disent au gouvernement, il faut que les choses soient posées, elles sont dites dans les batailles parlementaires. Cela n’a jamais été vu dans la Ve République, c’est le Parlement qui fait le budget. Le Parlement a déposé une proposition, le Premier ministre l’a dit clairement : ce ne sera pas le budget Lecornu, c’est aux parlementaires de le voter ».
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.