Bonjour chez vous !

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Bonjour chez vous ! episodes

  • François Heisbourg : « Trump méprise les Européens depuis 40 ans »
    Donald Trump annonce une nouvelle opération militaire, « Projet Liberté », visant à escorter les navires bloqués dans le détroit d'Ormuz depuis deux mois. Dès le début du conflit au Moyen-Orient, les déclarations du président américain se sont enchaînées, se heurtant à des offensives militaires iraniennes ainsi qu'à des échanges tendus sur les réseaux sociaux du côté du gouvernement iranien, qui semble résister dans ce conflit que Trump jugeait pourtant gagné d'avance. Face aux revirements de Donald Trump et aux différentes déclarations virulentes à l'égard de ses alliés, qui refusaient de s'engager dans ce conflit, le camp européen ne se montre pas rassuré quant à sa sécurité.


    Le risque sécuritaire tient plus précisément au fait que le président américain souhaite réduire drastiquement son engagement en matière de défense auprès de ses alliés européens dans le cadre de l'OTAN. En réponse, le Canada et les pays européens se sont réunis à Erevan en Arménie, dans le cadre du huitième sommet de la Communauté politique européenne, pour faire front face à Trump. Cette réunion a pour but de renforcer les liens des Etats membres et des pays extérieurs à l'UE, de permettre le dialogue et la coopération de ces pays sur des thématiques telles que la sécurité.


    François Heisbourg, géopolitologue, auteur de « L'Europe face aux prédateurs » disponible aux éditions Odile Jacob et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, est revenu sur ces relations transatlantiques tendues. En évoquant le chancelier allemand Friedrich Merz, ancien interlocuteur principal entre l'UE et les Etats-Unis, il s'étonne : « On dirait que Monsieur Merz a pu constater au fil des jours que Monsieur Trump avait pour l'Europe non pas les yeux de Chimène, mais plutôt un regard d'un mépris absolu, mais ce n'est pas une nouveauté. Cela fait 40 ans que Trump parle de la même façon de l'Europe et des alliances américaines avec l'Europe ». Le conseiller spécial de la Fondation pour la Recherche Stratégique insiste : « Tactiquement, le président Trump est capable de dire une chose le matin, et se contredire l'après-midi. Mais sur le sujet de l'Europe, il est extrêmement constant sur la durée. Son discours n'a pas varié depuis la fin des années 1980. Il éprouve du mépris absolu. Même si nous ne savons pas très d'où ça vient. (...) Il fait les yeux doux à la Russie, à l'URSS d'abord, depuis les années 80 et il a un regard d'un mépris profond vis-à-vis de l'Europe depuis lors également. ».

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    21 min
  • Macron, sa dernière année...
    Alors que les candidatures à la présidentielle de 2027 se multiplient ces dernières semaines, le sort politique du président actuel Emmanuel Macron reste flou. Va-t-il se retirer entièrement de la vie politique au terme de son mandat, comme il le confiait la semaine dernière aux élèves d'une école de Nicosie à Chypre ? Le macronisme a-t-il un avenir ? Le bilan du chef de l'Etat était le sujet principal du débat du club de la matinale « Bonjour Chez Vous ».
    Pour l'éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux, ce qui fait le caractère inédit du départ d'Emmanuel Macron de l'Elysée l'année prochaine, c'est qu'il ne soit « pas atteint physiquement, comme ses deux prédécesseurs ». Elle poursuit : « Il a 49 ans. Il va défendre son bilan, parce qu'il peut éventuellement imaginer de revenir. »
    Le directeur général opinion de l'IFOP Frédéric Dabi la rejoint : « Emmanuel Macron n'a rien à voir avec un François Mitterrand ou en Jacques Chirac en fin de mandat, fatigué, usé, qui étaient très silencieux dans leurs derniers mois ou semaines de mandat. Ils laissent la campagne présidentielle se dérouler. Est-ce qu'on peut imaginer un Emmanuel Macron complètement silencieux pendant la campagne ? Je n'y crois pas. Il sera, à mon avis, actif. Pas au coeur de la campagne, mais il sera présent, un peu comme une statue du commandeur. »

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    37 min
  • Bally Bagayoko : « La victoire de 2027 est absolument à portée de main »
    Le maire LFI de Saint-Denis et Président de Plaine-Commune Bally Bagayoko était l’invité politique de la matinale Public Sénat. Au lendemain de l’officialisation de Jean-Luc Mélenchon en tant que candidat à la Présidentielle de 2027, l’élu de Saint-Denis est notamment revenu sur cette annonce. Il souhaite expliquer le contexte : « Ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qui s’est autoproclamé, c’est d’abord l’intergroupe qui s’est réuni, auquel j’ai fait partie et qui, après avoir discuté sur le fond politique, a mené à l’unanimité quasiment pour proposer la candidature de Jean-Luc Mélenchon. »Celui qui portera les couleurs de la France Insoumise à la présidentielle a déclaré hier lors de sa première intervention au journal de 20 heures de TF1 avoir « une équipe, un programme qui est prêt, et un seul candidat ». Pour le maire de Saint-Denis et ancien entraîneur de basket, le succès de l’équipe est possible : « J’ai l’intime conviction qu’on va pouvoir rentrer sur le terrain parce que la victoire de 2027 est absolument à portée de main. »

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    17 min
  • Mélenchon met le cap sur la présidentielle de 2027
    Après trois tentatives, Jean-Luc Mélenchon réitère son ambition présidentielle, avec une annonce officielle de candidature pour 2027 ce dimanche au journal du 20h de TF1.Est-ce le bon moment ? Quelles conséquences pour le reste de la gauche ? Est-il en capacité de rassembler et de battre le Rassemblement national donné gagnant dans les sondages ? Les éditorialistes Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro et Pablo Pillaud Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards en parlent lors de la matinale de Public Sénat.Pablo Pillaud Vivien souhaite souligner la différence avec les autres candidatures à gauche : « Ce qu’il a, par rapport aux autres, c’est que vous avez toute une série groupée derrière Jean-Luc Mélenchon, mais aussi de personnalités politiques de premier plan, que les Français commencent à connaître ».Pour Yves Thréard, tout n’est pas encore joué à un an de la présidentielle : « Je crois qu’il ne faut surtout pas faire de pari aujourd’hui. Ce qui est sûr, si vous voulez, c’est que le RN domine la vie politique (…) et dans les sondages d’opinion, Jean-Luc Mélechon est encore loin derrière eux. »

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    35 min
  • Bonjour chez vous ! du 4 mai 2026
    C’est désormais officiel : Jean-Luc Mélenchon se lance dans une nouvelle course à l’Élysée. Une quatrième candidature pour le chef de file de la France Insoumise qui a mis en avant son expérience. Est-ce le bon moment pour entrer en campagne ? Cette nouvelle candidature verrouille-t-elle l’avenir de La France insoumise ? Et Jean-Luc Mélenchon reste-t-il un atout électoral ou au contraire un frein à l’élargissement de son camp ? Nous recevons une figure montante du mouvement : Bally Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis.Après une rave party géante organisée illégalement ce week-end sur un terrain militaire près de Bourges, le gouvernement veut durcir le ton. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez promet des sanctions renforcées contre les organisateurs mais aussi contre les participants. Faut-il aller plus loin face à ces rassemblements illégaux ? L’État est-il dépassé par l’ampleur du phénomène ? Et comment trouver un équilibre entre sécurité, ordre public et liberté festive ? Nous en parlons avec la sénatrice Isabelle Florennes, co-auteure d’un récent rapport sénatorial sur le sujet.La flambée des prix à la pompe relance un vieux débat politique : faut-il taxer les superprofits ? Dans le viseur, les grands groupes énergétiques et notamment TotalEnergies, accusés par leurs opposants de profiter de la crise. Une taxation exceptionnelle serait-elle juste ? Permettrait-elle réellement d’aider les Français ? Ou risque-t-elle au contraire de fragiliser l’investissement et l’économie française ? Débat avec Yves Thréard et Pablo Pillaud-Vivien.

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    1 hr 28 min
  • Isabelle Florennes : « Donnons aux autorités les moyens de prévenir ces rave parties illégales »
    Tandis que phénomène des rodéos urbains se généralise dans les ruralités et que la dernière rave-party dans le Cher est au cœur de l’actualité, le manque de moyens dont disposent les autorités face à ce genre de troubles est criant. La sénatrice centriste des Hauts-de-Seine et porte-parole du Modem Isabelle Florennes est co-auteure d’un récent rapport sénatorial sur le sujet. Elle est invitée à se prononcer sur le projet de loi RIPOST, très prochainement étudié au Sénat. Ce texte, porté par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, entend apporter des Réponses Immédiates aux Phénomènes Troublant l’Ordre public, la Sécurité et la Tranquillité (RIPOST), en durcissant les peines des récidivistes et en donnant les moyens aux autorités d’agir. Délit d’inhalation pour les consommateurs de « gaz hilarant », amende pour les participants aux raves-parties ou encore utilisation de vidéosurveillance algorithmique, le projet de loi entend apporter un « choc de sécurité » et un « choc d’autorité », selon le ministre de l’Intérieur. Pour la sénatrice, le dernier cas de rave-party organisé près de Bourges montre clairement que la loi actuelle est « trop peu répressive ». De plus, avec les moyens actuels, les autorités rencontrent de nombreuses difficultés à tracer l’organisation des rave-parties. Isabelle Florennes explique : « Avec les sénateurs, nous nous sommes alignés sur le durcissement de ces sanctions, qui sont nécessaires pour avoir un effet dissuasif. Au-delà de ça, il est nécessaire aussi que les forces de l’ordre, les forces de sécurité intérieure puissent avoir des moyens nouveaux pour détecter et pour prévenir ce type de rassemblement ».

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    31 min
  • Vincent Hugeux : « La France ne devrait pas rêver à un retour du refoulé postcolonial au Mali »
    Suite à la situation sécuritaire tendue au Mali, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères demande aux ressortissants français de quitter le pays dans les plus brefs délais. Que s’est-il passé ces dernières 48 heures lors des attaques des rebelles à Bamako ? La France compte-t-elle revenir sur le terrain ? Analyse et explications de la situation malienne avec le journaliste indépendant spécialiste de l'Afrique Vincent Hugeux. À la question du retour de la France dans cette zone, l’auteur du livre « Les fers et le fouet, une histoire raisonnée de l’esclavage” disponible aux éditions Perrin est catégorique : « Ce serait la dernière des recommandations à faire. On se tait, on ne dit rien. On travaille, on fait du renseignement, discrètement, etc. Mais surtout, on ne rêve pas à voix haute à un retour du refoulé post colonial, ça, ce serait un désastre. »

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    31 min
  • Jean-François Rapin : « La fermeté avec l’Algérie n’empêche pas la diplomatie »
    Lors d’une visite d’Etat à Andorre-la-Vieille, Emmanuel Macron est revenu sur ses propos qui taclent « les mabouls qui disent qu'il faut se fâcher avec l'Algérie ». Le chef de l’Etat appelle au dialogue plutôt qu’à la « caricature » avec les pays dont la France a besoin pour faire fonctionner ses services publics. Ce sujet demeure sensible, dû notamment à l’importante immigration étrangère et plus spécifiquement algérienne constatée dans le domaine de la santé. Au 1er janvier 2025 la France comptait 19 154 médecins diplômés à l'étranger hors UE exerçant officiellement dans le pays, dont 38,8 % ont ayant été diplômés en Algérie. Le médecin et sénateur Les Républicains Jean-François Rapin, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », se remémore ses années d'études supérieures : « Quand j’étais interne, j’ai toujours travaillé avec des médecins étrangers. Ce n’est pas une nouveauté du jour ». Le président de la Commission des Affaires Européennes s’alarme plutôt sur la situation qui semble perdurer : « Ce qui est plus inquiétant, c’est que ce phénomène existait, il y a déjà 30-35 ans, et il existe toujours aujourd’hui, voire s’est renforcé ».Dans ce contexte de tensions entre la France et l’Algérie, le sénateur LR souhaite défendre son président de groupe : « Je pense que Bruno Retailleau avait montré une forme de fermeté à un moment où avait quand même la question, qui n’est pas d’ailleurs terminée, de l’incarcération de Boualem Sansal, dont il fallait absolument sortir de cette situation (…) à un moment donné, il faut montrer les crocs, il faut montrer que la diplomatie n’empêche la fermeté. »

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    25 min
  • Bonjour chez vous ! du jeudi 30 avril 2026
    Dans l'émission du jour, nous revenons sur l'appel du gouvernement aux Français présents au Mali à quitter le pays dès que possible, alors que les djihadistes annoncent le siège de la capitale. Comment expliquer la situation dans ce pays où la France a été chassée au profit des russes ? Nous recevons le spécialiste de l’Afrique Vincent Hugeux pour y répondre. Dans nos régions, Emmanuel Macron assiste aujourd’hui aux dernières manœuvres Orion. Nous vous emmenons au cœur de cet exercice qui a permis aux armées françaises de simuler un conflit de haute intensité. Un reportage exclusif lors d’un entrainement entre l’Yonne et la Nièvre. Au niveau national, Sébastien Lecornu met Total sous pression et appelle l’entreprise à redistribuer d’éventuels profits exceptionnels. Le sénateur macroniste Stéphane Fouassin est notre invité. Et puis faut-il élargir le travail le 1er Mai ? Les syndicats s’y opposent et compte bien se mobiliser demain. Le gouvernement a présenté hier un texte pour que les boulangers et fleuristes puissent faire travailler leurs salariés ce jour-là.Un 1er Mai qui divise le bloc central, Gabriel Attal défend l’élargissement du travail, ce qui n'est pas du goût de Gérald Darmanin qui s’y oppose. On en parle avec la presse régionale, Jefferson Desport de Sud Ouest et Philippe Créhange du Télégramme.

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    1 hr 29 min
  • Vincent Jeanbrun : « Nous sommes attachés à la politique de rénovation urbaine »
    Le gouvernement vient de faire une proposition de loi pour lutter contre la crise du logement. Le contenu du texte prévoit notamment de relancer la construction, ou encore de permettre d’acheter à prix abordable. Le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun soutient ce projet qui permettrait au gouvernement d’avoir « des outils pour transformer efficacement et durablement la vie des quartiers ». En effet, l’ancien maire de L'Haÿ-les-Roses explique un contexte singulier de constructions des grands ensembles : « En fait, des quartiers entiers ont été construits extrêmement vite dans l’après-guerre et maintenant, ils ont très mal vécu ». Aux demandes de suppressions de l’ANRU, faites par les députés LR, le ministre entend défendre les outils proposés par l’agence qui sont nécessaires, pour ceux qui, comme lui, sont « très attachés à la politique de rénovation urbaine ». Il n’exclut pas le fait de les modifier pour rendre cette institution plus performante.

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    22 min

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…