Bonjour chez vous !

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Bonjour chez vous ! episodes

  • Paris, Nice, Marseille : Campagne électrique
    Retour sur les principaux enseignements à tirer de la campagne des municipales françaises, avec l’éditorialiste politique Arnaud Benedetti et la communicante Emilie Zapalski. Invités lors de la matinale de Public Sénat « Bonjour Chez Vous », ils ont analysé et décrypté les tendances politiques de cette période décisive, aussi bien à l’échelle locale que nationale.Pour la fondatrice de l’agence Émilie conseil, il y a eu un rapport de force intéressant au niveau de la gauche. Elle illustre : « Il y a eu ce positionnement, ces postures très dignes de Benoît Payan, on a la même chose à Paris où Emmanuel Grégoire a dit ‘Non, ça sera sans LFI’, quitte à maintenir une candidate Chikirou qui va l’embarrasser.(...) Il y avait donc ces positions de villes très visibles, avec ces postures-là. Et en dessous, au contraire, nous avons vu plein d’alliances entre le PS et LFI, ou d’autres configurations. Et je trouve que c’est assez malin, parce que si les choses vont dans le bon sens pour la gauche, je pense qu’on leur pardonnera ces alliances qu’on leur rapprochait initialement. S’ils s’en sortent à Marseille et Paris, sans LFI, ça représente un signe assez fort de ces grandes villes et le reste, si ça permet de continuer à décrocher des villes plus petites...c’est comme une espèce de vague et s’il y a cette vague, on va leur pardonner. »Zoom sur le pourtour méditerranéen avec la campagne niçoise qui a fait couler beaucoup d’encre entre le duel fratricide Estrosi-Ciotti. Pour l’éditorialiste politique Arnaud Benedetti, la victoire de Ciotti semble se profiler. Il précise : « A partir du moment où la candidate de gauche Juliette Chesnel-Le Roux se maintient, on peut considérer qu’il n’y a pas de front républicain à ce stade à Nice, au moins organisé au niveau des appareils politiques. C’est vrai, aussi qu’il y a une sociologie très spécifique à Nice. La ville a déjà élu un candidat qui était un ancien Front National ; Jacques Peyrat. Certes, il n’avait plus l’étiquette Front National, mais si vous voulez, il y a une culture politique à Nice qui favorise indéniablement la dynamique d’Éric Ciotti. (..) Son élection me paraît être une hypothèse assez forte. »

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    37 min
  • Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »
    À l’heure où les tensions internationales sont au plus haut, la France maintient sa position défensive dans le conflit au Proche et Moyen-Orient. Par ailleurs, le président de la République, Emmanuel Macron a annoncé, ce mercredi sur le site de Naval Group, à Indret, le nom du porte-avions prévu pour une utilisation dès 2038. « France Libre » représente plus qu’un porte-avion, il représente un symbole et un véritable outil militaire de projection de puissance. Bernard Guetta, député européen (Renew) et journaliste spécialiste des questions internationales était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous pour analyser la succession des évènements au vingtième jour de ce conflit. Concernant l’appel lancé par Donald Trump pour que la France prenne part à une opération d’ouverture et de libération du détroit d’Ormuz, l’expert est catégorique : « Je sais ce qu’on ne doit pas faire. On ne doit certainement pas répondre à un coup de sifflet venu de la Maison Blanche en disant ‘Allez les petits gars, maintenant on vous donne la consigne.’ L’OTAN est faite pour protéger l’Europe. L’Alliance atlantique ne concerne pas cette région. Nous ne sommes absolument pas obligés de suivre les États-Unis, d’autant que l’article 5 du traité appelle à la défense mutuelle des États membres. Un état membre de l’Alliance qui est attaqué a le droit à la protection des autres états-membres, en l’occurrence les États-Unis n’ont pas été attaqués, ils ont attaqué. »

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    23 min
  • Henri Cabanel : « Avec ce jeu des alliances, le citoyen n’y comprend plus rien »
    Les élections municipales étaient au cœur des discussions dans la matinale Bonjour Chez Vous de Public Sénat. Des élections bousculées par des fusions et des accords « techniques » inédits. Selon le ministère de l’Intérieur, le taux de partition s’est élevé à 57,17% lors du premier tour des élections municipales, un taux record qui traduit une hausse d’abstention et un sentiment de malaise démocratique d’après le sénateur (RDSE) de l'Hérault Henri Cabanel, invité de la matinale du jour. Le sénateur s’explique : « Lors de ces municipales les grands perdants, ce sont la démocratie et les citoyens et les citoyennes. Aujourd’hui, on parle effectivement des problématiques entre la droite et l’extrême droite ou bien le PS et l’extrême-gauche. Cependant moi ce que je retiens pendant ces municipales, c’est l’augmentation de l’abstention. En reprenant l’expression de Jacques Chirac lors de son passage à Johannesburg quand il a dit ‘La France brûle et nous regardons ailleurs’, pour l’environnement, moi je dirai que notre démocratie est en danger, et nous regardons ailleurs. (…) À partir des années 80, il y avait une augmentation de l’abstention sur les élections territoriales et nationales. Et l’on n’a pas voulu se rendre compte qu’à un moment donné ça toucherait l’élection préférée des Français, c’est-à-dire les élections municipales. » Lorsqu’on lui demande les causes de cette abstention, Henri Cabanel, membre du parti socialiste, déplore « que les partis de gouvernement ; les LR et le PS, n’aient pas réussi à convaincre ». Selon lui, les partis ne sont pas arrivés à retisser une confiance avec les citoyens, avec notamment des promesses qui n’ont jamais été réalisées. Il illustre : « Les seules ambitions des partis politiques aujourd’hui, c’est 20% d’idées et 80% pour gagner les élections donc on s’associe avec l’un, avec l’autre, pour gagner les élections. »

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    26 min
  • Bonjour chez vous ! du 19 mars 2026
    Au programme de cette édition : à l’approche du second tour des municipales, la tension monte dans plusieurs grandes villes. À droite, des divisions apparaissent au sein des Républicains, illustrant les fragilités internes du parti. Ces désaccords peuvent-ils peser sur l’issue du scrutin ? Analyse et décryptage dans le débat.Dans le Sud-Ouest, certaines alliances locales suscitent de vives réactions. L’accord entre le Parti socialiste et La France insoumise à Toulouse divise jusque dans leur propre camp. Ces rapprochements sont-ils tenables politiquement ? Analyse avec le sénateur de l’Hérault Henri Cabanel.Au Moyen-Orient, les tensions s’intensifient avec des frappes visant des infrastructures énergétiques stratégiques. Le risque d’un choc énergétique mondial se précise, avec des conséquences potentielles pour l’Europe. Quelle réponse européenne face à cette escalade ? Éclairage avec Bernard Guetta, député européen.

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    1 hr 29 min
  • Municipales 2026 : La cacophonie des LR
    A quelques jours du second tour des municipales, Bruno Retailleau, le patron des Républicains sème le trouble dans son parti en ne soutenant pas Christian Estrosi, candidat à Nice face à Eric Ciotti. Dans le reste des métropoles, les enjeux s’intensifient auprès des candidats encore en lice, qui pour la plupart, se sont déjà prêtés à des débats. Ce mercredi, les candidats encore en lice à Paris débattaient sur BFM TV. Des enjeux locaux, mais avec une résonance nationale. À de nombreuses reprises lors des échanges, la candidate insoumise Sophia Chikirou a qualifié Rachida Dati de « macroniste ». Le coordinateur du bureau de Paris de La Voix du Nord Julien Lecuyer clarifie « Il faut savoir que beaucoup de gens qui ont choisi Pierre-Yves Bournazel au premier tour, c’était en résistance par rapport à cette candidature de l’ex-ministre de la Culture, et parce qu’ils ne voulaient pas voter pour E. Grégoire. C’était une troisième voix et je ne suis pas sûr que beaucoup voient avec une joie inébranlable le fait de voter Rachida Dati. »Concernant le débat parisien, l’éditorialiste politique au quotidien Lejournal.info Valérie Lecasble conclut : « Sophia Chikirou est apparue très bonne. Elle est claire, elle défend bien ses sujets. Elle parle correctement. Rachida Dati et elle n’avaient pas l’air en désaccord en termes de personnalité. Et il y a le pauvre Emmanuel Grégoire, qui était coincé entre les deux comme le punching-ball. D’un côté parce qu’il est l’adversaire de Rachida Dati, et de l’autre côté parce que Sophia Chikirou est furieuse qu’il n’y ait pas eu d’alliance. »

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    35 min
  • Bonjour chez vous ! du 18 mars 2026
    Au programme de cette édition : le second tour des municipales est désormais fixé. Après plusieurs jours de négociations, les alliances sont scellées et les rapports de force clarifiés. À gauche, les tractations ont parfois été tendues entre le Parti socialiste et La France insoumise. Ces accords – et ces désaccords – traduisent-ils une recomposition durable du paysage politique ? Les électeurs suivront-ils ces stratégies d’entre-deux-tours ? On en débat.À Paris, certaines décisions stratégiques pourraient peser lourd dans le résultat final. Le maintien de listes concurrentes à gauche peut-il fragiliser ses chances de victoire face aux autres blocs ? Analyse avec le sénateur communiste de Paris Ian Brossat, engagé dans la campagne municipale.Une campagne municipale qui se déroule dans un contexte tendu sur le plan international. Le conflit au Moyen-Orient connaît de nouveaux développements majeurs. L’élimination d’un haut responsable iranien marque-t-elle un tournant dans la guerre ? Quelles conséquences pour la stabilité régionale et l’équilibre des forces ? Éclairage avec le politologue Antoine Basbous, directeur de l’Observatoire des pays arabes.

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    1 hr 29 min
  • Ian Brossat : « Tout peut encore changer si les quartiers populaires vont voter ce dimanche »
    A 4 jours du deuxième tour des municipales, les listes officielles et définitives incluant pour certaines des fusions et alliances, ont été déposées. A Paris, le candidat centriste Pierre-Yves Bournazel a annoncé fusionner sa liste avec la candidate Rachida Dati, tout en se retirant de la course. Malgré un refus de fusion entre Rachida Dati et la candidate Sarah Knafo, le sénateur communiste Ian Brossat, invité de la matinale Bonjour Chez Vous, la qualifie de « candidate de l’extrême droite ». Il souligne : « Madame Dati est désormais la candidate soutenue par la fachosphère, la candidate soutenue par Jordan Bardella et Sarah Knafo. (..) Toute l’extrême droite se réconcilie autour de la candidature de Madame Dati. C’est ça que nous avons face à nous. Est-ce que nous voulons demain que Paris soit dirigé par une maire qui devra son élection à l’extrême droite ? Quand on est confronté à un danger tel que celui-là, bien sûr qu’on a l’obligation de faire barrage. »Pour Ian Brossat, la balle est encore dans le camp des électeurs, tant à Paris qu’au Havre, et spécialement dans les quartiers populaires, il précise : « J’ai regardé les résultats dans le détail et la réalité, c’est que vous avez un différentiel de participation entre les quartiers populaires et les autres quartiers du Havre, avec un vote très inférieur dans les quartiers populaires. Tout peut encore changer si les quartiers populaires se mobilisent pour faire en sorte que Jean-Paul Lecoq soit maire du Havre et puisse battre Edouard Philippe. C’est un enjeu de mobilisation électorale et nous avons le même à Paris. (…) Vous savez les gens qui ont beaucoup d’argent votent toujours, il faut que les quartiers populaires sortent et aillent voter massivement. »

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    26 min
  • Antoine Basbous : « Le régime iranien cherche la mort par son ADN »
    Les bombardements au Proche-Orient perdurent depuis dix-neuf jours avec des frappes toujours ciblées. Mardi c’est le chef de sécurité de la République islamique, figure emblématique du régime et maillon-clé du pouvoir, Ali Larijani, qui a été exécuté lors d’une attaque israélienne. Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes et associé chez Forward Global était l’invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour Chez Vous ». A propos du régime iranien, il déclare : « Déjà, par son ADN, il crée des erreurs. Quand on prêche la haine tous les jours, matin-midi-soir, quand on dit ‘Mort à l’Amérique, Mort à Israël', deux puissances majeures,(...) quand vous avez entendu pendant 47 ans ‘mort à des puissances régionales et internationales’, le peuple s’imprègne de cela. Cultiver la haine, placer des sentinelles partout dans la région. Diviser tous les pays. Commettre les attentats les plus cruels. Exercer le terrorisme à l’international sur ses voisins. Tout cela, ce sont des erreurs. Et aujourd’hui le régime iranien paie la facture de ses erreurs-là. »

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    22 min
  • Municipales 2026 : le PS sous l’emprise de LFI ?
    Les candidats aux municipales avaient jusqu’à mardi soir pour déposer leur liste définitive. Pour le second tour des municipales, à Paris, il y aura une triangulaire entre les candidats E. Grégoire, R. Dati et S. Chikirou. A Marseille, le combat contre le RN se poursuit avec le retrait du candidat insoumis Sébastien Delogu. Les partis ont fini d’abattre leurs cartes et la fusion entre les listes PS et LFI est actée à Nantes, Strasbourg, Toulouse, Limoges, Clermont-Ferrand ou encore Avignon. Pour débattre des ultimes tractations et fusions de cet entre-deux-tours, Jean-Baptiste Forray de La Gazette des communes et Bérengère Bonte étaient les invités de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Pour la journaliste politique, autrice de “Gabriel Attal, l’Ange exterminateur” (L’Archipel), “Le Sioux” (L’Archipel) et présentatrice du podcast “Dans l’Hémicycle“, il y a un « réel morcellement, qui fait qu’aujourd’hui les candidats sont contraints, les uns les autres, à des fusions pour éviter des quadrangulaires ou quinquangulaires. Les candidats sont contraints à reconstituer une espèce d’affrontement entre la droite et la gauche. Chacun veut faire son front républicain ; la droite et l’extrême-droite contre LFI. La gauche et l’extrême gauche contre le RN. »Lorsqu’on évoque la campagne municipale de Nice, l’auteur du roman « Les Frères ennemis de la Côte » et rédacteur en chef délégué de La Gazette des communes Jean-Baptiste Forray, la qualifie de « violente, pathétique, poignante ». Il poursuit : « Estrosi ne comprend pas ce qui lui arrive dans cette campagne. Pour lui c’est une injustice insupportable d’être devancé par celui qui était sa créature, son obligé. Il y a quelque chose de très cruel. On assiste à une sorte de mise à mort, à Nice. »

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    36 min
  • Éric Coquerel : « Olivier Faure essaie de se tirer comme il peut d’une ligne catastrophique »
    Un des enseignements principaux du premier tour des municipales 2026 est la montée des extrêmes. Principalement avec le parti Rassemblement National qui s’implante davantage et la constatation d’une percée des Insoumis. À Marseille et à Paris les socialistes refusent de s’allier aux insoumis, tandis qu’à Nantes, Strasbourg, Toulouse, Limoges, Lille, Clermont-Ferrand, Nantes, Avignon ou encore Brest, la fusion est déjà proposée entre PS et LFI. Éric Coquerel, député (LFI) de la Seine-Saint-Denis, et président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, était l’invité de notre matinale et s’est exprimé sur le discours d’Olivier Faure concernant ces alliances. Il déclare : « En disant que ‘les Insoumis ne sont pas tous des clones de Mélenchon’, Olivier Faure essaie de se tirer comme il peut d’une ligne qui est une catastrophe. Parce que finalement, Monsieur Faure a repris la ligne de Monsieur Hollande, c’est-à-dire la ligne droite du PS qui avait amené le parti à moins de 2% à la présidentielle (…) Comme il est là-dessus, il faut bien qu’il explique pourquoi sur le terrain, ça ne suit pas. Pourquoi ça ne suit pas ? C’est parce que tout cela, c’est un récit. LFI, par exemple, n’est pas d’extrême gauche. Je n’ai rien contre l’extrême gauche. Elle existe dans ce pays ; monsieur Poutou fait 5% à Bordeaux, le parti Révolution Permanente fait 7% à Saint-Denis par exemple. Il y a une extrême gauche en France, mais ce n’est pas nous. »

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    22 min

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…