Bonjour chez vous !

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Bonjour chez vous ! episodes

  • Bonjour chez vous ! du 17 mars 2026
    Alors que les candidats qui peuvent se maintenir au second tour des élections municipales ont jusqu’à 18 heures ce mardi pour déposer leurs listes, les tractations vont bon train : maintien, fusion, alliance, retrait. Quelle sera la configuration de ce second tour ? Que disent les alliances des lignes politiques ? Les électeurs vont-ils suivre ? On en débat avec nos analystes Françoise Degois et Frédéric Dabi.Dans certaines villes, ces alliances sont particulièrement scrutées notamment celles entre LFI et le PS. Les frères ennemis de la gauche partiront ensemble pour le second tour à Limoges, Avignon, Toulouse, Clermont-Ferrand, Brest et Nantes. Mais feront listes séparées à Paris, Rennes et à Marseille. Éric Coquerel, député LFI de la Seine-Saint-Denis est notre invité pour l’entretien.Du côté de la droite, LR revendique d’être la première force politique locale mais le bilan n’est-il pas en demi-teinte face à la poussée du RN qui grignote leurs territoires et séduit leurs électeurs ? Le sénateur LR de Maine-et-Loire, Stéphane Piednoir nous répond.Enfin, nous allons dans nos régions faire le point sur les dernières négociations. On sera à Toulon et Nimes où la droite a finalement réussi à dépasser ses divisions locales. A Lyon où un accord a été trouvé entre LFI et les écologistes, l’affaire s’annonce compliquée pour le candidat soutenu par la droite Jean-Michel Aulas. Enfin à Lille, les socialistes devraient conserver la ville grâce à un accord avec les écologistes.

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    1 hr 29 min
  • PS-LFI : Les accords de la discorde
    Au surlendemain du premier tour des élections municipales, l’éditorialiste politique Françoise Degois, et le directeur général opinion de l’IFOP Frédéric Dabi étaient les invités de la matinale Bonjour Chez Vous afin de débattre des premiers enseignements du scrutin.Pour Françoise Degois, c’est LFI qui gagne la bataille du récit : « Il y a ces images absolument fracassantes du candidat Bally Bagayoko soulevé par tous ses partisans et élu au premier tour pour la mairie de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, des images que l’on voit sur tous les 20heures. C’est la puissance de Mélenchon. Mais la réalité n’est pas là. C’est un véritable sujet pour moi. Ce que je vois de ce premier tour, c’est une forme d’effondrement à gauche, parce que les décisions qui ont été prises sur les accords sont des décisions qui fracturent la gauche, mais aussi fracturent le parti socialiste à l’intérieur. » Selon l’éditorialiste : « Le PS aurait dû être triomphal, et en réalité, je pense qu’il va sortir très abimé. »En évoquant le cas de la ville de Paris et la réaction des électeurs de Pierre-Yves Bournazel après son retrait du second tour et son appel à voter Rachida Dati, le sondeur Frédéric Dabi indique qu’« en politique, l’importance c’est la cohérence. Ce qu’il se passe, s’agissant du PS au national, c’est qu’on a entendu les mots, puis l’alliance avec La France Insoumise. A l’échelle locale, des alliances, il y en a partout, dans de très nombreuses grandes villes. Que comprennent les électeurs ? La cohérence, c’est toujours fondamental en politique et effectivement les électeurs de Bournazel ne vont effectivement pas suivre massivement. »

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    33 min
  • Stéphane Piednoir : « Ces accords LFI-PS, c’est de la compromission, de la tambouille électorale. »
    Depuis lundi matin, en coulisses, c’est la course aux tractations et la bataille aux alliances en vue du second tour des élections municipales 2026. Les candidats ont jusqu’à la fin de la journée ce mardi pour déposer leurs listes pour le second tour, éventuellement issues de fusions. Stéphane Piednoir, sénateur (LR) de Maine-et-Loire était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous pour commenter les résultats de ce premier tour et les stratégies des partis engagés dans la bataille.Concernant la position du Premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure sur les alliances PS-LFI, le sénateur LR Stéphane Piednoir s’indigne et s’interroge : « Qu’est-ce qu’un accord technique ? Je ne sais pas faire la différence entre 36 000 accords locaux et un accord national. Je caricature un peu, mais qu’est-ce qu’un accord technique ? ». En reprenant les termes de Manuel Valls, il poursuit : « Bien sûr que c’est de l’hypocrisie. On se moque du monde ! On veut faire croire aux électeurs que nous sommes très respectueux (…) Il y a des Insoumis qui ont quitté La France Insoumise, et ceux-là ont fait preuve de courage en se différenciant très nettement de l’attitude, des discours et des actes de Jean-Luc Mélenchon, notamment sur l’antisémitisme. ». Le sénateur (LR) de Maine-et-Loire qualifie ces accords de « tambouille électorale » : « On a beaucoup parlé de déshonneur, c’est de la compromission. Ce ne sont pas des choses que l’on observe dans nos départements plus ruraux. Mais cette tambouille nationale correspond au mieux-disant, on voit bien que le parti socialiste essaie de sauver sa peau. (…) Les socialistes sont prêts à ces alliances contre nature, avec des gens qui se sont pourtant tapés dessus pendant des campagnes entières. »

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    29 min
  • PS-LFI : Les accords de la discorde
    Au surlendemain du premier tour des élections municipales, l’éditorialiste politique Françoise Degois, et le directeur général opinion de l’IFOP Frédéric Dabi étaient les invités de la matinale Bonjour Chez Vous afin de débattre des premiers enseignements du scrutin.Pour Françoise Degois, c’est LFI qui gagne la bataille du récit : « Il y a ces images absolument fracassantes du candidat Bally Bagayoko soulevé par tous ses partisans et élu au premier tour pour la mairie de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, des images que l’on voit sur tous les 20heures. C’est la puissance de Mélenchon. Mais la réalité n’est pas là. C’est un véritable sujet pour moi. Ce que je vois de ce premier tour, c’est une forme d’effondrement à gauche, parce que les décisions qui ont été prises sur les accords sont des décisions qui fracturent la gauche, mais aussi fracturent le parti socialiste à l’intérieur. » Selon l’éditorialiste : « Le PS aurait dû être triomphal, et en réalité, je pense qu’il va sortir très abimé. »En évoquant le cas de la ville de Paris et la réaction des électeurs de Pierre-Yves Bournazel après son retrait du second tour et son appel à voter Rachida Dati, le sondeur Frédéric Dabi indique qu’« en politique, l’importance c’est la cohérence. Ce qu’il se passe, s’agissant du PS au national, c’est qu’on a entendu les mots, puis l’alliance avec La France Insoumise. A l’échelle locale, des alliances, il y en a partout, dans de très nombreuses grandes villes. Que comprennent les électeurs ? La cohérence, c’est toujours fondamental en politique et effectivement les électeurs de Bournazel ne vont effectivement pas suivre massivement. »

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    33 min
  • Éric Coquerel : « Olivier Faure essaie de se tirer comme il peut d’une ligne catastrophique »
    Un des enseignements principaux du premier tour des municipales 2026 est la montée des extrêmes. Principalement avec le parti Rassemblement National qui s’implante davantage et la constatation d’une percée des Insoumis. À Marseille et à Paris les socialistes refusent de s’allier aux insoumis, tandis qu’à Nantes, Strasbourg, Toulouse, Limoges, Lille, Clermont-Ferrand, Nantes, Avignon ou encore Brest, la fusion est déjà proposée entre PS et LFI. Éric Coquerel, député (LFI) de la Seine-Saint-Denis, et président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, était l’invité de notre matinale et s’est exprimé sur le discours d’Olivier Faure concernant ces alliances. Il déclare : « En disant que ‘les Insoumis ne sont pas tous des clones de Mélenchon’, Olivier Faure essaie de se tirer comme il peut d’une ligne qui est une catastrophe. Parce que finalement, Monsieur Faure a repris la ligne de Monsieur Hollande, c’est-à-dire la ligne droite du PS qui avait amené le parti à moins de 2% à la présidentielle (…) Comme il est là-dessus, il faut bien qu’il explique pourquoi sur le terrain, ça ne suit pas. Pourquoi ça ne suit pas ? C’est parce que tout cela, c’est un récit. LFI, par exemple, n’est pas d’extrême gauche. Je n’ai rien contre l’extrême gauche. Elle existe dans ce pays ; monsieur Poutou fait 5% à Bordeaux, le parti Révolution Permanente fait 7% à Saint-Denis par exemple. Il y a une extrême gauche en France, mais ce n’est pas nous. »

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    22 min
  • Municipales 2026 : les leçons du premier tour
    Le premier tour des municipales 2026 s'illustre par un taux de participation de 56% ; le plus faible de la Vème République, hors période Covid-19. Lors de notre émission spéciale "Municipales 2026", les éditorialistes Elizabeth Martichoux, Yves Thréard, Stéphane Vernay et l'essayiste Mathieu Souquière ont analysé les résultats et les enjeux de ce scrutin décisif. Avec une percée du Rassemblement National dans certaines communes, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard soutient cette analyse sur la ville de Marseille : "La remontée du RN à Marseille ne m’étonne pas du tout. Marseille est une ville très particulière… C’est une ville de gauche, ça l’a toujours été. C’est la ville la plus pauvre des grandes villes françaises. Il y a donc un terreau populaire très important. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Rassemblement National a toujours fait des bons scores à Marseille, parce que c’est une ville qui est très particulière qui n’a rien à voir avec Lyon, ni Paris. Ce n’est pas une ville de ‘bobos’, pas du tout. »A Paris, le candidat de la gauche Emmanuel Grégoire creuse l’écart avec Rachida Dati, lors de ce premier tour. Pour le rédacteur en chef délégué de Ouest France, Stéphane Vernay, une alliance est toujours possible à droite : « On pourrait avoir une grande alliance de la droite entre Dati, Bournazel qui est sous pression. Et il faut voir comment Knafo peut se positionner aussi. ». Concernant une éventuelle union de la gauche, il est plus catégorique : « Il y a vraiment quelque chose de cassé entre le PS et LFI. Le PS qui nous dit ‘Pas d’alliance nationale’. Il y a des cas dans certaines villes, très localement, où il peut avoir des tentatives de rapprochements. Mais en même temps, s’il y a des rapprochements entre LFI et le PS lors de ce premier tour, je pense qu’ils vont se compter sur les doigts d’une main. Ce sera extrêmement limité. Chacun campe sur ses positions, en remettant la faute sur l’autre… A Paris, je ne vois pas comment il peut y avoir une entente entre Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou à ce stade». Le suspense reste entier dans la capitale, selon l’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux : « Dati a un score décevant mais n’a pas encore perdu la partie. La vérité des prix entre alliances et non-alliances, on l’aura dimanche ». L’essayiste Mathieu Souquière constate que les « grandes figures politiques ont été confortées. Les Bayrou, Jean-François Copé, Edouard Philippe, David Lisnard, Fabien Roussel ont tous été maintenus. Il n’y a pas eu de grosse surprise, ni de drame pour quelques têtes d’affiches que ce soit ».

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    1 hr 12 min
  • Bonjour chez vous ! du 14 mars 2026
    C’est que une émission spéciale municipales que nous vous proposons dans Bonjour chez vous ! Quels sont les enseignements de ce premier tour des élections municipales ? Un scrutin marqué par la poussée du Rassemblement national, qui conserve ses villes et en remporte de nouvelles dès le premier tour. Pari gagnant également pour Jean-Luc Mélenchon. Son parti, LFI se retrouve en position d’arbitre dans de nombreuses villes, parfois en tête des listes de gauche. La bataille gauche/droite à Paris s'intensifie, la gauche est menacée par le RN à Marseille, mais la surprise vient de Lyon où Jean-Michel Aulas et le maire écologiste Grégory Doucet sont au coude à coude. Au lendemain du scrutin, Public Sénat continue de vous faire vivre ces élections municipales 2026 avec tous ses envoyés spéciaux et ses partenaires de la presse régionale. En plateau, nos éditorialistes Elizabeth Martichoux, Yves Théard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro , Stéphane Vernay de Ouest France et Mathieu Souquière analysent la situation et les enjeux du second tour. Et puis les responsables politiques des différents partis sont présents pour nous livrer leur analyse et débattrent : Olivier Paccaud pour LR, Andrea Kotarac pour le RN, Rémi Féraud pour le PS et David Cormand pour les Verts.

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    1 hr 59 min
  • Municipales : la poussée des extrêmes au premier tour
    La matinale « Bonjour Chez Vous » accueillait Olivier Paccaud, sénateur (LR) de l'Oise, Andréa Kotarac, porte-parole du Rassemblement National, président du groupe RN d'Auvergne-Rhône-Alpes, le sénateur (PS) de Paris Rémi Féraud et l'eurodéputé écologiste, président de la Délégation écologistes au Parlement européen David Cormand afin de débattre sur les résultats du premier tour du scrutin des Municipales.


    Pour le sénateur (LR) de l'Oise : « Nous sommes en position de force, quand on prend les villes de plus de 9 000 habitants. Il y a plus de 1 100 villes de plus de 9 000 habitants et nous en avons déjà gagnées 414, dès le premier tour. Alors que le PS en a gagné 82 et le RN, 12. Le résultat de l'enracinement des LR est bon.»

    Concernant les maires sortants du RN, Andréa Kotarac affirme : « Nos maires sortants ont quasiment tous été réélus dès le premier tour. Ça vaut pour les grandes villes comme Perpignan, les moyennes, tenues depuis longtemps par le RN telles qu' Hénin-Beaumont, avec plus de 80% dès le premier tour. Donc ça ne s'invente pas. Quand vous choisissez RN, vraisemblablement les habitants l'adoptent derrière. Et puis aujourd'hui, on a d'énormes progressions, en nombre de voix. Certes nous avons perdu à Lens, mais les résultats du RN sont exceptionnels dans cette ville. »

    Le sénateur socialiste Rémi Féraud avertit : « Chacun va dire ses points de force, mais les municipales, c'est les municipales, donc c'est extrêmement différent selon les communes. On a beaucoup regardé les résultats des grandes villes, des métropoles. Oui la gauche est forte et oui les socialistes tiennent leurs rangs. C'est particulièrement le cas à Paris, où la dynamique est du côté de la gauche plus que ce qui a été annoncé, et je m'en réjouis évidemment. Mais ensuite il y a des situations qui sont extrêmement différentes. Oui, le RN s'enracine, mais il s'enracine particulièrement là où il l'était déjà. Oui, certainement, dans les petites villes les maires sortants de gauche ou droite sont confortés dans cette élection et puis il y a des surprises. Mais je trouve qu'on surestime les commentaires sur la percée de LFI dans cette élection. Toulouse et Limoges, sont liées à des situations locales, à des campagnes locales, à des candidats. Ce sont des élections municipales. »

    Pour l'eurodéputé écologiste et président de la Délégation écologistes au Parlement européen David Cormand, son parti n'a pas reculé dans l'opinion publique : « Moi j'attire votre attention sur le total gauche à Lyon, qui augmente de 5 points en six ans. Non seulement il n'y a pas de rejet de la gauche, ni de l'écologie et les Lyonnais ont adressé un message très clair à une alliance de toutes les droites de Wauquiez à Attal. En principe qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, le père Aulas devait faire 40-42% et en plus il a siphonné l'extrême droite. (...) Les Lyonnais et les Lyonnaises savent où est le danger et la violence à Lyon comme ailleurs. Là aussi ils ont adressé un message y comp

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    45 min
  • Vincent Capo-Canellas : « Si on bloque les prix à la pompe, on va le payer sur nos impôts demain »
    La guerre au Moyen-Orient, notamment le blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, fait grimper le prix du carburant à des niveaux jamais vus depuis le début du conflit russo-ukrainien en 2022.Le sénateur (Union Centriste) de la Seine-Saint-Denis Vincent Capo-Canellas était l’invité de l’émission Bonjour Chez Vous ! Il s’est montré très critique sur les propositions faites par le Rassemblement National et La France Insoumise pour réguler les prix à la pompe et limiter les fluctuations liées à cette crise énergétique. Vincent Capo-Canellas avertit : « ces propositions présentent deux difficultés. D’abord, nous avons un problème budgétaire. Si on met à baisser les taxes avec des marchés qui sont très volatiles, on risque de ‘boire un bouillon financier’ et de se retrouver avec beaucoup moins de recettes durablement et donc de creuser notre déficit. Le risque c’est que l’on paie demain plus cher en impôts qu’aujourd’hui en prix d’essence. Ensuite, il y a un obstacle parlementaire car il faudrait outiller des mesures. A l’Assemblée nationale, cela me semble particulièrement difficile à faire aujourd’hui. Le gouvernement est parti plutôt sur une auto-régulation du marché, avec un plafonnement volontaire que nous devons vérifier, et avec les stocks stratégiques. »

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    26 min
  • Les partis à la conquête de la France rurale
    A deux jours du 1er tour des élections municipales, l’émission Bonjour Chez Vous ! accueillait le sociologue Jean Viard et le directeur du département politique et opinion à l’institut de sondages Ipsos-BVA, Stéphane Zumsteeg. Tous deux ont notamment débattu des enjeux majeurs de ce scrutin en dehors des grandes villes.Un enjeu qui change en fonction de la taille de la commune, selon le sociologue Jean Viard : « Nous n’avons pas les mêmes liens sociaux. Les liens sont beaucoup plus abstraits dans les plus grandes villes. Qui, à Paris, a rencontré madame Hidalgo ? Un certain nombre de personnes, mais quand vous êtes deux millions, ce n’est pas possible. Ce ne sont pas les mêmes types de liens, ni les mêmes demandes. En sociologie, j’appelle cela ‘double proche’ ; la différence entre ce que les gens voient à la télévision et ce qu’ils vivent. Plus les deux sont différents, plus ils ont peur. Quand les gens votent pour l’extrême-droite dans les zones rurales, en fait, ils votent ce qu’ils voient au poste et pas ce qu’ils voient dans la rue. »Pour Stéphane Zumsteeg, la Présidentielle l’an prochain se jouera dans les grandes villes : « Attention à l’effet de loupe, évidemment les enjeux locaux comptent dans la très grande majorité des 35 000 communes. Mais, dans les villes dont les médias parleront et dont nous parlerons dans la presse lundi, ce sont les gens qui auront fait le vote final. Ceux qui auront voté et fait la décision dans les grandes villes, l’auront fait aussi en fonction du contexte national… Donc à l’échelle des agglomérations, les choses restent très politisées et nationalisées. »

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    38 min

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…