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À l’issue d’une réunion à Matignon, ce mercredi, les syndicats ont estimé que le Premier ministre n’avait annoncé aucune mesure répondant aux revendications des travailleurs et des lycéens. Sophie Binet a appelé à donner un « nouveau cap » à la mobilisation. La CGT manifestera ce samedi à Paris, alors que les manifestations sont interdites dans plusieurs villes du pays à la suite des violences survenues en marge de la mobilisation du 17 octobre. Le syndicat appelle également à généraliser la grève le 5 novembre.
Présentation: Myriam Encaoua
Nos experts :
- Cécile Cornudet - Editorialiste politique aux Echos
- Frédéric DABI - Directeur général de l'institut de sondages Ifop, directeur du pôle Opinion et stratégie.
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche.
- Frédéric PLOQUIN - Grand reporter, auteur de Insécurité, stop à la descente aux enfers
Présentation: Myriam Encaoua
Un homme a ouvert le feu sur des passants en pleine rue ce vendredi à Trappes et
et à La Verrière, dans les Yvelines. Un premier bilan communiqué par une source policière et confirmé par le ministre de l’Intérieur lors d’une conférence de presse fait état d'un mort et de quatre blessés. Le tireur présumé, âgé de 39 ans, a été interpellé et placé en garde à vue. Son domicile, situé dans la commune de Plaisir, dans les Yvelines, a été perquisitionné. Le parquet national antiterroriste (Pnat) s’est saisi et a ouvert une enquête portant sur plusieurs chefs, dont celui d’« assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance, vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ».
« L’ensemble des moyens des forces de sécurité et de l’autorité judiciaire sont pleinement mobilisés », a indiqué le Premier ministre sur X. Le président de la République, Emmanuel Macron, a exprimé sa « profonde émotion » et sa « reconnaissance [aux] forces de l’ordre qui ont déjà procédé à l’interpellation de l’auteur ».
Cette fusillade intervient dans un contexte extrêmement tendu dans le pays, à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation, une semaine après les violences et les pillages du week-end dernier. Des dizaines de manifestations sont annoncées, mais certaines sont interdites dans plusieurs villes. « Seules celles organisées par les syndicats seront autorisées », avait prévenu hier le président de la République, qui doit rencontrer cet après-midi des organisations lycéennes. Ses propos sur l’interdiction des manifestations non syndicales font l’objet d’un recours devant le Conseil d’État.
Samedi, 70 000 gendarmes et policiers seront déployés, a également annoncé le ministre de l’Intérieur, qui doit se rendre ce vendredi après-midi à Orléans, où doit se dérouler ce week-end le congrès du Rassemblement national. Une ville sous tension, où sont attendus entre 20 000 et 30 000 manifestants, à l’appel de la CGT et de plusieurs figures de la gauche.
Un dispositif policier renforcé qui ne suffit pas forcément à rassurer. Nos journalistes se sont rendus à Montargis, commune marquée par les émeutes de 2023. Comme dans de nombreuses villes, les commerçants inquiets protègent leurs magasins, tandis que, dans la population, certains qui avaient manifesté la semaine dernière s’interrogent : y aller ou pas ?
Alors que s’est-il passé à Trappes et à La Verrière ce vendredi matin ? Que sait-on de l’auteur présumé de l'attentat ? Enfin, dans une France en ébullition, comment la journée du 24 octobre se prépare-t-elle ?
Nos experts :
- Cécile Cornudet - Editorialiste politique aux Echos
- Frédéric DABI - Directeur général de l'institut de sondages Ifop, directeur du pôle Opinion et stratégie.
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche.
- Frédéric PLOQUIN - Grand reporter, auteur de Insécurité, stop à la descente aux enfers
Trois ans après les massacres du 7 octobre, les Israéliens sont-ils prêts à tourner la page de Benyamin Netanyahou, qui domine la vie politique du pays depuis trente ans ? On le saura mardi prochain, jour des élections législatives. À cette occasion, Lucas Menget, grand reporter qui suit le Proche-Orient depuis 25 ans, réalise un documentaire qui prend le pouls de la société israélienne.
Que sortira-t-il de ces élections ? Quel sera l’impact du 7 octobre, véritable électrochoc dont le bilan de 1 200 victimes ne cesse de hanter Israël, entraîné depuis dans la guerre ?
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, accusé de fraude, d’abus de confiance et de corruption, est également dans la tourmente depuis la révélation par Haaretz d’informations selon lesquelles il aurait été informé de l’offensive du Hamas dix jours avant le drame par le président des Émirats arabes unis.
Autre point de tension : la situation de la Cisjordanie, où plusieurs centaines d’attaques de colons israéliens ont été recensées en quelques jours par des ONG.
L’issue du scrutin reste incertaine, d’après les résultats des sondages réalisés ces dernières semaines. Et quel avenir pour Israël ?
Nous en parlerons avec Lucas Menget, grand reporter spécialiste des relations internationales.
Nos experts :
- ALAIN BAUER - Professeur émérite - Conservatoire national des Arts et Métiers
- CHRISTOPHE BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- AUDREY GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
- JÉRÔME FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de « Homo occidentalis »
À deux jours d’une nouvelle mobilisation sociale, l’exécutif, critiqué de toutes parts, multiplie les réunions de crise ce jeudi. Au terme d’un nouveau Conseil de sécurité, Emmanuel Macron a dénoncé des groupes d’ultragauche qu’il accuse de vouloir « faire tomber la République » et a annoncé l’interdiction de toute manifestation non organisée par des syndicats. « Partout où il y a une volonté de manifester de personnes n’ayant aucune légitimité, cela sera interdit par le préfet. » En revanche, « partout où des organisations syndicales font une demande de manifestation, cela sera accepté, mais avec des tracés proposés par les préfets », a expliqué le président de la République, soulignant sa volonté de maintenir le « calme ».
Le Premier ministre, de son côté, va recevoir dans l’après-midi les partis politiques, après avoir discuté la veille avec les syndicats. Un rendez-vous qui n’a néanmoins pas permis d’apaiser la situation. Plusieurs organisations syndicales ont dénoncé une réunion insuffisante au regard des attentes des salariés. La CGT, particulièrement critique, appelle désormais à une grève générale le 5 novembre. La Confédération a également indiqué qu’elle « se mettra à disposition pour permettre aux jeunes et aux travailleurs et travailleuses qui le souhaitent de manifester en sécurité ce samedi 24 octobre ». À Paris, un parcours de manifestation a été validé entre Bastille et Nation.
Mais la question du maintien de l’ordre reste centrale. Le président de la Confédération des commerçants de France a indiqué que « l’inquiétude est maximale » et que nombre de commerces renonceront à ouvrir leurs portes samedi, faute de se sentir suffisamment protégés. Le gouvernement a promis un important dispositif policier, avec le recours à des blindés et aux unités d’élite (GIGN, BRI et RAID).
Dans le même temps, le rôle des réseaux sociaux est questionné. Des appels lancés sur TikTok aux images massivement partagées, quelle est l’influence réelle de ces plateformes ?
Enfin, à la lourde actualité sociale s’ajoute une tension déjà vive autour de la question du remboursement de la dette publique. Le gouvernement affirme que la France continue de bénéficier de la confiance des marchés financiers, mais emprunter coûte de plus en plus cher. Un seuil symbolique a été franchi mercredi 21 octobre : le taux d’emprunt à dix ans a terminé la journée au-dessus de 5 %, une première depuis 2002.
Nos experts :
- ALAIN BAUER - Professeur émérite - Conservatoire national des Arts et Métiers
- CHRISTOPHE BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- AUDREY GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
- JÉRÔME FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de « Homo occidentalis »
Nos experts :
- Lucas MENGET - Grand reporter - spécialiste des relations internationales
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis Editorialiste à Ouest France
- Patricia ALLEMONIERE- Grand reporter, spécialiste des questions internationales
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
- SONIA DRIDI ( En duplex de Washington) - Correspondante aux États-Unis – LCI
Les images de casse et de pillages du week-end dernier, en marge des manifestations contre la vie chère, ont marqué les esprits en France mais elles ont aussi traversé l’Atlantique. Aux États-Unis, Donald Trump s’en est emparé dès le dimanche 18 octobre. "La France brûle !", a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social, "il faut fermer les frontières". La veille déjà, son vice-président JD Vance avait donné le ton sur X en partageant les images de la mairie de Limoges en flammes. Il accusait "les progressistes occidentaux" d'avoir "importé le tiers-monde" au nom de la diversité. Et depuis c'est tout le camp Trump qui multiplie sur les réseaux ou dans les meetings les références aux violences en France pour marteler son discours anti-immigration et attaquer Emmanuel Macron.
Actuellement en tournée dans le Golfe, le président de la République a de son côté dénoncé ce mercredi des "commentaires inacceptables autant que stupides" de la part "de dirigeants étrangers" qui "font campagne sur le dos de la France" en instrumentalisant les violences du 17 octobre. "On a vu des images d'intelligence artificielle qui ont montré des scènes qui ne se sont jamais passées en France. On a des gens qui ont expliqué qu'on avait été envahis par des hordes de migrants et d'islamistes, ce qui est totalement faux", a-t-il également déploré. Depuis les violences du week-end, les investigations se poursuivent et aucun élément ne permet d’attribuer ces violences à l’immigration. Les autorités françaises mettent en cause des groupes d’ultragauche ainsi que des bandes de casseurs et de pilleurs, tandis que les journalistes qui suivent depuis deux jours les comparutions immédiates décrivent des accusés avec souvent des casiers judiciaires vierges et des profils hétéroclites.
Mais pour Donald Trump et ses proches, ces violences sont devenues un argument politique. À quelques semaines des midterms, le camp Trump les présente comme un avant-goût de ce qui adviendrait aux États-Unis en cas de victoire des Démocrates le 3 novembre. Avec un objectif : mobiliser le camp MAGA alors que Donald Trump est au plus bas dans les sondages. Selon une enquête Ipsos, seuls 31 % des Américains approuveraient son bilan à la Maison-Blanche.
Face à la colère et au mécontentement, Donald Trump a d'abord tenté de rejeter la faute sur les bénéfices des grandes compagnies pétrolières (comme Chevron ou ExxonMobil), avant de déclarer qu'il ne s'excuserait pas pour la hausse des prix, affirmant qu'il s'agissait d'un « petit prix à payer » pour empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire. Finalement à l’approche des élections, le président des États-Unis a annoncé un accord surprise avec Vladimir Poutine, le 9 octobre dernier, ouvrant la voie à la livraison de quantités massives de diesel russe aux marchés américain et mondial.
Parallèlement, Donald Trump accentue la pression sur l’Ukraine. Après des menaces sur le partage de renseignements, l’accès à Starlink, essentiel aux opérations ukrainiennes, est désormais perturbé, tandis que Washington pousse Kiev à cesser ses frappes contre les infrastructures pétrolières russes et à conclure un accord avec la Russie pour mettre fin à la guerre.
Alors quelle est la teneur de ces discussions ? Donald Trump est-il en train de lâcher totalement l’Ukraine au profit de la Russie ? La politique étrangère de Trump commence-t-elle à lui coûter politiquement aux États-Unis ?
Nos experts :
- Lucas MENGET - Grand reporter - spécialiste des relations internationales
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis Editorialiste à Ouest France
- Patricia ALLEMONIERE- Grand reporter, spécialiste des questions internationales
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
Ce qu'il s'est passé samedi 17 octobre est-il l'illustration d'une crise de régime ? L'intervention du chef de l'Etat dimanche soir témoigne-t-elle d'un aveu d'impuissance ? "Je suis responsable de ce qui se passe", a déclaré le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, qui a admis "une perte de contrôle "dans certaines villes". Couvre-feux dans plusieurs villes, annonce d'une forte mobilisation des forces de l'ordre pour le 24 octobre, aides aux commerçants touchés...les réponses aux pillages et aux violences de samedi dernier sont-elles suffisantes pour imaginer une sortie de crise ? A six mois de l'élection présidentielle, le chaos démontre-t-il une perte de confiance des citoyens dans le processus démocratique ? Et quelles sont les responsabilités du personnel politique dans cette situation ? Nous en parlons avec notre invitée Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste et enseignante en Droit public. Elle est l'auteure de "Retrouver le peuple, pour un nouveau contrat social", aux éditions Puf.
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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés…
📺 Retrouvez C dans l’air en replay sur france·tv : http://bit.ly/c-dans-l-air-podcast
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