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La superstar française Kylian Mbappé a fait face à une levée de boucliers et à l'annulation de contrats publicitaires en Chine à la suite de la diffusion en ligne d'une vidéo dans laquelle il semble plaisanter à propos de l'ancien dirigeant chinois Mao Zedong, qu'il qualifie de "dictateur". Trois compagnies chinoises qui utilisaient le nom et l'image du footballeur de l'équipe de France et du Real Madrid ont annoncé mardi la rupture avec effet immédiat de leur coopération avec lui. Elles revendiquent une "tolérance zéro" pour les actes et les paroles "qui heurtent les sentiments nationaux". En cause, un extrait du podcast "The bridge" dans lequel l'attaquant est interrogé sur les mèmes qui l'amusent le plus, et où il répond que "celui où (il a) le plus rigolé" est un mème l'associant à ce qu'il croit être un "dictateur chinois", référence à des détournements qui plaquent son visage sur des images emblématiques de Mao Zedong. En Chine, Mao Zedong est toujours décrit officiellement comme un héros malgré des chapitres très sombres et les millions de morts auxquels des historiens associent son exercice du pouvoir. Devant le tollé suscité par sa petite phrase, le buteur français a dû faire amende honorable mardi. Il a présenté "ses excuses" et s'est dit "sincèrement désolé" . Que dit cette polémique du régime chinois et de son influence ? Nous en parlons avec Valérie Niquet, qui publie « Quand la Chine manipule le monde », aux éditions Tallandier.
Aujourd'hui les Israéliens sont appelés aux urnes pour les premières élections législatives depuis le 7 octobre 2023. Un scrutin décisif pour Benyamin Netanyahou et l'avenir d'un pays fracturé. A midi, le taux de participation s'élevait à 44,9%, le plus élevé depuis le début des relevés en 1973 par la Commission électorale. Les élections interviennent sur fond de critiques internationales croissantes contre la conduite de la guerre à Gaza, ainsi que les violences et l'expansion des colonies en Cisjordanie occupée. Les résultats seront scrutés dans le monde entier, alors que M. Netanyahu multiplie de nouveau les menaces contre l'Iran au risque d'aggraver un conflit dont les répercussions se font sentir bien au-delà du Moyen-Orient. Il a notamment reçu le soutien du président américain : "Lorsque vous irez voter, n'oubliez pas que Bibi a été un Premier ministre guerrier exceptionnel", a notamment écrit Donald Trump sur son réseau social Truth Social, utilisant le surnom de Benyamin Netanyahou. Quels sont les enjeux de ce scrutin ? Nous en parlons avec notre invité, Frédéric Encel, docteur en géopolitique, et professeur à Sciences Po Paris.
Nos experts :
- Dominique SEUX - Éditorialiste aux Echos et à France Inter
- Frédéric DABI - Directeur général Opinion à l'Institut de sondages IFOP
- Neïla LATROUS - Cheffe adjointe du service politique de Franceinfo
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche
Trois mille commerces touchés, des dégâts estimés à plusieurs centaines de millions d’euros lors des violences du 17 octobre : la facture est considérable. Pour indemniser les victimes, une « taxe émeutes » de 0,8 % pourrait toucher les assurances auto et habitation. Mais qui doit payer ? Au Sénat, le projet de loi « casseurs-payeurs » est examiné à partir de ce mardi et prévoit de faire contribuer les personnes impliquées dans les rassemblements violents. Deux logiques s’opposent donc : mutualiser le risque -et le faire peser sur tous les Français- ou faire payer les responsables.
Face aux pillages, certains commerçants traumatisés, estiment qu’ils ne peuvent plus compter uniquement sur les forces de l’ordre. Vigiles privés, réseaux d’entraide entre commerçants, appels à l’autodéfense et achat d’armes dites non létales se multiplient. En parallèle, les appels à transmettre aux autorités les vidéos de casseurs se répandent : la préfecture de police de Paris a même lancé une plateforme dédiée pour recueillir ces images. Entre solidarité, volonté de protéger son commerce et risque de justice privée, la frontière devient délicate.
Autre piste envisagée par l’exécutif : agir directement sur les réseaux sociaux. Dans une lettre révélée par Blast, datée du 22 octobre, Sébastien Lecornu a demandé aux opérateurs de se tenir prêts à suspendre temporairement l’accès à TikTok, Instagram, Snapchat et X. La coupure n’a finalement pas eu lieu, mais les plateformes ont déjà renforcé leur coopération avec les autorités : plus d’une centaine de signalements ont été transmis avant la mobilisation du 24 octobre. Gabriel Attal défend lui aussi l’idée d’un blocage temporaire. Une mesure juridiquement délicate, qui soulève des questions de liberté d’expression.
Alors, faut-il faire payer collectivement les dégâts ou responsabiliser les casseurs ? Quels sont les risques si les commerçants commencent à organiser eux-mêmes leur sécurité ? Le gouvernement peut-il suspendre les réseaux sociaux en période de violences ?
Nos experts :
- Dominique SEUX - Éditorialiste aux Echos et à France Inter
- Frédéric DABI - Directeur général Opinion à l'Institut de sondages IFOP
- Neïla LATROUS - Cheffe adjointe du service politique de Franceinfo
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche
PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.
PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine
RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine
PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions
Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux :
INTERNET : francetv.fr
FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5
TWITTER : https://twitter.com/cdanslair
INSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Ce mercredi sort le film "Moulin", de László Nemes, avec Gilles Lellouche. Après le succès des deux films sur De Gaulle, de "Notre Salut" et de "Les Rayons et les ombres", sur la collaboration, le cinéma s'est beaucoup penché sur notre Histoire cette année. Pourquoi notre société a tant besoin de se référer au passé ? Les grandes figures de notre Histoire, comme Jean Moulin ou Charles de Gaulle, sont-elles des ciments de notre unité nationale ? Les violences de ces dernières semaines sont-elles le symptôme d'une société incapable de s'écouter ? Il y a quelques jours, Dominique de Villepin parlait d'une "mécanique de guerre civile". Quel est le regard de l'historien sur ce que nous voyons aujourd'hui ? Nous en parlons avec Olivier Wieviorka, l'un des plus grands connaisseurs de la seconde Guerre mondiale, qui publie "Résistances", aux éditions Bouquins.
Nos experts :
- Jérôme JAFFRÉ - Politologue, chercheur associé au CEVIPOF
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction de Franc-Tireur
- Vanessa SCHNEIDER - Grand reporter au Monde
- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service justice au journal Le Parisien
Emmanuel Macron veut reprendre la main. Le chef de l’État s’est rendu ce lundi à Marseille pour rencontrer les forces de l’ordre, des commerçants et le maire Benoît Payan. « Plus jamais le 17 octobre », a-t-il lancé, annonçant que les manifestations du 31 octobre seraient éloignées des centres-villes. Une réponse sécuritaire pour un président fragilisé par les critiques sur la gestion des débordements. En parallèle, Sébastien Lecornu reçoit cet après-midi les représentants des lycéens et des étudiants à Matignon. Des annonces sont attendues sur Parcoursup et la rénovation des établissements.
À six mois de la présidentielle, la campagne se déroule dans un climat de tensions inédit. À Orléans, le meeting de Marine Le Pen a été placé sous haute sécurité mais a tout de même été interrompu par des militants de l’Union des étudiants juifs de France. Raphaël Glucksmann, de son côté, affirme être visé par une hostilité organisée qui l’empêche de participer sereinement aux rassemblements. Les journalistes sont également pris à partie. Dans ce contexte, Bruno Retailleau demande de déplacer le second tour de la présidentielle, prévu le 2 mai 2027, au lendemain d'un 1er Mai propice aux tensions.
Derrière les affrontements, la crise sociale se traduit aussi dans les budgets des ménages. Dans la région lyonnaise, C dans l’air a rencontré une mère de famille et sa compagne, qui disposent de 3 600 euros à deux, mais peinent à boucler leurs fins de mois. Elles demandent de plus en plus souvent des acomptes sur salaire. Comme elles, de nombreux salariés réclament une avance sur rémunération pour faire face aux dépenses du quotidien.
Alors, Emmanuel Macron peut-il reprendre le contrôle ? La présidentielle peut-elle se dérouler sereinement ? Pourquoi des ménages qui travaillent n’arrivent-ils plus à boucler leurs fins de mois ?
Nos experts :
- Jérôme JAFFRÉ - Politologue, chercheur associé au CEVIPOF
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction de Franc-Tireur
- Vanessa SCHNEIDER - Grand reporter au Monde
- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service justice au journal Le Parisien
PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.
PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine
RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine
PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions
Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux :
INTERNET : francetv.fr
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TWITTER : https://twitter.com/cdanslair
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En pleine mobilisation contre la vie chère, des blindés « Centaure » de la Gendarmerie nationale protègent l’Élysée. Emmanuel Macron, qui avait déjà été confronté à la colère des Gilets jaunes lors de son premier mandat, voit son second quinquennat s’achever dans un climat de contestation qui rappelle celui de ses débuts.
En première ligne face à la crise que traverse le pays, le président tente de préserver son influence, tandis que ses anciens Premiers ministres, ses ministres et ses proches préparent déjà l’après-Macron et cherchent à se détacher de son héritage.
Édouard Philippe, Gabriel Attal et d’autres figures de la majorité avancent leurs pions, entre ambitions présidentielles, rivalités personnelles et recompositions partisanes.
Nos experts :
- Étienne GERNELLE - Directeur "Le Point"
- Bernard SANANÈS - Politologue et président du cabinet d’études et de conseil ELABE
- Évelyne SIRE-MARIN - Magistrate honoraire
- Caroline MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au service France "Le Nouvel Obs"
- Driss AÏT YOUSSEF (en duplex) - Docteur en droit public, spécialiste des questions de sécurité
Présentation: Myriam Enkaoua
La France connaît une nouvelle journée de mobilisation ce samedi, après plusieurs semaines de manifestations marquées par une forte contestation lycéenne et sociale. Après les violences du 17 octobre, près de 70 000 policiers et gendarmes sont mobilisés dans le pays.
À Orléans, la tension est particulièrement forte autour du congrès du Rassemblement national. Près de 15 000 sympathisants du parti sont attendus tandis qu’une importante manifestation anti-RN doit rassembler plusieurs milliers de personnes.
La ville a été largement sécurisée. Près de 3 000 policiers et gendarmes sont mobilisés, certains bâtiments ont été barricadés et les transports perturbés. Le maire DVD Serge Grouard s’inquiète des conséquences sur les commerces, dont une grande partie prévoit de fermer.
Pour le Rassemblement national, ce congrès intervient à un moment stratégique. Marine Le Pen doit y lancer officiellement sa campagne présidentielle tandis que Jordan Bardella, seul candidat à la présidence du parti, entend conforter son contrôle sur le mouvement.
Sur le front économique, le rendement de la dette française à dix ans a dépassé 5 %, son plus haut niveau depuis 2002. Cette hausse reflète les inquiétudes des investisseurs face au déficit, à l’endettement et surtout à l’instabilité politique française. Avec une dette appelée à atteindre environ 121,7 % du PIB en 2027, le coût des intérêts devient une charge de plus en plus lourde pour l’État. La France doit donc trouver des économies alors même que ses dépenses de retraite, de santé et de défense continuent d’augmenter.
Les retraités pourraient ainsi être concernés par les efforts budgétaires. Le gouvernement assure toutefois vouloir protéger les petites retraites, alors que toute mesure touchant aux pensions reste politiquement explosive dans un pays déjà marqué par la colère sociale.
Jusqu’où peut aller la contestation sociale ? Pourquoi le congrès du RN à Orléans suscite-t-il autant de tensions ? Pourquoi les taux d’intérêt français dépassent-ils 5 % ?
Nos experts :
- Étienne GERNELLE - Directeur "Le Point"
- Bernard SANANÈS - Politologue et président du cabinet d’études et de conseil ELABE
- Évelyne SIRE-MARIN - Magistrate honoraire
- Caroline MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au service France "Le Nouvel Obs"
- Driss AÏT YOUSSEF (en duplex) - Docteur en droit public, spécialiste des questions de sécurité
PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.
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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés…
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