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Troisième samedi de mobilisation en soutien à la jeunesse et contre la vie chère. Et une colère sociale qui ne retombe pas. Beaucoup de monde était encore présent dans les rues cet après-midi. Syndicats, étudiants, lycéens et Gilets jaunes ont défilé ensemble, avec des revendications de plus en plus élargies : plus de services publics, des moyens pour la jeunesse, hausse du SMIC et des salaires, la défense des libertés publiques et du droit de manifester, la lutte contre le racisme… Les syndicats étudiants ont d’ores et déjà appelé à de nouveaux blocages dans les lycées et les universités mardi et jeudi prochains, jour de l’appel à manifester lancé par l’intersyndicale.
La convergence des colères est-elle en train de s’opérer ? Sous pression après le fiasco sécuritaire du 17 octobre, marqué par des dégradations et des pillages d’ampleur, le gouvernement scrute les cortèges déclarés, repoussés hors des centres-villes. À Paris, le Conseil d’État a rejeté la demande des organisations syndicales de défiler entre Bastille et Nation. Le cortège s’est élancé depuis la porte de Bagnolet. À Marseille, où aucune manifestation n’avait été déclarée, des milliers de personnes se sont rassemblées aux Réformés avant de se déplacer, encadrées par un important dispositif de sécurité.
Depuis le début du mouvement, plus de 3 000 commerces ont été dégradés. Des dégâts estimés à plusieurs centaines de millions d’euros qui relancent, depuis plusieurs jours, une question : qui doit payer ? Au Sénat, le projet de loi « casseurs-payeurs » a été adopté en première lecture dans la nuit du 27 au 28 octobre 2026, par 229 voix contre 105, avec le soutien du Rassemblement national (RN) et contre l’avis des élus de gauche. Le texte vise à créer « une forme de responsabilité collective », donnant la possibilité de faire payer les dégâts à toute personne appartenant à un groupe ayant commis des détériorations. En d’autres termes, si un individu appartient à un attroupement au sein duquel quelqu’un commet des dégradations, il pourrait être condamné à payer des dédommagements (dans la limite de 10 000 euros par personne), y compris s’il n’en est pas l’auteur.
Nos journalistes ont également suivi ces Français, de plus en plus nombreux, qui demandent à être en partie payés avant la fin du mois. Une pratique qui se banalise, révélatrice des difficultés croissantes à boucler son budget. Dans un contexte marqué par une inflation supérieure à 3 %, tirée par une forte hausse des prix des carburants (+36 % sur le prix du gazole en un an), le pouvoir d’achat est en tête des préoccupations des Français. Selon une enquête Ipsos-BVA, actuellement, plus de deux Français sur cinq déclarent que leur pouvoir d’achat couvre seulement leurs besoins essentiels, voire ne leur permet pas de les couvrir (44 %).
Trois semaines et demie après la libération de 10 millions de barils de diesel provenant des réserves stratégiques françaises, le gouvernement promet une diminution de 18 centimes en moyenne par litre de diesel à partir de dimanche, alors que l'idée d'imposer les superprofits de Total Energies est relancée par la gauche.
Nos experts :
- Yves THEARD - Directeur adjoint - Le Figaro
- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Homo occidentalis : que sommes-nous devenus ?
- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d’investigation - Marianne
- Alexandra SCHWARTZBROD - Directrice adjointe de la rédaction - Libération
Le Grand Continent vient de publier un dossier consacré aux midterms. Aux États-Unis, les élections de mi-mandat du 3 novembre pourraient marquer un coup d’arrêt pour Donald Trump, au risque d’attiser davantage sa fureur, à deux ans de la fin de son mandat.
Qui est James Talarico, cet ancien séminariste qui pourrait faire basculer le Texas dans le camp démocrate mardi prochain, une première depuis 1988 ? Quelles seraient les conséquences d’une défaite de Donald Trump sur la scène internationale, notamment pour la guerre en Ukraine ?
Y aller ou non ? C’est la question que se posent nombre de manifestants à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation pour la jeunesse et contre la vie chère. Le ministre de la Justice a alerté face au «risque important de commission d’actes violents». Le ministre de l’Intérieur a parlé d’un « risque très élevé de troubles à l’ordre public » et promis la fermeté. Quelque 70 000 policiers et gendarmes seront à nouveau mobilisés ce samedi 31 octobre dans l’Hexagone. Emmanuel Macron a une nouvelle fois demandé aux préfets de ne pas accepter de cortèges dans les centres-villes. Ces derniers ont émis de nombreuses restrictions aux manifestations et décrété des couvre-feux pour les mineurs dans plusieurs communes.
Mais, à quoi faut-il s’attendre demain ? Un mois et demi après le début du mouvement lycéen, et au lendemain de manifestations ayant rassemblé centaines de milliers de personnes dans le pays, le gouvernement a fait, en début de semaine, de premières annonces – remplacement de Parcoursup, 5 milliards d’euros pour rénover les bâtiments, 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur – sans éteindre les appels à la mobilisation. Les acteurs de l’éducation rappellent les dix mesures d’urgence demandées, et le bras de fer se poursuit ce vendredi devant la justice. Les syndicats ont annoncé qu’ils contestaient l’arrêté interdisant les parcours initialement souhaités par l’intersyndicale. « La préfecture nous balade de parcours en parcours et suit des ordres hiérarchiques incompréhensibles », a fustigé l’Union nationale des étudiants de France (Unef). L’Union étudiante a dénoncé, de son côté, « des manœuvres de la part du gouvernement qui organise le chaos ». Parallèlement, sur les réseaux sociaux, la coordination des Gilets jaunes appelle à un « acte III », avec un mot d’ordre désormais centré sur la défense des libertés publiques.
À J-1 des mobilisations prévues dans la capitale, la préfecture de police de Paris a pris des arrêtés interdisant le parcours de manifestation souhaité par les syndicats, mais aussi celui souhaité par les Gilets jaunes, leur imposant à la place un itinéraire entre les portes de Bagnolet et de Charenton. « La liberté constitutionnelle de manifester ne doit pas aller à l’encontre de la liberté du commerce, de la liberté d’aller et venir », a expliqué par la suite au micro de RMC la porte-parole de la préfecture de police de Paris.
Alors, combien de manifestants vont se donner rendez-vous le jour d’Halloween ? Quelles sont leurs revendications ? Comment les autorités se préparent-elles ? Quel est l’état d’esprit des commerçants ? Comment tentent-ils de limiter les pertes ?
Nos experts :
- Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique – Les Échos
- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service justice – Le Parisien
- Fanny GUINOCHET - Éditorialiste économique – France Info
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste – La Tribune Dimanche
PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.
PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine
RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine
PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions
Retrouvez C DANS L’AIR sur internet & les réseaux :
INTERNET : francetv.fr
FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5
TWITTER : https://twitter.com/cdanslair
INSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdansl
Le candidat Renaissance à l'élection Présidentielle, Gabriel Attal, plaide pour l'organisation d'une « grande primaire des démocrates ». Cette primaire permettrait, selon lui, « d’empêcher » un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Interrogé sur le président du parti Horizons, Edouard Philippe, candidat déclaré depuis 2024 qui jusqu’ici refuse un tel processus de sélection, M. Attal s’est dit « convaincu que ceux qui feront le choix de rester à l’écart de ce moment de rassemblement (…) porteront quelque part la responsabilité de la division ». Pour le moment, le plaidoyer de Gabriel Attal pour "une grande primaire des démocrates" a été accueilli très froidement chez Édouard Philippe et Bruno Retailleau, mais le libéral David Lisnard, partisan de cette compétition, a aussitôt appelé à "se dépêcher" pour l'organiser. Par cette initiative, Gabriel Attal franchit donc un pas. Reste à savoir qui pourrait y participer, et quelles seraient les modalités de cette primaire.
Nos experts :
- Carl MEEUS - Rédacteur en chef au Figaro Magazine
- Emmanuel DUTEIL - Directeur de la rédaction de Challenges
- Emmanuelle ANIZON - Grand reporter au Nouvel Obs, spécialiste des mouvements contestataires
- Brice TEINTURIER - Directeur général délégué à l'Institut de sondages Ipsos
À deux jours d’un nouveau samedi de mobilisation, les autorités se préparent à un week-end sous tension. Le gouvernement annonce 70 000 forces de l’ordre mobilisées dans le pays. Laurent Nuñez reçoit cet après-midi les représentants lycéens, qui réclament notamment l’interdiction des LBD et des grenades de désencerclement. Les Gilets jaunes, eux, contestent les restrictions imposées à leur cortège parisien : le parcours reste en discussion avec la préfecture. Le recours au RAID en renfort du maintien de l’ordre suscite aussi des réserves au sein de cette unité, pour qui ce n’est pas la mission première. Entre menaces de violences et revendications sociales, l’exécutif redoute une nouvelle flambée.
Mais derrière les slogans, il y a aussi des difficultés concrètes. C dans l’air a rencontré un étudiant nancéien en économie. Il manifeste pour dénoncer ses conditions d’études et ses parents soutiennent le mouvement tout en condamnant les violences. Eux-mêmes peinent à joindre les deux bouts. La contestation de la jeunesse se nourrit ainsi d’un malaise qui touche aussi les familles.
Pour tenter de reprendre la main, le gouvernement cherche à parler aux jeunes par l’intermédiaire d’influenceurs. Il y a quelques jours, Sébastien Lecornu a reçu des créateurs de contenus avant même les organisations lycéennes et étudiantes, en leur présentant des mesures en avant-première. Une initiative dénoncée par les représentants étudiants, qui y voient un contournement du dialogue social. Les influenceurs semblent donc être devenus des interlocuteurs incontournables, et pas seulement pour le gouvernement : Jean-Luc Mélenchon aussi multiplie les conférences de presse réservées aux « nouveaux médias ».
Alors, le gouvernement parviendra-t-il à maintenir l’ordre en cas de nouveaux débordements samedi ? Combien de temps la jeunesse restera-t-elle mobilisée ? Les influenceurs sont-ils en train de remplacer les syndicats et les médias traditionnels comme relais auprès de la jeunesse, ou sont-ils simplement instrumentalisés ?
Nos experts :
- Carl MEEUS - Rédacteur en chef au Figaro Magazine
- Emmanuel DUTEIL - Directeur de la rédaction de Challenges
- Emmanuelle ANIZON - Grand reporter au Nouvel Obs, spécialiste des mouvements contestataires
- Brice TEINTURIER - Directeur général délégué à l'Institut de sondages Ipsos
PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.
PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine
RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine
PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions
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Colère, épuisement, peur de l’avenir : la France est-elle au bord de la rupture ? Hier, à l’Assemblée nationale, la minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat raciste de Trappes a vite cédé la place aux invectives. Dans un climat de polarisation croissante, les mots et les thèmes de l’extrême droite s’installent dans le débat public et contribuent à durcir les affrontements politiques. À gauche, les rassemblements contre le racisme se sont eux aussi tenus en ordre dispersé lundi soir, entre socialistes à Paris et insoumis à La Courneuve. Le débat politique semble de plus en plus prisonnier d’une logique de confrontation.
Les policiers sont aussi sous pression. Pour C dans l’air, un CRS raconte des conditions de travail éprouvantes et dégradées depuis le mouvement des Gilets jaunes. Journées à rallonge, repos insuffisant, opérations à répétition... Alors que les effectifs sont déjà sous tension, certains redoutent de ne plus pouvoir tenir longtemps.
L’intelligence artificielle suscite une autre inquiétude : celle de perdre son emploi. Microsoft a annoncé un dispositif de départs volontaires pouvant concerner environ 60 000 salariés. Aux Pays-Bas, 25 000 postes publics pourraient disparaître sur dix ans. Pour le prix Nobel d’économie Jean Tirole, la France doit miser davantage sur ces technologies plutôt que s’accrocher à un mythe de réindustrialisation.
Alors, le débat politique français peut-il s’apaiser avant la présidentielle ? Les forces de l'ordre tiendront-elles si les violences perdurent ? L’IA sera-t-elle un moteur de croissance ou une nouvelle menace pour l’emploi ?
Nos experts :
- Antoine OBERDORFF - Journaliste politique à L’Opinion
- Jean GARRIGUES - Historien et spécialiste de la vie politique française
- Gaël SLIMAN - Président et cofondateur de l'institut de sondages Odoxa
- Aurore MALVAL - Grand reporter au service politique de Marianne
PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.
PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine
RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine
PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions
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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés…
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