Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation

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Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation episodes

  • À la rencontre de Zinda Reinhardt
    Contexte
    Zinda Reinhardt propose un univers musical spontané et riche de diversités. Le mélange d’un son influencé par la house de Detroit avec un univers visuel punk et psychédélique. La musique de Zinda est aussi animé par sa double culture manouche et caribéenne que l’on retrouve dans son univers rythmiques et dans les textes de ses chansons, chantés en Sinti, une variété du Romani.
    Nous allons donc découvrir en profondeur ce projet en écoutant son histoire et sa musique.
    Pour allez plus loin
    Suivre Zinda sur Instagram
    Découvrir ses clips et livestream sur Youtube
    36 min
  • À la rencontre d’Intermède Robinson
    Contexte
    L’association Intermède Robinson se présente comme un « espace de vie sociale » qui développe un programme d’actions éducatives, sociales et culturelles directement auprès des familles et enfants, connaissant des conditions de vie précaires, et / ou vivant dans des zones et conditions déconsidérées : quartiers populaires, bidonvilles, squats et hôtels sociaux.
    Parmi les actions culturelles mis en place il y à la création d’une troupe de musique et de danse, la troupe Aven Savore qui aborde un répertoire autour du folklore tsigane.
    Pour nous raconter l’histoire de la troupe et de l’association nous allons entendre : Hafsatou, Abdel, Yaëlle, Laurent, Greta, Anita.
    Pour allez plus loin
    Le site internet de Intermede Robinson
    Découvrir les concerts, répétitions de Aven Savore et les interventions de Intermede Robinson sur Youtube
    36 min
  • #111 – Ne pas confondre Vélo en libre-service et self-service
    Avec Benoit Yameundjeu CEO Directeur Général de Smoove.
    Contexte
    Amie auditrice, ami auditeur, si tu te dis (oui, je te tutoie aujourd’hui, c’est ainsi) “ah le patron de vélib’ est dans la place, pourvu que Rayons libres lui fasse la fête; c’est parti pour trente minutes de vélib-bashing”, je t’évite de perdre ton temps à écouter cette émission. File plutôt sur les réseaux sociaux et va te soulager tranquille, pépouze à coup de #vélibgate.
    Si par contre vous vous dites (le tutoiement c’est fini), qu’écouter le directeur général de l’un des leaders mondiaux de l’offre de vélos en libre-service est une opportunité de comprendre les enjeux qu’il y a derrière un tel service. Les différences culturelles et d’usages d’un pays à l’autre, d’une ville à l’autre. Alors, installez-vous confortablement et restez avec nous, pour 30 minutes d’émission.
    Les premiers vélos en libre-service sont apparus en France, il y a 45 ans. Il semblerait que les problèmes rencontrés en 1976 (vandalisme, vol, vélos pas assez solides) restent les mêmes en 2021. Entre temps, les vélos sont devenus des puces électroniques ambulantes. Ils servent à nourrir la data de la SMART city. En 1976, Sheila chantait ce titre “La voiture” que nous diffusions dans le Rayons Libres #105. Autre temps, autres mœurs ? En 2021, comment se porte le marché du vélo en libre-service ? Les problèmes sont-ils vraiment toujours les mêmes ? Le vélo en libre-service crée-t-il de nouveaux cyclistes ? Est-il plus inclusif ? Est-ce une bonne solution pour une mobilité plus durable, plus respectueuse ? Le vélo en libre-service va-t-il arriver dans des villes de tailles plus modestes ? L’offre de Zoov’ est-ce une nouvelle solution ? Zoov c’est quoi ? (tu vois cher auditeur, chère auditrice, il y a plein de questions intéressantes à poser à Benoit).
    À l’oreille:
    Un morceau qui date de 1970, interprété par Joni Mitchell, Big Yellow Taxi, morceau extrait de l’album Ladies of the canyon.
    30 min
  • #70 – À propos de la liberté d’expression
    En plateau
    François Héran, sociologue et démographe, professeur au Collège de France où il a été élu, en 2017, sur la chaire « Migrations et Sociétés ». A la tête de l’Institut Convergences Migrations, après avoir dirigé, pendant 10 ans, l’Institut national d’études démographiques (INED), il publie Lettre aux professeurs sur la liberté d’expression aux éditions La Découverte.
    Contexte
    Dans un texte publié, le 30 novembre 2020, sur le site de La Vie des idées, François Héran s’adressait aux professeurs chargés de l’éducation morale et civique (EMC), et cheminant en pensée avec eux, se demandait comment réfléchir en toute liberté sur la liberté d’expression. Il s’agissait d’apporter une contribution personnelle et solidaire à ces enseignants, qui, au retour des vacances de la Toussaint, le 2 novembre, rendaient hommage en classe à leur collègue Samuel Paty, odieusement assassiné après avoir commenté en classe les caricatures de Mahomet. En complément du cadrage de l’éducation nationale et de l’hommage rendu par le président de la République dans la cour de la Sorbonne. Cette lettre ouverte ayant beaucoup circulé et suscité de nombreuses réactions, François Héran a fait le choix de la republier, en développant et argumentant point par point son propos.
    Qu’est-ce que la liberté d’expression et quel rapport entretient-elle avec les autres libertés fondamentales des citoyens ? Inscrites dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dans la Déclaration universelle de droits de l’homme de 1948, et dans la Convention européenne des droits de l’homme de 1950, ces libertés fondamentales sont proclamées indivisibles. Chacune d’entre elles est énoncée et consacrée par un article posant d’abord le principe de la liberté en question, puis celui de son exercice dans les limites de la loi, laissant au législateur la charge de veiller à ce que ces limites ne soient pas liberticides. Ainsi, dans une démocratie libérale, il n’est pas possible de jouir sans entraves d’une liberté en écartant ou bafouant les autres. Liberté d’expression et liberté de conscience forment un couple inséparable, semblables à des tours jumelles. La liberté d’expression ne peut pas étouffer la liberté de croyance.
    La difficulté réside dès lors dans la question de l’articulation entre elles de ces libertés fondamentales. Articulation nécessaire dès lors que leur mise en œuvre se déploie dans la Cité des hommes, ils ou elles étant libres et égaux devant la loi. Enjeu démocratique par excellence, l’articulation entre elles des libertés fondamentales ne peut se réaliser dans le cadre d’affrontements manichéens ou d’anathèmes destinés à empêcher tout débat, ou le détourner.
    Parole, écriture, dessin, tenue : toute expression est libre en démocratie sauf exception prévue par la loi, rappelle François Héran. La satire, même blessante, est légitime si elle contribue au débat démocratique. Le principe de la caricature est de désacraliser toute chose : rien n’est sacré. Cela signifie-il pour autant qu’il faille sacraliser la caricature ? Cela légitime-t-il pour autant que l’on sacralise la désacralisation en paralysant toute critique des caricatures ? N’y a-t-il pas là un recul possible ou réel de la liberté de conscience, d’expression ? Est-ce parce que des djihadistes, des extrémistes, des fanatiques confondent tout, que nous devons, à notre tour, tout confondre et manquer de discernement ? Est-ce que pour cibler l’extrémisme de quelques-uns, il est nécessaire de d’avilir la pratique des fidèles ? Forcer le trait autorise-t-il à mettre tout le monde dans le même panier, généraliser, toucher autrui dans sa dignité d’être humain, comme s’il ne faisait pas partie de la Cité ? L’offense gratuite contribue-t-elle au débat démocratique ? Suffit-il de dire que les croyances sont détachables des croyants, quand le dessin échoue à les distinguer ? Que devient la règle d’or du respect mutuel en République ? François Héran souligne que de telles questions ont fait l’obje
    1 hr 3 min
  • #76 – Et si on enseignait la philosophie dès la maternelle ?
    Au menu :
    Les nouvelles du futur
    Richard, blogueur high-tech depuis 15 ans, nous donne les dernières infos qui concernent Internet, les smartphones, les jeux vidéo.
    Musique de la chronique : Dolling – CyberSDF (disponible sous licence libre Creative Commons BY 3.0 (CC BY 3.0)
    La revue de presse
    La cellule d’investigation de Radio France révèle une affaire d’intimidations et même d’assassinats commandités par les membres d’une loge maçonnique. Une affaire folle à lire ici.
    Le billet inattendu de Stéphane
    De dealer à rappeur, d’humoriste à rappeur, Stéphane, inspiré par Koba LaD et Mister V, évoque l’identité professionnelle.
    Musiques :
    Koba LaD – Freestyle ténébreux, Koba LaD – Train de vie, Mister V – Rap VS réalité 2, Mister V – Top album, Koba LaD feat. VALD – Pas de peine, Niska – Réseaux.
    L’entretien de 8h : pour un apprentissage de l’esprit critique le plus tôt possible
    Edwige Chirouter est maître de conférence à l’université de Nantes et membre d’une chaire de l’UNESCO pour la philosophie des enfants.
    Elle défend l’enseignement de la philosophie comme outil pour développer l’esprit critique des enfants dès le plus jeune âge.
    Le défi du Barbès Comedy Club : Hugo Pêcheur
    Il y a quelques semaines, nous vous présentions le « campus » du Barbès Comedy Club, une école du comique de stand-up.
    L’idée est venue à Myriam Quéré, qui m’aide à présenter cette émission, de proposer à ces étudiants de relever le défi de la chronique radio.
    Cette semaine, on reçoit l’humoriste et comédien Hugo Pêcheur.
    À l’oreille
    Wasaru – New Andromeda Theory (générique de l’émission)
    Soldat Louis – Encore un rhum
    Doors – Riders On The Storm
    Bjorn Berge – Ace of Spades
    Sinsemilia – Jeu d’enfant
    Oldelaf – Mais les enfants
    Oxmo Puccino – L’Amour Est Mort Mets…
    2 hr
  • Rencontre à la librairie Équipages : Jean-Luc Raharimanana “Tisser”
    Cette rencontre a été enregistrée le 9 mai 2021 à la librairie Équipages au 61 rue de Bagnolet dans le XXe arrondissement de Paris
    Contexte
    Jean-Luc Raharimanana est écrivain, poète et dramaturge malgache. Il présente ici son dernier ouvrage  Tisser publié aux éditions “Mémoire d’Encrier”. C’est un récit qui entremêle les légendes, mythe et réalités contemporaines.
    “Un enfant mort-né raconte la genèse de monde Il fait appel aux mythes pour dire les dérives totalitaires et la quête de liberté. Fable contemporaine qui rétablit la relation entre les temps, passé et présent, les ancêtres et le monde contemporain, l’Esprit et le réel, le récit se donne à lire comme fibres à tisser l’humanité”
    Lors de cette rencontre l’auteur s’est interrogé sur la notion d’éphémère dans l’histoire et dans la poésie, explore comment le verbe Tisser renvoie à son écriture, notre rapport à l’histoire et aux vivants,  il nous lit un extrait de son livre : le conte Un champs de riz.
    La discussion avec le public présent mène à des débat quand à la situation post-coloniale de l’Afrique et nous retiendrons ces mots de Jean-Luc Raharimanana
    Entre les différentes puissances, l’Afrique devient un champs de bataille. Depuis quand a-t-on le choix dans un champs de bataille ?
    Références
    Jean-Luc Raharimanana, Tisser, Mémoires d’Encrier, 2021
    Musique de fin : Julien Loureau, Lisa et Flavio
    1 hr 15 min
  • #04 – …Et la lumière se fit sur les femmes artistes ! (1780-1830)
    Aujourd’hui je reçois Martine Lacas, Docteure en histoire et théorie de l’art et Séverine Sofio Sociologue et chercheure au CNRS pour discuter ensemble des femmes artistes en écho à l’exposition qui se tient au Musée du Luxembourg jusqu’au 4 juillet 2021.
    Contexte
    Mais avant :
    Observez ou imaginez. Nous sommes en Angleterre, à Londres, à la fin du XVIIIe siècle, en 1772 exactement.
    Johan Zoffany, portraitiste reconnu, s’amuse à représenter les membres de son institution, la Royal Academy, à l’occasion d’une séance de modèle vivant. Dans la salle d’atelier, l’assemblée est entièrement composée d’hommes. Angelica Kauffmann et Mary Moser, qui appartiennent pourtant aux membres fondateurs de la Royal Academy, ne sont pas représentées dans cette scène. Pas représentées… Pardon c’est inexact. Zoffany est plus subtil que cela. En s’approchant d’un peu plus près, on aperçoit effectivement les deux académiciennes, mais de manière métonymique : elles sont représentées par leur portraits accrochés en hauteur sur le mur de droite de la salle de dessin.
    Dans cette scène recomposée par Zoffany, les peintres échangent entre eux, en observant particulièrement l’un des deux modèles nus, celui de l’arrière-plan, dont le geste est guidé par l’un des académiciens. Tous débâtent de la posture du modèle. Certains scrutent : ils examinent à distance ou discutent en aparté. D’autres, circonspects, touchent leur menton en signe de profonde réflexion. Tous paraissent très concernés par le débat que suscite la mise en scène de la posture du modèle masculin.
    Les deux femmes, Angelica Kauffman et Mary Moser, quant à elles, malgré leur statut d’académicienne, leur appartenance à l’institution, n’ont, dans ce contexte, pas droit de citer. Elles ne participent pas aux débats, elles sont physiquement absentes. Seule leur image nous est donnée à voir : un profil, celui de Mary Moser et un visage de ¾, celui d’Angelica Kauffmann. Bien sûr, à l’époque, elles sont reconnaissables par chacun des spectateurs qui s’arrêtera devant cette toile. Et c’est là tout le paradoxe : elles sont respectées, reconnues tout en restant parfois exclues. Elles sont là sans l’être. Réduites, pour l’occasion, à une forme décorative, leurs portraits accrochés parmi des bas-reliefs et autres copies en argile sur les murs de la salle d’atelier.
    Ce traitement de défaveur, les deux peintres le doivent à leur statut de femme qui les empêche, pour des raisons de convenances, d’avoir accès aux cours d’après nature. Par ce portrait de l’institution académique et de leurs membres, Zoffany montre (sans nécessairement le vouloir d’ailleurs) toute la complexité et le paradoxe dans l’établissement du statut de la femme artiste au tournant du XVIIIe et  XIXe siècle. Période décisive, nous allons le voir, où la lumière se fit sur les femmes artistes.
    En plateau (virtuel)
    Martine Lacas, Docteure en histoire et théorie de l’art et commissaire de l’exposition au Musée du Luxembourg à Paris, intitulée : Peintres Femmes 1780-1830, Naissance d’un combat. Voir également le catalogue de l’exposition : Martine Lacas (dir.), Peintres femmes – 1780-1830 – Naissance d’un combat, Éditions Rmn – Grand Palais, 2021.
    Severine Sofio, chargée de recherche au CNRS et notamment autrice de l’ouvrage : Artistes femmes, La parenthèse enchantée xviii-xixe siècles, paru en 2016, aux éditions du CNRS.
    Œuvre évoquée en introduction :
    Mason Jakson d’après Johan Zoffany, Portraits des premiers fondateurs de l’Académie Anglaise des Beaux-Arts (Portraits of the founding members of the Royal Academy of Arts, London), issu de “L’Univers Illustré” Octobre 2, 1862, Gravure sur bois, 23.5 × 34.5 cm, Metropolitan Museum, New-York.
    Portrait des premiers fondateurs de l’Académie anglaise des beaux-arts, d’après le tableau de Zoffany
    Lien vers le tableau
    À l’oreille
    Aretha Franklin, Respect (1967)
    Lisa Ekdahl, Now or Never, (Album Back to Earth, 1998)
    Réalisation : Stéph
    1 hr 32 min
  • #110 – lesptitsvelos… dans la tête
    Contexte
    Cyril Vernay, est l’un des (environ) 80 diplômés formateurs en France pour apprendre à nos enfants à rouler à vélo. Il est salarié au sein de la Maison du vélo de Lyon et donc organise, encadre des formations pour nos minots.
    Alors que le programme, “Savoir Rouler”, l’un des volets du plan vélo gouvernemental prend enfin son essor, il est intéressant de comprendre comment ce programme pourra être déployé. Barbara Pompili, la ministre de la transition écologique tweetait ceci début mai
    21 millions d’euros dans ce programme, l’objectif, 800,000 enfants, avant le collège qui acquièrent les bases du vélo. Deux heures de moins assis derrière leur pupitre, c’est toujours ça de pris.
    Mais ce programme sera-t-il suffisant ?
    Et puis, “Savoir rouler” est-ce la même chose que “vouloir rouler” ? Dans quelle mesure l’apprentissage par le jeu est-il une part intégrante de ce programme. Le vélo, pour les enfants, est-ce un jeu ou un moyen de transport ? Il semblerait d’après Cyril que pour donner le goût du vélo aux enfants il fallait commencer par former les parents ! On ne s’en sort pas.
    Cyril nous évoque aussi son expérience personnelle, par le biais de Colin, son fils, qui se débrouille plutôt pas mal sur sa draisienne. Anthony Jeanjean, Rayons Libres #98, Colin est dans ta roue.
    Pour en savoir plus sur Cyril et ce qu’il met en place:
    Son compte twitter : @lesptitsvelos
    Le compte instagram : @colinvelo
    A l’oreille
    Titre du morceau : I feel just like a child interprété par Devendra Banhart
    32 min
  • #68 – Les mères : un nouveau sujet révolutionnaire ?
    En plateau
    Fatima Ouassak, politologue et consultante en politiques publiques, pionnière dans le combat pour l’instauration d’une alternative végétarienne dans les cantines scolaires. A l’initiative du collectif Ensemble pour les enfants de Bagnolet et cofondatrice du Front des mères, premier syndicat de parents d’élèves des quartiers populaires, elle publie aujourd’hui La puissance des mères. Pour un nouveau sujet révolutionnaire aux Éditions de La Découverte.
    Contexte
    Fatima Ouassak a grandi dans une cité ouvrière. Elle vit et milite aujourd’hui dans des quartiers populaires que les pouvoirs publics et nombre d’experts considèrent comme ou ont renommés « territoires perdus de la République », devant désormais faire l’objet d’une « reconquête ». Comme si les hommes et les femmes habitant ces quartiers avaient fait sécession ! S’est-on jamais soucié de la perception que ces derniers ont de leur situation : la caractériseraient-ils par un état de sécession ou bien d’exclusion ? Jamais considérés comme complètement Français, parce que pas Français « de souche », mais issus de l’immigration, frappés plus que les autres citoyens du pays par le chômage, les discriminations à l’embauche, les contrôles au faciès, les violences policières, le décrochage scolaire, la crise sanitaire, etc. Stigmatisés pour certains en raison de leur couleur de peau, de leur religion, perçu comme une menace et un danger dès leur plus jeune âge, voire assimilés à la figure du fanatique terroriste arabo-musulman, comme si la question sociale n’existait pas et comme si les habitants de ces quartiers et leurs enfants n’étaient pas les premières victimes de la pauvreté, des trafics, des violences entre bandes rivales, des préjugés, du racisme, de la montée de l’intolérance et des divers radicalismes religieux, et comme s’ils ne se sentaient pas ou n’étaient pas abandonnés par les pouvoirs publics.
    Fatima Ouassak parle de ce qu’elle connaît, de son combat au quotidien sur plusieurs fronts : l’anti-racisme, le féminisme, l’égalité des droits pour tous et toutes, l’écologie. Parce qu’elle part de ce que vivent les gens dans les quartiers populaires, elle les mobilise, elle fait d’eux des acteurs et actrices dans la Cité. Elle raconte ses déceptions militantes dans certaines structures de gauche qui l’ont amenée à créer Ensemble pour les enfants de Bagnolet et le Front des mères. Elle n’a pas renoncé à la liberté, à l’égalité et à la fraternité, quand d’autres à gauche semblent l’avoir fait. Elle n’a jamais démissionné, mais elle parle de la récupération des luttes des habitants des quartiers, de la confiscation de leur parole au prétexte qu’ils ne seraient pas capables d’exprimer ou de formuler des revendications au-delà de la périphérie marginale de leur expérience, et auraient besoin de porte-parole capable de traduire ou reformuler le message de leur lutte ! Elle refuse le fait que les habitants des quartiers populaires soient considérés comme incapables d’accéder à l’universel, représentés comme des éternels « mineurs » ne pouvant accéder à la « majorité », ayant perpétuellement besoin de « bienveillants tuteurs » pour penser et agir.
    Fatima Ouassak parle d’émancipation et fait des mères l’acteur principal de cette émancipation. Elle met en lumière le fort potentiel révolutionnaire qu’elles représentent dans les quartiers populaires, et en vertu duquel elles sont en mesure de transformer la Cité et de jouer un rôle révolutionnaire dans l’histoire. D’où la puissance des mères. Ensemble, elles ne veulent plus se contenter du rôle de mère-tampon, assigné par les institutions  (empêcher les enfants de sortir de la maison, les maintenir devant la télévision et les jeux vidéos, leur apprendre à subir, sans se plaindre, les discriminations comme étant dans l’ordre des choses, à baisser la tête devant chaque mesure vexatoire, chaque atteinte à la dignité de leur personne, etc.), car un tel rôle de mère-tampon les enferme dans la reproduction de l’ordre social établ
    1 hr 17 min
  • #100 – Spéciale centième !
    Au micro
    Émission spéciale pour la 100ème de Paname By Mic où les invités sont les membres de la Team PBM !
    Durant 1h, l’équipe revient sur les moments forts de l’émission de 2018 à 2021 et partage leurs avis sur les extraits.
    Une surprise en fin d’émission, on connaît la team qui parle de musique mais pour la dernière partie d’émission…
    1 hr

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