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Or


Chacun a entendu parler du savoir-être probablement, voire même très certainement si l'on a eu à rédiger une lettre de motivation.
On pourrait dire que le savoir-être, c‘est les qualités, et éventuellement les motivations. : par exemple on va dire qu'on es autonome, rigoureux, qu'on a l'esprit d'équipe, qu'on est ponctuel, polyvalent, créatif, enthousiaste ou impliqué…
Mais sur quoi ce base-ton pour revendiquer – dans un entretien d‘embauche par exemple – que l‘on est curieux ou que l‘on a le goût du challenge ? Il faut bien un « savoir être » de la « capacité à argumenter », pour pouvoir se revendiquer polyvalent ou autonome, sans qu‘aucun diplôme de polyvalence ou de curiosité ne permette d‘y attester. Du moins que je sache…
Et du coup quelle est la limite du savoir-être ? Jusqu'où peut-on aller ? Du point de vue de l‘employeur par exemple, peut-on dire savoir être… accueillant ? savoir être… souriant ? savoir être joli ? Et c‘est là où la question du savoir-être est intéressante : qu‘est-ce que c‘est ? De quoi parle-t-on ? Jusqu'où peut-on aller ?
Être, c‘est un mot très fort. C'est exister, c‘est avoir une réalité. C'est bizarre d‘avoir un savoir pour ça. Si on adapte sa manière d'être, c'est plus un genre d'attitude, on devrait dire « savoir-paraître ».
Et du coup que ce passe-t-il quand on n'a pas le savoir être ? On « n'est pas » ? On n'existe pas ? On n'a pas de réalité ?
Dès que je commence à me torturer un peu avec cette expression de savoir-être il y a deux mots qui me gênent en fait, il y a le mot de savoir, et il y a le mot être.
Il y a derrière ce phantasme du contrôle des personnalités de chacun un phénomène de société avec lequel il faut que l‘on compose, et c'est le thème que nous proposons d'aborder avec nos invités.
InvitésÉmission réalisée en public
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.